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mardi 16 mars 2010

PLASTISCINES ~ La Maroquinerie. Paris.











Opening: Lipstick



Ce qu’en a pensé Gilles B. :

« Si le concert des Plastiscines à la Boule Noire, l’année dernière, pouvait s’apparenter à un galop d’essai en prélude à une éventuelle série de concerts, c’est bien cette fois une véritable tournée hexagonale - dénommée le « Bitch Tour » - que les jeunes filles abordent, en ce presque début de printemps. Il y a déjà pas mal de monde lorsque j’arrive, aux alentours de 18h30, ce qui est plutôt inhabituel pour la Maro, mais il faut dire que le public lui aussi est surprenant : de très jeunes filles et garçons, 13, 14 et 15 ans, je dirais, et d’un autre côté des gens plus beaucoup plus âgés, et du genre masculin  en majorité. Voyeurisme ou véritable amour de la musique ? Sûrement un peu des deux…

Avec mes amis de 30 ans (tiens, ça me dis quelque chose…), on décide de se placer sur le côté, laissons la place aux jeunes sur le devant de scène. La première partie est assurée ce soir par un groupe français du nom de Lipstick, emmené par une jolie jeune femme au look de gentille  punkette. Musicalement, j’ai trouvé cela sucré, gentiment rock, parfait pour une soirée comme celle-là. Bon, ce n’est pas ma tasse de thé, mais ça n’était pas désagréable. Par contre, pas très sympa de ne leur accorder qu’une prestation de 23 minutes, autant ne pas mettre de première partie, si c’est pour qu’ils jouent au rabais !

Place maintenant à la bande à Katty, car c’est bien d’elle dont il faut parler, elle qui est bien sûr la vedette du groupe, blonde comme nos héroïnes des années 60 et 70 que furent Nancy Sinatra ou bien encore - et là je parle pour moi - Debbie Harry. D’ailleurs, c’est Katty qui arrive la dernière sur scène, contrastant avec ses copines par un habillement toujours un peu plus sophistiqué, même si ce soir c’était  mini robe noire toute simple. Alors, un concert des Plastiscines, cela ressemble à quoi ? Eh bien, ce sont quatre jeunes femmes pleines d’énergie, la palme revenant tout de même à Marine, la guitariste qui ne tient pas en place plus de deux secondes. Il y a de plus aujourd’hui une batteuse enfin efficace, je dirais même que c’est certainement la meilleure musicienne du groupe, elle m’a fait penser à la batteuse des Donnas. Et puis de l’autre côté de la scène, une grande fille aux yeux de biche qui assure gentiment à la guitare, avec beaucoup de simplicité et de sourires… Et pour finir, Katty, dont on aimerait bien qu’elle change de COIFFURE, la mode rétro c’est bien, mais la cela lui donne un petit genre prétentieux. Ce soir, ça va à cent à l’heure, le concert est plus désordonné qu’à la Boule Noire, où le son était alors impressionnant. Ici, je sens les filles beaucoup plus à leur aise, même si elles sont sûrement moins précises au niveau de l’exécution des morceaux, avec pas mal de petits loupés dans les solos, tout cela étant largement compensé par leur énergie, et aussi, il faut le dire, un public manifestement fan et heureux de voir ses héroïnes en chair et en os. C’est vrai que, musicalement, c’était moins abouti qu’il y a quelques mois, mais pour la première j’ai cru voir - me semble-t-il - un groupe presque entièrement décomplexé, avec une Marine en guitare hero débordante de vivacité, et, son visage le reflétait bien, une indicible joie de jouer. Même Katty a semblé légèrement se départir de son espèce de froideur, qui est peut-être juste un rempart et non le reflet de sa personnalité, cela je n’en sais rien, car elle s’est même payée le luxe de descendre dans la fosse, après quelques secondes d’hésitation, et on l’a vue enfin sourire avec ses fans en plein milieu de la salle. C’était un peu moins l’effet bulldozer ce soir avec les morceaux du nouvel album, j’ai bien aimé Pas Avec Toi (l’un des deux morceaux en français du second album), malgré l’intro approximative à la guitare, ou encore Runaway (sûrement mon morceau préféré de « About Love »), malgré une version plus brute et moins subtile que celle du CD. Bien sûr Barcelona, You ‘re No Good et Bitch ont fait l’unanimité. On sent bien que les filles se sont rapprochées pour certains de leurs morceaux d’un groupe comme les Donnas, même si c’est tout de même un peu peu plus tendre que leurs ainées californiennes. Mais c’est sympa de voir Marine dans toute sorte de poses, jambes écartées genre Johnny Ramones au féminin, avec le sourire en plus, ou bien à genoux par terre devant Katty. Mais la plus impressionnante, musicalement parlant, et qui apporte enfin une stature au groupe, c’est bien Anaïs, avec un look un peu plus dur que les trois autres filles, mais quelle frappe !  Du premier album, j’ai regretté l’absence de Zazie Fait De La Bicyclette, une chanson légère et désinvolte que j’ai toujours bien aimée, et puis aussi de Under Control. Une nouvelle fois, nous avons eu droit à la reprise de Nancy Sinatra, These Boots Are Made For Walking, avec quelques problèmes de voix mal placée sur ce morceau, à mon avis. Un bon rappel assez long, un bon rapport avec un public beaucoup plus chaud qu’à l’habitude, bref un bon concert des Plastiscines.

