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jeudi 7 décembre 2006

INDOCHINE ~ Le P.O. Bercy. Paris.











Première Partie : AqME.


Ce qu’en a pensé Vik :

« Impossible pour moi de rater un concert d’Indochine ! Il est 15h00 quand j’arrive, enfin, devant Bercy pour la première date. Cela faisait des mois, depuis les concerts de Mogador, que j’attendais cela. Une centaine de fans, peut être plus, est déjà là, à attendre dans le froid glacial et sous une petite pluie très fine. Je me dis que l’attente va être longue... Le temps n’est vraiment pas de la partie. Pluie et vent refroidissent un peu l’ambiance... Les fans s’abritent sous des bâches en plastique, moi j’ai un parapluie. On s’échange nos impressions, on fait connaissance, nous sommes tout prêt du but, la pression monte... devant la grande porte 44.

Un vent glacial impérial domine, mais peu importe qu’il vente, qu’il neige ou pleuve ce soir je serai au concert, bien au chaud.

Première surprise des deux concerts de Bercy : un énorme ours gonflable qui trône royalement à l’entrée. C’est l’ours de l’album qui ne tient pas un oiseau mort, mais une mitraillette. Impressionnant par sa taille, il a de quoi interpeller les passants... Indochine est là ! Certains fans commencent à être fatigués, ils décident de s’asseoir en attendant l’ouverture des portes. A 18h30, une voix off annonce l’ouverture des portes de Bercy. On cri, on se pousse, on passe la fouille, on court pour arriver rapidement dans la salle... Je m’installe comme d’habitude assis barrière gauche de la scène. La salle se remplit. Le concert est encore loin de commencer, mais le public est déjà déchaîné " Indochine, Indochine, Indochine !!! " Il n’attend plus qu’une chose, le tic-tac des horloges et les joueuses de tambour...

20h00 : AqME, première partie du soir. Un groupe qui colle bien avec le public indochinois dans l'ensemble. ils sont en forme et enchaînent les chansons de leur dernier album. AqME, avec Koma, Ben, Etienne et Charlotte en mini-jupe, arrive à chauffer la salle. Ce groupe de rock tendant vers le métal a été à la hauteur des espérances du public. Du son lourd, des guitares qui hurlent et un timbre de voix aussi bien posé qu’enragé. Un final monstrueux à coup de larsen ! On en redemande ! 35 minutes de set et puis nous annonce alors 20 minutes d’entracte. Autant de temps qui nous sépare du Paradis. Le public chante, il est prêt pour la suite. La salle est chauffée à blanc, tout le staff s’active afin de préparer la scène pour Indochine.

21h00 : Les fans sont impatients, on scande : « Indochine, Indochine » puis le glas sonne , 2 coups, il y a des cris, la tension monte…le ruban rouge s’illumine puis les projecteurs s’éteignent. Soudain sur l’écran géant, une marionnette avec un tambour apparaît...le concert d’Indochine vient de démarrer, c’est parti. Les horloges se font alors entendre, les lumières s’éteignent, l’armée des petites filles se multiplie, la tension monte… on y est enfin… le rideau tombe... le ton est donné, l’émotion m’envahit. Les fans sont bien là, tous debout en chœurs, puis les premières notes de « Dunquerke » raisonne, c’est l’euphorie, les jeux de lumières sont dans les tons blancs. Le voyage au pays des rêves peut commencer ! Nicola apparaît tout vêtu de noir, pantalon court, chemise et t-shirt et ruban rouge noué sur l’avant bras, le public reprend… Sable, moi sous le sable Et toi, et moi sous le sable avec lui en balançant les bras de gauche à droite. L’ambiance est déjà très chaude.


Les premières notes de « Ceremonia » retentissent, le groupe reste masqué par un grand voile blanc sur lequel sont projetés des effets de lumières. Le rythme de la musique s’accélère, le voile est toujours là... À la fin de la chanson, le voile tombe enfin et c’est l’euphorie. «Alice & June » entrent en scène, elles nous entraînent avec elles dans les décors de Bercy : des arbres, une pelouse, des fleurs.. Tous les fans chantent, dansent et sautent, c’est fabuleux Indochine et son public sont en communion parfaite. Puis « Marilyn» nous ramène au Paradize, c’est l’extase, l’explosion… s'imaginer ses yeux, nous on peut vivre, encore plus fort, encore un peu… pour suivre, Nicola nous joue les accords de « Adora » : une de mes préférées.

