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vendredi 23 mars 2012

OTHER LIVES ~ Le Cafe De La Danse. Paris.










TAMER ANIMALS - TOUR 2012
Première Partie : THE MAGNETIC NORTH
 


Ce qu’en a pensé Gilles B. :

 « En septembre dernier je découvrait le groupe Other Lives lors d’une soirée PIAS NITE organisée à la Flèche d’Or. Il n’était alors qu’en première partie mais les avis étaient unanimes, ce groupe avait quelque chose de plus que les autres grâce notamment à son chanteur Jesse Tabish. Si pour nous c’était une découverte, il ne faut pas cependant oublier que le groupe existait depuis 2004.

Nous voila quelques mois plus tard devant le café de la Danse en Sold-out depuis plusieurs semaines (on peux prétendre sans crainte que le groupe aborde dorénavant des salles types L’Alhambra voir même, qui sait, La Cigale). Le public est assez hétéroclite et pas forcément celui que l’on trouve habituellement dans un concert de rock.

La cerise sur le gâteau ce soir c’est la première partie qui nous l’apporte. Il s’appelle The Magnetic North, composés de deux membres de Erland & The Carnivals ainsi que de la chanteuse Hannah Peel qui avait déjà accompagné ces derniers lors d’une superbe prestation à la Flèche d’Or. Le set va être assez court, une petite demi-heure je pense avec 6 voir 7 morceaux. Erland Cooper semble plus en retrait qu’avec The Carnivals, il est le plus souvent à la basse, la majorité des chansons étant interprétées par Hannah Peel, derrière des claviers. Simon Tong l’autre partie de Erland & The Carnivals assure lui toujours une belle assise musicale. Le trio est complété par une quatrième musicienne qui alternera claviers et guitare acoustique. On évolue bien sur dans un univers beaucoup moins pop rock que celui des Carnivals. Beaucoup de mélancolie, un petit coté médiéval aussi (je ne parle pas la de la grande robe que portait Hannah ce soir). Le tout est très éthéré et ludique. Seul Ward Hill le dernier morceau joué ce soir donnera dans une touche beaucoup plus Rock. Joli Set, leur second de leur courte carrière dixit Hannah. A suivre.

Quand les membres d’Other Lives entrent sur scène, la fosse se lève enfin. Je me trouve juste en face de la violoncelliste Jenny Hsu. Mais bien évidemment celui qui attire tous les regards c’est Jesse Tabish le chanteur multi instrumentiste du groupe. Il a toujours son look improbable, c'est-à-dire des cheveux longs avec une grande mèche sur le visage, des favoris que l’on ne voit plus depuis les années 70 et un pull qu’il regrettera d’avoir mis vu la chaleur qu’il fait ce soir. Mais le look disparait vite dès la première chanson puisque, on ne retient plus que l’extraordinaire charisme du personnage, sa voix pure et son comportement sur scène, un personnage habité par ses textes et sa musique. De fait, la grâce règne vite sur le Café de la Danse, les gens sont comme hypnotisé car si Jesse Tabish est la pièce maitresse de Other Lives les autres musiciens ne sont pas en reste. Presque tous sont multi instrumentistes et d’un très bon niveau. On a du mal à imaginer que le groupe semble sorti de nulle part quand on l’écoute. L’éclairage est presque inexistant et des projections géantes défilent sur le mur au fond de la scène. On est frappé par la justesse de la musique, c’est parfait tout simplement grâce aux cinq musiciens tous multi instrumentistes. Et puis pour les grands moments du concert, je citerais For 12 mais aussi le splendide Tamer Animals, Old Statues et la reprise du The Partisan, de L. Cohen, absolument magnifique. Pas d’excès chez Other Lives mais Jesse a parfois quelques instants d’exaltation, on le voit alors avec  sa guitare acoustique en l’air ou bien se poser devant le batteur. Mais il revient bien vite humble devant son micro et son imposant clavier. La musique est divine et l’on est vite emporté par pleins de sentiments car ce que ce groupe dégage c’est tout simplement de l’authenticité, de la générosité et aussi beaucoup de pudeur, cela on la ressenti quand Jesse Tabish remerciait la salle de manière émue (il faut dire que les salves d’applaudissements n’en finissaient pas après chaque morceau). C’est sans doute aussi la raison pour lequel le groupe est revenu une deuxième fois sur scène pour le dernier rappel.