Oh, bien sûr, tout n’est pas parfait, je l’ai déjà dit, mais ces demoiselles s’en tirent tout de même avec les honneurs, et il n’est pas dégradant d’écouter les Plastiscines, qui, à mon humble avis, ont fait des progrès. Il reste que le chemin est encore long pour que musicalement (j’allais dire : techniquement) parlant, elles soient véritablement au point… Et il faudrait aussi qu’elles élargissent leur registre, un morceau comme Runnaway est l’exemple pour moi d’une progression certaine vers une musique moins basique, ce qui ne veut pas forcément dire d’ailleurs moins festive. L’avenir dira ce qu’il adviendra de ces demoiselles. Fin d’un concert qui aura duré 67 minutes, les gens quittent la salle relativement rapidement, il faut dire que bon nombres de parents doivent attendre leurs enfants au alentours de la salle.

Avec JP et Gilles, on se quitte plutôt satisfaits, même si, entre nous, les avis divergent quelque peu sur la prestation des filles ce soir… Moi, je retourne les voir dans un mois à Vauréal, histoire de voir la différence d’ambiance entre un concert « parisien » et un concert donné en grande banlieue. »






photos de gilles b



Les Plastiscines est un groupe de pop / rock français composé uniquement de filles et faisant partie de ce qu'on appelle la Nouvelle scène rock française. Le nom du groupe provient de la chanson Lucy in the Sky with Diamonds des Beatles: "plasticine porters with looking glass ties". Les membres du groupe ont entendu cette chanson alors qu'elles se cherchaient un nom.

En 2007, le groupe divise profondément la critique. On leur reproche notamment la pauvreté des paroles et de leur musique, ainsi que le coté Yéyé de leur musique. L'apparence physique des Plastiscines serait également à l'origine de leur notoriété et de la critique.

(http://www.myspace.com/plastiscine)



 
LP 1 - 2007
About Love - 2009










Katty Besnard : Chant, Guitare
Marine Neuilly : Guitare
Louise Basilien : Basse
+
Caroline : Batterie








  I Could Rob You (About Love - 2009)
City Is A War (Cobra Starship Cover)
Another Kiss (About Love - 2009)
Mister Driver (Lp1 -2007)
Shake (Twist around the fire) (Lp1 -2007)
Pas Avec Toi (About Love - 2009)
I Am Down (About Love - 2009)
From friends to lovers (About Love - 2009)
Camera (About Love - 2009)
These Boots Are Made For Walking (Nancy Sinatra Cover)

Runnaway (About Love - 2009)
Barcelona (About Love - 2009)
You're No Good (About Love - 2009)

Encore 

Loser (Lp1 -2007)
Lost In Translation (Lp1 -2007)
Bitch (About Love - 2009)



La durée du concert : 1h07




AFFICHE / PROMO / FLYER






 




 




 

 






lundi 15 mars 2010

LOS CAMPESINOS! ~ Le Point Ephémère. Paris.












 Opening: COPY HAHO








Ce qu’en a pensé Gilles B. :

« A priori ce n’était pas forcément au concert le plus excitant du mois que j’allais assister ce soir, et si je retournais voir Los Campesinos, c’était plus par nostalgie d’un groupe sympathique que par pure passion : leurs deux dernières prestations live ne m’avaient pas laissé un souvenir impérissable, de plus j’ai été assez déçu par leur second album, plutôt quelconque.  Arrivé au Point FMR, je retrouve Charlotte et sa petite bande, ainsi que pas mal de connaissances de concert, voici donc une soirée agréable en perspective, car assister à un concert sans aucune connaissance à qui parler, c’est parfois assez sinistre.

