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jeudi 13 octobre 2011

ALELA DIANE & WILD DIVINE ~ Le Trianon. Paris.











Première Partie : MINA TINDLE

Ce qu’en a pensé Gilles B. :

« Après la Cigale au printemps dernier, c’est maintenant au tour de la salle cosy du Trianon d’accueillir Alela Diane pour ce second concert parisien toujours en promotion d’Alela Diane & The Wild Divine le troisième album de la belle Américaine. Le concert n’affiche pas sold out ce soir mais pas d’inquiétude, la salle est bien remplie avec les deux balcons pris rapidement d’assaut alors que nous prenons place tranquillement au premier rang plein centre. Le public est en moyenne assez âgé, plus que lors des premières sorties d’Alela en France il y a quelques années me semble t’il.

Il doit être aux environs de 19h45 lorsque Mina Tindle fait son apparition sur scène. Mina je l’ai vu à plusieurs reprises, la dernière fois c’était il y a peu de temps en première partie de Beirut à l’Olympia. Ce soir elle va produire un set de bonne facture avec quelques beaux moments comme ce premier morceau appelé The Writer ou l’on retrouve un peu de St Vincent avec les boucles sur sa voix qui apportent une impression de légèreté et un petit coté étrange. Mina Tindle va être un peu plus tard rejoint par deux musiciens additionnel qui vont donner un coté un peu plus musclé à sa musique avec en particulier Olivier une sorte de mercenaire de la musique que l’on retrouve aussi dans des groupes comme Syd Matters. Bref c’est sympa et pas désagréable mais il manque tout de même une touche d’originalité flagrante. 35 minutes bien accueilli par le public bien sur.


Alela Diane sur scène c’est maintenant une petite troupe de 5 musiciens dont bien sur Tom le père qui joue un rôle de plus en plus important en live, Tom Bevitori son mari qui auparavant tenait la basse et qui officie discrètement à la guitare rythmique puis un bassiste et un batteur. On regrette un peu l’absence des guests tel que Mariée Sioux, Alina Hardin ou bien alors Matt Bauer que l’on voyait presque systématiquement sur scène avec la belle Américaine. Ce qui va me frapper ce soir, c’est comme je l’ai indiquer plus haut le rôle prépondérant de Tom son père qui prend de plus en plus de solos, normal vu l’orientation plus country et enlevée du dernier album. Et puis comme à La Cigale on verra plusieurs fois Alela sans sa guitare seul devant son micro (un micro doré d’ailleurs !). Pas de french touch comme lorsque on a pu la voir dans de jolies robes toutes simples, non ce soir c’est un jean bien serré et un petit haut noir avec des bretelles !! Mais le tout lui va à ravir. Et puis les cheveux ont encore poussé. Le set est bien rodé maintenant axé en majeure partie sur le dernier album qui n’a pas trop marché malheureusement alors qu’il est de très bonne facture mais beaucoup attendais à ce qu’Alela poursuive dans une carrière solitaire avec son folk hanté, je crois moi qu’il lui aurait été difficile de donner une suite à l’intemporel The Pirate’s Gospel et que la voix qu’elle suit est somme toute intéressante. La voix est parfaite, on le constate vite sur Elijah un des plus beaux morceaux du dernier album. Le groupe est décontracté, Alela nous indique qu’elle est sous le charme de cette nouvelle salle (Le Trianon) malgré le fait qu’elle ai fait d’autres belles salles à Paris. Une fois encore, j’ai des larmes qui me viennent aux yeux et ce à deux moments du set. Tout d’abord avec Tired Feet qui va me bouleverser ce soir et puis en fin de concert avec Oh My Mama, sans doute parce que je me sens concerné. Le mélange entre nouveaux et anciens morceaux est parfait, le concert a débuté avec le lumineux Of Many Colors qui représente à merveille la nouvelle orientation qu’a pris Alela. Pas mal de morceaus issus de To Be Still vont être aussi joué ce soir avec les incontournables Dry Grass & Shadows ou bien White As Diamonds. Par rapport au concert donné il y a quelques mois je trouve qu’il y a plus de décontraction dans le groupe.

Une petite surprise ce soir, Alela nous annonce qu’elle va jouer une chanson pour la première fois car elle devra la rejouer le lendemain lors d’une émission de France Inter (Emission d’Isabelle Giordano) et le groupe attaque une version de Bang (Shoot Me Down) que j’avais tout d’abord attribué à Nancy Sinatra mais qui en vérité avait été composé la même année (1966) par Sonny Bono pour Cher. Mais pour ma part la version de Nancy Sinatra reste la référence et ce soir c’est plutôt de cette version qu’Alela c’est inspirée avec son père Tom excellent à la guitare avec le coté trémolo si particulier. Il y aura juste une petite hésitation au début de la chanson. Autre surprise après le traditionnel The Riffle (la chanson qui m’a fait découvrir Alea) ce sera l’interprétation d’un tout nouveau morceau du nom de Rose & Thor, difficile d’avoir une opinion sur ce premier jet sinon que l’on n’est pas dépaysé. Plus tard, ce sera Raisin Gréâtes, un morceau qui au premier abord ne paie pas de mine mais qui ne vérité met la voix d’Alea véritablement en valeur, ce morceau la on l’apprécie sur le tard. Le set s’achève sur Suzanne et une fois de plus même si je connais presque tous les morceaux par cœur, je n’ai pas vu le temps passer.

