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lundi 26 juillet 2010

THE DANDY WARHOLS ~ La Cigale. Paris.


Opening : Fake Drugs
 
Ce qu’en a pensé Gilles B. :

« Quoi de mieux que les Dandy Warhols pour conclure en beauté la première partie de l’année 2010 de concerts ? Car je n’ai pas oublié que les Dandy avaient en 2008 donné le meilleur concert de cette année-là, n° 1 dans mon top 10 parmi 150 concerts. D’où mon excitation… et aussi mon inquiétude. Car c’est véritablement casse-gueule de se fier au souvenir d’un concert exceptionnel, en sachant qu’aucun groupe ne réussit deux fois une telle performance, surtout quand on sait qu’il reste dans nos mémoires des images idylliques, qui fatalement font que la réalité qui se présente devant nous ne ressemble plus guère aux souvenirs que nous en avions. Quoi qu’il en soit, je suis tout de même sûr de vibrer ce soir, car les Dandy ont un gros avantage par rapport à plein d’autres groupes : ils ont des énormément de chansons en forme d’hymnes, qui automatiquement vous font rugir de bonheur à leur écoute. En attendant, direction La Cigale, et encore une fois il y a déjà un peu de monde, malgré le fait que je sois là tôt. Eh oui, les étudiants et autres lycéens sont en vacances, et moi je ne peux pas lutter avec eux. Mais bon, je ne m’en tire pas trop mal, car dès l’ouverture des portes, je fonce dans la salle, un coup d’œil, et pfuitttt je file tout droit vers la droite, pile poile face aux amplis de Peter Holmstrom. Gilles P grimpe quant à lui au balcon, et est rejoint peu après par Pat et Sylvie.

C’est Fake Drugs qui assure la première partie. Le look est daté années 80, la musique aussi, on essaie de se passionner, mais la foi n’y est pas. Ce n’est pas vraiment mauvais mais ce n’est pas vraiment novateur non plus… ni enthousiasmant. Ça passe le temps quoi ! Je tends l’oreille sur une reprise de The Cure, pas mal... Et en plus le son est assez fort. Un peu punk, un peu électro, la sauce habituelle, quoi ! 32 minutes de concert qui ne m’ont pas vraiment marqué.

Comme d’habitude pour un show des Dandy Warhols, on ne sera pas gâtés par les éclairages, ok cela fait partie intégrante de l’atmosphère que le groupe veux dégager sur scène, mais bon c’est dur pour les photos. Désagréable surprise dès le premier morceau, le son n’est pas terrible et sous-amplifié, une constante à la Cigale, malheureusement… Je me dis que c’est dommage, mais heureusement le son va s’améliorer progressivement, sans toutefois arriver au niveau de celui du Bataclan il y a deux ans. Alors autant le dire tout de suite, ce concert sera bon, très bon même, frôlant l’excellence lors de certains morceaux, mais il n’atteindra pourtant pas le niveau d’il y a deux ans, où j’avais lévité pendant deux heures. Mais que c’est bon de redécouvrir une nouvelle fois que les Dandy sont une sorte de machine à tubes, vous savez ces chansons qui vous font vibrer de plaisir, ces chansons qui vous donnent des frissons lorsque vous en entendez les premiers riffs. Car les chansons des Dandy Warhols ont quelque chose d’intemporel, et surtout on a l’impression qu’elles appartiennent depuis longtemps à l’univers du rock, qu’elles font partie du panthéon en quelque sorte. Et ce soir, une nouvelle fois, plusieurs petits miracles se sont produits, de ces instants qui mènent à une sorte de plénitude mêlée de joie toute simple. Cela commence en douceur avec Used To Be Friend, puis avec Last High, mon cœur bat car à ce moment, la musique me touche profondément, c’est tout simplement beau et émouvant. C’est vrai que le concert est plus incertain qu’il y a deux ans, un peu comme des montagnes russes, mais quand une folie contagieuse s’empare de la fosse de la Cigale - pendant Not If You Were The Last Junkie On Earth - c’est de la jouissance pure, nous sommes tous à l’unisson à sauter, à chanter et surtout prendre un plaisir énorme. Je me suis rendu compte à cet instant que, oui, certains morceaux des Dandy resteraient éternels, que dans 10 ou 20 ans, je réécouterais peut-être avec encore plus de plaisir The Last Junkie… Et puis viennent, presque dans la foulée, les autres chefs d’oeuvre du groupe que sont Bohemian bien sûr, et puis Get Off qui verra une nouvelle fois La Cigale en ébullition.Oui, il y a de la nostalgie quelque part, car j’ai l’impression de ne plus avoir l’occasion d’entendre de si beaux morceaux dans la musique actuelle. Retour vers un côté plus psychédélique avec Horse Pills. Un regret de ma part : l’absence d’un morceau, Little Drummer Boy qui nous avait valu une interprétation presque heavy il y a deux ans. En tout cas Courtney Taylor Taylor semble particulièrement en forme, il annonce que son groupe va jouer bientôt lors de deux festivals. Puis ce sera au tour de Zia de prendre la parole pour demander aux gens de se calmer dans la fosse, car quelques personnes ont réussi à monter sur scène. Comme à leur habitude, les Dandy ne feront pas de rappel, mais la bonne surprise, c’est tout d’abord une interprétation en solo de Courtney sur Every Day Should Be A Holiday (non prévu sur la set list), et pour finir en apothéose une version brutale et psychédélique d’un titre issu de leur tout premier album : It’s A Fast Driving Rave Up. Et alors que l’on croit le concert fini, Zia fini par revenir sous les acclamations d’un public conquis pour interpréter dans un silence religieux une comptine pour enfant, nommée A Daisy On My Toe. J’arrive à récupérer, pour mon plus grand bonheur, à la fois la set list et un médiator.

