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vendredi 23 septembre 2011

SHAKA PONK ~ Le EMB. Sannois.











Première Partie : TWIN TWIN



Ce qu’en a pensé Gilles B. :

« Pas trop mon genre d’aller voir des groupes Français, mais la raison de ma venue est simple : d’abord, mon frangin qui m'a fait écouter ce groupe et ensuite la facilité d’aller  le voir à proximité de chez moi. Par bonheur, j’ai pris ma place assez tôt et heureusement, car le concert affiche Sold-out depuis plusieurs semaines. Chose assez rare dans une salle de banlieue, et qui mérite d'être signalée. Il faut dire que le groupe va faire le Zénith dans deux mois signe d’un succès assez prononcé.

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre au niveau du public, eh bien, c’est un mélange de tous genres avec tout de même et encore une fois une majorité de jeunes filles qui, à mon arrivée devant la salle, squattent déjà sur place.

20 h 30 ouverture des portes. Je ne suis pas dans les tout premiers, mais j’arrive en fin de compte à avoir une très bonne place au premier rang sur la crash barrière côté droit avec en prime un gros caisson de basse sur ma droite qui me permet de m’appuyer tranquillement. Concert complet cela veut dire 500 personnes ici à l’EMB ! Mais avant Shaka Ponk il faut se taper une première partie dont le peu de photos que j’avais vues me laissait envisager le pire. Il s’agit de Twin Twin un trio dont je qualifierais la musique d’électro rock festif. Dans mon esprit ce n’est pas un compliment, car j’ai trouvé le groupe putassier avec «Faites du bruit» qui me fait tellement penser à l’autre guignol de Naguy. Ouais, impossible pour moi d’adhérer à cet aspect racoleur dont le groupe use trop souvent, ils ont tous bien évidemment des looks ultras calculés, le bassiste fait penser à un Frank Zappa en short de jean avec des baskets et des chaussettes montantes, le chanteur lui a une coupe de cheveux en forme de banane (difficile avec des cheveux frisés) et le guitariste que je verrai très peu de la soirée (à cause d’un paravent placé en devant de scène on ne sait pas trop pourquoi), qui arbore un look guerrier zoulou ou un truc dans le genre. Évidemment le public adhère (comme il adhère à un Slimmy ou un truc du genre). De l’électro rock de bas étage, beaucoup de bandes en arrière-plan (bon OK c’est pas les seuls) et des paroles euh ! Racoleuses et faciles. Bref je m’ennuie pendant que la salle apprécie. Ne serais-je pas à ma place ?

47 minutes plus tard, je respire enfin, c’est fini, et à ma grande joie le personnel de la salle enlève les paravents, placés de chaque côté, qui gênaient la vue. Chouette ma position est idéale, car Cédric, un pote de concert, m’avait averti, «te mets pas plein centre, car ça brasse». Bien retenue la leçon l’ami.

22 h 15. Sur scène une estrade avec deux pieds de micros bizarroïdes, on dirait des grandes pipes ou des tuyaux d’échappement ! Derrière l’estrade un écran non pas carré ou rectangulaire, mais tendu en rond, comme une sorte de trampoline ou un gigantesque gong ! L’écran aura un rôle primordial durant le concert, car chaque morceau est illustré. À droite c'est-à-dire en face de moi le bassiste et derrière lui le batteur. En symétrie du côté gauche, on trouve le guitariste et derrière lui le clavier. L’intro du concert est bien sur une projection vidéo avec la fameuse mascotte du groupe qui se nomme GOZ, un singe virtuel que l’on va retrouver tout au long du concert. Et puis les deux voix du groupe avec Frah le chanteur tatoué et Samaha la chanteuse. Sur scène, rien à dire, Shaka Ponk envoie drôlement la sauce, qualifier leur musique est difficile, ils ont été estampillés Electro Rock à leur début, mais je crois que cela va plus loin que ça, c’est un mélange des genres, on passe du punk au hard, à l’électro (rock) aussi puis au glam et enfin on trouve aussi une touche un peu exotique style Mano Negra voir Manu Chao. Bref Shaka Ponk c’est un fourre-tout qui a une seule caractéristique plausible : à fond la caisse du début à la fin du concert. Frah va, d’ailleurs au bout du second morceau, je crois, faire un premier stage diving dans le public.