Le rappel sera composer de deux morceaux avec tout d’abord Oh Mye Mama, je ne reviendrais pas dessus j’en ai déjà parler et il s’achèvera par Lady Divine un surnom que j’aime donner à Alea qui poursuit tranquillement son bonhomme de chemin avec une espèce de sérénité. 1h23 de concert et un seul regret, qu’elle ne joue plus certains morceaux comme Can You Blâme The Skye ou alors Gympie Eres par exemple mais peut être les a-t-elle trop jouer, cela reviendra peux être un jour.

On repart tous avec une set List dans la main, en sortant de la salle ou il n’y a curieusement pas de merchandising je me demande si je ne vais aller la voir la semaine prochaine à Rouen. On verra bien !

Ah oui, Alela est toujours divine ! »





Alela Diane Bevitori (née Alela Diane Menig en Californie) est une chanteuse et compositrice américaine, dont les chansons sont imprégnées d'un style psyché folk proche de celui de Nick Drake. Son premir album "The Pirate's Gospel" est considéré comme l'un des 10 meilleurs albums de 2007.


2003 - Forest Parade (self-released)
2004 - The Pirate’s Gospel (self-released)
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2006 - The Pirate's Gospel (Holocene Music)
2009 - To Be Still (Rough Trade)
2009 - Alela & Alina EP (Fargo)
2011 - Alela Diane & Wild Divine (Rough Trade)



 ALELA DIANE & WILD DIVINE
Alela Diane : Vocal & Guitar
Tom Menig : Guitar
Tom Bevitori : Guitar
Jonas Haskins : Bass
Jason Merculief : Drums


La Setlist du Concert
MINA TINDLE



La durée du concert : 0h30

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La Setlist du Concert
ALELA DIANE & WILD DIVINE



Of Many Colors (Alela Diane & Wild Divine - 2011)
Dry Grass & Shadows (To Be Still - 2009)
Elijah (Alela Diane & Wild Divine - 2011)
White As Diamonds (To Be Still - 2009)
 Tired Fleet (The Pirate's Gospel - 2006)
The Wind (Alela Diane & Wild Divine - 2011)
Tatted Lace (To Be Still - 2009)
Bang Bang (My Baby Shot Me Down)(Cher Cover)
The Rifle (The Pirate's Gospel - 2006)
Rose And Thorn (New Song)
My Brambies (To Be Still - 2009)
Rising Greatness (Alela Diane & Wild Divine - 2011)
White Horse (Alela Diane & Wild Divine - 2011)
Long Way Down (Alela Diane & Wild Divine - 2011)
Heartless Highway (Alela Diane & Wild Divine - 2011)
Suzanne (Alela Diane & Wild Divine - 2011)


Encore

Oh! My Mama (The Pirate’s Gospel - 2007)
Lady Divine (To Be Still - 2009)




La durée du concert : 1h20

AFFICHE / PROMO / FLYER

 


jeudi 9 juin 2011

HERMAN DUNE ~ Le Trianon. Paris.













Première Partie : The Shining Twins + La Femme



Ce qu’en a pensé Gilles B. :

 « Ma présence ce soir, au Trianon, est le fruit d’un concours que j’ai gagné sur internet, car je n’avais pas prévu de retourner voir Herman Dune, surement un peu par lassitude vis-à-vis de ce groupe français. Changement complet d’atmosphère après The Pretty Reckless car même si j’arrive sur le coup de 19h30, alors que les portes sont déjà ouvertes, il y a peu de monde dans la salle. Cette soirée, faisant partie du Jalouse Rocks Paris Festival qui s’étale sur trois jours, annonce une programmation de trois groupes, dont deux que je ne connais pas.

On commence, devant une audience restreinte et c’est bien dommage, par The Shining Twins, un trio venant de New York, avec deux femmes, une au chant et à la basse, l’autre s’occupant des percussions, le tout étant complété par un jeune guitariste. Cela ressemble fort au groupe féministe punk «Riot Grrl», et en ce qui concerne la musique on s’approche beaucoup du coté des Ramones. On va pas s’en plaindre car j’ai aimé ce court set, bien vivifiant. Marisa Kreiss, la petite percussionniste, retiendra toute mon attention pendant une partie du concert. Elle  va réussir l’exploit de s’enfiler les 2/3 d’une bouteille de Jack Daniels en l’espace de 22 minutes avec en guise de  commentaire «  Sorry but I’m A Fucking Whore ». J’apprends que le groupe a d’ailleurs été interdit dans certaines salles de concert US à cause des histoires d’alcool. Et bien c’était du putain «Rock & Roll»!

