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jeudi 20 janvier 2011

KLAXONS ~ Le Bataclan. Paris.














Opening Act : Is Tropical
Ce qu’en a pensé Gilles B. :

« Pour les fans de Klaxons, c’est plutôt le bonheur jugez en plutôt : Un concert au Nouveau Casino au mois de juin 2010 suivi quelques mois plus tard par un nouveau concert à la Cigale et puis pour finir cet ultime concert au Bataclan. Certains diront que cela fait beaucoup. Je ne vais pas les contredire mais pour le fan, c’est un plaisir. Sauf que cette fois il faut bien admettre que le prix des places est trop élevé : 34 euros pour le Bataclan, ce n’est pas donné surtout pour leur public en majorité des jeunes encore scolarisés ou étudiants. C’est certainement aussi la raison qui fait que le Bataclan n’affiche pas complet mais rassurons nous, la salle sera tout de même très bien remplie.  Ce genre de concert, il faut le vivre au premier rang enfin c’est comme cela que je le conçois et pour être au premier rang eh bien il faut arriver tôt. Chose faite bien entendu mais dieu qu’il fait froid !! D’autant plus que je ne suis pas trop couvert sachant que c’est de plus en plus la galère pour poser ses affaires sur la crash barrière, une nouvelle lubie des organisateurs sans doute car on ne voyait pas trop cela avant. Le public est bien sur majoritairement féminin. Ce soir ce seront les retrouvailles avec Cécile, Alice et Marine sans oublier Armelle.

Un petit mot bien sur la première partie qui est assurée ce soir par Is Tropical. J’avais déjà vu ce groupe il y a quelques mois et je n’avais pas aimé du tout. Je vais être indulgent ce soir en disant que j’ai un peu plus apprécié. Bon apprécié c’est un bien grand mot car la musique elle n’a rien d’originale, de l’électro assez rock mais moi j’ai l’impression d’entendre et de réentendre toujours la même chose, lassitude quand tu nous tiens !! J’ai tout de même aperçu au premier rang, côté gauche deux ou trois jeunes filles qui déliraient vraiment. Le son n’était pas trop mauvais, et j’ai doucettement tapé du pied. Sinon pour le look, désolé mais je le trouve naze !! Les cheveux en avant et le foulard sous les yeux, j’ai trouvé cela… quelconque !!! S’il faut de tels artifices pour faire le buzz et surprendre et bien où va t’on ! Comme  j’ai dit que je serai indulgent ce soir alors je conclurai en disant que les 31 minutes de leur set ont légèrement réchauffé l’ambiance.

Car de se réchauffer il en est bien question ce soir. Après le set de Is Tropical je suis encore transi de froid. Autour de moi certains sont déjà en tee shirt, Brrreeee, ça caille !! Heureusement l’attente n’est pas trop longue, les roadies circulent  nonchalamment sur scène et règlent les derniers détails, en gros les boissons (important ça !) et les serviettes, pour le reste tout a déjà été fait lors du soundcheck.