Très belle soirée donc au Café de la Danse, parfait écrin pour ces deux groupes aux parfums romantiques. Je repart avec le CD autographié par The Magnétic North.  »







Other Lives est un groupe de rock indé américain originaire de Stillwater (l'eau qui dort) en Oklahoma, formé en 2004. Le nom du groupe serait inspiré du film allemand La vie des autres de Florian Henckel von Donnersmarck1. On peut également établir un possible lien avec le titre du premier album solo de Ray Davies, chanteur des Kinks, intitulé Other's people lives, sorti en 2004.Ce quintet est un projet du chanteur compositeur multi-instrumentiste Jesse Tabish.



Fight of the flynns, Kunek, 2006, 1er album (Kunek)
Other Lives EP, 2008
Other lives, avril 2009, 1er album (Other Lives)
Tamer Animals, 2011, 2e album




OTHER LIVES

Jesse Tabish (vocals, piano, guitar and percussion)
Jenny Hsu (cello and backing vocals)
Jon Mooney (violin, horns, piano and percussion)
Colby Owens (clarinet and percussion)
Josh Onstott (bass and percussion)



La Setlist du Concert
OTHER LIVES



As I Lay My Head Down (Tamer Animals -2011)
Dark Horse (Tamer Animals -2011)
Old Statues (Tamer Animals -2011)
Landforms (Tamer Animals -2011)
Desert (Tamer Animals -2011)
For 12 (Tamer Animals -2011)
Tamer Animals (Tamer Animals -2011)
Weather (Tamer Animals -2011)
Great Sky (B- Side For 12 - 2011)
Take Us Alive (New Song)
Dust bowl III (Tamer Animals -2011)

Encore

Black Tables (Other Lives - 2009)
The Partisan (L. Cohen Cover)(Songs from a Room - 1969)





La durée du concert : 1h10

AFFICHE / PROMO / FLYER





jeudi 22 mars 2012

THE JIM JONES REVUE ~ KITTY, DAISY & LEWIS ~ Le Magic Mirror. Parvis de La Defense. Paris.













-- Festival Chorus des Hauts de Seine 2012 --
 # Festival Chorus + Rockenseine #
Première Partie : CHEVEU


Ce qu’en a pensé Émilie :

« Le festival Chorus, à programmation trop francophone, ne m’intéresse guère en général, mais voilà qu’un concert surprise en partenariat avec Rock en Seine est annoncé. Vus mes goûts difficiles se résumant à une trentaine de groupes, j’avais peu d’espoir, c’est pourtant bien mes chouchous de Jim Jones Revue qui furent annoncés, à ma grande joie. Je ne les ai vus qu’une fois, au Rock en Seine justement, malgré leurs innombrables dates françaises et même franciliennes. La faute aux horaires du RER qui font que depuis l’expérience de Vauréal, j’hésite maintenant à m’aventurer pour des concerts en banlieue. Mais là je peux y aller à pied, le rêve. Un rêve un peu terni par l’annonce d’un concert de Thurston Moore le même jour dans la capitale, mais comme c’est une performance étiquetée noise et dont les places n’ont pas vraiment l’air d’avoir été mises en vente, je ne focalise pas trop sur cette déception en ce jeudi soir, et je me rends au Magic Mirror qui orne le parvis de la Défense depuis quelques jours, et qui en soirée est éclairé à l’extérieur par des torches du plus bel effet. L’accueil est très sympathique, la salle minuscule. Je décide, vue la réputation de JJR d’exploser les limites légales en matière de décibels , de rester en retrait, pile en face de la scène, en hauteur sur une marche, afin de profiter à fond visuellement sans trop faire souffrir mon ouïe, mise à rude épreuve assez régulièrement. J’ai lu aussi sur le net que ça pogotait pas mal, et je pense sincèrement après coup que mon choix était le bon : ça remuait sévère.

