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mardi 8 mars 2011

THE JOY FORMIDABLE ~ Studio 104. La plaine Saint Denis.










STUDIO 104.



Ce qu’en a pensé Gilles B. :

« C’est peu dire que je suis excité par ce concert de The Joy Formidable plutôt impromptu. Une semaine plus tôt, je découvrais que le groupe allait participer à l’émission le Live de La Semaine de Canal+. Le lendemain, je recevais la confirmation de ma  place pour cet enregistrement et me voici devant le Studio 104 par une belle fin d’après-midi annonciatrice d’un printemps plus que tout désiré.

Le live de la semaine c’est tout d’abord un passage obligé par la prestation en live des guignols de l’info, pas désagréable d’ailleurs avec la marionnette de Jacques Chirac toujours aussi désopilante, surtout il faut le dire grâce à la voix d’ Yves Lecocq. 20 h 10, changement de plateau. Sur scène la batterie est toujours sur la droite, éclairages plus nombreux et présence de nombreuses caméras. J’opte pour un gradin en bas presque complètement sur la droite, ainsi j’éviterai les caméras. La régie a prévenu «attention ! Ce groupe joue fort». Et cela presque d’un ton admiratif. La majorité du public ne connaît le groupe ni d’Ève ni d’Adam, mais je reconnais quand même pas mal de fidèles. Michael a réussi à trouver une invitation, tant mieux.

Il est 20 h 30 quand le groupe apparaît sur le côté du plateau et passe devant moi. Évidemment, mes yeux suivent tout d’abord la jolie Ritzy Brian particulièrement ravissante dans une mini robe mauve qui lui va à ravir. Elle est un peu plus maquillée que d’habitude, plus de noir autour des yeux, j’aime tout simplement. Mais, l’important et objet de ma présence est surtout une mise en bouche sonique et bienfaitrice. Comme à La Flèche d’Or il y a quelques semaines le groupe attaque en semi douceur avec le très bon The Everchanging Spectrum, le son est parfait, on sent que la régie bride un peu la sono au niveau des guitares, car le son qui me parvient provient surtout des amplis placés légèrement en biais, surtout celui de Ritzy. C’est pratiquement la  première fois que je vois le groupe avec autant de recul et ce qui me frappe en premier lieu c’est la justesse de la voix de la chanteuse qui au fil des trois dernières années a gagné énormément en précision. Ce premier morceau est très long et illustre bien le style particulier du groupe, des passages aériens et presque doux suivis par de la furie sonique. Rhydian est déjà à genoux devant son ampli de basse. Ce que j’ai pu constater ce soir et que je ne voyais pas forcément lors des autres concerts c’est l’usage assez parcimonieux, tout de même, mais toujours à bon escient de quelques samples lancés par Matt le batteur (sur The Greatest Light par exemple). Matt qui est toujours aussi efficace est spectaculaire, un peu moins isolé ce soir, car à La flèche d’Or il était vraiment sur l’extrême droite de la scène (un vilain mot trop entendu ces temps-ci). Comme par contraste, le groupe attaque sur un morceau court et rapide avec l’excellent The Magnifying Glass suivi par le traditionnel Austère dont les Ouh Ouh Ouh Ouh Ouh ne sont pas repris par le public qui majoritairement ne connaît pas le morceau, mais c’est en frappant dans ses mains que ce dernier se manifeste. Bonne version comme d’habitude. Je commence un peu à trépigner, car je n’ai pas l’habitude de voir un groupe que j’aime assis et à distance, enfin une distance toute relative. Ce que j’aime, c’est de voir le chauffeur de salle, juste à ma droite, celui qui nous a expliqué le déroulement des Guignols puis du Live prendre son pied, imité par le chef de plateau, une femme d’un certain âge qui manifestement apprécie elle aussi ce trio inconnu venu du Pays de Galles pour nous remettre dans le droit chemin de la musique sonique. Le tout dans la bonne humeur, car c’est un plaisir de voir Ritzy Brian dans sa gestuelle digne du meilleur guitar héro, sans frimer, juste pour le plaisir. Quand je la vois pliée en arrière avec la Fender qui hurle c’est tout de même drôlement jouissif !!! Et c’est bon aussi de voir ce groupe qui après presque trois années de tournées incessantes n’a pas perdu une once de fraîcheur, un groupe qui prend son pied en jouant sa propre musique. Que demander de plus ? Et bien un Craddle qui va être pratiquement parfait ce soir, grosse version suivie un peu plus tard d’un Whirring au dessus du lot. Le public à l’initiative d’un petit groupe derrière moi s’est enfin levé pour 7 minutes incandescentes et parfois «bruitiste» avec toujours ce final très particulier, j’aime tout simplement. Un remerciement, la promesse de venir jouer dans des festivals (lesquels ???  lesquels !!!) Le groupe quitte la scène après presque 45 minutes de concert et 8 morceaux joués. Ils ne reviendront pas hélas, il faut dire que le Live de la Semaine est un concert un peu particulier et formaté.

