Blogger Template by Blogcrowds

dimanche 22 août 2010

AU REVOIR SIMONE ~ Le Nouveau Casino. Paris.














Opening : Karaocake



Ce qu’en a pensé Gilles B. :

« Au Revoir Simone aime Paris et Paris le lui rends bien, c’est la première réflexion qui me vient à l’esprit quand j’évoque les trois gracieuses New Yorkaises qui ce soir viennent nous rendre une ultime visite, du moins je le pense, avant l’accouchement d’Annie. Une fois de plus, elles réussissent sans trop d’efforts à remplir la salle du Nouveau Casino, ce qui n’est pas évident lorsque l’on sait que le concert se déroule au mois d’Aout, de plus un dimanche, jour de retour de vacances pour certains, et avec pour couronner le tout un horaire assez particulier, avec une ouverture des portes prévues pour 18h !!!

Qu’à cela ne tienne, je débarque au Nouveau Casino sur le coup des 17h30, 4 ou  5 personnes sont déjà sur place. mais bon le premier rang devrait être assuré. Bonne pioche, dès l’ouverture des portes, je me place légèrement sur la droite, j’éviterai je l’espère les micros d’Erica et de Heather, c’est mieux pour les photos ! Michael me rejoint, puis c’est au tour de Robert et Brigitte de venir nous retrouver. Il fait chaud dans la salle en cette fin d’après-midi, le temps est orageux sur Paris, mais l’orage n’éclatera finalement pas.

18h30, la première partie monte sur scène, un trio avec un nom particulièrement inquiétant : Karaocake… Je crains le pire… Surtout que c’est français… A quelle sauce allons-nous être mangés ? Une chanteuse qui joue du synthé, un guitariste et un bidouilleur (j’appelle bidouilleur tous ces musiciens qui officient sur des instruments ou plutôt des machines dont le nom m’est inconnu : boite à rythme ? sequencers ?), bref des « faiseurs de sons ». Premier morceau, tiens cela me fait penser à… Au revoir Simone ! Quelle surprise ! Et puis, au fur et à mesure que le set avance, je me dis que tout compte fait, ce n’est pas si mal... Ok, c’est déjà vu chez les trois jolies américaines, mais le fait que le trio chante en anglais et que leurs mélodies ne sonnent pas (c’est une obsession chez moi) franchouillardes me le rendent sympathique. Pourtant la comparaison avec les trois New Yorkaises s’arrête là. La chanteuse de Karaocake (quelle horreur, ce nom…) n’est pas sexy, et au fond, moi je trouve cela bien, cela prouve au moins que la beauté n’est pas forcément un critère de réussite. Et puis le trio s’aventure après 2 ou 3 morceaux dans un univers plus froid, inspiré d’un groupe comme Joy Division par exemple. On aura droit à quelques fausses notes : pas grave, les Simone en feront deux ou trois elles aussi, et on leur pardonnera bien volontiers. Et puis j’aime bien les petits effets avec les bruits d’animaux en fin de chaque chanson. J’aime bien aussi leur timidité bien visible (à mon avis ils étaient morts de trouille). Voilà, en 37 minutes et 8 ou 9 morceaux, le trio m’a bien plu. Je dois être de bonne humeur ! D’ailleurs, il y en a une autre à qui cela a plu, c’est Erika Forster, la maintenant blonde Au Revoir Simone qui assistera à la fin de concert du trio français, non sans leur avoir manifesté ses encouragements.  37 minutes de concert, soit un peu plus que la norme actuelle pour une première partie. Pour info, ils passeront au Point Ephémère dans quelques semaines…