Il doit être aux environs de 21h lorsque les lumières s’éteignent et qu’une musique s’élève pendant 2 minutes environ faisant monter l’ambiance dans la salle. Nos quatre héros de Klaxons (+ un musicien additionnel aux platines) apparaissent alors sous les vivas de la foule et puis d’un coup Jamie Reynolds lance un DJ !!! qui me surprend presque et qui en fin de compte me désole un peu !  Et oui il joue de nouveau mon morceau favori en ouverture de concert. C’est pas bon ça les gars !! Je ne suis pas chaud moi ! C’est vrai quoi, j’ai pas eu le temps d’entrer dans le concert, le son en plus était pas parfait en ce début de set du coup mon plaisir a été un peu gâché. Heureusement tout de même que Atlantis To Interzone dure assez longtemps et qu’il y a des sortes de break et des reprises. Tout de même c’est du gâchis… C’est presque traumatisé que je regarde le concert, toujours pas chaud (au sens propre comme au sens figuré) mais le feeling revient rapidement, j’oublie vite ce que je qualifierai de « malentendu » (Atlantis To Interzone joué au début c’est quoi ce bordel ?) pour entrer tout doucement dans le bain. Flashover c’est pas encore ça car le son est encore brouillon et moi aussi mais dès la suite, c’est bon je suis dedans. Et puis de toutes façons vaut mieux car même si je ne suis pas plein centre, ça commence à pousser derrière. Et presque miraculeusement le son devient pour ainsi dire parfait, je m’aperçois aussi que de l’endroit où je suis placé que le clavier additionnel qui se trouve près du batteur fait beaucoup de choses. Presque plus par moments que James Righton même ! Ah oui j’allais oublier, James porte ce soir un magnifique tee shirt à l’effigie de David Bowie, signe tout de même que le môme a bon goût. Du côté gauche presque isolé du reste du monde Simon Taylor semble être le seul des trois à être dans son monde à lui, le guitariste gaucher enchaine les riffs aidé en cela par trois amplis Fender. C’est vrai qu’il semble le plus introverti sur scène mais certainement pas le moins efficace. A partir de The Same Space le concert est lancé sur ses rails et ce qui est presque étonnant c’est que dorénavant les morceaux de Flashover s’intègrent parfaitement dans la set list sans aucune discontinuité ni baisse de régime. Au nouveau Casino il y a quelques mois nous étions un peu sur la réserve à l’écoute de Flashover et autre Surfing The Void. Envolé ce sentiment signe que leur second opus est réussi même s’il ne contient pas de morceaux forts comme sur le premier album. Je vais prendre pour exemple deux morceaux, pour moi, caractéristiques de l’évolution du groupe et qui ce soir m’ont bouleversé par leur beauté et par leur côté intemporel ; tout d’abord Vénusia, un  morceau qui me transporte véritablement et puis Futures Memories autre petit bijou signe que Klaxons est capable de faire autre chose que de la New Rave. D’ailleurs ce terme de Nu Rave m’a toujours semblé n’être employé que pour Klaxons. J’ai toujours eu l’impression qu’ils étaient les seuls représentants ou presque de ce mouvement éphémère. Mais entre ces moments de grâce car c’est bien de cela dont il s’agit on va se prendre une grosse claque dans la tronche. L’ambiance avait commencé à monter avec l’enchainement AS Above So Below/Gravity’s Rainbow suivi un peu plus tard par peut être la meilleure version de Golden Skans que j’ai entendu. Mais le grand moment du concert ce sera sans aucun doute l’enchainement Two Receivers/Magick. Je ne sais pas si vous me comprenez mais c’est un peu comme Power Out/Rebellion par Arcade Fire, la fin d’un morceau et la naissance d’un nouveau encore plus puissant. Eh bien ce moment particulier où l’on entend encore des bribes de Two Receivers et où l’on commence à percevoir les premières notes de Magick, cela me fait frissonner d’excitation !!! Et alors Magick !!! Grand tout simplement. Le top du concert pour ma part. La suite sera un peu plus calme avec Echoes qui viendra clôturer le set avant le rappel.

Un rappel un peu trop court à mon goût mais Klaxons n’est pas vraiment réputé pour faire de longs concerts. J’avoue que l’espace d’un instant j’avais imaginé (un peu d’utopie cela ne fait pas de mal) que le groupe finirait par une seconde version sur vitaminée de Atlantis (comme l’avait fait par exemple Frankie Goes To Hollywood en 1985 au Zénith en jouant Relax en début de set et en le reprenant pour le final) mais la c’était vraiment un rêve de ma part. Mais la fête ne sera pas gâchée pour autant car  le groupe finira en beauté sur It’s Not Over Yet. 1H10 de concert c’est tout de même un peu léger.

Dur dur d’avoir une set list lorsque on est entouré de jeunes filles passablement excitées pour certaines mais j’obtiendrai tout de même la dernière à distribuer, celle de Jamie. A propos de Jamie d’ailleurs j’ai bien rigolé par la remarque de Cécile ou d’Alice je ne sais plus trop qui me faisait remarquer que le groupe devait certainement s’habiller aux puces ! C’est vrai que l’on a croisé le groupe dans la queue dehors en attendant l’ouverture des portes et le pull ou le sweat jaune de Jamie complètement défraichi était assez parlant !