La setlist est vraiment nickel, bien calée, des enchaînements terribles. On virevolte entre le paradis et l’enfer, un coup « Alice et June », un coup « Paradize » et également de « Dancetaria » qui n’est pas sans symbole, avec « Punker » et « Astroboy » on ne s’en lasse pas, ils ont une pêche d’enfer ce soir. Indochine nous retrouve avec « Gang Gang»…moi je n’aime pas la saint valentin, je hais le monde entier… puis les premières notes de « Ladyboy »… A nos joies oubliées, A nos flèches à nos étoiles, Nous serons mille, Nous serons deux… reprit par tout le public qui brandit des "Mercis" à la main pour remercier le groupe des moments de magie et de rêve qu’il procure. Le spectacle est fabuleux, très beau, plein de Mercis partout, c’est superbe. Puis on entend les premiers accords de «J’ai Demandé à la Lune», l’ambiance est incroyable : 17 000 personnes qui chantent avec le groupe, qui applaudissent, qui agitent leurs briquets. Matu, aux claviers nous fait reprendre seuls le refrain de la chanson… J'ai demandé à la lune, Et le soleil ne le sait pas, Je lui ai montré mes brûlures, Et la lune s'est moquée de moi… ah ce grand morceau de Mickey 3d…, c’est l’euphorie tout le monde connaît cette chanson par cœur, Marc et François, ils nous donnent le rythme, tandis que Nicola nous applaudit et à son tour admire le spectacle offer. Quelle beauté ! Ce fut pour moi un grand moment de ce concert.

« Electrastar » marque aussi les esprits, et nous rappelle à tous le 3.6.3, ici-même… leur premier et grand Bercy, un sommet, aujourd’hui en dvd. Puis à nouveau un flash back qui nous projette 20 ans en arrière avec « 3 nuits par semaine », et « Miss Paramount ». Cela fait plaisir à voir la majorité des fans présents ce soir là connaissent le répertoire par cœur. Déjà…voilà le premier rappel, le concert peut se poursuivre…soudain les lumières s’abaissent, le staff installe 3 tabourets, Oli de Sat, Nicola et Boris s’installent, guitares à la main c’est au tour du set acoustique composé de « Révolution », « Salômbo » et « La Colline des Roses ». On sent une sérénité dans la salle, les fans sont si calmes ! Puis les projecteurs se rallument, la salle est debout, on applaudit encore, Nicola d’un doigt l fait commencer l’intro de l’incontournable « Punishment Park ». Le public est encore en délire, une vraie folie c’est époustouflant ! Nicola chante, danse, fait encore monter la pression. « Pink Water » le public en redemande.

Une nouvelle intro se fait entendre, c’est «L’Aventurier », le concert arrive à son apothéose. Les lumières de la salle entière s’allument c’est la fin du rappel. On scande « Indochine, Indochine, Indochine» on frappe dans nos mains pour les faire revenir, ne serait ce qu’une minute, on en veut encore. Non ce n’est pas possible ça ne peut pas s’arrêter comme ça, c’est trop court on en veut encore et toujours ! Quelques secondes plus tard Indochine revient sur la scène, on les applaudit, on les remercie, de plus en plus fort, et il nous interprète « Mao Boy» et pour nous faire redescendre sur terre, « Talulla » est là et sur cette belle ballade Nicola et ses musiciens nous disent définitivement « Merci, au revoir ! ».

L’extase de la fin... Fin de ce concert magique. Merci Nicola, crie-t-on dans le public. Les lumières se rallument, le concert est terminé, Bercy redevient Bercy, la salle se vide. Le spectacle fut époustouflant, plein d’émotions, parfait pour me mettre le sourire aux lèvres. Tandis que les gens de la fosse et des gradins se dirigent vers la sortie, cette soirée se termine pour moi... avec des étoiles plein les yeux... et en plein cœur. Je quitte à tout jamais cet endroit afin de ne pas louper mon dernier metro pour pouvoir rentrer chez moi et, en attendent demain soir pour le deuxième concert, écouter encore un disque...


J'ai demandé à la lune… Et le soleil ne le sait pas…»







 
Indochine est un groupe de rock français, tendance new wave qui a vu le jour en 1981. Le groupe a connu un succès relativement important au milieu des années 1980, en France mais aussi dans le reste de l'Europe, avec des titres comme L'aventurier ou Canary Bay. Après un désintérêt manifeste des médias pour Indochine dans les années 1990, ceux-ci se réintéressent au groupe en 2002 grâce à l'album Paradize, dont est issu le single J'ai demandé à la Lune.

(http://www.myspace.com/indochineofficial)
(http://www.indo.fr/)


Studio albums
1982 - L'Aventurier
1983 - Le Péril Jaune
1985 - 3
1987 - 7000 Danses
1990 - Le Baiser
1993 - Un jour dans notre vie
1996 - Wax
1999 - Dancetaria
2002 - Paradize
2005 - Alice & June

Live albums
1986 - Indochine au Zénith
1994 - Radio Indochine
1997 - INDO LIVE
2001 - Nuits intimes
2004 - 3.6.3
2007 - Hanoï

Compilation albums

1991 - Le Birthday Album
1996 - Unita
1996 - Les versions longues




■ Nicola Sirkis (chant, guitare, synthés, harmonica)
■ Marco (basse)
■ Boris Jardel (guitare)
■ Oli de Sat (claviers, guitare)
■ Mr Shoes (batterie)
■ Matu (claviers)