Le côté marrant c’est que les deux chanteurs censés évoluer sur l’estrade derrière eux sont le plus souvent sur le devant de la scène les pieds sur des espèces de caisses pas très rigides qui leur permettent, d’être en hauteur, de permettre à tout le public de les voir et de pouvoir aussi s’en servir comme des sortes de patins (les patins qu’on utilisait pour glisser sur le parquet). Bref, c’est un déluge de couleurs, de projections ou GOZ est sans cesse présent, mais c’est surtout une musique puissante et entrainante. Le bassiste, face à moi, m’a fait penser à celui des QOTSA avec sa manière de bouger la tête dans tous les sens. Le public s’y met aussi, des slams et même juste à côté de moi un gosse de 10 ans juché sur un gros caisson va monter sur scène. Frah va le soulever et le poser délicatement dessus les mains tendues en l’air des premiers rangs, il va ainsi slammer pendant un long moment en parcourant toute la salle, joli souvenir de concert pour le môme !! En parlant de Twin Twin j’ai parlé de «putassier». Eh bien Shaka Ponk c’est tout bonnement l’inverse. Tout semble naturel même si le spectacle est une sorte de concept, mais il est clair que les mecs sont là pour le fun, d’autant plus qu’ils vont prolonger le concert en ajoutant un rappel manifestement imprévu, et ce au grand plaisir des spectateurs, il faut dire que c’est le premier concert de leur tournée d’après festival. Alors je ne citerai que très peu de morceaux vu que je suis plutôt inculte en ce qui concerne leur discographie. Cependant, je retiendrai Let’s Bang le seul morceau que je connaissais et puis en fin de concert Palabra Mi Amor. Moment amusant lorsque les deux chanteurs vont passer derrière l’écran et se produire en ombre chinoise avec quelques éléments ajoutés, troublant et délicieux. Puis viendra un intermède intéressant, je l’avais déjà remarqué depuis le début du concert, le batteur du groupe m’avait paru bon même très bon dans sa manière d’assurer un le groove avec une très bonne technique. Et la un autre moment sympa du concert lorsqu’il va livrer un duel derrière les futs avec GOZ le singe imaginaire qui apparait sur l’écran. C’est tellement bien fait qu’on y croirait!

Que rajouter d’autre ? Shaka Ponk est un groupe qui n’a pas la grosse tête, sa musique a, semble-t-il, évolué et durci par rapport à leur début qui était plus orienté électro. Sur scène c’est de la dynamite. Ah !  J’oubliais, il ne chante pas en français ! Et puis c’est viscéral, cela se sent lorsqu’un groupe ou un artiste prend véritablement son pied sur scène. Ah oui, joli le stage diving final avec Frah, Samaha et leur photographe attitré lors du dernier morceau.

On est tout simplement comblé. 1 h 50 de concert c’est assez rare pour être noté, pas vraiment un concert de rodage en banlieue, non un concert plein tout simplement. Oui, je pense que si l’occasion se présente je retournerai les voir. Et pour finir comme le disait mon pote Cédric : ça brassait ce soir !  »






photos de gilles b


Shaka Ponk (souvent orthographié SHK PNK) est un groupe de musique d'electro-rock français créé en 2000. Actuellement composé de six membres et d'un singe (Mr Goz), Shaka Ponk utilise des éléments de différents courants musicaux tels que le rock expérimental, le funk et le hip-hop, avec des paroles qui sont un mélange d'esperanto, d'anglais, d'espagnol et plus rarement de français. Ils se caractérisent également par Goz (diminutif de Gustave Orlando Zimbana), un singe virtuel devenu la marque de fabrique du groupe et qui apparait à chaque concert sur un écran circulaire situé sur scène.
 