Ni une ni deux, je réclame une setlist. Puis avec les potes on se retrouve dehors à bavarder avec l’espoir de voir le groupe. Un quart d’heure plus tard, nous ne sommes plus que trois fidèles à attendre un peu désespérément, mais il semble que le groupe soit parti avant notre sortie du studio 104, j’ai quand même  croisé leur manager qui m’a fait un petit signe de tête amical. Une petite  frustration, car il n’y aura pas de photo ce soir avec Ritzy, il restera dans mon esprit l’image de leur belle prestation, des réflexions avec quelques fans sur le chemin parcouru en trois ans, Canal + puis bientôt les Black Sessions de Lenoir. J’espère que le groupe saura grandir avec intégrité. Je leur souhaite  de plus en plus de succès en sachant que dans ce cas, ils seront vraisemblablement de moins en moins accessibles, mais peu importe, ce groupe est une sorte de fontaine de jouvence pour moi et cela n’a pas de prix. »










The Joy Formidable est un trio rock provenant de North Wales(Royaume-Uni) et résidant actuellement à Londres. Leur style musical est une etiquette Dream pop, Indie Dirge pop, avec une comparaison  à des groupes tels que les Pixies ou les Smashing Pumpkins. Ils firent leur première apparition scénique au festival In The City en 2006 sous le nom de Sidecar Kisses.

(http://www.myspace.com/thejoyformidable)


•    The Big Roar (January 2011)
EP
 •    A Balloon Called Moaning (February 2009)
    •    First You Have to Get Mad – live album (November 2009)








 Ritzy Bryan (Vocal/Guitar)
Rhydian Dafydd (Vocal/Bass)
Matt Thomas (Drums)









La Setlist du Concert
THE JOY FORMIDABLE



The Everchanging Spectrum Of A Lie (The Big Roar - 2011)


The Magnifying Glass (The Big Roar - 2011)

Austere (The Big Roar - 2011)

I Don’t Want To See You Like This (The Big Roar - 2011)

The Greatest Light Is The Greatest Shade (The Big Roar - 2011)
Craddle (A Balloon Called Moaning - 2009)

A Heavy Abacus (The Big Roar - 2011)

9669 (A Balloon Called Moaning - 2009)

Whirring (The Big Roar - 2011)









La durée du concert : 0h45

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lundi 7 mars 2011

FU MANCHU ~ La Maroquinerie. Paris.











 "IN SEARCH OF..."

Première Partie : Xcerts


Ce qu’en a pensé Gilles B. :

« L’histoire de ce concert est le résultat d’un grand malentendu, car jamais je n’aurais dû être présent ce soir. Le souvenir du concert désastreux de la Boule Noire en janvier 2010 m’avait presque à jamais ôté l’envie de retourner voir Fu Manchu. Mais deux choses m’ont fait changer d’avis. Tout d’abord mes amis Vincent et Philippe M. qui lors d’une conversation m’annoncent qu’ils seront présents, et surtout ce qui a fait pencher la balance c’est tout simplement le lieu, la Maroquinerie. Donc me voici rue Boyer vers 18 h 45 et à ma grande surprise les portes de la salle sont grandes ouvertes, je passe le contrôle et je retrouve Philippe assis sur la scène. Peu de monde on s’en doute à cette heure la.