1h53 de concert, une nouvelle fois les Dandy ont été à la hauteur, même si au niveau du son ce n’était pas tout à fait le top. En tous cas, merci aux spectateurs des premiers rangs d’avoir fait décoller le navire à plusieurs moments, on aurait aimé ne jamais atterrir d’ailleurs ! Sûrement l’un des concerts qui figurera dans mon Top 10 de l’année... En tous cas, je quitte le monde des concerts pour une durée d’un mois sur une note plus que positive ! »






photos de gilles b


The Dandy Warhols est un groupe américain de pop psychédélique, formé en 1993 à Portland (Oregon). Fortement influencé par The Velvet Underground, le groupe a commencé à jouer de la pop psychédélique et il reçut un soutien essentiel en Europe après la sortie de l'album Dandy Warhols Come Down. Le 19 mai 2008 est sorti, leur nouvel album (6éme), distribué par leur propre label "Beat the World”, “Earth to the Dandy Warhols", qui compte entre autre la collaboration de Mark Knopfler (Dire Straits) et de Mike Campbell (Tom Petty & the Heartbreakers).

(http://www.myspace.com/thedandywarhols)

     •    1995 : Dandy's Rule OK?
    •    1997 : ...The Dandy Warhols Come Down
    •    2000 : Thirteen Tales from Urban Bohemia
    •    2003 : Welcome to the Monkey House
    •    2005 : Odditorium or Warlords of Mars
    •    2008 : Earth To The Dandy Warhols









* Courtney Taylor-Taylor : Vocal & Guitar
* Zia McCabe : Keyboards
* Peter Holmstrom : Guitar
* Brent De Boer : Drums







 La Setlist du Concert
THE DANDY WARHOLS

 1.    Mohammed (Thirteen Tales From Urban Bohemia - 2000)
    2.    We Used To Be Friends (Welcome To The Monkey House -2003)
    3.    Shakin' (Thirteen Tales From Urban Bohemia - 2000)
    4.    Welcome To The Third World (Earth To Dandy Warhols - 2008)
    5.    Y The Last High (Welcome To The Monkey House - 2003)
    6.    You Come In Burned (Welcome To The Monkey House - 2003)
    7.    I Love You (...the Dandy Warhols Come Down - 1998)
    8.    Now You Love Me (Earth To Dandy Warhols - 2008)
    9.    All the Money or the Simple Life Honey (Odditorium Or Warlords Of Mar - 2005)
    10.    Not If You Were The Last Junkie On Earth (...the Dandy Warhols Come Down - 1998)
    11.    Bohemian Like You (Thirteen Tales From Urban Bohemia - 2000)
    12.    Talk Radio (Earth To Dandy Warhols - 2008)
    13.    Godless (Thirteen Tales From Urban Bohemia - 2000)
    14.    Get Off (Thirteen Tales From Urban Bohemia - 2000)
    15.    Horse Pills (Thirteen Tales From Urban Bohemia - 2000)
    16.    Solid (Thirteen Tales From Urban Bohemia - 2000)
    17.    Wasp In The Lotus (Earth To Dandy Warhols - 2008)
    18.    Boys Better (...the Dandy Warhols Come Down - 1998)
    19.    Country Leaver (Thirteen Tales From Urban Bohemia - 2000)
    20.    Every Day Should Be a Holiday (...the Dandy Warhols Come Down - 1998)
    21.    It's a Fast Driving Rave-Up With the Dandy Warhols ((Dandy’s Rule Ok - 1995)
Encore

    22.    A Daisy On My Toe (By Zia on vocal)


La durée du concert : 1h53


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vendredi 23 juillet 2010

DUM DUM GIRLS - La Plage A Glaz'Art. Paris.