 



2006 - Loco Con Da Frenchy Talkin'
2009 -  Bad Porn Movie Trax
2011 - The Geeks and the Jerkin' Socks




 SHAKA PONK
 Steve : Keyboard
Frah : Vocals
Samaha Sam : Vocals
C.C : Guitar
Ion : Drums
Mandris : Bass

La Setlist du Concert
SHAKA PONK


Intro
Shiza Radio (The Geeks and the Jerkin' Socks - 2011)
Reset After All  (The Geeks and the Jerkin' Socks - 2011)
> Hombre Que Soy (Bad Porn Movie Trax - 2009)
Twisted Mind (Bad Porn Movie Trax - 2009)
Hell’o (Loco Con da Frenchy Talkin - 2006)
> Do (Bad Porn Movie Trax - 2009)
Sex Ball (The Geeks and the Jerkin' Socks - 2011)
I’m Picky (The Geeks and the Jerkin' Socks - 2011)
Prima Scene (Bad Porn Movie Trax - 2009)
I’m Lady (The Geeks and the Jerkin' Socks - 2011)
My Name Is Stain (The Geeks and the Jerkin' Socks - 2011)
Dot Coma  (Loco Con da Frenchy Talkin - 2006)
Te Gusta Me (Bad Porn Movie Trax - 2009)
Run Run Run (The Geeks and the Jerkin' Socks - 2011)
Battle Ion Vs Goz

Encore


How We Kill Stars (Bad Porn Movie Trax - 2009)
French Touch Puta Madre (Bad Porn Movie Trax - 2009)
Palabra Mi Amor (The Geeks and the Jerkin' Socks - 2011)


La durée du concert : 1h50




mardi 20 septembre 2011

HANDSOME FURS ~ Le Point Ephémère. Paris.











Première Partie : MANATEE



Ce qu’en a pensé Gilles B. :

« À peine quelques mois après leur passage à La Flèche d’Or, Handsome Furs sont déjà de retour pour une date parisienne au Point FMR et cette fois, pas question de les rater même si leur dernier album Sound Kapital me semble un peu moins bien que les précédents. J’aime ce couple qui, en marge de leurs projets respectifs, surtout ceux de Dan Boekner, sillonne le monde et particulièrement Paris avec leur électro punk fusionnel.


Même si je pensais à tort à un Sold-out , la salle est tout de même correctement remplie.  Je retrouve Michael que je n’avais pas revu depuis Rock En Seine, cela parait déjà si loin ! Bon où se mettre ? Le problème c’est le clavier d’Alexei placé en devant de scène, pas grave, on décide tout de même de se placer à droite donc théoriquement en face.


Une première partie, avec un groupe qui m’est parfaitement inconnu et qui le restera d’ailleurs. Il s’appelle Manatee, un trio français, qui joue une espèce d’électro rock assez rageur avec des percussions bien en avant. Elle, la jeune femme, a priori élément central du groupe, est au chant et aux machines (samplers/claviers), plein centre un batteur qui joue debout et sur la droite un guitariste. Bon cela ne casse pas trois pattes à un canard malheureusement et l’ennui est vite présent pour ce manque d’originalité flagrante. La voix de la jeune femme qui emprunte un ton assez enfantin peut faire penser à Yelle et compagnie. Je ne dis pas qu’il démérite, ce serait faux, mais cela sonne un peu creux à mon goût. 33 minutes de concert. Rien d’autre à dire.
 
Sur scène il ne reste plus maintenant qu’un misérable ampli et deux claviers/samplers, celui d’Alexei et un autre du côté de Dan dont il jouera avec parcimonie. Tous les deux s’occupent de préparer et brancher leur matériel, cela me fait penser aux Kills à leur début.

