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dimanche 22 novembre 2009

THE PAINS OF BEING PURE AT HEART ~ Le Point Ephémère. Paris.



 







Première Partie: Hifiklub + Get Back Guinozzi




Ce qu’en a pensé Gilles B. :

« Enfin l’occasion de voir The Pains Of Being Pure At Heart dans une bonne salle !! Car j’avais fait l’impasse sur leur précédente prestation à Paris, c’était au Batofar, pas vraiment le top comme salle de concert. Ce soir, c’est sold out depuis quelques semaines, et intérieurement, cela me fait diablement plaisir, car c’est une marque de reconnaissance pour un groupe qui a du talent. Personne de la bande n’est là, hormis Robert, notre photographe préféré ! Un tour au merchandising avant le concert… une fois n’est pas coutume !

Premier groupe à se présenter sur scène, un trio français du nom de Hifiklub : les deux premiers morceaux semblent intéressants, mais après, cela devient anecdotique, rien de plus à dire, ni bon ni mauvais donc.

Le second groupe (eh oui, deux premières parties ce soir…) s’appelle Get Back Guinozzi, et deux membres de HiFiklub (le bassiste et le batteur) viennent leur prêter main forte. Le groupe est dirigé par une chanteuse secondée par deux guitaristes se ressemblant comme deux gouttes d’eau, l’un à chaque extrémité de la scène. Musicalement, mon verdict est simple : je n’ai pas aimé du tout ! Une musique chaloupée et langoureuse qui nous fait penser aux îles tropicales : pas mon truc. Au milieu, une reprise de Police & Thieves, pas mal sans plus. Bref, je ne suis pas enthousiaste pour un sou, d’autant plus que j’ai trouvé le set trop long (…à mon goût !).

Place maintenant à l’un de mes groupes préférés de cette année (leur album sera dans mon top de l’année). Déjà rien que le nom du groupe, c’est quelque part une promesse, et puis la pochette du disque, mélange de candeur (Belle & Sebastien) et de violence sonore (le noir et blanc). Bref avant même d’écouter le disque, on est intrigué. Mais avis à ceux qui aiment le groupe précédemment cité et qui ont un faible pour les groupes assimilés pop shoegaze des années 80/90, The Pains Of Being Pure At Heart est fait pour vous !

Cinq musiciens sur scène avec deux guitares, basse batterie et clavier, la claviériste se trouvant en face de moi. Dès les premières notes, je retrouve les sensations délicieuses de cette pop que je croyais morte, je pense aux Primitives, aux Darling Buds, ou encore aux Mighty Lemon Drops, à ces guitares acidulées et insouciantes, mais avec un côté « mur du son » qui apparaît très rapidement : Wedding Present ou Ride ne sont pas non plus très loin. Pas de problème pour entrer dans le concert, car même si sur scène les membres du groupe ne bougent pas énormément, la musique rattrape le tout, c’est bien joué, j’allais presque dire qu’il y a de l’âme dans tout cela ! Et même si on sent le groupe légèrement sur la retenue, les chansons sont tellement bonnes que je me retrouve vite sur mon petit nuage, savourant égoïstement ces ritournelles pop bien ficelées qui me rendent tout simplement heureux. 52 minutes de bonheur, avec en point d’orgue Come Saturday, un petit bijou de pop à guitares. C’est beau, c’est simple et cela me touche.

C’est extrêmement fatigué que je quitte le Point Ephémère, fatigué mais heureux grâce à une musique que j’aime et un groupe assez précieux à mon goût… Pourvu qu’il ne change pas !! »








The Pains Of Being Pure At Heart est un groupe New-yorkais formé en 2007, jouant des sonorités tendance psyché « twee-gaze », voix aérienne et pop brumeuse.

