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mercredi 26 janvier 2011

BIRDPEN ~ Le Batofar. Paris.












Opening Act : CAN


Ce qu’en a pensé Gilles B. :

« Mon second concert de Birdpen en l’espace de 5 semaines. Et dire que je ne connaissais pas du tout ce groupe avant. L’ayant découvert en première partie de Mélissa Auf Der Maur, c’est tout naturellement que j’ai pris ma place même si l’idée d’aller au Batofar ne m’attirait pas trop. 5 ans que je n’y avais pas mis les pieds et cela ne me manquait pas vraiment ! J’ai rendez-vous avec Vincent sur place. Le temps, Le temps de  m’orienter à la sortie de la B.F.M. et de découvrir ce nouveau quartier, j’arrive enfin au Batofar alors que l’ouverture est déjà faite depuis un moment. Il est 19h20. Je suis donc en retard pour l’ouverture des portes à 19 h ! mais pas pour le spectacle, car la première partie n’est pas encore la. La salle commence à se remplir et moi je trouve un endroit pour m’appuyer ne serait-ce que pour la première partie.

Il doit être pas loin de 20h lorsque CAN entre sur scène. Attention à ne pas confondre avec le groupe allemand des années 70. Ce soir, il s’agit d’un trio français venu avec leurs fans vu les cris d’enthousiasme à leur arrivée et les applaudissements frénétiques d’une partie du public, sûrement des amis voire de la famille. Je n’ai pas une grande estime pour les groupes de rock français à de rares exceptions près. Les deux premiers morceaux sont prometteurs, du blues rock savamment joué et pour mettre le public dans sa poche l’intro zeppelinesque de In My Time Of Dying ainsi que deux morceaux assez bien joués et chantés (en Anglais) s’ensuit un morceau atroce chanté en Français cette fois. On retombe dans ce que je ne supporte pas, cette espèce de musique qui oscille entre le rock et la variété, du rock-variété quoi, trop grand public, trop … Français tout simplement. Et puis tous les clichés, allez le Batofar, on ne vous entend pas !! Tout sauf de la finesse. La différence entre un Wakey Wakey dimanche dernier qui communique avec le public tout en finesse et ce groupe qui le fait très maladroitement. La suite est en dents de scie, de bons passages avec toujours cet esprit bluesy et un gros son, mais aussi paradoxalement l’impression de déjà vu et de manque d’originalité. Par moments, je pense même au Wishbone Ash de la grande époque. Bref, ces gamins sont de bons musiciens, mais manifestement pas de grands compositeurs. La fin du set est émaillée de quelques ennuis techniques avec la grosse caisse de la batterie, le guitariste en profite pour ressortir du Led Zep, Ramble On, cette fois-ci. Bon succès d’estime pour ce set qui aura duré 45 minutes. On ne s’est tout de même pas ennuyé même si l’originalité était ailleurs. Bizarrement, les «amis» du groupe quittent la salle, visiblement peu intéressés par le groupe qui va suivre. Tant mieux je peux m’avancer plus près de la scène. C’est là que je retrouve Michael et Armelle qui viennent me rejoindre.

L’intermède entre les deux groupes sera de courte durée. En effet, il s’écoule à peine plus d’un quart d’heure avant que les musiciens de Birdpen fassent leur apparition avec à leur tête David Penney le guitariste et chanteur d’Archive. Bienvenue dans ce…. bateau nous dit il en guise d’accueil avec un petit sourire. Le premier morceau me conforte de suite dans l’opinion que je m’étais faite du groupe, C’est brillant tout simplement. Les notes de No Escape  fusent dans le Batofar, le son, bonne surprise, est très bon et même assez fort et je me laisse vite porter par les vagues de guitares qui me mènent dans un état proche de l’hypnose. A priori beaucoup de nouveaux morceaux dans ce set. J’ai vraiment l’impression que leur prochain album sera bon si j’en crois ce que j’écoute, car après un petit moment de faiblesse dans le show juste après ce début formidable, le groupe reprend sa vitesse de croisière et nous assène un coup de massue avec le très noisy Saver Destroyer que j’ai trouvé excellent. Birdpen c’est un mélange de musique d’ambiance, de noise aussi avec les nappes de guitares et de claviers. Ils dégagent aussi un côté tribal qui n’est pas sans me rappeler Killing Joke. Un morceau m’a particulièrement marqué, ce fut Only The Names juste avant le rappel avec une terrible montée en puissance sonore aboutissant à une espèce d’explosion, j’adore ! Pour finir un beau rappel avec encore des morceaux inédits. Birdpen n’a pas donné un concert au rabais ce soir !