Opening:  Carp + Angil & The Hiddentracks 

(Festival BS(p)²)


 

Ce qu’en a pensé Gilles B. :
 
« La Plage du Glazart !  C’est comme un air de vacances qui circule, quand on lit cela sur le billet de concert. Et pourtant, cette plage n’est pas vraiment située au bord de l’eau. Non, elle est tout simplement coincée entre le boulevard périphérique et les boulevards extérieurs, dans une sorte de no man’s land qui, la nuit et en hiver, pourrait paraître assez inquiétant. Mais une fois entrés dans cette « plage » entourée de palissades en bois, on se retrouve dans un espace plutôt sympa avec quelques stands, des endroits pour s’asseoir, avec des fauteuils et des mini banquettes rudimentaires, et enfin une petite scène avec un espace pouvant accueillir quelques centaines de personnes. Pas de chance ce soir, le temps est à l’orage, et dès mon arrivée, je cours me réfugier dans l’un des endroits couverts, et je m’installe tranquillement dans un fauteuil… Quelques minutes après mon arrivée, c’est Michael qui me rejoint, puis c’est au tour d’Oliver. Pas la peine de se presser devant la scène, vu le peu de monde qu’il y a à cette heure de la soirée.

Un premier groupe investit la scène, sans bruit et presque par surprise : il s’agit de Carp, un duo français qui pendant un peu plus de 30 mn, va délivrer un set intimiste, orienté folk tranquille… Et j’avoue que ni Michael ni moi-même n’avons pris la peine de nous déplacer devant la scène. Il faut dire que le temps ne s’y prêtait pas, et que l’envie n’était pas là non plus. Et écouter du folk alors que les bus qui passent sur le boulevard couvrent le bruit délicat des guitares acoustiques, ce n’est pas vraiment l’idéal.

Applaudissements discrets, le groupe se retire… tout comme la pluie fine qui cesse comme par enchantement, et c’est une troupe beaucoup plus nombreuse qui entre sur la scène de la Plage. Angil & The Hiddentracks - tel est le nom du groupe qui vient d’apparaître… Et le public se décide enfin à s’avancer devant la scène. Difficile de qualifier la musique de ce groupe, tant cela part dans tout les sens. De plus, la formation sur scène ce soir est assez originale (il semble que les Hiddentracks soit un groupe à géométrie variable), car sur scène on découvre des cuivres, un violon et un synthé, le tout mené par ce qui semble être le leader de tout ce joli monde, j’ai nommé Mickael Mottet, au chant et à la guitare. Alors définir la musique de ce groupe reviendrait à le cataloguer dans un style musical précis, et ça, c’est impossible. Des cuivres donc, qui donnent à la musique un aspect free rock, je n’ose pas dire Krautrock, mais par moment j’ai eu l’intuition d’entendre ce qui seraient des bribes échappées de l’un de mes groupes préférés de tous les temps, j’ai nommé Electrelane, période 2005. Bref, on passe 40 minutes agréables, avec un groupe décomplexé et sympathique, pratiquant une musique plutôt hors normes.

