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mardi 1 mars 2011

CLOUD CONTROL ~ La Maroquinerie. Paris.











Première Partie : Anything Maria



Ce qu’en a pensé Gilles B. :

« Cloud Control arrive d’Australie et c’est clair que c’est une des plus belles choses que ce pays nous a envoyé cette année. Leur album Bliss Release disponible seulement en import est un petit bijou de pop rock psychédélique plein de guitares et d’harmonie. Bref, il figurera dans mon top un peu foutraque de fin d’année. Tout de même un peu triste qu’il y ait si peu de monde à la Maro. Hormis Philippe M. et Robert  personne d’autre que je connaisse ce soir !!

Ouverture des portes à 20 h et non à 19 h 30 comme c’est le cas normalement. On prend place au premier rang sans problème, normal vu que tout le monde va s’asseoir sur les marches autour de la fosse.

La première partie débute à 20 h 30. Il s’agit de Anything Maria une jeune femme plutôt jolie courtement vêtue avec un maquillage un peu spécial sur le haut du visage. Le début de son concert est digne d’intérêt, juste munie d’une guitare électrique vintage de marque Charvel. Anything Maria joue la Riot Grrr accompagnée d’une seule boîte à rythmes. Problème ! Nous ne sommes que deux debout devant la scène pendant que le reste du public est assis autour de la fosse, donc pour ce qui est de l’ambiance, on repassera. Vaille que vaille, on reste debout à regarder la jolie demoiselle qui quelques minutes plus tard dénouera ses cheveux. Malheureusement, le set vire un peu trop vers l’électro ce qui ne me séduit pas trop. Et malgré tous ses efforts, elle va arpenter le devant de la scène et descendre dans la fosse, le public restera on ne peut plus statique, difficile alors de récolter l’adhésion du public. Pas mauvais, mais à mon avis pas adapté à l’affiche qui suivait ce soir. À revoir dans d’autres conditions.
 
Alors que les lumières s’éteignent de nouveau aux alentours de 21 h 15, nous ne sommes encore que deux sur le devant de la scène et pendant un instant j’ai bien cru que nous le resterions, mais Robert me glisse soudain à l’oreille «attention il y a des gens qui se rapprochent». Ouf ! je commençais à avoir peur. Public bizarre tout de même qui va rester très discret pendant toute la durée du set des Australiens. Cloud Control c’est un quatuor Chant/Guitare, basse, batterie et claviers, ces derniers étant tenus par la pulpeuse Heidi Lenffer et qui donne un petit côté pop. Le groupe est catalogué Indie/Folk ce qui n’est pas vraiment représentatif de leur musique. Moi je dirais plus Pop/Psyché avec pas mal d’harmonies et de chœurs sans oublier un côté électrique assez rageur dû surtout au bassiste Jeremy Kelshaw qui va passer une partie de sont temps agenouillé la tête dans son ampli et croyez moi, il avait un putain de son de basse. Le concert débute par le classique Méditation Song. Le groupe semble encore un peu tendre en live, particulièrement le chanteur/guitariste Alister Wright qui en ce début de concert ne transpose pas vraiment l’énergie du groupe, mais de son côté Heidi fait le spectacle, souvent avec un tambourin à la main tout en jouant du clavier de l’autre, sans oublier de danser la plupart du temps. Et puis, je suis un peu déçu je l’avoue par la tonalité de l’ensemble, peut être est-ce dû à la salle qui sonne un peu le creux, mais je ne retrouve pas, en ce début de concert,  l’amplitude présente sur le disque. Comme le fait remarquer Alister à un moment, You’re So Quiet ! Effectivement, le public est assez bizarre ce soir. J’ai l’impression qu’ils connaissent le groupe, mais qu’ils restent réservés et discrets sans que cela veuille dire qu’ils n’apprécient pas, non pas du tout, mais le public de cette soirée est un peu amorphe tout simplement. Malgré cela le show va tout de même monter en puissance avec des morceaux comme le superbe The Rolling Stones qui nous entraîne dans une plongée délicieuse qui lorgne vers le psychédélisme. On n’oubliera pas non plus le magnifique Gold Canari qui fait un peu penser aux Fleet Foxes et comment ne pas citer le très chamanique Ghost Story joué en fin de concert. Cloud Control affiche une palette de chansons pour la plupart délicieuses et surtout que chacune affiche sa particularité, avec la plupart du temps des chœurs magnifiques. Peut être est ce cela qui a manqué ce soir, la justesse des chœurs. Le fait d’être placé au premier rang n’était pas, forcément, la meilleure chose pour écouter ces délicieuses mélodies. Et puis sans doute que le groupe n’est pas encore, en live, au niveau de ses prestations sur disque bien que la fin de concert ait démontré que Cloud Control ne manquait pas d’énergie. Mais avouons le la magie n’était pas présente ce soir, il manquait l’ampleur et la magie de leurs mélodies. Le public y était aussi pour beaucoup dans cette espèce d’ambiance un peu étrange et léthargique ce qui n’a pas facilité les choses pour le groupe. Ils reviendront avec deux ultimes morceaux pour tout de même conclure le set avec ferveur. Au final un concert assez bancal, mais indéniablement Cloud Control a du potentiel, ils ne sont pas encore tout à fait au point concernant leur prestation en public, manque d’emphase évidente, l’impression aussi que chaque membre fait son truc de son côté au lieu de former une espèce de chorale, bref encore des choses à mettre au point, mais leur album Bliss Release est quoi qu’il en soit une petite merveille.