Je retrouve tous les amis juste après les dernières notes du groupe qui aura joué 1 h 22. Vincent a entre-temps ramassé la set list. Moi je suis définitivement conquis par ce groupe que je trouve brillant et intelligent. Pas grave, si je prends un peu le train Birdpen en marche, je vais dorénavant me rattraper. »

                                     





photos de gilles b

Birdpen est un groupe de rock anglais et ils se sont formés en 2003. Il est composé de David Penney, guitariste et chanteur du collectif Archive, Mike Bird et James Livingstone Seagull. En 2005, Dave Pen rejoint les rangs du groupe Archive et participe à l'album Lights. Dès lors, il poursuit son activité au sein des Deux groupes, apparaissant avec BirdPen en première partie des concerts d'Archive. Après avoir autoproduit cinq EP depuis 2003, BirdPen a sorti son premier album On/Off/Safety/Danger, en 2009.

(http://www.myspace.com/birdpen)


Discussing Robots - Dig That Hole EP (2003)
Fake Kid EP (2005)Be Yourself EP (2006)
One in Fifty-Four EP (2007)
Breaking Precedent EP (2008)
On/Off/Safety/Danger (2009)    


BIRDPEN





•    David Penney : chant, guitare, clavier
    •    Mike Bird : guitare, clavier
    •    James Livingstone Seagull : batterie
+1 Bassiste en concert








 La SETLIST du Concert
BIRDPEN


No Escape (New)
Missing Sun (New)
Man On Fire (On/Off/Safety/Danger - 2009)
Mule (New)
Nature Regulate (New)
Sorrow (New)
Saver Destroyer (New)
Off (On/Off/Safety/Danger - 2009)(Archive Cover)
Machines Live Like Ordinary People (On/Off/Safety/Danger - 2009)
Only The Names Change (New)

Encore

Cold Blood (On/Off/Safety/Danger - 2009)
> Inside Nowhere (New)
Thorns (New)





La durée du concert : 1h25

AFFICHE / PROMO / FLYER

 
 

































dimanche 23 janvier 2011

WAKEY WAKEY ~ La Maroquinerie. Paris.












Opening Act : Erevantusk



Ce qu’en a pensé Gilles B. :

« J’ai beaucoup hésité avant d’acheter cette place de concert. Sortir le dimanche ne me passionne pas trop et puis je trouvais que 24 euros pour la Maro était très cher. Après une ultime écoute sur Deezer je me décide et pars chercher ma place à la Fnac. Je n’ai découvert Wakey! Wakey! que le jour de la mise en vente des billets à la Fnac. J’aime écouter et découvrir les  groupes ou artistes « inconnus » programmés à Paris. Pour ce groupe, je me suis aperçu, que je le connaissais, un peu, grâce leur chanson, Almost Everything.

Départ de Franconville vers17 h le temps de trouver à me garer je suis devant la Maro vers 18 h comme indiqué sur le billet. Manque de chance, une assez longue queue, s’est déjà formée. Je patiente. 18H15 ouverture des portes. A priori pas mal d’Américaines dans le public en majorité féminin. J’entre dans la salle. Le premier rang est déjà complet. Je prends donc place à droite au dessus des marches, la tête collée contre le gros caisson de basse. La coursive supérieure de la Maro est fermée, il n’y aura donc pas beaucoup de monde ce soir. Les spectateurs déjà entrés constituent la quasi-totalité du public que j’évalue à 150 personnes environ.

Vers 19 h, deux jeunes gens prennent possession de la scène. Il s’agit de Erevantusk enfin deux des cinq musiciens du groupe. Cela m’est déjà arrivé, mais je trouve toujours dommage quand un groupe se produit en formation restreinte. Malgré tout, les deux musiciens vont pendant une petite demi-heure réussir à captiver l’audience par leurs harmonies et leurs chansons tristes et nostalgiques qui parlent le plus souvent d’amour contrarié ou impossible. Avant chaque morceau, l’un des deux musiciens explique et décrit la prochaine chanson. Le tout d’un ton calme, mais enjoué malgré la tristesse des paroles. Ils chantent en anglais et s’accompagnent à la guitare avec parfois un ukulélé. Plutôt bien musicalement ! J’aimerais voir ce qu’ils donnent lorsque le groupe est au complet.