Voici un moment que j’apprécie beaucoup, l’après concert, on discute avec les filles, échanges d’opinions. On croise, on salue des gens que l’on n’avait pas vu avant, Charlotte par exemple arrivée certainement à la bourre. Pour conclure simplement je dirai que le concert a été bon une fois de plus. On constate que Klaxons a évolué avec son second album qui leur a apporté une nouvelle dimension, ce n’est plus seulement maintenant le groupe New Rave avec des fans brandissant des bâtons fluo (quoiqu’en France on n’ait pas vraiment trop vu ce phénomène). Et aussi c’est flagrant une évolution en ce qui concerne leur aptitude à bien jouer (d’un point de vue technique). L’ensemble qui se dégage n’est plus brouillon comme par le passé. Reste maintenant à conquérir de nouveaux fans…»







Klaxons formé en 2005, fait partie de ces groupes difficiles à placer dans une catégorie bien définie. On qualifie leur musique de « acid-rave sci-fi punk-funk » et New Rave.

(http://www.myspace.com/klaxons)



ALBUM
2007 : Myths of the Near Future
2010 : Surfing The Void
 EP
2006 : Xan Valleys (Modular Records)
2006 : Magick (Because music)
2010 : Landmarks Of Lunacy (téléchargement gratuit)



 



Jamie Reynolds : Vocals, Bass guitar, Keyboards
James Righton : Vocals, Keyboards, Bass Guitar
Simon Taylor : Guitar, Backing Vocals
Steffen Halperin : Drums, Backing Vocals








La Setlist du Concert
KLAXONS

 



Atlantis To Interzone (Myths Of Near Future - 2007)
Flashover (Surfing The Void - 2010)
The Same Space (Surfing The Void - 2010)
As Above So Below (Myths Of Near Future - 2007)
Gravity's Rainbow (Myths Of Near Future - 2007)
Venusia (Surfing The Void - 2010)
Golden Skans (Myths Of Near Future - 2007)
Twin Flames (Surfing The Void - 2010)
Future Memories (Surfing The Void - 2010)
Two Receivers (Myths Of Near Future - 2007)
Magick (Myths Of Near Future - 2007)
Valley Of The Calm Trees (Surfing The Void - 2010)
Cypherspeed (Surfing The Void - 2010)
Echoes (Surfing The Void - 2010)

Encore

Surfing The Void (Surfing The Void - 2010)
It's Not Over Yet (Myths Of Near Future - 2007)


La durée du concert : 1h10

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vendredi 14 janvier 2011

GODSPEED YOU ! BLACK EMPEROR ~ La Grande Halle De La Villette – Charlie Parker - Paris.














Opening Act : TOTAL LIFE

Ce qu’en a pensé Gilles B. :

« Attention : groupe mythique !  Les canadiens de GYBE restent pour la plupart d’entre nous un groupe mystérieux au patronyme pour le moins étrange et d’ une philosophie qui ne l’est pas moins. Quant à moi,  je ne connais véritablement Godspeed you que depuis un  peu plus d’un an. Comme tout le monde j’avais vu ce nom bizarre circuler un peu partout mais je ne les avais pas encore écouté vraiment. Malgré cela je reste toujours dans l’expectative car on ne les écoute pas comme les autres groupes. Il faut des conditions particulières, ce qui m’a été confirmé par une de mes connaissances à la fin de leur concert et effectivement c’est là que j’ai compris.

Mais revenons un peu en arrière. Les 4000 places de la Grande Halle ont été vendues depuis longtemps. Ce qui est  assez étonnant pour un groupe aussi indépendant. A mon avis ils auraient pu facilement remplir un Zénith.  J’arrive sur place, très en avance, à cause du problème de stationnement récurent  et des Chemical Brothers au Zénith. Une dizaine de personnes sont déjà présentes, la plupart venant de province. Certaines suivront le groupe un peu partout en Europe. Il est vrai que leurs concerts sont très rares (dix ans qu’ils ne sont pas passés à Paris je crois). Pas de chance il commence à pleuvoir, et damned ! je ne suis pas vraiment équipé pour la pluie ! Bon ce ne sont que de petites averses. Entre temps le service d’ordre a ouvert les barrières et nous avançons d’une centaine de mètres avant d’être à nouveau bloqués par de nouvelles barrières, des petits malins en ont bien sur profité pour se faufiler… 18H30, ouverture des portes, contrôle des billets, on fait une cinquantaine de mètres, nouveau contrôle : fouille sommaire. Enfin on peut rentrer dans la salle, après ce parcours du combattant !   