Comme d’habitude, face à nous, il y a les trois séries habituelles de claviers, augmentées sur la gauche d’une cymbale et d’un ampli pour le maintenant traditionnel morceau joué à la basse par Erika, et sur l’extrême droite un tambour. Le décor est posé. C’est Annie la première qui fait son apparition, et ma foi le fait d’être enceinte lui va plutôt bien. Elle a troqué depuis un certain temps ses lunettes pour des lentilles de contact, ce qui lui donne un peu moins ce petit côté institutrice. Erika et Heather suivent, la première vêtue d’une robe orange toute simple qu’elle porte avec beaucoup de grâce et de légèreté, et qui lui confère une petite touche sixties pas désagréable. Quant à Heather, elle affiche un look un peu plus sobre ce soir, avec une robe assez longue laissant tout de même paraitre de très belles jambes. Début de concert traditionnel allais- je dire avec Another Likely Story, le morceau ouvrant leur meilleur album le délicieux « Still Night, Still Light ». Nous sommes tout de suite dans l’ambiance apaisée et enchanteresse de Au Revoir Simone. Annie semble un peu réservée en ce début de concert, elle qui d’habitude est le boute-en-train du groupe. Ce soir c’est Erika que l’on entendra le plus, elle trône comme une reine au centre de la scène, belle plante désormais blonde au sourire désarmant. C’est d’ailleurs leurs trucs aux Simone, le sourire. Nombre d’artistes ne regardent jamais les premiers rangs, leurs regards restant fixés sur un point imaginaire au fond de la salle… Avec nos trois filles, c’est différent et quand leur regard arrive sur vous et qu’avec un sourire désarmant, elles vous scrutent, alors là, vous fondez, tout simplement. Ce soir, j’ai eu droit au beau regard d’Erika qui l’espace d’une seconde m’a souri et dévisagé, j’ai cru alors être le centre du monde ! Et cette candeur, on la retrouve dans leur musique, qui maintenant m’est plus que familière. C’est vrai que l’effet de surprise n’est plus là, mais malgré tout le piège se referme tout doucement sur vous…

Le concert avançant, on retrouve Annie dans son élément, c'est-à-dire qu’elle ne peut s’empêcher de faire des blagues qui comme d’habitude tombent à l’eau, pour notre plus grand plaisir. Et puis ce que j’aime chez elles, c’est ce côté amateur qui demeure. Les claviers sont toujours les mêmes depuis des années, il y a toujours un tas de cordons entremêlés qui traînent par terre ; il manque une barrette pour qu’Annie puisse faire une sorte de chignon à ses cheveux, qu’à cela ne tienne, Erika disparaît backstage pour revenir une minute plus tard, l’objet dans ses mains. Et puis, c’est Annie qui d’un coup se précipite vers Heather pour lui emprunter une baguette de tambour, maldonne, cette dernière en a besoin, d’où des dialogues entres les filles qui, vus de la fosse, semblent cocasses. Oui, cet amateurisme, moi je l’aime bien, on les sent dilettantes, dans le bon sens du terme : pas de pression, juste du fun, et leur boulot - si c’en est un - ressemble plus à un loisir. Bref, on succombe délicieusement, et puis une fois de plus on tombe presque dans une sorte de béatitude lorsque les trois princesses attaquent All Or Nothing. Nous venons de basculer dans la seconde partie du concert, et les tresses harmoniques qui entourent nos oreilles sont tout simplement délicieuses. Tout est dit avec cette chanson, la touche nostalgique, une certaine évanescence, l’invitation aux rêves tout simplement, et une fois de plus, ce sera l’un des sommets de ce concert que je vais vivre en grande partie les yeux fermés, pour mieux me laisser emporter dans l’univers d’Au Revoir Simone.

Un tout petit peu plus tard, après une introduction conséquente, deuxième choc avec Only You Can Make Me Happy, c’est beau avec cette émotion à fleur de peau, et là encore les harmonies vocales sont enchanteresses, c’est un piège vénéneux dans lequel je m’enfonce avec volupté. Et puis c’est l’enchaînement magnifique avec Knight Of Wands, on est directement plongés dans l’univers des sœurs Lisbon de « Virgin Suicides ». Et quand je pense que, il y a trois ans j’adorais déjà Au Revoir Simone, alors que leur magnifique « Still Night, Still Light » n’était pas encore paru.

