Blogger Template by Blogcrowds

mardi 16 février 2010

THE KING KHAN and BBQ Show ~ Le Point Ephémère. Paris.











Opening : BEAT MARK




Ce qu’en a pensé Gilles B. :

« Me voici de retour au Point Ephémère pour un de ces « petits » concerts dont on attend pas mal de chose. Ce soir c’est la venue de King Khan & BBQ, le duo épouvantail de Montréal constitué de Mark Sultan (que j’avais vu il y a quelques temps à la Boule Noire, je crois), alias BBQ, et de Blacksnake, alias King Khan. Petite surprise, le concert est sold out depuis hier… comme quoi quand c’est bon, les gens viennent ! Je pensais voir l’ami Philippe M. ce soir, mais il ne sera malheureusement pas là, et c’est en compagnie de l’adorable Céline et de Florian que je vais donc assister à ce concert.

Ouverture des portes un peu après 20h, je me place sur la droite de la scène, il y a un imposant stand de merchandising avec Vinyles, CDs et T-shirts.  Quelques instants après, la première partie fait son apparition sur scène, c’est un groupe français du nom de Beat Mark dont je n’ai jamais entendu parler. Pour ma part, je n’ai pas trouvé cela désagréable, cela sent l’amateurisme sans que cela soit péjoratif bien sûr : j’aime bien cette gaucherie, affichée plus spécialement par la jolie claviériste et chanteuse du groupe. Le style musical est plutôt axé sixties psychédélique. A noter une dernière chanson (Cool Fur) que j’ai cru en premier lieu emprunté au répertoire des divins The Vaselines, mais qui serait une création originale (vu sur leur MySpace)…

Il y a quelques étrangers dans la salle, pour la plupart américains, et, à l’arrière de la scène, sur des portants métalliques, on peu admirer en format XXL la reproduction de la couverture du dernier album en date de King Khan and BBQ. Et puis les deux zozos font leur apparition, et quand on ne connaît pas, ça a de quoi surprendre : l’un (BBQ) est habillé comme l’était Pierre Dac (pour ceux de ma génération qui s’en souviennent) dans le « Sar Abindranah Duval », c'est-à-dire comme une espèce de fakir avec turban sur la tête ; quant à King Khan, c’est en robe bleu lamée et moulante qu’il fait son apparition.  Lui est à la guitare, tandis que son compère est assis, s’occupant avec les mains de la rythmique, avec l’appoint d’une mini guitare, tandis qu’avec les pieds, il fait les percussions au moyen d’un tom et d’une grosse caisse. Le son est artisanal et bricolé, c’est punk dans l’esprit, et les esprits commencent vite à s’échauffer dans la salle au son des rythmes binaires et incisifs des deux compères. Slam et stage diving sont au menu de la soirée, une soirée bien plus agitée que je ne l’aurais pensé… Il faut dire qu’il y avait quelques mecs bien allumés dans la salle, l’un deux montera sur scène pour se prosterner le pantalon baissé et les fesses à l’air… Musicalement, on est passé par les Cramps, mais la grosse similitude serait à faire avec les Black Lips, à la seule différence qu’il me semble que ces derniers ont tout de même quelques morceaux qui font basculer leur concert dans une sorte de folie. Ce soir, nous n’irons pas jusque là, même si ce fut quand même sérieusement agité devant. Il manque certainement un brin d’originalité pour que l’on puisse tomber dans le délire général, mais j’avoue qu’à certains moments, le rythme était bien tendu et hypnotique. BBQ apostrophera un spectateur dans la salle en lui disant, grosso modo, que s’il ne sentait pas concerné, il pouvait dégager !

Bon concert au final, je ressors tout de même légèrement fatigué. Moins d’uniformité serait certainement un bienfait pour King Khan & BBQ, mais quoi qu’il en soit, s’ils passent près de chez vous, allez y jeter un œil (et une oreille), vous ne serez surement pas déçu.

Ah ! Dernier point notable, le son était un peu trop faiblard ce soir… Mais je souhaite tout de même longue vie au Point FMR, et à sa programmation hétéroclite et souvent brillante. »






 
The King Khan & BBQ Show, c’est un couple de Canadiens de Montreal, déjantés, qui font du garage rock. A noter que King Khan, un indien, est chanteur dans plein d'autres groupes avec des styles différents.