Si la salle n’a pas fait le plein, il y a tout de même sufisamment de monde pour que l’ambiance soit joyeuse, et la soirée commence par le set d’un groupe que je ne connais pas, du nom de Copy Haho. Le fait qu’ils soient écossais les rend déjà sympathiques : à l’instar des groupes venant d’Irlande ou du Pays de Galles, on retrouve chez eux un je ne sais quoi de frais et de décomplexé éminemment sympathique. Et Copy Haho ne fera pas exception à la règle, car dès le premier morceau, on sent le potentiel de ce jeune groupe. Quelque part, je leur trouve une petite ressemblance avec un groupe un peu oublié hélas, c’est de That Petrol Emotion dont je veux parler. En tout cas, les Copy Halo sont véritablement captivants sur scène, avec deux guitares incisives, et un bassiste ressemblant étrangement à Ian Curtis, qui fait le show. Ouais, c’est rassurant de voir que je ressens toujours ce petit pincement au cœur, ce frisson qui me parcourt lorsque je découvre un jeune groupe (voir le visage poupin du chanteur) qui me fait vibrer et sourire… Oui, je souris les yeux fermés quand j’apprécie la bonne musique… Manifestement, je ne suis pas le seul à apprécier les Ecossais, car les avis sont unanimes dans la salle. J’essaie de mémoriser dans ma tête les morceaux qui m’ont le plus emballé, et grâce à la setlist, je peux dire que les trois morceaux les plus marquants ce soir ont été Accent Changed, Demons And God, et pour finir le dernier morceau du set, Pulling Push Ups, avec le bassiste qui décide d’un coup à aller jouer dans la fosse, en plein milieu de la salle. Bref, Copy Haho produit un rock sec et nerveux, avec cette touche d’exotisme du rock anglo-saxon héroïque et tellement enlevé. Le groupe se retire après 31 minutes sans faille, et je me dis que ce groupe-là, eh bien il va falloir le suivre.

La soirée s’annonce véritablement sous de bons auspices après cette première partie si réjouissante. Des spectateurs sont venus avec des ballons gonflables, sur lesquels figurent diverses inscriptions, cela annonce plutôt une bonne fin de soirée. Lorsque le groupe entre sur scène, je m’aperçois que je ne me souvenais plus combien ils étaient nombreux : ce soir, il me semble bien avoir compté 8 personnes sur la scène du Point FMR, et devant moi j’ai le plaisir d’avoir la jolie Kim, la sœur du chanteur de Gareth, une nouvelle venue au sein de la troupe, en remplacement d’Aleksandra, l’ancienne organiste. Nous n’avons pas perdu au change, en tout cas ! Gareth, le chanteur un peu torturé, est donc entouré des trois filles : outre Kim, on trouve sur sa gauche la violoniste Harriet (Harriet Campesinos bien sur !), et enfin derrière lui, Ellen à la basse. Le concert démarre bien, je sens beaucoup plus d’assurance dans le groupe qu’il y a deux ans au Nouveau Casino, mais il faut dire que ce soir le public est particulièrement actif, et encourage nos valeureux Gallois comme il le faut. Et pas besoin d’attendre longtemps pour que la machine décolle d’un coup, mettant la salle dans sa poche en même temps, car c’est avec Death To Los Campesinos que tout bascule, et que la salle chavire d’un coup dans une fiesta qui ne cessera qu’à la fin du concert. Quelle transformation ! Le mélange des instruments dominé par le violon, les guitares et les claviers, le tout exalté par un Gareth particulièrement en forme, malgré une voix malade qui va fléchir au fur et à mesure que le concert avance… Mais cela n’empêchera pas Gareth de se démener comme un fou pendant tout le concert. Oui, Los Campesinos ont donné un concert jouissif ce soir, on avait envie de sauter et d’exprimer notre joie, de plus les nouveaux morceaux passent vraiment bien, je citerai au hasard This Is A Flag There Is No Wind, ou bien encore There Are Listed Buildings, du LC typique, avec ce petit côté fanfare amateur au son déglingué, qui au final, vous emporte au septième ciel. Oui, j’ai souri ce soir, car la joie était dans la salle, elle était sur scène, bref c’était l’osmose parfaite. Gareth annonce que c’est aujourd’hui l’anniversaire d'Ellen la bassiste, que je ne voyais malheureusement pas beaucoup (GRRRRRRRR L’éclairage !!!!)… 26 ans me semble-t-il. C’est marrant, en les écoutant, j’ai eu une brève pensée pour I’m From Barcelona, peut-être à cause des ballons et des confettis lancés par la foule ? En tout cas, le final sera comme il se doit plutôt explosif, avec un excellent You ! Me ! Dancing !, avec les gens tapant tous dans leurs mains… Puis ce sera Sweet Dreams Sweet Cheeks, avec un Gareth chantant allongé par terre : on sentira à ce moment que le groupe dans son entier est heureux et à l’aise… Et puis en rappel, avec une partie du groupe descendu dans la fosse, l’apothéose sous la forme d’un Broken Heartbeats Sound Like Breakbeats explosif tout simplement, pendant lequel tout le monde s’est senti décomplexé et joyeux. Le mélange des genres fait que Los Campesinos ont été tout simplement grands ce soir, ça a été leur meilleur concert à ce jour pour ma part. J’ai eu aussi des pensées pour Operator Please ou Dananananakroyd, car on retrouve chez nos amis Gallois des bribes de tous ces groupes, et aussi un parfum j’allais dire Irlandais ! Oui,un parfum de fierté - légitime - que l’on retrouve chez tous ces groupes d’origines Irlandaise, Ecossaise ou Galloise.