Les filles s’éclipsent pour revenir quelques instants plus tard, et à ma grande surprise, alors qu’une personne dans le public réclamait The Lucky One, les filles se sont regardées, et puis se sont exécutées en prévenant d’avance qu’elles allaient le jouer, mais comme il y avait longtemps qu’elles n’avaient pas interprété ce morceau en live, il fallait que l’on soit indulgent. Bonne surprise, car il est de plus en plus rare qu’un groupe s’éloigne de la set list traditionnelle. Puis ce sera un ultime morceau que je ne connaissais pas a priori, le titre semble être Stay Golden mais je n’en suis pas sûr du tout.

Voilà, 1h06 de concert, l’un des meilleurs que les jeunes femmes aient donné à ce jour, je le placerais juste derrière celui du Trabendo il y a quelques années. Je ramasse la set list pendant que Michael se rend au bar, où Erika qui semble véritablement épanouie discute avec des gens du public et pose avec eux pour les photos… Une belle, une très belle soirée. »





photos de gilles b

Au Revoir Simone est un groupe indie pop issu de Brooklyn et formé à la fin de l’année 2003. Les deux premières sont devenues amies lors d’un voyage en train vers New York. Le nom du groupe s’inspire d’une phrase dîte par un personnage mineur (nommé Simone) dans le film Pee-Wee’s Big Adventure de Tim Burton. Une musique légère et presque enfantine,fait principalement à base de claviers, de séquenceurs et de percussions, le son d’Au Revoir Simone est dessiné par ces instruments.

(http://www.myspace.com/aurevoirsimone)



2005 : Verses of Comfort, Assurance & Salvation
2007 : The Bird of Music
2009 : Still Night, Still Light









Annie Forster : clavier et voix)
Erika Hart : clavier et voix)
Heather D’Angelo : séquenceur, claviers et voix)








La Setlist du Concert
AU REVOIR SIMONE


01.   Another Likely Story (Still Night, Still Light - 2009)
02.   Sad Song (The Bird Of Music - 2007)
03.   Take Me As I Am (Still Night, Still Light - 2009)
04.   Anywhere You Looked (Still Night, Still Light - 2009)
05.   Shadows (Still Night, Still Light - 2009)
06.    The Last One (Still Night, Still Light - 2009)
07.   All Or Nothing (Still Night, Still Light - 2009)
 08.   Trace A Line (Still Night, Still Light - 2009)
09.   Only You Can Make You Happy (Still Night, Still Light - 2009)
10.   Knight of Wands (Still Night, Still Light - 2009)
11.    Tell Me (Still Night, Still Light - 2009)

Encore

12.   The Lucky One (The Bird Of Music - 2007)
13.   Stay Golden (Verses Of Comfort Assurance And Salvation - 2006)
)



La durée du concert : 1h06

AFFICHE / PROMO / FLYER
.

mercredi 18 août 2010

GIRLS ~ Le Nouveau Casino. Paris.












 Opening : Harlem





Ce qu’en a pensé Gilles B. :

« Rentrée estivale et en douceur avec la seconde venue de Girls cette année, cette fois dans le cadre du festival « Color Music Estival ». Si je reprends mes fiches (mais les souvenirs sont encore frais), le concert donné il y a quelques mois à la Maro n’avait pas été enthousiasmant, loin de là, et j’avoue que ce soir je n’attends guère de ce concert. Et pourtant… Eh oui, les miracles existent, et il va y en avoir un ce soir… Bon, Ok… pas un gros miracle, mais une bonne surprise quand même. Et puis c’est ma rentrée des classes à moi ! Donc je suis peut-être un peu plus indulgent… Ben oui, mon dernier concert, c’était il y a… voyons voir… 3 semaines et demi !!! Autant dire une éternité ! Oui, cela a sans doute joué, j’étais dans un état d’esprit positif !  En attendant, quand je vois les trois pékins qui poireautent devant la salle lorsque j’arrive, sur le coup de 19h, je ne donne pas cher du succès de la soirée. Nouvelle erreur : la salle sera pratiquement remplie à raz bord.  Mais ne perdons pas de temps, et entrons dans la salle, avec option côté gauche (la dernière fois, j’étais devant le bassiste du côté droit). Puis ce sont les retrouvailles avec Robert et madame, l’ambiance est cool et détendue, un concert de rentrée, quoi ! J’apprends en même temps que la première partie sera assurée plus ou moins à la dernière minute par Harlem. Ah ben ca tombe bien, car je suis en pleine découverte de leur album que j’ai acheté il y a quelques semaines. Ce soir, c’est donc d’une pierre deux coups !!