Il est pile-poil 19 h 30 lorsque les Écossais de Xcerts font leur apparition devant une salle aux trois quarts vides, bonjour l’ambiance ! Évidemment, il n’y a que deux personnes devant la scène, et c’est nous. Ce jeune groupe programmé il n’y a que quelques jours pratique une musique proche du grunge. On notera l’extrême jeunesse de son leader le chanteur guitariste Murray McLeod qui afficherait même presque une certaine ressemblance avec un blond célèbre qui sévissait de l’autre côté de l’atlantique et qui est mort à 27 ans. Attention les bouchons d’oreilles sont presque obligatoires ce soir, car j’avoue que les deux amplis devant moi crachent méchamment leur venin. C’est violent, fort, mais le groupe m’apparaît comme fort sympathique. Peu importe que l’originalité ne soit pas vraiment au rendez-vous, l’énergie elle est bien la. En 27 minutes c’est plié devant un public un peu amorphe. Toujours le même problème, beaucoup n’ont rien à faire de la première partie et préfèrent fréquenter le bar de la Maro. Dommage.

Scène bien dégagée, deux gros Marshall double corps et en arrière plan le traditionnel rideau avec en gros Fu Manchu et une lignée de Bikers juste en dessous. Le décor est planté, la salle est maintenant pratiquement pleine et c’est une bonne surprise. Il doit être aux alentours de 20 h 30, ou un peu plus, quand le groupe fait son apparition, surprise ! Scott Hill a les cheveux assez courts. L’autre petite fantaisie c’est que les quatre membres du gang portent les mêmes chaussures espadrilles. Cela leur confère une espèce de look pépère. Erreur, grave erreur ! Car dès les premières notes de Hell On Wheels je comprends vite que ce soir les Californiens vont faire parler la poudre. Et gravement ! On ressent déjà les premières poussées du public tandis que sur l’extrême droite de la scène on voit une masse de cheveux roux tournoyer sur elle-même. Que c’est bon de revoir ces gestuelles propres à la musique métal et consorts. Et puis le son est lourd, très lourd même et de plus fort et puissant, on n’attendait que ça nous ! Devant nous Bob Balch qui prend la plupart des solos de guitare joue comme je l’aime avec de la sobriété, mais surtout beaucoup d’efficacité tandis que Scott Hill se contente d’une rythmique flamboyante à mi-chemin entre un son de basse et de guitare. Il faut dire que le son est assez stupéfiant et difficile à décrire très lourd, très heavy, j’ai l’impression qu’il y a pas mal de fuzz, je ne sais pas trop. On retrouve ce son sur les premiers Black Sabbath. En tout cas, j’ai compris que ce soir nos oreilles allaient en prendre un coup et surtout que j’allais prendre mon pied. La musique de Fu Manchu est assez primitive, la qualifier de Stoner est plutôt juste je pense. On passe par des moments d’hypnotisme pur et simple lorsque les deux guitares se mettent à l’unisson sur des riffs qui vous taraudent l’esprit et à ce moment la on fait comme les autres, on agite la tête, on headbang quoi ! Les quatre premiers morceaux du concert ne sont pas extraits de In Search Of… car il faut le rappeler, le groupe va jouer l’intégralité de cet album datant de 1996 ce soir. Après un bon Mongoose suivi de Bionic Astronauts extraits tous les deux de leur dernier album, c’est parti pour l’intégrale de In Search Of et moi qui ne connaissais pas du tout l’album je dois bien dire que j’ai été impressionné par les versions proposées en live. Oh bien sur que le style ne varie pas beaucoup, mais ce soir c’est tellement bien fait, avec en prime un public réceptif, et puis ce petit truc, d’alchimie qui a fait de ce concert un grand concert tout simplement. Je ne citerai pas beaucoup les morceaux de In Search of, mais je vais donner un petit accessit à des morceaux comme Neptune’s Convoy et son changement de rythme imparable ou bien alors Strato Streak. Il est clair que la filiation avec Sabbath est évidente, la voix en moins, mais ce son !!! Cela vous prenait aux tripes tout simplement ce soir. Le groupe s’éclipse après environ 1 heure de show, sur la setlist tout a été joué c’est donc un peu le mystère pour le rappel.