On décide de ne plus quitter le devant de la scène, quand je dis le devant, j’exagère un peu, car s’il y a maintenant un peu de monde, le site est loin d’être rempli, et nous pouvons nous déplacer à notre aise. Il est un peu plus de 22h quand les Dum Dum Girls font leur apparition, je prie pour que le temps soit clément, car des nuages s’amoncellent au dessus de nos têtes. Pas de grand changement chez les filles, elles sont toujours habillés sexy, et elles font toujours autant la gueule, enfin surtout la bassiste rousse, qui se trouve sur la gauche et qui ne lâchera pas un sourire tout au long du concert : on est loin de l’ambiance conviviale et sympa du set des Vivian Girls et de leur bassiste, elle aussi rousse, Katy Kickball. Mais la bonne surprise, ce sera tout simplement le son : j’avais eu l’impression que leur concert du Point Ephémère était sous-amplifié, et ce soir miracle, le son est bon, et surtout assez fort. Oh bien sûr, ce n’est pas le mur du son, mais c’est correct… De plus, j’ai pu me régaler de la voix de Dee Dee, qui m’est apparue ce soir d’une toute autre manière. Mais malgré ces petits plus, il est assez désespérant de voir les quatre jeunes femmes faire les potiches sur scène. On retient seulement le jeu de scène de Dee Dee, qui semble être la seule un peu concernée, elle ondule gentiment quand elle ne chante pas, mais sinon que dire de la seconde guitariste, celle qui arbore une coupe à le Louise Brooks, si ce n’est qu’elle semble bien inutile malgré sa plastique agréable ? Seule la batteuse tire son épingle du jeu, en donnant une assise bien compacte à la musique des donzelles. Mais on ne peut qu’être déçus une fois de plus de voir que les promesses que leur premier album avait suscitées tombent à l’eau lors de leurs prestations live. La version de Play With Fire des Stones est agréable, mais jouée sans passion, les morceaux de l’album seront aussi interprétés de la même manière, en pilotage automatique, sans communication ni dialogue avec le public. Même un morceau comme Bhang Bhang que j’adore me laisse presque de marbre. J’ai envie de dire : quel gâchis ! Et pourtant ce concert me semble légèrement supérieur à celui du Point FMR (36 mn avec rappel, pour ceux qui ne s’en souviennent pas). Oui, mais est-ce vraiment un point positif de passer de « pas terrible » à « passable » ? Bon, cette fois le set va durer plus longtemps… 40 minutes, montre en main !!! Comme je m’en doutais, la set list comportait un morceau de plus par rapport à leur précédente prestation. A ce rythme-là, dans dix ans, elles arriveront à jouer une heure !

Concert fini, constatation unanimes, de jolies filles qui sonnent bien creux. Je ne comprends toujours pas. Je quitte les potes avec une impression assez bizarre, celle d’avoir vécu un non-évènement. »







photos de gilles b




Dum Dum Girls est un groupe d'indie pop de Los Angeles, actuellement signé sous le label Sub Pop Records. Leur nom est un clin d'oeil à la chanson Dum Dum Boys d'Iggy Pop. Les Dum Dum Girls citent Siouxsie and the banshees, Patti Smith et Billie Holiday parmi leurs influences majeures. Elevée par un père fan de Frank Sinatra et des Supremes et une mère passionnée par les Beach Boys, la chanteuse Dee-dee a créé une musique hybride proche du lo-fi. A l'origine c'est un projet solo de la chanteuse Kristin Gundred (qui a pris pour nom de scène Dee Dee). Après la sortie de chansons seulement sous forme de vinyl et effectué une tournée des clubs aux usa, le groupe composé uniquement de musiciennes, signe par Sub Pop Records en 2009. Le premier album de Dum Dum Girls est I Will Be, produit par Richard Gottehrer qui a déjà travaillé avec Blondie et The Raveonettes

(http://www.myspace.com/dumdumgirls)


     •    "Longhair" single, Hozac, 2008
    •    Yours Alone EP, 2008
    •    "Jail La La" single, Sub Pop, 2009
    •    I Will Be album, Sub Pop, 2010
    •    Blissed Out cassette, Art Fag, 2010
     






 •    Dee-Dee (chant, guitare)
    •    Jules (guitare,chant)
    •    Bambi (basse)
    •    Frankie Rose (batterie, chant)









La Setlist du Concert
DUM DUM GIRLS






1.  Play With Fire (The Rolling Stones Cover)
2.  Hey Sis (Your Alone EP - 2009)
3.  Catholicked (Your Alone EP - 2009)
4.  I Will Be (I Will Be - 2010)
5.  Oh Mein M (I Will Be - 2010)
6.  Young Alone (I Will Be - 2010)
7.  Bhang Bhang, I’m A Burnout (I Will Be - 2010)
8.  Jail La La (I Will Be - 2010)
9.  Baby Don’t Go (I Will Be - 2010)
10.  It Only Takes One Night (I Will Be - 2010)
11.  Everybody’s Out (I Will Be - 2010)

Encore

12.  Rest Of Our Lives (I Will Be - 2010)






La durée du concert : 0h40


AFFICHE / PROMO / FLYER

(Lauren Dukoff)