Alors la soirée parfaite ? Je ne serais pas loin de la penser, j’aurais juste apprécié que la salle soit complètement remplie, car Los Campesinos le méritent vraiment, ils m’ont bluffé et surpris : j’avais laissé un groupe dont l’avenir était incertain, je les ai retrouvé transformés avec en prime un troisième album qui me semble d’un très bon niveau… Ce soir, c’était un rayon de soleil qui s’est abattu sur le Point FMR.  67 minutes sans aucun déchets, avec en prime une bonne découverte en première partie, que rêver de mieux ?

Un dernier tour au merchandising, où j’achète les albums des deux groupes (un EP pour Copy Haho), et il est temps pour moi de rentrer, avec la joie d’avoir retrouvé un groupe en pleine forme et surtout, un groupe qui a réussi à me surprendre ce soir.

Je vais faire de beaux rêves… »






photos de gilles b


Los Campesinos est un groupe britannique de pop originaire du Pays de Galles, formé en 2006. Leur nom signifie les paysans en Espagnol. Comme chez Herman Düne, tous les membres ont pris pour pseudonyme le nom du groupe.

(http://www.myspace.com/loscampesinos)





    •    Février 2008 : Hold on Now, Youngster...
    •    Octobre 2008 : We Are Beautiful, We Are Doomed
    •    Février 2010 : Romance Is Boring










Kim Campesinos! - Singing/Keyboards/Melody Horn
Ellen Campesinos! - Bass/Singing
Gareth Campesinos! - Singing/Glockenspiel/Keyboards
Harriet Campesinos! - Violin/Keyboards/Singing
Neil Campesinos! - Guitar/Singing
Ollie Campesinos! - Drums/Singing
Tom Campesinos! - Guitar/Singing











COPY HAHO


La durée du concert : 0h31



    1.    I Just Sighed. I Just Sighed, Just So You Know (Romance Is Boring - 2010)
    2.    Death To Los Campesinos! (Hold On Now Youngster... - 2008)
    3.    Miserabilia (We Are Beautiful, We Are Doomed - 2008)
    4.    Two Is Better Than One
    5.    There Are Listed Buildings (Romance Is Boring - 2010)
    6.    Romance Is Boring (Romance Is Boring - 2010)
    7.    We've Got Your Back (Documented Minor Emotional Breakdown #2) (We Are Beautiful, We Are Doomed - 2008)
    8.    My Year In Lists (Hold On Now Youngster... - 2008)
    9.    Straight In at 101 (Romance Is Boring - 2010)
    10.    This Is A Flag. There Is No Wind (Romance Is Boring - 2010)
    11.    You! Me! Dancing! (Hold On Now Youngster... - 2008)
    12.    We Are Beautiful, We Are Doomed (We Are Beautiful, We Are Doomed - 2008)
    13.    The Sea Is A Good Place To Think Of The Future (Romance Is Boring - 2010)
14.    Sweet Dreams, Sweet Cheeks (Hold On Now Youngster... - 2008)

Encore

    16.    Broken Heartbeats Sound Like Breakbeats (Hold On Now Youngster... - 2008)




La durée du concert : 1h07


AFFICHE / PROMO / FLYER