On commence par la performance des Français de Cheveu. Un nom étrange pour un groupe qui ne l’est pas moins : une guitare qu’on entend peu sous le brouhaha ambiant, des claviers et boîtes à rythme en pagaille, et un chanteur qui n’en est pas un, on ne comprend pas un mot de ce qu’il raconte. Il s’excusera de sa performance à la fin de la prestation. J’y ai presque cru, je me suis dit qu’il était peut-être bourré ou malade, mais non, apparemment c’est conceptuel. Je ne fais pas dans l’ouverture d’esprit ce soir, ce sera protections auditives direct pour limiter le volume sonore à la limite de l’insoutenable, vu que cela tient davantage du bruit que de la musique. Mais c’est original, je leur reconnais au moins ça. Le public paraît majoritairement abasourdi, le thème 50’s sous-entendu de la soirée (on croise même des filles habillées « à l’ancienne ») étant un peu gâché par un groupe hors de propos qui n’avait guère de chance ce soir-là de parvenir à convaincre.

Étonnamment, bien que la soirée ait d’abord été mise en vente sur leur seul nom, et qu’à l’annonce des différents groupes de la soirée ils aient largement remporté les suffrages à l’applaudimètre, The Jim Jones Revue font leur entrée sur scène juste après Cheveu. Le maître de cérémonie, j’ai nommé Mister Jim Jones, est en grande forme ce soir, vocalement comme physiquement. Le concert fut un peu court, mais intense. Slammeurs à tout va, une groupie finira même littéralement accrochée à son chanteur préféré avant qu’un roadie ne vienne la déloger. Et Jim continue de chanter comme si de rien n’était, de cette voix rocailleuse si caractéristique qui nous transporte hors du temps, tout comme la guitare de Rupert, la basse de Gavin, la batterie de Nick, et surtout, surtout, le piano de Henri, qui joue debout comme à la grande époque. Les titres se ressemblent un peu il faut bien l’avouer, mais aucun morceau n’est vraiment en dessous des autres, même si mes petits chouchous Burning Your House Down et Shoot First me font décoller un peu plus, je dirais même danser, n’ayons pas peur des mots, moi qui suis pourtant assez réfractaire à cette pratique. Il n’y aura aucun temps mort, la seule petite pause étant un morceau quasi a capella pendant lequel Rupert et Gavin feront les chœurs, l’air pas vraiment à l’aise, mais c’est une réussite. Et un moment de répit bienvenu dans un concert mené tambour battant. Lorsque Jim lance, dans un français teinté d’accent « so british », « Je suis chaud », les hurlements du public redoublent. Le monsieur est un showman né, il se déhanche comme un beau diable, joue avec son pied de micro, titille le public des premiers rangs, et semble ne jamais pouvoir s’arrêter. Même si l’absence de rappel me fait mal au cœur, je dois reconnaître que je finis le concert sur les rotules, j’ai même un peu mal au crâne, et je me pose la question si je vais rester pour Kitty, Daisy and Lewis, dont je ne connais que la reprise de Canned Heat, Going Up The Country. Que j’adore, mais bon… Le public ayant migré vers le bar, je m’assois pour me reposer un peu et prendre une décision… et voilà que le DJ qui avait déjà bon goût en début de soirée (Pixies, Beck, White Stripes…) me met My Little Brother d’Art Brut. Ni une ni deux, je me relève et remue, seule dans mon coin, les quelques rares personnes encore présentes à proximité de la scène étant toutes assises. Le gars enchaîne avec Delivery des Babyshambles, ma forme est revenue, je vais rester.