(http://www.myspace.com/thekingkhanbbqshow)


  •    The King Khan & BBQ Show LP (Goner Records, 2004)
    •    What's for Dinner? (Album) (In the Red, 2006)
    •    Invisible Girl (Album) (In The Red, 2009)









King Shah Rukh Khan : lead guitar, bass and vocals
Mark Sultan : Vocals, guitar, tambourine, bass drum, and snare drums












    1.    Suck It And Smell (What’s Dinner - 2006)
    2.    Fish Fight (The King Khan and BBQ Show - 2004)
    3.    Zombies (What’s Dinner - 2006)
    4.    Waddling Around (The King Khan and BBQ Show - 2004)
    5.    Hold Me Tight (The King Khan and BBQ Show - 2004)
    6.    Got It Made (The King Khan and BBQ Show - 2004)
    7.    Lil' Girl In The Woods (The King Khan and BBQ Show - 2004)
    8.    Third Avenue (Invisible girl - 2009)
    9.    Too Much In Love (What’s Dinner - 2006)
    10.    Invisible Girl (Invisible girl - 2009)
    11.    Tastebuds (Invisible girl - 2009)
    12.    I'll Never Belong (What’s Dinner - 2006)
    13.    Animal Party (Invisible girl - 2009)
    14.    Pig Pig (The King Khan and BBQ Show - 2004)
    15.    Love You So (The King Khan and BBQ Show - 2004)
    16.    Invisible Boy 
    17.    Shake Real Low (The King Khan and BBQ Show - 2004)

Encore

    18.    Why Don't You Lie ? (What’s Dinner - 2006)
    19.    Do The Chop (Invisible girl - 2009)
    20.    Into The Snow (What’s Dinner - 2006)


La durée du concert : 1h10

AFFICHE / PROMO / FLYER










lundi 15 février 2010

HINDI ZAHRA ~ La Cigale. Paris.









Opening : YOU AND YOU




Ce qu’en a pensé Gilles B. :

« World Music, un mot qui ne me convient guère, un style que je n’apprécie pas, allez savoir pourquoi. Sûrement à cause des « errances » d’artistes comme Sting ou, hélas !, Peter Gabriel qui se sont mis dans cette mouvance. Bref, je ne suis pas un fan de ce que l’on appelle couramment «  World Music ». Et pourtant, ce soir, je vais faire une exception. La raison est toute simple, non ce n’est pas parce que c’est une jolie jeune femme (des amis à l’esprit chagrin ont dû envisager cette possibilité), mais juste à cause ou grâce, l’avenir de ce compte rendu nous le dira, grâce donc à la suggestion d’un ami (Gilles P, pour ne pas le citer), qui, un soir, m’a appelé en me demandant de regarder l’émission l’album de la semaine sur Canal+ où passait donc cette artiste que je ne connaissait ni d’Adam ni d’Eve. Plutôt séduit par ce que j’ai vu en l’espace de trois minutes, j’ai décidé le lendemain de prendre ma place pour ce concert, prévu donc à la Cigale : bien m’en a pris d’ailleurs, deux jours plus tard, c’était tout simplement sold out !

J’arrive donc devant la Cigale vers 18h30 bien tassé, en ce lundi 15 février, et pour une fois le thermomètre affiche des températures légèrement positives : une bonne petite queue s’est déjà formée, j’abandonne l’idée d’être au premier rang (d’ailleurs, je ne l’envisageais pas vraiment), et puis, drôle de surprise quand le service d’ordre ouvre enfin les portes de la Cigale, je me retrouve seul dans la fosse, presque comme un imbécile… Tous les gens devant moi dans la queue se sont précipités au balcon ! Cool ! Il faudra attendre pratiquement que le balcon soit plein pour que les gens commencent à s’aventurer enfin dans la fosse…

La salle est pratiquement pleine lorsque la première partie du nom de You And You arrive sur scène. Comme ils nous l’annoncent, c’est la moitié du groupe qui est sur scène ce soir, le groupe au complet devant être un quatuor… puisqu’ils ne sont que deux ce soir ! Alors, un énième groupe de folk ? Oui, on peut dire cela sauf que le groupe se démarque légèrement du troupeau par deux choses, la voix du chanteur, de très bonne facture, et des compositions qui, une fois n’est pas coutume, tranchent avec de la monotonie ambiante qui sévit actuellement en matière de folk. Même si ce n’est pas entièrement ma tasse de thé, je leur reconnais du talent, et aussi par moments une petite ressemblance avec Cocoon sur certains morceaux. Pour info, les deux compères sur scène se présentent tous les deux à la guitare (acoustique), avec quelques passages au banjo et aux guitares électriques.

Je n’ai même pas le temps d’essayer de prendre l’unique set list que le rideau rouge se ferme d’un coup, tant pis pour cette fois !

Le public, je ne sais pas si je vous en ai parlé : cosmopolite est le terme qui convient... De 7 à 77 ans et de toutes origines, un melting pot agréable quoi ! Et cool de surcroît !