20h, les trois jeunes musiciens de Harlem prennent placent, avec à leur disposition le matériel de Girls : ils n’ont en effet avec eux que leurs guitares, car ils donnent un second concert un peu plus tard dans la soirée à la Plage du Glazart. Eh bien moi, je vous dis que ces gars-là ne sont pas mal du tout ! Vous aimez les Black Lips ? Vous ne serez pas déçus… même s’il manque les crachats et le coté déjanté. Harlem, c’est d’abord un trio qui a pour originalité - enfin d’après ce que l’on a pu en voir sur 8 morceaux environ - d’avoir deux chanteurs/guitaristes/batteurs interchangeables. Quatre morceaux chacun, avec une préférence pour ma part pour le « second » chanteur qui terminera le set. Je suis assez surpris de la justesse musicale que le groupe affiche, car, même si leur musique a ce coté déglingué, avec des sons de guitares désaccordées, la précision est de rigueur. En 24 minutes, le groupe prouve qu’ils ne sont pas des sous-Black Lips, et arrive facilement à convaincre l’audience de ce soir. J’ai aimé particulièrement Friendly Ghost, et surtout le dernier morceau, le splendide Gay Human Bones. A noter le (second) guitariste/chanteur qui a un look ressemblant au bassiste de Klaxons. Voix criarde et guitare agressive et échevelée, voilà la recette pour vous mettre en forme. Et plutôt bizarrement, j’ai trouvé le groupe meilleur en live que sur disque, et malgré le fait qu’ils ne soient que trois sur scène, j’ai eu l’impression d’avoir en face de moi un groupe au son compact et plus rock’n’roll que sur leurs productions studio. En tout cas, c’est une réussite et j’attends maintenant le moment où je pourrai les voir lors d’un set complet. Le groupe ne perd pas de temps car ils doivent être, d’après ce qu’ils disent, au Glazart vers les 21h, bonne chance…

Je me dis que de toute façon, la soirée n’aura pas été perdue, grâce à cette bonne performance du groupe texan, et lorsque je regarde le va-et-vient sur la scène, avec deux, voire trois roadies qui bricolent et affinent les détails, et cela pendant de longues minutes, je me dis que ce n’est pas gagné… Cela me surprend toujours de voir certains groupes qui débutent mais qui ont déjà une assez grosse logistique pour s’occuper d’eux… Et cela me fait craindre le pire… Mais j’aurai tort... Oui, car le concert va se dérouler en quatre parties… du moins, c’est ainsi que je l’ai ressenti… Sur scène, les amplis et les pieds de micros sont ornés de roses toutes fraiches, des roses rouges et blanches, symboles de candeur et d’amour : c’est une soirée Peace & Love. Surprise lorsque je vois arriver le dernier sur scène Christopher Owens le leader de Girls, je l’avais quitté il y a quelques mois avec l’image d’un jeune homme portant des cheveux bien trop longs, ce qui lui donnait un look assez bizarre, et je le retrouve propre sur lui, en polo rouge et jeans, et surtout avec une coupe de cheveux très eighties. Le groupe l’entourant n’a pas changé depuisleur dernier passage, et j’ai en face de moi le second guitariste qui a un look assez androgyne. Début de concert traditionnel, pendant lequel Girls déroule tout d’abord ses morceaux les plus connus, tels que Lust For Life ou Laura, mais je regrette que la voix de Christopher soit un peu trop étouffée et pas assez audible, mais comme par miracle, cela s’arrange rapidement. Dès la fin de Lust For Life, Christopher met une rose dans sa poche arrière, un cri fuse dans la salle : « Morrissey » !! Et c’est vrai que l’esprit des Smiths n’est pas si loin que cela. Mais ce qui me surprend ce soir, c’est que cette fois la mayonnaise prend. Pourquoi ? Je n’en sais rien… un public déjà sûrement plus réceptif, un groupe qui cette fois n’expédie pas son concert, bien au contraire, et une alchimie qui se fait tout doucement. Cette première partie de concert est très belle, les 7 premiers morceaux déroulent avec une  langueur mêlée de béatitude, le sommet sera atteint avec une interprétation très touchante et prenante de God Damned qui sera pour moi l’un des sommets de ce set. Entre temps, une partie des roses a été distribuée au public.

