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samedi 5 février 2011

LILLY WOOD & THE PRICK ~ Le EMB. Sannois.











Première Partie : Phoebe Killdeer & the Short Straws




Ce qu’en a pensé Gilles :

« Une place de concert prise un peu à la dernière minute parce que l’EMB est à côté de chez moi. Je suis curieux de voir l’évolution de Lilly Wood & The Prick que j’avais vus, il y a pas presque deux ans, à Rock en Seine, puis au Point Ephémère. À l’époque, si mes souvenirs sont exacts, la formule du groupe en trio ne m’avait pas séduit. J’arrive à 19h30  avec presque une heure d’avance sur l’ouverture des portes et, mauvaise surprise, il y a déjà du monde. Heureusement, je réussis sans trop de mal à entrer parmi les premiers pour me diriger au premier rang plein centre. L’EMB n’est pas complet, mais bien rempli aux trois quarts.

21 h. La première partie, Phoebe Killdeer & The Short Straws  est une «vieille» connaissance, déjà vue il y a quatre ans avec Nouvelle Vague, et il y a trois ans en première partie de Brisa Roché déjà à l’EMB. Je suis surpris. J’ai un peu de mal à la reconnaître. J’avais d’elle le souvenir d’une belle femme un peu ensorcelante. Ce soir, le rêve est rompu ! Je ne sais pas ce qui a changé en elle. Malgré tout, musicalement cela tient toujours bien la route, accompagnée d’un groupe dont un excellent guitariste (le sosie de Phil Lynott), Phoebe va fournir un set très rock’n’roll avec toujours cette petite touche théâtrale. Elle a visiblement beaucoup évolué, moins dark et gothique qu’avant. Son univers musical aussi en conséquence : plus traditionnel ? C’est sympa, mais il manque le petit quelque chose, certainement au niveau des compositions qui, si elles ne sont pas mauvaises, me semblent tout de même manquer un peu d’originalité. Mais bon, ce seront 47 minutes pas désagréables.

La première chose qui me surprend est que le groupe est maintenant composé de 5 musiciens. De fait, la musique va aussi s’en ressentir. Nili Hadida est tout simplement ravissante dans sa petite robe noire plissée. La première chose que je remarque et qui ne m’avait pas frappé lors du dernier concert est sa voix grave et rauque. Nili chante avec justesse et avec un grand naturel. De plus, les textes sont en Anglais. Lilly Wood joue dans un registre pop-rock assez tranquille et sur scène. Cela passe très bien d’autant plus que Nili, au fur et à mesure de la progression du concert, fait participer le public en lui demandant de reprendre avec elle certains couplets. Un public d’ailleurs très réceptif. Je connais peu les chansons du groupe, mais j’ai bien aimé Water Ran ou encore Little Johnny une des plus belles chansons du CD. Le public participera activement sur «Somewhere To Go» remplaçant ainsi les chœurs présents sur le disque. Je considère ce moment comme un des plus beaux du concert. Bien sûr, ils joueront leurs titres les plus connus, This Is A Love Song et Down The Drain, qui ne sont pas forcément mes préférés. Par moment le concert prendra une tournure plus rock et Nili se transformera en sauvageonne soit derrière un tambour en le frappant avec ardeur soit en fin de concert en montant sur la batterie pour faire un saut de l’ange, mais… en s’affalant de tout son long. Tout cela sent la bonne humeur et une espèce de candeur qui, je l’espère perdurera. À noter que leurs futurs concerts à La Cigale et au Bataclan seront à guichet fermé.

1 h 10 d’un bon concert, où je ne me suis pas ennuyé, bien que ne connaissant pas tous les morceaux. Même si je n’ai rien trouvé de véritablement surprenant ou innovant, il est vrai que leur progression en deux ans est assez impressionnante. C’est avec la setlist en main que je quitte l’EMB en espérant y revenir cette année en fonction de la programmation. »






photos de gilles b

Lilly Wood and the Prick est un groupe français de pop, folk electro, formé en 2006. . Ce groupe français chante en anglais. Leurs influences vont de Johnny Cash à Patti Smith en passant par The Kills.



