


Viennent ensuite les Américains de Daddy Long Legs, qui tirent le nom de leur groupe du pseudo de leur chanteur, pseudo qui est la logique même (c’est en anglais une sorte de moustique à longues pattes) lorsque l’on voit à quoi ressemble ledit chanteur, sorte de savant fou au physique longiligne. Il chante dans cet étrange micro à effet rétro que j’avais déjà vu utilisé, il me semble, sur certains morceaux par Courtney des Dandy Warhols. Joue de l’harmonica également, et surtout saute dans tous les sens, tout comme son guitariste d’ailleurs. Le batteur, hippie tout droit sorti des années 60, joue parfois la jambe étalée sur son instrument, un instrument d’ailleurs en kit dont il amènera un morceau sur le devant de la scène afin de le faire baptiser à la bière par « Daddy ». Les gens qui étaient plein centre auront pu apprécier le baptême lorsque la chanson a débuté, j’ai reçu quelques gouttes moi aussi. Asperger de bière tout ce qui passe à leur portée est cependant loin d’être la seule capacité du trio : leur rock old school crache des décibels à tout va, je dégainerai d’ailleurs, chose rare, mes protections auditives. Si son genre musical le plaçait définitivement en terrain conquis, le trio n’aura pas seulement réjoui le public, il l’aura tout bonnement époustouflé : tout le monde réclamera à cor et à cri un rappel qui ne viendra malheureusement jamais, planning oblige. Un groupe à suivre.
J’ai un peu peur qu’après la déferlante rock Daddy Long Legs, les gens (majoritairement des fans de Jim Jones Revue n’ayant pas encore fait connaissance avec la nouvelle formation de Jim) aient un peu du mal à s’adapter aux parties psychédéliques du set de Jim Jones & the Righteous Mind, que j’ai pour ma part déjà pu goûtées au Défense Jazz Festival en juillet. Le public restera effectivement plus calme que pour un concert classique de JJR, mais cela ne l’empêchera pas d’être attentif. Autour de Jim au chant et à la guitare et de Gavin Jay, seul autre « rescapé » de JJR, à la basse et à la contrebasse, se trouvent donc Phil Martini à la batterie, Malcolm Troon à la pedal steel puis à la guitare sur les morceaux plus « rock », et Matt Millership aux claviers (pour ces deux derniers j’ai enfin les bons noms par rapport à ma review précédente, la page Facebook du groupe étant erronée à cette période). Le groupe n’a pour l’instant sorti qu’un EP de trois titres, mes connaissances sont donc limitées quant aux morceaux joués, d’autant que je n’ai pas pu me procurer de setlist à la fin et que ce qui a été posté sur setlist.fm ne semble pas être des titres entiers et définitifs. Je ne peux cependant pas manquer de reconnaître le premier single 1000 Miles from the Sure, sur lequel le jeu de clavier de Matt, à 1000 lieues justement pourtant de celui d’Henri Herbert, fait des merveilles, tout en délicatesse.



Le set comporte aussi des morceaux semi a capella et parsemés de maracas, comme on en trouvait déjà sur The Savage Heart, pour ceux qui trouveraient le set endormant par rapport à du JJR (j’ai déjà lu ou entendu quelques remarques de ce genre). Comme ce morceau à l’entêtant « give everything, take everything » que l’on avait déjà eu à la Défense. Malcolm paraît d’ailleurs beaucoup plus à l’aise aux chœurs que ne l’était Rupert. J’apprécie beaucoup également cette troisième facette du groupe. Si le concert dans son ensemble était moins « rock » qu’à l’époque de JJR, il était aussi moins linéaire, ce qui est appréciable. Notons que le son, sans être extraordinaire, était correct dans l’ensemble, j’ai d’ailleurs ôté mes bouchons (je n’aurais peut-être pas dû, voir plus loin ;-)). La voix de Jim était quand même en retrait sur certains titres.
Le set fut court, à peine plus d’une heure il me semble, et après un rappel de deux titres, Jim nous enjoignit à les retrouver, ses comparses et lui, au bar. Pourquoi pas, me dis-je, j’ai déjà deux dédicaces de Mister Jones, il ne devrait plus trop me faire peur. Arrivée devant l’espace réduit devant le bar du Café de la Danse, cependant, je suis perturbée par la présence de Rupert Orton en personne, en pleine conversation avec une fan. Comme j’ai déjà récolté sa signature au Gilbert Joseph, et que je trouve ça bizarre de demander une dédicace à un gars qui n’était même pas sur scène, je passe mon chemin, un peu difficilement je l’avoue, car j’adore Rupert. Je fais sagement la queue, mon ticket à la main, attendant mon tour car Jim est en pleine discussion avec des fans. M’apercevant, le voilà qui s’interrompt, m’accueille chaleureusement, me fait la bise, me parle. Honnêtement, je n’entends ni ne comprends grand-chose, avec le brouhaha ambiant et l’état de mes oreilles :D Du coup, je fuis sans demander mon reste, n’ayant pas demandé autant d’attention d’un coup, saluée par un « À la prochaine ! » de Jim. J’aurais aimé obtenir les dédicaces des autres membres et converser un peu, c’est encore raté, on verra ça la prochaine fois ! Mais aussi gênée que j’aie pu être sur le moment, je dois dire que c’est un grand honneur pour moi d’avoir fait la bise à Jim Jones, chanteur, musicien, auteur et compositeur que j’admire depuis maintenant quatre ans. »
Jim Jones and the Righteous Mind est
un nouveau projet de groupe londonien aux tendances rock 'n' roll et
garage dans la continuité de Jim Jones dans un registre plus émotionnel.
(https://www.facebook.com/jjatrm)
(http://www.righteousmind.co.uk/)
(https://twitter.com/jjandtherm?lang=fr)
(https://www.instagram.com/jjandtherm/)
Daddy Long Legs est un power trio de blues garage roots trash venu de Brooklyn, fondé en 2010.
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Daddy Long Legs est un power trio de blues garage roots trash venu de Brooklyn, fondé en 2010.
EP
Boil Yer Blood (2015)
T. Valentine With Daddy Long Legs (11) – The Vampire (2012)
Evil Eye On You (2012)
Blood From A Stone (2014)
Rides Tonight - Recorded Live! (2015)
Evil Eye On You (2012)
Blood From A Stone (2014)
Rides Tonight - Recorded Live! (2015)
JIM JONES AND THE RIGHTEOUS MIND (Band)
Jim Jones — vocals, piano, guitar (2015 present)
Gavin Jay: — bass, back vocals (2015 present)
Phil Martini — drums,back vocals (2015 present)
Matt Millership — keyboards, back vocals (2015 present)
Malcolm Troon — guitar, pedal steel, back vocals (2015 present)
DADDY LONG LEGS (Band)
Brian Hurd — vocals, harmonica, guitar (2010-present)
Murat Akturk — slide guitar (2010-present)
Josh Styles — drums, maracas (2010-present)