53 minutes de concert et pour finir un merchandising complètement inexistant, dommage, car leur dernier CD est dur à trouver. J’espère en tout cas que ce ne sera pas un feu de paille et que le groupe reviendra dans quelque temps, par des températures plus clémentes, car j’ai presque eu l’impression que le temps déteignait sur le groupe et qu’avec un peu de lumière et de chaleur, leur prestation aurait pu être autre.»







Cloud Control est un groupe indie rock band originaire de Blue Mountains, Sydney, Australia. Le groupe australien a déjà une belle expérience de la scène derrière lui, en ayant notamment joué aux cotés de Vampire Weekend, Supergrass, Josh Pyke et Yves Kein Blue.

 
 Albums
Bliss Release (14 May 2010)

EPs
This Is What I Said (2 April 2010)
Cloud Control EP (9 May 2009)









 Alister Wright - lead vocals, rhythm guitar
Heidi Lenffer Drynan - vocals, keyboards
Ulrich Lenffer - drums, percussion
Jeremy Kelshaw - bass guitar








La Setlist du Concert
CLOUD CONTROL

Meditation Song #2 (Why, Oh Why) (Bliss Release - 2010)
This Is What I Said (Bliss Release - 2010)
My Fear #2 (Bliss Release - 2010)
Just Four Now (Bliss Release - 2010)
The Rolling Stones (Bliss Release - 2010)
Death Cloud (Bliss Release - 2010)
Pursuit Of Happiness (Kid Cudi Cover)
There's Nothing In The Water We Can't Fight (Bliss Release - 2010)
Gold Canary (Bliss Release - 2010)
Ghost Story (Bliss Release - 2010)









La durée du concert : 0h53

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samedi 26 février 2011

JEANNE CHERHAL & LA SECTE HUMAINE ~ La Maroquinerie. Paris.












Première Partie : ORNETTE

FIN DE TOURNEE



Ce qu’en a pensé Gilles B. :

« Fin de tournée pour Jeanne Cherhal après plus d’un an passé sur la route. C’est à la Maroquinerie qu’elle va fêter cette dernière date en compagnie de ses fans. Mieux valait donc ne pas arriver trop tard. À l’ouverture des portes vers 19 h 30 la file d’attente était déjà longue sur le trottoir de la rue Boyer. 

Quand la première partie se présente sur scène, la salle est déjà très remplie. Il s’agit d’Ornette, chanteuse française, aux cheveux courts teints en blond, vêtue d’un short et d’une paire de collants fantaisie, une jambe blanche et l’autre noire. Elle s’installe au piano, placé sur la droite de la scène, ce qui fait que de ma place, je ne verrai que sa tête. Je n’en dirai pas plus, car je n’aime pas ce qu’elle fait, chanson française typique et humour qui va avec, pas ma tasse de thé du tout, mais à en voir l’accueil du public, cela leur a plu. Tant mieux pour eux…

La question était de savoir si Jeanne allait interpréter son spectacle traditionnel ou bien nous proposer un concert un peu spécial pour fêter cet évènement. Elle choisira la seconde option. Sur scène on retrouve presque en totalité le décor traditionnel de la tournée, en l’occurrence, les grands cerceaux lumineux et le panneau où s’inscrit CHARADE à certains moments du concert. Le piano est présent, bien entendu. Les musiciens, quant à eux, sont un peu à l’étroit sur la petite scène de la Maro. Qu’importe, cela donne une atmosphère intime que l’on aime bien. Seule ombre au tableau, l’absence de la balançoire qui faute de place évidente n’a pas pu être installée. Jeanne a coupé ses cheveux très courts ce qui lui donne un petit air de «garçon manqué». Sa tenue est quasi immuable, mini-jupe et petit haut. Sans être belle, selon les critères de la beauté, elle a du charme tout simplement.