 
 
Sur le coup de 21 h 30, le couple de Handsome Furs fait son apparition:  elle avec une sorte de collant multicolore, un mini-short vert et un débardeur, sans oublier son sourire carnassier, à ses côtés Dan Broekner est en mode keupon avec sa coupe en pétard et son tee-shirt noir informe troué de partout. Ces deux-là respirent la sincérité, j’ai employé le mot fusionnel et c’est bien dont il s’agit. Le concert est placé sous le signe de l’électro punk, c’est vrai que ce côté électro est beaucoup plus présent qu’à leur début. Elle, c’est une boule d’énergie derrière ses claviers, dotée d’une flexibilité peu commune, se démènent sans compter... pas besoin de régime pour perdre des kilos, il suffit d’adopter la méthode Alexei Perry ! Sound Kapital est bien sur à l’honneur ce soir, trop peut être d'ailleurs, car la quasi-totalité de l’album sera jouée et pour ma part je regrette un peu que les deux premiers aient été, un peu, délaissés. Quoi qu'il en soit les deux tourtereaux s’en donnent à cœur joie, leur complicité n’est pas feinte et j’ai vu beaucoup d’innocence et de bonheur dans le regard de Dan Boekner. On commence le concert avec When I Get Back qui ouvre aussi le dernier l’album et donne le ton, la voix de Dan est carrément un des atouts du duo. Avec Damage on aborde véritablement une facette du groupe que j’adore, c’est rapide et incisif, il y a de l’urgence dans la voix et la musique, c’est du très bon Handsome Furs. La suite est sympa surtout par l’énergie déployée et le jeu de scène du couple, Alexie est complètement en symbiose avec ses machines et c’est à un jeu de charme qu’elle joue. Une séduction envers nous, mais surtout envers son partenaire par l’intermédiaire d’une table recouverte de boitiers électroniques, tantôt arque boutée la tête en arrière ou alors une jambe complètement à l'horizontale quand ce n’est pas complètement allongée par terre la respiration haletante. Et toujours le regard vers son partenaire. Fusionnelle : je vous dis ! Elle est belle Alexei avec son visage en sueur et ses tatouages, il y a quelque chose d’animal qui émane d’elle. Handsome Furs c’est cela, un mélange de musique et de séduction animale. Ouais ils s’aiment ces deux-là et c’est beau. Et puis eux aussi nous aiment, ainsi que la France et Paris, ils le disent d’ailleurs et on les croit. Je suis quand même content, Dan a pas mal joué de guitare, pas encore assez à mon goût, mais plus qu’a La Flèche d’Or me semble-t-il à moins que ce soit moi qui délire. J’ai aimé ! Ils n’ont pas joué bien longtemps, 55 minutes à peine et un rappel d’une chanson seulement, mais ce n’est pas grave, ils ont tout donné.

Handsome Furs ne jouera jamais dans des grandes salles, ni même des moyennes comme peuvent le faire les Kills par exemple. C’est un groupe trop authentique, trop nomade et trop libre pour accéder à ce statut. Au fond je les aime aussi pour cela...»






photos de


Handsome Furs, groupe indie rock de Montreal, Canada, est le projet d'un ancien membre du groupe Wolf Parade. Le groupe a plus ou moins vu le jour en 2006 à Vancouver et il est aujourd'hui composé de Dan Boeckner et de sa femme Alexei Perry. A eux deux, ils livrent un rock folk aux accents électro.




Plague Park (2007)
Face Control (2009)
Sound Kapital (2011)




HANDSOME FURS
Dan Boeckner : Vocals, Guitar
Alexei Perry: Synth, Drum Machine


La Setlist du Concert
HANDSOME FURS


When I Get Back (Sound Kapital - 2011)
Damage (Sound Kapital - 2011)
Heaven (Live Mavericks - 2007)
Memories of the Future (Sound Kapital - 2011)
Bury Me Standing (Sound Kapital - 2011)
What About Us (Sound Kapital - 2011)
Repatriated (Sound Kapital - 2011)
Radio Kaliningrad (Face Control - 2009)
Serve the People (Sound Kapital - 2011)

Encore
Legal Tender (Face Control - 2009)
Agony (New Song)




La durée du concert : 0h55