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mardi 25 mai 2010

GOSSIP ~ Le Zénith. Paris.












Opening :10LEC6




Ce qu’en a pensé Gilles B. : 

« Qui eût cru il y a 3 ans que Gossip réussirait à remplir sans coup férir deux Zénith d’affilée ? Pas moi, en tout cas... Et même si j’avoue que je ne suis pas un grand fan du Zénith, c’est un passage obligé vers la popularité, et l’on ne doit jamais reprocher à un groupe de vouloir devenir grand, du moment qu’il ne renie pas son style de musique et leur style de vie ; et pour cela, je fais confiance aux membres de Gossip.

A quelle heure arriver ? That is the question… car bien évidemment, j’aimerais être au premier rang. Il est à peine plus de 17h lorsque j’arrive au Zénith, et la mauvaise surprise c’est que les 8 ou 10 entrées de la salle sont déjà prises par trois ou quatre personnes. Vous allez me dire, ce n’est pas beaucoup. Oui, bien sûr, mais si je veux être devant et au milieu, eh bien ce n’est pas gagné. Il ne me reste plus qu’à attendre Flo qui doit arriver aux alentours de 18h -18h15. Ce soir, ce sera mon septième concert de Gossip, tous dans des salles différentes. J’ai pu voir l’évolution du groupe en quelques années, mais je reste toujours un grand admirateur de Beth Ditto, une femme charmante et sympathique, toujours au plus près de ses fans. Les fans, parlons-en, je les retrouve bien évidemment à l’une des entrées de la salle, je veux bien sûr parler des fans absolus de Gossip, que je rencontre à chaque concert, elles se reconnaîtront. Une fois de plus, je vais réussir à faire ce que je désirais plus que tout autre ce soir, c'est-à-dire entrer le tout premier dans l’antre du Zénith, et pouvoir ainsi choisir ma place. Flo me rejoint quelques grosses secondes plus tard, alors que les premiers rangs se remplissent.


La salle n’est encore que partiellement remplie lorsque le groupe assurant la première partie fait son apparition. Impossible de savoir qui c’est, en tout cas il y a un grand nombre de percussions sur scène. Le groupe est composé de deux jeunes femmes, l’une d’entre elle aux percussions et l’autre au chant. Le groupe est complété par un second percussionniste (surtout des percussions électroniques d’ailleurs), d’un bassiste et d’un batteur au look assez bizarre. Au bout de quelques minutes, j’identifie le groupe car il s’affiche sur la ceinture lumineuse de la chanteuse : C’est 10LEC6. Le nom me dit quelque chose, soit j’ai un CD d’eux, soit je les ai déjà vus en concert. En vérité, c’est la deuxième solution qui est la bonne, c’était déjà en première partie de Gossip il y a trois ans au Nouveau Casino, et honnêtement, je n’avais plus aucun souvenir de leur prestation. Pourquoi aucun souvenir ? Tout simplement parce que leur musique n’est pas attirante, on ne ressent rien de festif. Les percussions devraient amener de la joie, un rythme animal ou tribal, mais au lieu de cela, c’est plutôt l’ennui qui règne : les chansons semblent déstructurées, la chanteuse ne chante pas, elle scande plutôt, on ne prend aucun plaisir à les écouter. Restera juste en souvenir de ce concert le sourire de la percussionniste blonde, qui semblait, elle, prendre du plaisir ! Le groupe se retire au bout d’une demi-heure dans un semi anonymat.

Gossip au Zénith, je me demande encore ce que cela va donner, la scène est grande, et ce n’est pas la batterie et les trois petits amplis qui se battent en duel qui vont changer les choses. Mais c’était sans compter sur la présence toujours aussi magnétique de Beth Ditto, car plus que Gossip, c’est elle que les gens viennent voir. Plutôt sage d’ailleurs ce soir, Beth, elle fait son apparition vêtue d’une simple robe, la seule touche de frivolité sera le port d’un bibi  lui donnant la « french touch ». Ce soir elle porte les cheveux courts et noirs. La salle se met en branle dès Your Mangled Up, le morceau idéal pour donner le ton et faire sauter les gens sur place. Une bonne surprise, le son qui ce soir est irréprochable, la voix de Beth est excellente comme d’habitude… ou devrais-je dire est redevenue parfaite, car c’est vrai qu’il y a quelques années, elle passait trop de temps à hurler plutôt qu’à chanter, ce qui pouvait agacer à la longue. L’autre bonne surprise, c’est la bonne tenue de Brace Paine, qui m’est apparu particulièrement en forme ce soir, ce qui n’a pas toujours été le cas dans le passé, où il semblait parfois faire la gueule. Quant à Hannah Blilie, elle reste toujours égale à elle-même, imprimant à la musique du groupe une stabilité métronomique : comme d’habitude, un petit contingent de fans scandera son nom par moments.