(http://www.myspace.com/thepainsofbeingpureatheart)


Albums
    •    The Pains of Being Pure at Heart (Slumberland, 2009)
EPs
    •    The Pains of Being Pure at Heart (Painbow, 2007)
    •    Higher Than the Stars (Slumberland, 2009)




•    Kip Berman – vocals and guitar
    •    Peggy Wang – keyboards and vocals
    •    Alex Naidus – bass
    •    Kurt Feldman – drums

+ Touring: 
Christoph Hocheim - guitar + snacks



La Setlist du Concert
 THE PAINS OF BEING PURE AT HEART

 Doing All the Things That Wouldn't Make Your Parents Proud (B Side - 2007)
This Love Is Fucking Right! (The Pains of Being Pure at Heart - 2009)
103 (Higher Than the Stars EP - 2009)
Young Adult Friction (New Song)
Say No to Love (New Song)
Tenure Itch (The Pains of Being Pure at Heart - 2009)
Stay Alive (The Pains of Being Pure at Heart - 2009)
Teenager In Love (The Pains of Being Pure at Heart - 2009)
Twins (Higher Than the Stars EP - 2009)
Come Saturday (The Pains of Being Pure at Heart - 2009)
Higher Than the Stars (Higher Than the Stars EP - 2009)
The Pains of Being Pure at Heart (B Side - 2008)

Encore

Everything With You (The Pains of Being Pure at Heart - 2009)
Gentle Sons (The Pains of Being Pure at Heart - 2009)


La durée du concert : 0h55


AFFICHE / PROMO / FLYER 

 
 












samedi 21 novembre 2009

GRIZZLY BEAR ~ La Cigale. Paris.













Première Partie :




Ce qu’en a pensé Gilles B. :


« Cela commence par une drôle de nouvelle, alors que je fais le pied de grue devant la Cigale, au milieu d’une foule déjà importante : mon attention est soudainement attiré par une affichette scotchée sur un mur, l'entrée pour le concert de ce soir se fera très tard… Cela sans plus de précisions, mais c'est Kata qui me les donnera quelques minutes plus tard, en m'expliquant que le bus de Grizzly Bear était en panne à 200 km de Paris (problème de boîte de vitesse…), que le concert avait failli être annulé et que, malheureusement, St Vincent avait peu de chance de pouvoir effectuer son set en première partie. Il ne nous reste plus qu'à prendre notre mal en patience… Et de la patience, il en faudra, car le bus arrivera en fin de compte vers 20h devant la Cigale. L'ouverture des portes, elle, ne s'effectuera pas avant 21h05 : plus de trois heures d'attente en ce qui me concerne, c'est long ! 

Mais j'ai eu tout de même de la chance dans mon malheur : je réussis à accéder au premier rang, chose pas vraiment acquise vu le nombre de personnes devant moi dans la queue. 10 minutes se sont à peine écoulées depuis mon entrée dans la salle que - Oh belle surprise - St Vincent fait son apparition sur scène, au milieu d’un fouillis assez invraisemblable de matériel divers. Malheureusement, son set ne durera qu'une quinzaine de minutes, mais ces quinze minutes resteront assez magiques : elle, tout simplement vêtue d'une jolie courte robe noire, et sa musique hors du temps, hors des modes, ludique et parfois sauvage, mais en tout cas terriblement attachante ! D'ailleurs comment pourrait-on détester Annie Clark, elle qui semble tout droit sortie d'une série noire américaine des années 50 ? Son plus beau morceau ce soir, sera tout simplement le premier interprété, un délicieux Jesus Saves, I Spend… Dommage que pour la suite nous n’ayons pas eu droit à The Strangers. Trois petits tours et puis s’en vont, Kata fait déjà un signe à Annie pour lui signifier que c’est fini, eh oui le problème de La Cigale - comme de nombreuses autres salles -, c’est le couvre feu : ici, c’est 23h !