Le concert sera, en toute logique, principalement orienté vers CHARADE, son dernier album, et entrecoupé de moments partagés avec ses invités. Jeanne aime partager, et une grande place sera donc faite à la communication, en une vraie connexion avec son public. Début de concert traditionnel, avec une des chansons de Charade  «J’ai pas peur». Cette première charade sera jouée au piano avant d’entamer ce qui devient un de ses meilleurs morceaux en live, la reprise de, A Body In A Cage d’ Arcade Fire qui devient pour l’occasion «Mon Corps Est Une Cage». Jolie réinterprétation qui s’articule en deux parties, la première, non pas solennelle comme la version des Canadiens, mais toute en gravité contenue avec le seul piano pour l’accompagner puis la seconde partie qui elle est une explosion sonore et surtout une accélération du morceau qui en deviendrait presque un hymne de métal ! Mais les concerts de Jeanne Cherhal  sont aussi des  moments propices  au partage avec ceux qu’elle aime. Ce soir, la première rencontre sera avec Karimouche pour un duo sur une chanson de Véronique Sanson (comme je l’imagine), sympathique, mais anecdotique. La troisième Charade sera interprétée dans une ambiance semi-obscure par ses musiciens qui pour l’occasion vont s’illuminer grâce à de petites ampoules fixées sur leurs vêtements avant que le second invité ou plutôt la deuxième invitée surprise ne fasse son apparition en l’occurrence sa sœur Liz, copie conforme, de Jeanne si ce n’est des cheveux plus longs. Le duo sera entrecoupé de petites scènes rigolotes entre les deux sœurs qui se lanceront des piques amicales. On pourra, à cette occasion, constater qu’elle possède aussi un joli brin de voix pas très éloigné de celui de sa sœur. La grosse différence que je ressens entre ce spectacle et ceux du Bataclan l’année dernière se situe au niveau du son, beaucoup plus rude et brut ce soir. La petite taille de la salle y est pour beaucoup. Il y a également ce contact permanent avec le public, Jeanne s’autorisera d’ailleurs un petit tour dans la fosse. La Maroqui, comme elle aime à l’appeler. Un des moments agréables du concert sera lorsque ses musiciens la rejoindront, un à un, au piano, elle lovée sur l’instrument pour Plus Rien Ne Me Fera Mal un des plus beaux morceaux de l’album Charade. On ressent la complicité qui s’est nouée entre elle et ses musiciens sans oublier le staff technique qui lui aussi sera convié sur scène pour le final. Mais avant cela, et après deux heures de concert, Jeanne revient en compagnie de son dernier invité. Il s’agit de JP Nataf décidément incontournable dans l’univers de la chanson un tant soit peu rock français. Ils évoquent entre eux le groupe qu’ils avaient formé, les Red Legs, si je souviens bien, et qu’ils vont faire revivre le temps d’un morceau, un groupe au parcours éphémère où lui jouait de la guitare et elle de la basse. La basse justement que son roadie avait oublié de lui apporter ce qu’il s’empressera de faire un peu gêné. Moment de retrouvailles et comme pour le morceau avec sa sœur un prétexte pour régler leurs comptes, tout cela dans l’humour bien entendu. La chanson choisie sera assez surprenante, il s’agit de Vesoul de Jacques Brel dans une version à deux voix « pas piquée des hannetons » que le duo recommencera au bout de trois minutes. Suivront la toute dernière charade et enfin Certains Animaux avec une petite démonstration de Hula Hoop. 2 h 13 de concert c’est plutôt rare de nos jours mais Jeanne Cherhal voulait manifestement faire plaisir et remercier un public fidèle, mission réussie.

Plus d’émotions bien sur ce soir, mais un concert que j’ai un tout petit peu moins apprécié, musicalement parlant, car on était plus dans une atmosphère de fête qu’autre chose. Il reste à suivre maintenant le parcours de Jeanne et savoir qu’elle sera son évolution, si c’est un retour vers la chanson française, ce sera, je pense, sans moi. Par contre si elle continue dans cet univers rock poétique, je la suivrai.»





Jeanne Cherhal  est une chanteuse française.


   •    Jeanne Cherhal (cd 6 titres, 2001, Madame Suzie Productions)
    •    Jeanne Cherhal (2002, Tôt ou tard)
    •    Douze fois par an (2004, Tôt ou tard)
    •    Jeanne Cherhal à la Cigale, DVD (2005, tôt Ou tard)
    •    L'Eau (2006, Tôt ou tard)
    •    Charade (2010, Barclay)











Jeanne Cherhal : Vocal, Piano
+ Band













La Setlist du Concert
JEANNE CHERHAL

J’ai Pas Peur (Charade - 2010)
Qui Me Vengera (Charade - 2010)
En Toute Amitié (Charade - 2010)
Canicule (L’Eau - 2006)
Mon Premier (Charade - 2010)
Mon Corps Est Une Cage (Charade - 2010)
Un Trait Danger (Jeanne Cherhal - 2002)
La Station (Douze fois par an - 2004)
 Mon Second (Charade - 2010)
Pays d’Amour (Charade - 2010)
Voilà (Charade - 2010)
Comme Je l’Imagine (Karimouche)(V. Sanson Cover)
La Peau Sur Les Os (L’Eau - 2006)
Un Couple Normal (Douze fois par an - 2004)
Hommes Perdus (Charade - 2010)
Le Tissu (L’Eau - 2006)
Mon Troisième (Charade - 2010)
Rondes Larmes (L’Eau - 2006)
Cinq Ou Six Années (+ Seb et Lise) (Charade - 2010)
Attitude 494
Plus Rien Ne Me Fera Du Mal (Charade - 2010)
Lorsque tu m’As (Charade - 2010)
Je Suis Liquide (L’Eau - 2006)
Vesoul (+ JP Nataf)(J. Brel Cover)
... Dernière Charade ...
Certains Animaux (Charade - 2010)

La durée du concert : 2h13

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