Et le show dans tout ca ? Très bon, tout simplement. Bien sûr, il n’y a plus trop de surprises, le côté trash a maintenant presque complètement disparu, mais cela au profit de la musique. Car si l’on pouvait regretter de par le passé des temps morts et des morceaux, avouons-le, parfois faibles, maintenant c’est un tour de chant presque parfait, avec peu ou pas de déchets dans les morceaux interprétés… Bref, Gossip sait maintenant dompter sa fougue au profit de la musique. Mais attention, Beth est toujours hyper active, elle arpente avec un plaisir visible le devant de la scène du Zénith, j’espérais un moment une incursion devant les crash barrières, mais elle n’aura pas lieu. La chose qui m’a le plus étonné ce soir, c’est que pour la toute première fois ce n’est pas Standing In The Way Of Control qui provoquera l’explosion de la salle, mais Heavy Cross, le second hit absolu du groupe. Il faut dire que l’intro de Standing In The Way m’ laissé un peu perplexe : trop courte, ne faisant pas assez monter la pression, c’est sûrement la seule chose qui m’ait légèrement déçu ce soir. Par contre, le morceau sera l’occasion pour Beth de faire un voyage dans les gradins du Zénith, s’excusant en français (« pardon, pardon »), disant bonjour à toutes les personnes qui se pressaient autour d’elle, et finissant par se poser juste au dessous de la console pour ensuite retraverser le Zénith, cette fois dans la fosse. Elle aime le public, elle aime la France, ce soir son obsession ce fut de savoir comment se traduisait en français « Whatever ». Mais le grand bonheur se sera la version de Heavy Cross, où l’on va voir un Zénith sauter et chanter à l’unisson : l’impression que l’on ressent dans ses moments-là, c’est une sorte de joie, de plénitude qui vous irradie… et d’un coup le sentiment que l’on atteint le bonheur parfait le temps de quelques minutes. A noter ce soir un public exemplaire, nous n’avons pas été pressés une seule fois contre les barrières. Le rappel sera court, et un peu deçà du final, avec tout d’abord un invité pour le premier morceau (impossible pour moi de savoir qui c’était), et enfin pour le morceau final, les 10LEC6 qui rejoindront Gossip.

Avouons-le, on aurait espéré un second rappel, ou ne serait-ce que le retour de Beth pour des accolades et des embrassades, ce dont elle est friande (comme au Bataclan il y a quelques mois),… mais hélas ce ne fut pas le cas ce soir. 1h18 de concert, on ressort contents en se demandant si la Diva domptera éventuellement un Bercy dans le futur. Ce n’est pas une chose que je souhaite personnellement, mais si le succès est là… »





photos de gilles b

The Gossip est un groupe de musique américain rock punk, originaire de l'Arkansas, formé autour de Beth Ditto au chant. Fondé à Olympia, dans l'État de Washington en 1999, il est maintenant établi à Portland dans l'Oregon. Ils ont été principalement influencés par le féminisme et les groupes de " riot grrrl ", même si le groupe ne se définit pas ainsi. La voix soul du groupe, Beth, est plus connue pour avoir posé nue en couverture du NME et a multiplié les confessions publiques, autant sur son poids que sur sa sexualité. Ses albums lui ont permis de se faire une réputation au sein de l'underground américain.