Le matériel de WW n’était pas installé sur scène. L’inquiétude montait lentement, mais je pensais naïvement que le staff technique l’installerait après la première partie. Pas du tout ! quelqu’un du staff de la Maro met en place un piano électrique, plein centre de la scène, deux retours sur chaque côté c’est tout !  Il va falloir que je me «paie» un set en solo…

Il est à peine 20 h lorsque Mike Grubbs le leader incontesté de Wakey Wakey fait son apparition, sans les 4 musiciens présents sur le disque et que je pensais retrouver ce soir. Du coup le concert va prendre une autre tournure, tout simplement parce que la majeure partie des morceaux de leur dernier et très bon album (Almost Everything) est fait pour être interprété par un groupe et non par un unique pianiste/chanteur. Donc, revenons à Mike Grubbs qui est pour moi l’américain type. C'est-à-dire qu’il arrive à mettre le public dans sa poche en quelques secondes grâce avec quelques remarques. Par exemple, qu’il est impressionné de voir  tant de gens qui se sont déplacés un dimanche soir. En s’excusant aussi de ne pas parler français à part deux trois phrases. Et puis pratiquement entre chaque morceau nous narrant une anecdote. Le tout fait d’une manière si naturelle et humoristique que l’on ne peut qu’adhérer. Typiquement américain, par l’impression d’une facilité naturelle à communiquer et à se faire comprendre malgré la barrière de la langue. Bref, on passe un bon moment entre anecdotes et remarques sur tous ces gens avec des « electonic devices » comme il le dit. Les jeunes femmes du premier rang le mitraillent au flash. Il ne bronche pas. Lorsqu’un portable sonnera, il s’arrêtera de jouer. Et en rigolant interpellera la personne, lui demandant de répondre à cet appel surement urgent !! Bref un humour énorme et très naturel. Les chansons sont belles, pas forcément à mon goût en l’absence d’un groupe. Cependant, sa voix, son talent de pianiste et puis des morceaux assez court, maxi 3 minutes empêcheront que je m’ennuie ou que je me lasse. On aura droit à un petit dialogue amusant sur les différentes réactions des publics européens. Bref Mike Grubbs est à l’aise, il se sent bien dans ce club dont il n’arrive pas à prononcer le nom (Maroquinerie). Il remercie tout le monde pour l’accueil qui lui a été réservé et aussi pour le matériel mis à sa disposition c'est-à-dire un très beau piano électrique. Bref, il semble assez heureux de cette journée. Le public même peu nombreux n’est constitué que de fans passionnés, d’où leur arrivée très en avance. Les blagues et surtout l’attitude naturelle de Mike Grubbs ont fini par me contaminer et j’ai ri de bon cœur. En ce qui concerne la musique, j’avoue n’avoir reconnu que 2 ou 3 chansons. Le très beau Almost Something joué vers la fin, ou ce qui aurait du être la clôture, car Mike au lieu de quitter la scène a joué une ultime chanson non prévue sur la set list), ainsi que Dance So Good certainement pas la chanson que je préfère du dernier album, mais qui passait bien en piano solo. Et une petite curiosité en fin de set avec la reprise de Girls Just Want To Have Fun de Cindy Lauper.

Voilà, Mike Grubbs s’éclipse au bout de 1h10, après nous avoir invités à venir discuter, voire partager un verre. Pas le concert du siècle, mais la découverte d’un musicien fort agréable. Mon souhait est qu’il revienne avec ses musiciens pour pouvoir prendre une autre mesure de son talent. Avant de partir, j’achète le dernier CD pour 10 euros, prix qui reste fort raisonnable !»




photos de gilles b


Wakey!Wakey! est un groupe Pop/Rock originaire de New York crée par Mike Grubbs, dont il est le chanteur et le pianiste, en 2006.



Silent as a Movie - 2007
Wakey!Wakey! Wednesdays - 2008
Live At Bowery Ballroom - 2008
The War Sweater EP - 2009
Almost Everything I Wish I'd Said the Last Time I Saw You - 2010








Mike Grubbs : Vocal, Piano









La Setlist du Concert
WAKEY! WAKEY!

Non Disponible

La durée du concert : 1h10

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