Mauvaise surprise ! La scène est démesurément haute, je reste tout de même devant mais : très perplexe. La salle est grande, très grande même, pas de gradins. Commence une longue attente, seul hélas, j’apercevrai  Anthony un peu plus tard. Vers 19h30 un  homme arrive sur scène et se place derrière une table où se trouvent je suppose plusieurs boitiers électroniques. Commence alors une espèce de calvaire qui va durer une demi-heure. Un set en continu, un bourdonnement bruyant qui abîme les oreilles. Le côté agressif et fatiguant de la chose m’ennuie profondément. Je ne dis pas qu’il n’a pas sa place mais nous l’infliger en première partie non ! son nom : Total Life.

Pas grand monde sur scène. De temps en temps quelqu’un pose des serviettes puis des bouteilles d’eau et des canettes de bière, pas de sound check, on attend. Un type entre sur scène et accorde un instrument…. Deux autres arrivent. Chacun de son côté bricole son instrument accroupi par terre sans un regard pour le public. Puis  un quatrième personnage  prend place et sans que l’on s’en rende compte le concert a débuté depuis plusieurs minutes. Et presque miraculeusement ce que l’on pensait être une séance d’accordage et de préparation n’était en fait qu’un « morceau ». Je ne sais pas d’ailleurs comment appeler chaque phase musicale du groupe. Chacune est une sorte de fresque extrêmement compliquée et très difficile à transcrire en mots. Un concert de Godspeed You ! Black Emperor  ne se décrit pas,  ne se regarde pas vraiment non plus mais s’écoute les yeux le plus souvent fermés. Et ainsi vous vous évader complètement. Cette terrible intro m’a fasciné. Au début je ne comprenais pas. 10 minutes après j’étais sur le cul. Comment est ce possible ? Comment d’une telle complexité peut on accoucher d’une musique aussi lumineuse ? Je dis lumineux car c’est le mot qui me vient à l’esprit. Quand chaque « fresque » débute bien qu’il n’y a vraiment jamais de rupture entre chaque élément donc pas vraiment de « début », je ne comprends pas forcément tout. Quelques notes répétitives, parfois des agressions sonores qui ne collent pas, je regarde les trois guitaristes, tous assis avec à leurs pieds des ribambelles de pédales d’effets. Chacun semble ignorer ce que fait l’autre. Je regarde et je m’interroge, je baille un peu et les minutes passent et sans que je m’en rende compte les trois guitares sont en harmonie, le violon lancinant les accompagne, une structure se met en place par miracle. Le son ne vient plus de devant mais de partout, j’ai l’impression que je vis en quadriphonie. Cela joue fort même très fort, mes yeux se ferment, l’intro du morceau est maintenant achevée, le morceau semble structuré, une sensation de plaisir m’envahit, les strates de notes tourbillonnent dans mon cerveau, dans ma tête tout entière et chaque boucle devient différente, un ajout, une pédale qui a été activé, avec systématiquement le son qui prend des proportions de plus en plus intenses, on pensait que c’était fort et bien non ils en rajoutent encore une couche. Et puis on atteint le paroxysme, tout est multiplié par dix et l’impression ressentie est incroyable et par trois ou quatre fois mon corps a réellement frissonné, pas pu me retenir car c’était trop, trop bon, trop intense presque, comme un très très long orgasme. Et je souris les yeux fermés. Je ne peux pas m’en empêcher car on atteint par moment une sorte de paradis, l’osmose avec la musique est parfaite, un déluge sonore m’entoure et prend possession de tout mon corps, exit les 4000 personnes autour de moi. Puis comme pour les longues intro, la descente se fait en douceur.