Et puis, comme c’est souvent le cas, on entre dans une sorte de ventre mou l’espace de 3 morceaux, avec Christopher Owens qui jouera de l’harmonica pendant l’un d’entre eux. Alors s’ouvre une troisième partie qui commence avec Hellhole Ratrace, la tension monte tout au long de ce morceau, je devine que le moment est venu pour Girls de nous plonger dans une sorte de transe bruitiste et vaguement psychédélique. L’enchainement Hellhot Ratrace/ Morning Light et Big Bad Mean Motherfucker sera tout simplement géniale, Jesus & Mary Chain et Ride nous voilà !!! C’est assez curieux d’ailleurs de voir le contraste existant entre ces 10 ou 15 minutes incendiaires et soniques et le reste du show, tout en retenue et en douceur. Le dernier morceau, Lysandre, sera une ballade pas désagréable. Tout au long du concert, Christopher prendra sa pose habituelle, sa guitare tenue très haute et surtout sa manie de jouer sur un pied, tel un Ian Anderson. Et même si aucun des membres du groupe n’est adepte de discours et de communication avec le public, (… d’ailleurs je dirais même que cela semble de la timidité de la part de Christopher), il est clair que le courant passe ce soir, on est assez loin de l’aspect « concert promo » que j’avais plus ou moins ressenti lors de leur passage à la Maro : ce soir le groupe est détendu et a surtout envie de jouer pour notre plus grand plaisir.

Premier rappel, après juste une heure de concert, le groupe remonte sur scène pour tout d’abord une belle chanson qui m’a fait penser à la musique de Twin Peaks, et puis s’éclipse en laissant Christopher Owens seul sur scène pour deux morceaux assez intimistes... Et puis, cerise sur le gâteau, un second rappel manifestement non prévu (Lauren Marie) où la musique et les harmonies iront crescendo.

Que dire sinon que une fois n’est pas coutume, Girls a réussi à me faire changer d’avis à leur sujet et a réussi j’allais dire l’exploit de faire oublier son précédent concert qui avait été assez désastreux ? Voilà une bonne rentrée en douceur pour cette fin août. »



photos de gilles b


Girls est un groupe indie rock de San Francisco, California.

(http://www.myspace.com/girls)
Girls - 2010








Christopher Owens
Chet "JR" White
John Anderson
Garett Godard









La Setlist du Concert
GIRLS



01.  Lust for Life (Girls - 2009)
02.  Laura (Girls -2009)
03.  Ghost Mouth (Girls -2009)
04.  Substance
05.  Summertime (Girls -2009)
06.  Darling (Girls -2009)
07.  God Damned (Girls -2009)
08.  Solitude
09.  Heart Breaker
10.  Life in San Francisco
12.  Hellhole Ratrace (Girls -2009)
12.  Morning Light (Girls -2009)
13;  Big Bad Mean Motherfucke (Girls -2009)
14.  Lysandre

Encore 1

15.  Oh Boy
16.  Oh My Love
17.  ?  (New)

Encore 2

18.  Lauren Marie

La durée du concert : 1h20

AFFICHE / PROMO / FLYER