Deux sœurs et un frère, Kitty Daisy & Lewis, tous chanteurs et multi-instrumentistes, complétés sur scène par le papa à la guitare et la maman à la contrebasse, l’affiche est alléchante, mais sur les premiers morceaux j’ai quand même du mal, le public tarde à revenir du bar et je me suis rapprochée, mais si j’admire leur talent indéniable, le fait que je ne connaisse pas du tout les morceaux et que le concert prend quand même une orientation country assez marquée me rebute un peu. Cette ambiance 50’s, très américaine d’ailleurs, bien que le groupe soit originaire de Londres, reste plaisante, mais sans m’emporter vraiment. L’arrivée du trompettiste Eddie « Tan Tan » Thornton réveille un peu tout cela, mais me donne une furieuse envie de voir No Doubt (ce n’est pas sa faute, ça fait plusieurs années déjà que l’envie me dévore littéralement). Je commence à douter, regrettant qu’ils n’aient pas joué avant JJR, j’aurais sûrement été plus alerte et attentive. Et pourtant… Avec retard, le déclic se produit, je remue davantage sur certains morceaux, je reste bouche bée sur la manière ultra concentrée et violente dont Daisy joue de la batterie, j’admire le jeu de guitare de Lewis…  À la fin, ils m’ont eue, c’est simplement pas humain de maîtriser autant d’instruments à la perfection… Je leur pardonne le rappel que Jim et ses comparses, eux, n’ont pas obtenu. Et lorsque papa et maman quittent la scène, la fratrie continue de jammer à n’en plus finir. Très belle fin d’un très beau concert, et pourtant, de mon côté, c’était loin d’être gagné. Quand on pense qu’ils ont quelques années de moins que moi…

Superbe soirée donc, et ce n’est pas fini, Jim Jones se montre près du stand de merch, j’hallucine et me demande même si c’est vraiment lui, tout en galanterie british, si différent de son personnage scénique, « avec plaisir » répond-il avec son adorable accent à ma demande d’autographe, qu’il signera sur mon dos, pendant que j’articule un « awesome gig » en balbutiant littéralement, avant de fuir acheter mon tee-shirt car je ne sais vraiment plus quoi dire. Pour une raison très étrange, sa gentillesse m’a fait fuir de manière presque aussi efficace que s’il m’avait balancé « fuck you ». Peu importe, j’ai ma précieuse petite signature, et des étoiles plein les yeux après cette magnifique soirée. Merci Chorus, merci Rock en Seine !»






photos de annelise keestra  



Groupe londonien 100 rock'n'Roll influencé par les plus grands : Jerry Lee, Elvis, The Sonics, MC5, Brian Auger.... avec rythmes blues débraillés tirés d'un savoureux mélange des Doors, T-Rex et Chuk Berry. Sauvage et hystérique, le rock'n'roll plus vrai que nature de The Jim Jones Revue, Anglais purs et durs.

(www.myspace.com/thejimjonesrevue)
(http://www.jimjonesrevue.com/website/home)
(http://www.facebook.com/thejimjonesrevue)

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Kitty, Daisy And Lewis est un groupe (un trio) qui comprend les frères et sœurs de la famille de Durham. Leur musique est fortement influencée par le R 'N' B, swing, jump blues, country et western, blues, hawaïen et rock 'n' roll. Ils sont tous multi-instrumentistes jouant de la guitare, piano, banjo, guitare lapsteel, harmonica, contrebasse, ukulélé, batterie, trombone, accordéon, xylophone.


 

Album
The Jim Jones Revue (2008)
Burning Your House Down (2010)

Compilation
Here To Save Your Soul (2009)




A-Z of Kitty, Daisy & Lewis: The Roots Of Rock 'n' Roll (2007)
Kitty, Daisy & Lewis (2008)
Kitty, Daisy & Lewis (2009
Smoking in Heaven (2011)







THE JIM JONES REVUE

Jim Jones : Vocal & Guitar
Henri Herbert : Keyboards
Rupert Orton : Guitar
Gavin Jay : Bass
Nick Jones : Drums


 

KITTY, DAISY & LEWIS

Kitty Durham – voice, guitar, etc.
Daisy Durham – frums, guitar, etc.
Lewis Durham – guitar, voice, etc.
Graeme Durham – guitar
Ingrid Weiss - double-bass

 La Setlist du Concert
THE JIM JONES REVUE

NON DISPONIBLE


La durée du concert : 1h00

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