(http://www.myspace.com/gossipband)


That's Not What I Heard - 2001
Movement - 2003
Undead in NYC - 2003
Standing in the Way of Control - 2006
Music For Men - 2009









Beth Ditto : Vocal


Brace Paine : Guitar, Bass

Hannah Blilie: Drums







La Setlist du Concert
GOSSIP







Your Mangled Heart (Standing in the Way of Control - 2006)
Pop Goes The World (Music For Men - 2009)
Four Letter Word  (Music For Men - 2009)
Eyes Open (Standing in the Way of Control - 2006)
Coal To Diamands (Standing in the Way of Control - 2006)
8th Wonder (Music For Men - 2009)
Men in Love  (Music For Men - 2009)
Dimestore Diamond (Music For Men - 2009)
Listen Up! (Standing in the Way of Control - 2006)
Don't Make Wawes (Live In Liverpool - 2008)
Yesterday's News  (Music For Men - 2009)
Standing in the Way of Control (Standing in the Way of Control -
2006)
2012 (Music For Men - 2009)
Heavy Cross (Music For Men - 2009)


Encore

Love Long Distance  (Music For Men - 2009)
Pull Up The Bumper (Grace Jones Cover)


La durée du concert : 1h18


AFFICHE / PROMO / FLYER


  
 
 













lundi 24 mai 2010

WIRE ~ La Maroquinerie. Paris.











Opening: APSE

Ce qu’en a pensé Gilles B. :

« Deux options ce soir, aller soit au Point Ephémère voir Quasi, soit à la Maroquinerie pour Wire, groupe rescapé de l’épopée punk de 1976, qui n’a jamais réussi à s’imposer comme l’un des grands de cette époque, mais qui jouit tout de même d’une sorte d’aura et d’un sentiment d’authenticité. Wire, je n’en ai aucun souvenirs, malgré le fait que j’ai dû les voir en 1981 ou 1982, lors d’une première partie. C’est l’occasion rêvée de me racheter ce soir et de redécouvrir ce groupe. En arrivant aux abords de la salle, dans le patio du restaurant, je croise des vieux punks plutôt pitoyables dans leur tenue presque d’époque : à 55 ans, est-ce bien raisonnable ? Heureusement que le ridicule ne tue pas… Après avoir passé un petit moment au bar, c’est l’heure de rentrer dans la salle, je me dirige vers la droite de la scène. Quelques amis m’ont rejoint, Michael et Yves, ainsi que Michaela et Joëlle, les deux charmantes photographes, le temps sera moins long en attendant le passage des groupes.

Quand APSE prend possession de la scène, c’est malheureusement devant un public encore clairsemé, une grosse partie des spectateurs préférant boire à la terrasse du resto, dommage… Dommage, oui, car APSE est un bon groupe, qui propose une sorte de post-punk joué avec urgence, et bien sûr ce qui frappe tout de suite, c’est son chanteur : au choix, il peut paraître irritant dans sa manière de chanter tel un Léo Ferré qui aurait croisé Ian Curtis, ou au contraire séduire par son authenticité. Il est en permanence agité d’une sorte d’épilepsie, il est dans son truc, c’est un hyper actif qui n’a cesse de tripatouiller les pédales qui sont à ses pieds. Un anxieux, apparemment, quand on le regarde. Et cela apporte beaucoup à la musique du groupe, entêtante et parfois froide, mais que j’ai trouvée pour ma part véritablement excitante. Le groupe se produit à six sur scène, autant dire que cela fait tout de même du bruit, surtout que le batteur nous gratifie d’une frappe ultra lourde et puissante. La voix aussi est particulière, elle me fait penser à celle du chanteur de Oh No Ono : on aime ou on exècre, je trouve quant à moi qu’elle est le parfait reflet de la musique du groupe. Les 39 minutes du set m’ont tout simplement beaucoup plu. A noter le t-shirt du chanteur à l’effigie du Brian Johnston Massacre.

Dommage tout de même que plus de la moitié du public n’ait pas assisté au set de APSE, mais en général cette moitié-là n’est pas vraiment faite d’amoureux de la musique, juste de gens qui viennent en dilettante, la plupart du temps.