20h45, le rideau s’ouvre pour faire place aux musiciens (au nombre de 5), qui seront suivis quelques secondes plus tard par Hindi Zahra. Le groupe comporte deux guitaristes, un organiste (il semble que ce soit lui qui fasse les parties de basse), un batteur et un percussionniste, le tout augmenté d’une choriste dont je n’entendrai malheureusement pas beaucoup la voix. Le premier morceau (Try) est conforme à ce que j’attends d’elle, pas forcément ce que j’aime le plus mais c’est l’image que je me faisais de Hindi Zahra, de la musique où se mêle le jazz manouche et les parfums d’Orient, et j’apprécie à ce moment la voix très légèrement éraillée de la chanteuse… mais le style sonne trop européen ou trop world music pour moi ! Ce sera un peu la constante de ce début de concert, excepté pour le second morceau (Nanyi) que j’ai bien aimé. Il est difficile pour moi de parler de chaque morceau, étant donné que je ne connaissais aucun titre avant le concert, seul l’usage de la set list me permettra d’en commenter certains. Car, après ce début sympathique mais qui n’éveillait pas de véritable passion en moi, le concert s’est vite mué en mélanges des genres, avec une Hindi Zahra que je vais découvrir véritablement à l’aise sur scène dans ses évolutions. Et surtout je vais voir et entendre enfin la véritable nature de l’artiste : le nom du morceau, je ne le connais pas, mais ce que je peux vous dire, c’est que cela a été un grand et bon moment, une espèce de jam longue et festive avec des montées en puissance véritablement jouissives, on aurait cru du Santana… Le Santana de la grande époque, celui des deux premiers albums ! Les deux guitaristes ont rivalisé d’audace mais sans en faire trop, les percussions ont mis la transe, et les sons du clavier m’ont envoûté. C’était chaud, d’ailleurs c’est le mot qui convient parfaitement à Hindi, elle porte des couleurs chaudes, sa musique est chaude, et son cœur doit certainement l’être aussi.

Passé ce grand moment, on remet ça, cette fois-ci avec une espèce de blues avec des parfums d’Amérique, et cela va conduire encore toute la bande à une nouvelle grande descente humide et tropicale dans cet univers très roots… Je crois que c’est là, d’ailleurs, qu’Hindi Zahra va prendre la basse pour se mêler à ses camarades, dans une alchimie assez magique qui m’a tout simplement ravi. Et puis, on va encore changer de style en adoptant cette fois une trame beaucoup plus en rapport avec les origines de la chanteuse, c’est l’Espagne qui m’a semblée être au programme, avec une entame de morceau me faisant penser à du flamenco, mais avec la touche de « libre arbitre » de la chanteuse qui sait faire évoluer les genres et ne pas jouer dans un registre rigide. Et cela me plaît. Quant à son attitude sur scène, volontaire tout en restant simple, elle attire bien sûr la sympathie : on sent qu’il y a beaucoup de joie en elle, une joie retenue mais perceptible dans ses remerciements au public. Le dernier morceau avant le rappel sera lui aussi assez homérique : Stand Up flirte cette fois-ci avec la Jamaïque et l’Afrique noire, et là encore le groove magistral que le groupe entier injecte au morceau me (nous) laisse avec une sensation de bonheur, celui d’avoir devant nous une artiste qui a su ne pas se cantonner dans un style unique, et qui a ouvert sa musique vers d’autres horizons, tout en gardant grâce à sa voix et à son aura une originalité bien nette.

1h15 de concert, la belle Hindi Zahra (oui, c’est une jolie femme !) revient le temps de deux morceaux, avec tout d’abord un Old Friends que je qualifierai d’anecdotique (ben oui, cela arrive !), et en final un beau Music… qui verra la soirée s’achever après 1h30 d’un concert plein et chaleureux, devant un public que je pense comblé. Pour ma part, c’est une belle découverte (merci, Gilles P !). Je ne sais pas ce que donne l’album, mais sur scène, Hindi Zarah possède ce petit quelque chose qui fait que c’est tout simplement bien ! Je repars, set list en poche, et avec l’heureuse sensation d’avoir passé un agréable moment. Je retournerai certainement la voir, car elle en vaut la peine ! »







photos de gilles b
  
Hindi Zahra est une chantueuse  née à Khouribgha (Maroc), qui vit en France. En 2010, elle publie son premier album, Handmade.

(http://www.myspace.com/zahrahindi)












Hindi Zahra: Vocal and Guitar
















 


La durée du concert : 1h30
AFFICHE / PROMO / FLYER