 
Grizzly Bear, c’est vraiment le prototype du groupe indé américain, comme Animal Collective ou Beirut : on a l’impression que, qu’ils jouent devant 50 personnes ou devant 1.300 comme ce soir, c’est la même chose, il y a quelque chose de bordélique quand on les voit sur scène, avec des lampions un peu partout, avec les instruments et tout le matériel placé un peu n’importe comment, des fils qui trainent. Et malgré tout cela, on ressent de la joie en voyant ce bric-à-brac, c’est tout simplement ludique. Et quand les membres du groupe font leur apparition vers 21h45, c’est un triomphe qui accompagne leur entrée sur scène. Le public ce soir est un public de fans. Moi, je suis très curieux de les voir en live, car si j’aime bien leur dernier album, je ne crie tout de même pas au génie… Mais c’est vrai que l’on ressent quelque chose, le petit plus qui fait que ce groupe sort de l’ordinaire. Le concert commence, comme l’album, par Southern Point, je suis assez surpris par le son quasiment parfait malgré un soundcheck de fortune. Grizzly Bear, c’est de la musique assez idyllique : très belle et légère, mais parfois assez ardue et c’est de cela que j’avais peur. Mais non, le charme opère facilement, je suis rapidement séduit par les voix et les harmonies, avec en point d’orgue un stupéfiant 2 weeks en duo avec Feist si je ne m’abuse (elle restera le temps d’un autre morceau). Et là, avec 2 weeks, c’est tout simplement du bonheur, des harmonies et une voix divine, la chanson qui vous scotche tout simplement, vous ne parlez plus, vous écoutez bouche bée en essayant de retenir vos larmes, larmes de joie ou larmes de nostalgie, peu importe… Car là, on atteint une sorte de nirvana. Oui, outre les chansons, Grizzly Bear, c’est aussi la voix aérienne et parfois irréelle d’Edward Droste. Ils joueront jusqu’au couvre feu, soit 23h pile, sans oublier de nous remercier à plusieurs reprises pour les avoir attendus si longtemps. Et c’est vrai que l’on sentait les musiciens touchés par l’espèce de magie que dégageait le public parisien ce soir, un public exemplaire d’ailleurs. Et quand ils quittent définitivement la scène, je reste quelques secondes encore sous le charme de la prestation du collectif. Pas le concert du siècle non, mais j’ai l’impression d’avoir ressenti quelque chose de beau : on ressort meilleur d’un concert de Grizzly Bear, il suffit de voir les visages autour de soi pour s’en convaincre.

Encore une fois un grand merci à Kata pour la set list, je m’éclipse tout doucement de la Cigale, il est tard mais je suis heureux d’avoir vécu ce beau concert. »








photos de gilles b

 
Annie Clark, alias St Vincent, chanteuse américaine dont l'univers évoque Feist, et qui est connue  pour ses collaborations avec The Polyphonic Spree et Sufjan Stevens.

(http://www.myspace.com/stvincent)





Grizzly Bear est un groupe américain jouant un rock expérimental teinté de folk. Il fait partie des quelques groupes non électroniques signés sur le label Warp. Il est constitué de Daniel Rossen (qui est aussi membre du duo Department of Eagles), Ed Droste, Chris Taylor et Chris Bear. Le groupe a fait la première partie de groupes aussi prestigieux que TV on the Radio ou Radiohead.


(http://www.myspace.com/grizzlybear)

 






Albums
Marry Me (2007)
Actor (2009)
EPs
Ratsliveonnoevilstar (2003)
Paris Is Burning (2006)




     •    Horn of Plenty (Kanine Records, novembre 2004)
    •    Yellow House (Warp Records, septembre 2006)
    •    Sorry For The Delay (2006)
    •    Veckatimest (Warp Records, mai 2009)



 













Annie Clark, alias St Vincent : Vocal, Guitar.


















Chris Bear : drums
Daniel Rossen : Vocal and Guitar
Chris Taylor : Bass, Clarinet, Flute, Saxophone, Accordion.
Edward Droste : Vocal, Guitar, Keyboards











Jésus Saves, I Spend (Marry Me - 2007)
 Actor Out Of Work (Actor - 2009)
Save Me From What I Want (Actor - 2009)
Marrow (Actor - 2009


La durée du concert : 0h20




Southern Point (Veckatimist - 2009)
Cheerleader (Veckatimist - 2009)
Lullabye (Yellow House - 2006)
Little Brother  (Yellow House - 2006)
Knife (Yellow House - 2006)
Fine For Now (Veckatimist - 2009)
Service Bell (Horn Of Plenty - 2004)(with Feist)
Two Weeks (Veckatimist - 2009) (with Feist)
Colorado (Yellow House - 2006)
Ready, Able (Veckatimist - 2009)
I Live With You (Veckatimist - 2009)
Foreground (Veckatimist - 2009)
While You Wait For The Others (Veckatimist - 2009)
On A Neck, On A Spit (Yellow House - 2006)

Encore

He Hit Me (It Felt Like a Kiss) (THE CRYSTAL Cover)



La durée du concert : 1h15




AFFICHE / PROMO / FLYER