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lundi 28 mai 2007

PATTI SMITH ~ L'Olympia. Paris.





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Ce qu’en a pensé Vik :

« Patti Smith & her band sont de retour à Paris ! Et à l’Olympia (ma salle préférée) ! Il est des concerts qu’il serait incompréhensible de rater car voir Patti Smith en concert est toujours un moment intense : Patti, ce n’est pas rien ! (voir ses concerts du 26 mars 1978 au Pavillon de Paris, des 2/3 juillet 1996 à l’Olympia, du 5 juillet 1999 au P.O. Bercy, des 10/11 juillet 2001 à l’Elysée Montmartre, des 7/8 juillet 2004 au Bataclan, et enfin du 21 octobre 2004 au Zénith)

L’Olympia ouvre ses portes à 19h00, et, avec Philippe D., on rejoint à 19h30 (on a des places numérotées), une file d’attente, blanchie sous le harnais, qui n’est pas bien impressionnante. Dans la salle, le public arrive lentement, presque sagement… nous sommes assis confortablement à la mezzanine, de face, au premier rang, et nous parlons de Patti, de son nouveau disque et de son éventuelle set list. Concert sans première partie, avec une scène toute simple (les tapis étalés sur la scène pour protéger les pieds nus de Patti). A 20h00, le public se manifeste timidement : quelques sifflets et quelques applaudissements, comme pour signaler sa présence. On est loin des hurlements hystériques de public de teenagers lors de son concert au Pavillon de Paris (un beau souvenir de jeunesse). On sait bien qu’elle est là et qu’elle va venir.

A 20h30 elle arrive... A peine a-t-on entrevu le bout de son nez qu’une clameur s’amplifie et s’élève pour finir en ovation, puis en hurlements de joie ! Patti Smith entre en scène, à l’aise, souriante, juvénile, ses longs cheveux dans les yeux, chemise blanche et veste sombre de costard démodée, et jeans moulant délavé, boots. Elle est accompagnée à la guitare par son vieil acolyte Lenny Kaye, qui travaille avec elle depuis le début des années 70, tout comme son percussionniste Jay Dee. Son public est là, fidèle, 30 ans après, parce qu’elle n’a pas changé ! Elle attaque avec Set me free (« I see it all before me : the days of love and torment / the nights of rock-and-roll »). Elle commence un peu à s’énerver… et son public à vraiment se chauffer, reprenant en cœur le refrain et même les couplets… Puis on enchaîne avec Redondo Beach et Birdland et j'ai brièvement frémi à l'idée qu'elle pourrait jouer « Horses » en sa totalité ! Non… « If you can just get your mind together »… la reprise de Jimi Hendrix Are You Experienced ? , figurant sur son nouveau album, est belle et méconnaissable.

Puis en cours de spectacle, elle a soudain chaussé des lunettes, réclamé plus de lumière et pris un feuillet à la main: « Nous allons essayer une chanson que je ne connais pas encore parfaitement : Pastime Paradise. » Sublime ! Il faut vraiment être douée et courageuse pour reprendre le White Rabbit de l’Airplane, mais Patti a gardé sa voix de jeunesse, et les reprises sont à la fois bien appropriées et réadaptées. Puis c’est l’un de ces tubes immenses qui font vaciller le public (« Take me now baby here as I am / Pull me close, try and understand ») : Because The Night, magnifique chanson intemporelle, tellement reprise par le public qu'elle n'a pas besoin d'en chanter les refrains… (« because the night belongs to lovers / because the night belongs to lust ») : un pur bonheur. Patti n’a rien perdu de son énergie, de sa verve, de son talent. Elle dit un premier mot. Qu'est-ce que c'est ? Puis "l", puis "o", puis "r"... Oui bien sur, on a compris ! G.L.O.R.I.A, "Gloria !" de Them/Van Morrisson, qu'elle interprétait déjà sur son premier album, "Horses", paru en 1975. On continuera même les "Gloria" sans que Patti les sollicite. Superbe. Patti Smith est longuement ovationnée, les applaudissements n’en finissent pas. Elle remercie, nous sourit et s’en va avec ses musiciens.

Quel show ! Le son dans la salle est parfait, et son niveau nous permet d’apprécier toutes les subtilités musicales. Cette fille a la plus belle voix du rock et une énergie incroyable et intacte... à 61 balais ! Encore … ENCORE … ENCORE … elle revient : « Load up on guns / Bring your friends / It’s fun to lose »… Elle nous gâte avec la reprise du fameux Smells like Teen Spirit de Nirvana, 9 minutes de splendeur, c'est sa façon à elle de transcender l'esprit rock de cette chanson… il fallait la faire, cette version ! Puis, sans relâche, elle attaque sur un riff de guitare avec sa voix brute et profonde : « Baby was a black sheep / Baby was a whore / Baby got big and baby get bigger… ». Rock n Roll Nigger, véritable morceau d'anthologie qui confirme qu’il s’agit bien d’une soirée exceptionnelle avec une artiste d'exception ! Pour finir, un très très très beau Helpless...