Entre temps, l’ami Oliver m’a rejoint pour assister au second concert de la soirée. Il s’agit de La Femme, un groupe électro pop français : une seule femme, très jolie d’ailleurs, au claviers. Une prestation qui est plutôt d’une agréable surprise, avec des influences à Indochine, leur début, et à toute la vague New Wave oû les claviers étaient rois. Cette pop insouciante et bien enlevée fait du bien, c’est plein de Fun, de soleil et surtout sans prétention. Ce groupe chante en français et pour une fois j’aime bien ça ! Beau set de 40 minutes.

La salle est maintenant assez bien remplie pour accueillir Herman Dune. Ce soir le groupe est en trio: Yaya est au chant et à la guitare avec son éternel galurin sur la tête tandis que Neman est à la batterie, et un  troisième musicien à la basse. Premier morceau et premier sentiment, on se croirait presque d’assister à une «Jam session». Le coté Anti-folk, tel que Herman Dune nous avais présenté, est bien loin et, la musique ce soir est chaude et bouillante. Même si musicalement rien ne les rapproche, ce trio me fait penser à celui que Rory Gallagher entretenait lorsqu’il était sur scène fin des années 70, avec une rythmique très Boogie/blues. Il y a aussi un orfèvre, en l’occurrence Yaya, qui outre son chant reconnaissable entre tous se lance surtout dans des parties de guitares très inspirées provoquant dans la salle des rugissements de plaisir et des cris d’enthousiasme. Je ne me rappelle pas avoir vu Herman Dune dans un tel état de grâce. J’aperçoit de l’autre coté de la salle Lisa Li-Lund, la petite sœur de Yaya, complètement surexcitée. Il est vrai qu’il y a de quoi. Ce soir le groupe interprète en grande partie des morceaux du nouvel album «Stange Moosic»  et le moins que l’on puisse dire c’est que cela promet. On pense parfois à Neil Young dans le genre chevauché de guitare épique (Magician). Ce qui est bizarre c’est que certaines chansons, pourtant nouvelles, ne me semblent pas inconnues comme par exemple The Rock. En tout cas la constante de ce concert c’est le Rock’n’Roll tout simplement (Your Love Is Gold) et j’avoue que par moment on a frôlé l’état de grâce.

Pour Oliver et moi-même, la conclusion est unanime : un des meilleur concert d’Herman Dune. A la sortie j’achète bien évidemment le dernier album présenté sous forme de livre, en édition limité, et je croise Emanuel Lundgren, le fou chantant d’I’m From Barcelona accoudé à une rambarde. Il semble seul mais par pudeur et je n’ose pas aller le saluer, malgré que des gens, le reconnaissent, vont le voir. Tant pis pour moi, ce sera pour une autre fois.

Voila une soirée que je n’avais pas vraiment programmée mais qui s’est transformée en une belle réussite en me permettant de retrouver un Herman Dune plein de vie avec comme seul objectif : faire rugir le monde de plaisir. »






photos de gilles b






Herman Düne est un duo antifolk Français qui a officiellement sorti son premier disque en 1999. Leurs influences vont de Lou Barlow (Sebadoh entre autre) à The Mountain Goats en passant par Cat Power et Silver Jews. Leur immense répertoire (plus de 500 titres originaux) de chansons folk-rock a mûri au fil des années et s’affirme désormais comme une référence incontournable, tout comme leur capacité à rencontrer, jouer, improviser avec de nombreux artistes et à multiplier les formations, marque d’une créativité qui semble intarissable.

 
 
 Albums
Turn Off the Light (2000)
They Go to the Woods (2001)
Switzerland Heritage (2001)
The Whys and the Hows of Herman Düne & Cerberus Shoal (with Cerberus Shoal) (2002,)
Mas Cambios (2003)
Mash Concrete Metal Mushroom (2003)
Not on Top (2005)
Giant (2006)
Next Year in Zion (Fall 2008)
Strange Moosic (May 2011)
 
EPs
2007 : I Wish That I Could See You Soon
2008 : Jackson Heights
2009 : On a Saturday



 

David-Ivar Herman Düne (guitars and vocals)
Néman Herman Düne (drums and sometimes backing vocals)
+ Band


La Setlist du Concert
HERMAN DUNE



01: The Rock (Strange Moosic - 2011)
02: Lay Your Head On My Chest (Strange Moosic - 2011)
03: My Home Is Nowhere Without You (Next Year in Zion - 2008)
04: Tell Me Something I Don't Know (Strange Moosic - 2011)
05: With A Fistful Of Faith (Mas Cambios - 2003)
06: Your Love Is Gold (Strange Moosic - 2011)
07: Strange Moosic (Strange Moosic - 2011)
08: Your Name/My Game (Giant - 2006)
09: In The Long Long Run (Strange Moosic - 2011)
10: Just Like Summer (Strange Moosic - 2011)
11: ?
12: Not On Top (Not On Top - 2005)
13: My Joy (Strange Moosic - 2011)
14: Good For Noone (Not On Top - 2005)

Encores


15: ?




La durée du concert : 1h30

AFFICHE / PROMO / FLYER