Quand les quatre reviennent sur scène ce n’est pas pour un rappel au rabais loin de la ! Le groupe annonce a couple of songs qui se terminera en fait par quatre morceaux avec tout d’abord California Crossing , ça recommence très fort, le gang a passé cette fois la surmultipliée, et puis on va avoir droit à un fantastique Evil Eye qui m’a fait penser au premier QOTSA (pour la guitare), mais j’attends mon morceau préféré et je suis un peu inquiet, car le groupe ne devait jouer semble-t ’il  que deux morceaux en rappel et enfin Scott Hill annonce pour finir King Of The Road !!! Fabuleux tout simplement, lourd, mélodique, un riff du tonnerre, un morceau qui serait digne d’un road movie fantastique !

La claque tout simplement. Je n’ai pas reconnu ce soir FU Manchu. En un an on est passé d’un concert catastrophique joué par un groupe usé et fatigué, à une renaissance et même si le groupe affiche plus de vingt ans d’âge, des concerts comme celui de ce soir j’en redemande. J’achète dans la foulée le In Search Of (10 euros, c’est abordable) et le dernier EP de Xcerts (j’aime bien encourager les premières parties qui me semblent sympa). Cette fois, je retournerai voir FU sans problème lors de leur prochaine tournée en espérant tout de même qu’ils n’oublient pas la France, car ce style de musique n’est pas vraiment reconnu et apprécié dans notre pays.»







Fu Manchu est un groupe de stoner rock/punk originaire du Sud de la Californie dont le premier single "Kept Between Trees" est sorti en 1990. Fu Manchu a été formé en 1987 en tant qu'un groupe de punk hardcore sous le nom de "Virulence". Formé entre autres du chanteur-guitariste Scott Hill (The Heroine Sheiks, Skid Row) et du batteur Brant Bjork (Kyuss), le rock plombé et dynamique des californiens de Fu Manchu est à considérer comme l'un des grands pionniers 90's du genre stoner.

(http://www.myspace.com/fumanchu)

1994: No One Rides For Free
1995: Daredevil
1996: In Search Of...
1997: The Action Is Go
1998: Return to Earth 91-93
1999: Eatin’ Dust
2000: King Of The Road
2002:  California Crossing
2004: Start The Machine
2007:  We Must Obey
2009: Sign Of Infinite Power







Scott Hill - Vocals/Guitar
Brad Davis - Bass
Bob Balch - Guitar
Scott Reeder - Drums










La Setlist du Concert
FU MANCHU


Hell On Wheels (King of the Road - 1999)
Open Your Eyes (Start The Machine - 2004)
Mongoose (Eatin' Dust - 1999)
Bionic Astronautics (Signs of Infinite Power - 2009)
Regal Begal (In Search Of... - 1996)
Missing Link (In Search Of... - 1996)
Asphalt Risin' (In Search Of... - 1996)
Neptune's Convoy (In Search Of... - 1996)
Redline (In Search Of... - 1996)
Cyclone Launch (In Search Of... - 1996)
Strato-Streak (In Search Of... - 1996)
Solid Hex (In Search Of... - 1996)
The Falcon Has Landed (In Search Of... - 1996)
Seahag (In Search Of... - 1996)
The Bargain (In Search Of... - 1996)
Supershooter (In Search Of... - 1996)

Encore
Weird Beard (King of the Road - 1999)
California Crossing (California Crossing - 2001)
Evil Eye (The Action is Go - 1997)
King Of The Road (King of the Road - 1999)

La durée du concert : 1h20

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