Les applaudissements crépitent toujours, toujours, toujours … le public a du mal à quitter la salle … Eh oui, c’est vraiment fini et elle ne reviendra pas pour un nouveau rappel !!! Merci Patti ! 1h56 de grand et intense bonheur !!! Comme dit Philippe : « Avec le recul, on va s'apercevoir qu'on est tombé sur un bon soir ... ». Contrairement à sa presque légende, Patti Smith n’a pas chanté pieds nus malgré les tapis sur la scène et ne s’est pas répandue en lectures poétiques ! Le show était en tout cas excellent, même si de nombreux anciens titres manquaient à l’appel : mon grand regret de ne pas avoir entendu Gimme Shelter… tant pis ! Je peux rêver de la set list du prochain concert !

... Without you I cannot live
Forgive, the yearning burning
I believe its time, too real to feel
So touch me now, touch me now, touch me now
Because the night belongs to lovers ...»




photos de philippe d


Patti Smith
née à Chicago, Illinois, États-Unis, est une musicienne de grande influence et une poétesse culte du rock . Depuis 1975 et l’album «Horses», elle n’a pas bougé d’un poil,, fidèle à son négligé vestimentaire comme à son personnage de rockeuse engagée. Icône du rock pour toute une génération ! Discrète bien qu'hissée au rang d‘égérie, son héritage reste vivace chez de nombreuses artistes actuelles, à l'image de PJ Harvey ou de Kim Gordon. Twelve, l'album de reprises qu'elle présente aujourd'hui, pourrait bien constituer son plus gros succès depuis Horses, en 1975.

(http://www.pattismith.net/)


1974 Hey Joe / Piss Factory (Single)
1975 Horses
1976 Patti Smith Group, Radio Ethiopia
1978 Patti Smith Group, Easter
1979 Patti Smith Group, Wave
1988 Dream of Life
1996 Patti Smith Masters (coffret 6 cd avec quelques inédits)
1996 Gone Again
1997 Peace And Noise
2000 Gung Ho
2002 Land
2004 Trampin'
2005 Horses/Horses (double album célébrant le 30e anniversaire de Horses comprenant la réédition augmentée de l'album original et sa réinterprétation live au Royal festival hall de Londres le 25 juin 2005).
2007 Twelve (Album de reprises)








Patti Smith - vocals
Lenny Kaye - guitar
Jay Dee Daugherty - drums
Tony Shanahan - bass, keyboards
Jackson Smith - guitar







La Setlist du Concert
PATTI SMITH
 
Set Me Free (Horses - 1975)
Redondo Beach (Horses - 1975)
Birdland (Horses - 1975)
Are You Experienced? (Jimi Hendrix 1967) (Twelve - 2007)
Free Money (Horses - 1975)
Within You Without You (George Harrison 1967) (Twelve - 2007)
Beneath the Southern Cross (Gone Again - 1996)
Pastime Paradise (Stevie Wonder 1976) (Twelve - 2007)
White Rabbit (Jefferson Airplane 1967) (Twelve - 2007)
Because The Night (Easter - 1978)
Pissing In A River (Radio Ethiopia - 1976)
Soul Kitchen (The Doors 1967) (Twelve - 2007)
Peaceable Kingdom (Trampin’ - 2004)
Gloria (Horses - 1975)

Encore 

Smells Like Teen Spirit (Nirvana 1991) (Twelve - 2007)
Rock n Roll Nigger (Easter - 1978)
Helpless (Neil Young 1970) (Twelve - 2007)


La durée du concert : 1h46

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dimanche 27 mai 2007

NASHVILLE PUSSY ~ La Maroquinerie. Paris.

  


 







 

Première partie : Triggerfinger



Ce qu’en a pensé Gilles B.:
 
« Soirée placée sous le signe de la bière, de la sueur, des tatouages et des amplis Marshalls, Nashville Pussy débarque à la Maroquinerie. Pour l'occasion, Vincent et Philippe D. (eh oui !) ont fait le déplacement. Nous nous retrouvons donc tous les trois à l'entrée de la Maroquinerie vers 18h45, avec déjà un peu de monde. L'attente ne sera pas trop longue, et nous allons directement nous placer derrière la console. J'ai hésité à me mettre là, préférant mon poteau gauche favori, mais c'est quand même plus sympa de discuter avec les amis. Curieusement, je suis le groupe depuis leur tout début, mais je ne les avais jamais vu en concert (je ne me rappelle plus d'ailleurs pourquoi je n'avais pas été les voir). Bref, l'erreur est rectifiée ce soir. Ce qui est assez surprenant, c'est que cette tournée survient sans qu'aucun nouveau disque  soit sorti. Bon, il faut bien dire que les concerts font vivre ce genre de groupe, et nous ne leur ferons pas de reproche de ce coté la. Le public ce soir est un mélange de tout ce que la passion pour le rock (le vrai !) peux générer : pas forcément des hardeux pur et dur, il y a de tout... sauf que pour la première fois depuis longtemps, le public est à 80% masculin !! Si le concert n'affiche pas complet, la salle sera remplie à 90% ce soir, il y aura donc de l'ambiance !! 