2009 : Lilly Who and the What ? EP
2010 : Invincible Friends







Nili Hadida (chant)
Benjamin Cotto (guitare)








La Setlist du Concert
LILLY WOOD & THE PRICK



Hymn to My Invisible Friend (Invincible Friends - 2010)
(No No) Kids (Invincible Friends - 2010)
Water Ran (Invincible Friends - 2010)
L.E.S artistes (Santigold Cover) (Invincible Friends - 2010)
La Mode x 3 (New)
Horny (New)
A Time Is Near (Invincible Friends - 2010)
Cover My Face (Invincible Friends - 2010)
Little Johnny (Invincible Friends - 2010)
This Is a Love Song (New)
Hey It's OK (Invincible Friends - 2010)
Down the Drain (Lilly Who and the What ? EP - 2009)
My Best (Invincible Friends - 2010)

Encore

Prayer in C (Invincible Friends - 2010)
Middle of Night (New)
Hopeless Kids (Invincible Friends - 2010)

La durée du concert : 1h25

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vendredi 4 février 2011

MORIARTY ~ Le EMB. Sannois.











Première Partie : François & The Atlas Mountain


Ce qu’en a pensé Gilles :

« Des trois groupes français émergeant, les autres étant The Do et Cocoon, Moriarty semble être le plus discret à l’approche de la sortie de leur nouvel album que précède une tournée dont 6 dates au Trianon. Le plus discret, mais aussi le plus indépendant, le plus libre je dirais même. Que l’EMB les programme, c’est une bonne surprise pour moi qui n’habite qu’a 5 minutes, et qui aime bien la salle. La soirée affiche sold out et je me présente un peu en avance histoire d’assurer le premier rang. Chose faite sans grand problème après la traditionnelle ouverture des portes dès 20h30. La salle est en configuration maximum avec les gradins entièrement repliés.

Il est pile-poil 21 h lorsque François & The Atlas Mountain montent sur scène. J’avais déjà vu ce groupe lors d’un concert en première partie de Besnard Lakes il y a presque un an au Bus Palladium. Pas grand-chose de changé depuis. Leur musique évoque toujours des rythmes tropicaux avec un parfum d’Afrique, cela me fait penser parfois à Fool’s Gold . Le plus du groupe ce sont ses percussions assez originales. Le moins j’allais presque dire ce serait son chanteur qui ne s’impose pas vraiment sur scène. J’ai un peu moins aimé cette fois, car j’ai trouvé que c’était toujours un peu la même chose et que je finissais par me lasser. Pourtant le final sera intéressant, dans sa première partie du moins avec cette fois un changement complet de registre pour l’interprétation d’une chanson faisant beaucoup penser à ce que faisait Dominique A. de la simplicité et une mélodie qui reste dans la tête, malheureusement le morceau finira en eau de boudin. Et puis la tenue du chanteur/guitariste…… on aurait dit un des membres de These New Puritans !! 36 minutes de concert bien accueilli par le public.