Place maintenant à Wire, et contrairement au concert de Madrid qu’Eric avait vu il y a quelques mois, pas de seconde guitariste mais UN second guitariste. C’est sûr que quand on voit Wire, on constate que le poids des années est passé par là, surtout en ce qui concerne le batteur qui fait véritablement vieux ! (Malgré cela, il assurera tout le long du concert une frappe assez chirurgicale…). Le mieux conservé du lot, c’est sans conteste le bassiste, qui au début du concert fera tourner l’éclairagiste en bourrique en lui intimant sans cesse de mettre des tons bleus, puis blancs, etc. Humour anglais, sans doute. De Colin Newman, je ne sais pas trop quoi dire, le temps a fait son œuvre, même si le bonhomme se porte bien ; par contre, le chevalet avec les paroles de chaque chanson, ça craint tout de même. Ce qui me choque et m’ennuie, ce sont les temps morts entre les morceaux, là ou cela devrait être enchainé à vitesse grand V. Musicalement, il n’y a pas grand-chose à dire, cela ressemble un peu aux Buzzcocks, avec un coté beaucoup plus froid, et malheureusement on comprend vite pourquoi Wire a toujours fait partie de la seconde division : les compositions qui, hormis 2 ou 3 morceaux, ne cassent pas vraiment la baraque. C’est propre, avec un gros son, rien à dire sur l’interprétation, mais franchement est-ce raisonnable de faire du punk à plus de 50 ans ? Rares sont les groupes qui peuvent encore y prétendre, éventuellement les Stranglers grâce à un JJ Burnel toujours en forme, mais ce soir on n’y croit pas. Punk Is Not Dead ? Pas si sûr…  Attention, le concert n’est pas foncièrement désagréable, mais on sent le pilotage automatique, cela fait 35 ans que les mecs jouent, alors pensez bien que la rage… elle est loin, hélas. Oui la rage, c’est cela qui manque à tous ces anciens groupes. Heureusement, le final sera tout de même d’un autre ordre, avec deux ou trois anciens morceaux de bonne facture, et en fermant les yeux, on pouvait prétendre à de l’excitation. Un seul rappel au programme d’ailleurs, les gens quittent rapidement la salle sans en redemander plus. Et nos vieux punks pitoyables? Eh bien, ils étaient derrière la barrière, sur l’espèce de mezzanine entourant la fosse. Ils reviendront certainement pour le prochain concert de… UK SUBS par exemple…

Drôle d’impression en sortant de la salle, je ne m’arrête pas au merchandising, j’ai l’impression d’avoir déjà presque oublié cette soirée. Non décidemment, le punk n’est pas fait pour être joué par des personnes âgées. »
photos de gilles b



Wire est un groupe de rock britannique formé en 1976. Sa musique peut être rattachée à divers courants, notamment punk rock, post-punk et art rock, avec parfois un penchant marqué pour l'expérimentation musicale. Wire est souvent considéré comme un élément décisif du courant post-punk, en particulier en raison de leur son richement travaillé et atmosphérique, de leurs thèmes lyriques assez obscurs et, à un moindre degré, de leur position politique situationniste. Le groupe continue à fonctionner de manière intermittente.

(http://www.myspace.com/wirehq)




Pink Flag (1977)
Chairs Missing (1978)
154 (1979)
The Ideal Copy (87)
A Bell Is a Cup...Until It Is Struck (1988)
Manscape (1990)
The Drill (1991)
The First Letter (1991)
Send (2003)
Object 47 (2008)






Colin Newman (guitare, voix)
Graham Lewis (guitare basse, voix)
Robert Gotobed (percussions)
+
Margaret Fiedler McGinnis (guitare)










La Setlist du Concert
WIRE

SMASH
BECAUSE
ADVANTAGE IN HEIGHT
MEKON HEADMAN
UP FROM ABOVE
NOW WAS
ONE OF US
PLEASE TAKE
KIDNEY BINGOS
DRILL
TEN
GERMAN SHEPHERDS
MOREOVER
106 BEATS THAT
TWO PEOPLE IN ROOM
SPENT
:::
HE KNOWS
PINK FLAG
THE 15TH
MAP REF
UNDERWATER EXPERIENCES
:::
LD
XXX

La durée du concert : 1h15

AFFICHE / PROMO / FLYER