Après que j’ai étanché ma soif avec une bonne pinte (quel monde dans le minuscule bar de la Maro !!), les hostilités commencent avec en première partie, un trio « costard cravate » du nom de Triggerfinger, de nationalité belge. Très bonne prestation d'environ 50 mn, pas vraiment du métal, plutôt du rock style AC/DC (première période bien sûr) ou Godfathers. A noter une reprise de Commotion des Creedence.

Après un court entracte, arrivée sur scène de Nashville Pussy. D'emblée, je trouve le son très fort derrière, surtout quand la guitariste Ruyter Suys part dans un solo : ce sera corrigé quelques morceaux plus tard... En tout cas, le son est excellent, avec la guitare de Blaine sur la sono coté gauche et celle de Ruyter coté droit, la stéréo parfaite quoi ! Comme me l’a fait remarquer Philippe, la bassiste Karen Cuda n’est pas mal du tout, sans parler de son efficacité... Le répertoire est relativement « classique », je pense, avec les incontournables Go Motherfucker Go et High As Hell. Tout est joué à cent à l'heure, avec très peu de temps mort entre les morceaux (surtout au début, où ils enchainent 3 à 4 morceaux d'affilée). La fosse bouge bien, ça pogotte torse nu.

En fin de concert, une excellente reprise de Nutbush City Limits et, plus surprenant encore (et ce fut pour moi un grand plaisir), une superbe interprétation de First I Look At The Purse du J Geils Band millésime "Live Full House 1972" (un disque indispensable soit dit en passant).

Ils reviendront pour le rappel nous jouer Rock 'n' Roll Outlaw de Rose Tatoo, dans une bonne version. Le concert aura duré 74 mn, du pur rock'n'roll, sans prétention mais joué avec entrain. Très bonne soirée donc, je retournerai certainement les voir la prochaine fois. »




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Nashville Pussy est un groupe de Hard Rock, fondé a Athens en Géorgie aux Etas-Unis, par Blaine Cartwright et sa femme Ruyters Suys, à la croisée du Hard Blues Rock, et du Psychobilly. Le groupe se démarque très vite de la scéne rock en Géorgie en jouant un mélange de glam-rock et de heavy métal, mélangé avec des sont de rock sudiste. Le grope commença d'abord a joué des reprises de AC/DC, ZZ Top ou Kiss, ainsi que quelques compositions de Blaine Cartwright. Leurs paroles sont provocatrices, au deuxième, voire au trente et unième degré (des chansons comme Hate & Whiskey, Pussy Time font parti de leur répertoire). En mai 2002 sort leur troisiéme album "say something nasty" qui fut synonyme de reconaissance mondiale avec des tournées en tête d'affiche en Europe et au Japon, ainsi qu'au Etats-Unis. La position de bassiste leur portant vraiment la pouasse, Katie Lynn quitta le groupe pour former son propore groupe. Fin 2004, les Nashville Pussy prendront un break de quelques mois, Blaine en profita pour trouver une nouvelle bassiste Karen Cuda, qui joué dans un groupe de punk rock local. En 2005 sort enfin leur nouvel album "Get Some" et s'en suit des tournées mondiales en Europe, aux Japon et en Amérique du Nord. S'en suit un best of "Dirty best of". Sex, Beer and Rock ’N’Roll !!! Telle est la devise du quatuor !!!



 1998 - Let Them Eat Pussy
2000 - High As Hell
2002 - Say Something Nasty
2005 - Get Some






Blaine Cartwright - guitar, lyrical genius, THE man
Ruyter Suys - guitar goddess
Jeremy Thompson - drum monster
Karen Cuda - low end lass








La Setlist du Concert
NASHVILLE PUSSY

Say Something Nasty (Say Something Nasty - 2002)
Pussy Time (Get Some - 2005)
Going Down Swinging (Get Some - 2005)
High As Hell (High As Hell - 2000)
Piece Of Ass (High As Hell - 2000)
Come On Come On (Get Some - 2005)
Good Night For A Heart Attack
Go Motherfucker Go (Let Them Eat Pussy - 1998)
All Fucked Up (Let Them Eat Pussy - 1998)
Gonna Hitchhike Down To Cincinatti And Kick The Shit Outta Your Drunk Daddy (Say Something Nasty - 2002)
Hell Ain't What It Used To Be (Get Some - 2005)
Hate And Whisky (Get Some - 2005)
Struttin' Cock (High As Hell - 2000)
I'm The Man (Let Them Eat Pussy - 1998)
Can't See You (Marshall Tucker Band Cover)
Go To Hell (High As Hell - 2000)
Nutbush City Limits (Ike & Tina Turner Cover) (Get Some - 2005)
First I Look At The Purse (Let Them Eat Pussy - 1998)
You're Goin' Down (Let Them Eat Pussy - 1998)
Encore
Rock'n'Roll Outlaw (Rose Tattoo Cover) (High As Hell - 2000)
Snake Eyes (Let Them Eat Pussy - 1998)
Shoot First And Run Like Hell (High As Hell - 2000)

La durée du concert : 1h15

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Nashville Pussy - Piece of Ass



Nashville Pussy - Live in Hollywood DVD Trailer



Nashville Pussy - Shot Down in Flames