Ça fourmille sur scène pour installer le matériel de Moriarty. Il ne reste que  peu d’éléments de ceux que le groupe avait sur scène il y a deux ans. Aujourd’hui comme pour de plus en plus de groupes, le matériel et autres accessoires figuratifs forment une sorte de demi-cercle donnant ainsi à la scène un côté beaucoup plus intimiste. De gauche à droite, il y a un vieux baquet cabossé puis des valises superposées comme le seraient des amplis de guitares puis vers le fond l’espèce d’accordéon à soufflet posé sur une table  et en allant vers la droite, devant, se trouve la contrebasse et la batterie. Un par un les musiciens entrent sur scène Rosemary en dernier. Elle est plutôt sexy ce soir avec son petit blouson en cuir, ses chaussures blanches à talons et sa jolie robe. C’est vrai que les grosses lunettes lui donnent un air sévère et un peu niais. Le nouveau Moriarty sonne d’entrée beaucoup plus rock. Pour le début de ce concert, les musiciens sont un peu en retrait, Rosemary occupe le premier plan. On retrouve de la musique plus traditionnelle dans l’utilisation d’instruments usuels comme les guitares et le ton général sonne donc plus conventionnel, mais avec toutefois des airs bien ficelés, plus «blues rock» et petite surprise avec des morceaux ou Rosemary jouera de la guitare. Mais peu à peu le côté, j’allais dire, bizarre de Moriarty reprend le dessus. Des dialogues décalés avec le public et puis tous les musiciens qui peu à peu prennent leur place autour de la chanteuse, qui interchange leurs instruments. Et puis le concert devient plus intime aussi, chacun y allant de sa petite touche personnelle. J’ai trouvé le groupe décontracté, une Rosemary beaucoup plus déridée qu’a l’habitude. Un peu plus de théâtralité lorsqu’elle ira changer sa robe pour revenir dans une robe d’un rouge vif encore plus courte que la précédente. Je trouve qu’il y a quelque chose de très sensuel dans son attitude. Arrive le moment où elle se lovera par terre après avoir joué comme une gamine avec des petits bâtonnets sortis d’une des valises, et pendant 3 minutes elle restera allongée pendant que le reste du groupe formera un demi-cercle derrière elle. Le demi-cercle qui va revenir de plus en plus fréquemment au fur et à mesure du concert. Le ton général lui aussi change, on retrouve le Moriarty barré que l’on connaît, les petits bruits bizarres à l’harmonica ou à la contrebasse, les solos de guitare un peu fous d’Arthur Moriarty, le batteur viendra  jouer du baquet (le fameux baquet) le temps d’un ou deux morceaux. Mais les deux personnages que j’adore chez Moriarty c’est tout d’abord Zim le contrebassiste d’origine asiatique et surtout le gavroche du groupe à savoir Charles Moriarty à moins qu’il ne s’agisse d’Arthur Moriarty ? Impossible pour moi de mettre un prénom sur leurs visages, peu importe, il s’agit du plus fou de la troupe, pantalon feu de plancher, bretelles et chapeau sur la tête pour le look. Après nous avoir offert de nombreux extraits du futur album, la troupe de plus en plus soudée et de plus en plus proche du devant de la scène nous propose enfin deux anciens morceaux avec tout d’abord Private Lily puis l’incontournable Jimmy. Mais le meilleur reste presque pour la fin avec tout d’abord le nouveau single de Moriarty qui s’intitule Isabella et puis pour conclure le concert, une autre chanson dont je n’ai malheureusement pas le titre si ce n’est que j’ai retenu au passage «In The Black Night», je verrais bien si cette chanson est sur le futur album. Pas d’Enjoy The Silence, je l’espérais secrètement, mais ils ne l’ont pas joué.

Le groupe se retire après 1 h 25 de concert, manifestement ils ont le sourire et semblent contents de leur performance. Mon avis est très simple. Moriarty nous avait séduits il y a deux ou trois ans par leur style baroque et hors du temps et leurs concerts assez anachroniques. Ils ont simplement su évoluer en douceur, en apportant un peu plus de blues dans leurs chansons, plus de rythme et d’électricité par moment tout en gardant le côté très intimiste qui les caractérise. Bref, j’attends leur nouvel album avec impatience et je vais essayer d’aller voir un de leurs 6 concerts qu’ils donnent bientôt au Trianon. Et puis une dernière chose, bravo à l’EMB, la sonorisation est parfaite, idem pour les conditions d’écoute, et puis le parking gratuit c’est tout de même bien agréable ! »






photos de gilles b


Moriarty est un groupe d’indie-folk-rock franco-américain. Moriarty est un combo de 5 artistes emmené par la chanteuse Rosemary Standley. Révélé lors du Printemps de Bourges 2006, le groupe s’inspire du folklore américain et irlandais ainsi que du blues rural du sud des États-Unis pour concocter ses chansons en anglais.

(http://www.myspace.com/moriartylands)


2005 : The Ghostless Takes
2007 : Gee Whiz But This Is a Lonesome Town
2008 : La Musique de Paris Dernière
2009 : Musiques Inspiré Du Chat Botté


 


Rosemary Standley alias Rosemary Moriarty : chant, xylophone, kazoo
Thomas Puéchavy alias Tom Moriarty : harmonica, machine à écrire
Arthur B. Gillette alias Arthur Moriarty : guitare, piano, percussions
Stephan Zimmerli alias Zim Moriarty : contrebasse, guitare
Charles Carmignac, alias Charles Moriarty : dobro, guitare, xylophone
Vincent Talpaert et Éric Tafani : batterie et percussions en concert








La Setlist du Concert
MORIARTY

NON DISPONIBLE

La durée du concert : 1h25

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