C’est ça Godspeed You ! Black Emperor. Ne vous attendez pas un concert de rock traditionnel, on est très loin des convenances classiques. N’essayer même pas de vous faire une idée sur disque, moi je n’y suis pas arrivé, seul le live peut vous donner une idée. Et voyez vous, pour la presque première fois je dois dire que j’ai imaginé après le set du groupe le même concert mais avec des transats alignés dans la grande halle, et nous en position allongée, les yeux tournés vers le plafond en train de regarder les projections chaotiques qui accompagnent le groupe sur scène. Oui j’aurais aimé vivre le concert comme cela. Pour être, plus terre à terre, je rappelle juste que ce soir ils étaient 8 sur scène, une scène en demi cercle avec une dizaine d’amplis qui se faisaient face, trois guitaristes, un bassiste et un contrebassiste, une violoniste, un batteur et un clavier. A noter aussi pour l’anecdote un éclairage inexistant d’où mes photos inexistantes elles aussi. 4 spots orange, en tout et pour tout, placés à 20 mètres de haut, l’éclairage du Glazart est battu….). Mais on s’en fout un peu de tout cela. Reste au final un concert fleuve de 2h30, l’impression d’avoir vécu quelque chose de peu commun. Des oreilles qui sifflent aussi car le son était incroyablement compact et fort au premier rang. C’est sur que cette expérience est difficilement renouvelable tous les soirs. Il faut absorber ce que l’on a ingurgité. Il faut le digérer. Je retrouve les connaissances de concert à la sortie, Armelle et puis Oliver. On confronte nos points de vue. Le merchandising est pris d’assaut à tel point que je rends les armes et décide de quitter la salle sans rien acheter.

Dehors la pluie est calmée. De loin j’entends des boum boum qui résonnent. les Chemical n’ont pas fini leur set, tant pis je n’attendrai pas Vincent. En chemin je repense à ce concert et à ce groupe si singulier. Godspeed You ! Black Emperor est bien un grand groupe, hors du commun sans aucun doute. J’espère ne pas avoir à attendre encore dix ans avant de les revoir. Cette expérience, ce soir, fut enrichissante et la rentrée 2011 (pour moi c’est la rentrée des concerts !) fort réussie. »
 







Godspeed You! Black Emperor (anciennement Godspeed You Black Emperor!, connu également sous les acronymes GY!BE et GYBE!) est un groupe de post-rock canadien basé à Montréal, Québec. Ce groupe est généralement classé comme appartenant au mouvement post-rock, bien qu’il n’appartienne à aucun cadre réel et présente un large panel d’influences, allant du rock progressif au punk et de la musique classique à l’avant-garde.

 (http://www.myspace.com/gybeconstellation)


All Lights Fucked on the Hairy Amp Drooling (1994)
f#a#∞ (1997)
Lost in the House (piste 2, sunshine + gasoline, la première étant de Fly Pan Am ; supplément gratuit de l'Amazezine Magazine numéro 4 ; 1998)
Slow Riot for New Zerø Kanada (1999)
Lift Your Skinny Fists Like Antennas to Heaven (2000)
Yanqui U.X.O. (2002)




David Bryant – guitar, tapes
Efrim Menuck – guitar, tape loops keyboards
Mike Moya – guitar
Sophie Trudeau – violin
Thierry Amar – contrebasse, bass
Mauro Pezzente – bass
Bruce Cawdron – drums, percussion
Aidan Girt – drums, percussion
Karl Lemieux -- film projections




La Setlist du Concert
GODSPEED YOU ! BLACK EMPEROR 

01.   Hope drone
03.    Monheim
04.    Albanian
05.   Chart #3 (Lift Your Skinny Fists Like Antennas to Heaven - 2000)
06.   World police and friendly fire (Lift Your Skinny Fists Like Antennas to Heaven - 2000)
07.   Dead Metheny
08.   Rockets Fall on rocket Falls (Yanqui U.X.O - 2002)
09.   BBF3

La durée du concert : 2h30

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