La Setlist du Concert
INDOCHINE

Ouverture : La Promesse (Alice & June - 2005)
Dunkerque (Paradize - 2002)
Les Portes Du Soir (Alice & June - 2005)
Alice & June (Alice & June - 2005)
Marilyn (Paradize - 2002)
Adora (Alice & June - 2005)
Punker (Paradize - 2002)
Atomic Sky (Dancetaria - 1999)
Gang Bang (Alice & June - 2005)
Ladyboy (Alice & June - 2005)
J'Ai Demandé A La Lune (Paradize - 2002)
Morphine (Alice & June - 2005)
Le Grand Secret (Paradize - 2002)
June (Alice & June - 2005)
Mao Boy (Paradize - 2002)
3 Nuits Par Semaine (3 -1985)

Medley :

Miss Paramount (Le Péril Jaune - 1983)
Leila (L'Aventurier - 1982)
Monte Cristo (3 -1985)
Satellite (Wax - 1996)
Astroboy (Dancetaria - 1999)

Encore 1

Set acoustique:

Juste Toi Et Moi (Dancetaria - 1999)
Justine (Dancetaria - 1999)
Sweet Dreams (Alice & June - 2005)
Salômbo (3 -1985)
La Colline Des Roses (Le Baiser - 1990)

Punishment Park (Le Baiser - 1990)

Encore 2

Pink Water 3 (Alice & June - 2005)
L'Aventurier (L'Aventurier - 1982)
Black Page (Alice & June - 2005)
Talulla (Alice & June - 2005)


La durée du concert : 2h18

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dimanche 3 décembre 2006

MIOSSEC ~ La Cigale. Paris.




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Première Partie : Zita Swoon
Ce qu’en a pensé Vik :

« Un concert de Miossec, ce n'est jamais, jamais un triste tour de piste : même quand il est mauvais, il reste toujours quelque chose de magique qui donne envie de voir son prochain passage dans une autre salle. On aime ou on n’aime pas, on ne peut pas rester indifférent : ses textes sont d’une beauté sublime et le personnage me rappelle un peu Gainsbourg période alcool. Aller à un concert de Miossec c'est toujours éprouvant, émotionnellement, une soirée haute en émotion. Ce n'est jamais la même chose, il n’a jamais la même voix et il a le don de réinventer ses chansons et de les faire vivre. Sûrement la plus grande plume française actuelle, Miossec n’est pas réputé pour ses prestations scéniques, et certains se souviennent encore avec amertume d’apparitions en public quelque peu écourtées par des torpeurs alcooliques. Je le retrouve donc de passage à La Cigale pour un seul soir le 3 décembre. Comme d’habitude je suis au balcon, face, premier rang… heureux. Un public très nombreux ce soir a la Cigale qui affiche complet depuis plusieurs semaines, et c'est toute une foule d'admirateurs parisiens et des fidèles fans qui s'est empressée de remplir cette salle.

20h10 : on retrouve Zita Swoon, groupe belge, en 1ère partie, avec des arrangements un peu rock-jazz-disco-funk, emmenés par un chanteur énergique et loufoque, Stephen Kamil Carlens (transfuge de dEUS). Quelques ritournelles accrocheuses mais… c’est ne pas la musique que j'écoute d'habitude. 

21h10 : les lumières de la scène se rallument et c'est une foule compacte qui acclame l'arrivée sur scène du breton, entouré de ses 4 musiciens. Un putain d’accueil! Un Miossec titubant, mais pas trop bourré, qui, contrairement à la dernière fois, n’est pas arrivé en «courant et sautillant », mais tout cool et avec un «bonsoir» et un grand sourire... Lorsque l'entraînant refrain de "La Facture d'Electricité", diffusée en boucle sur les radios, retentit pour ouvrir le spectacle, le public est déjà conquis… il  entonne papalapa  et écoute conquis « J’ai pris peur de tes baisers / comme on prend peur des araignées / je ne savais plus où me planquer / le fond du trou l’envie de gerber / je n’ai toujours pas payé la facture d’électricité… » J’aime... l'énergie électrique se mêle à l'émotion ! Ça applaudit… et ça applaudira beaucoup plus encore ensuite… C'est un Miossec sirotant des bouteilles d'eaux qu'on retrouve ce soir. Il redit «bonsoir», puis corrige : «bonjour». "Maman"… il y met du cœur… le guitariste et lui semblent très complices... il pousse souvent des cris, pour ne pas dire qu’il braille… de plus en plus souvent dans ses prestations… c’est peut-être pour sa maman… (les choristes des Zita font les choeurs sur la chanson).

Timide et sincère, Miossec perpétue les meilleures traditions de la chanson française, tout en gardant en ligne de mire le rock : il se déchaîne avec une légère et touchante hésitation sur des titres comme "Tonnerre", comme l’incontournable chanson réaliste "Brest", l’amer "Les bières aujourd’hui s’ouvrent manuellement"… (« manuellement » dit tout doucement... j’aime bien quand il braille dans cette chanson…), comme "Je m'en vais" (la rupture d’amour) ou "La fidélité" (polémique). Des confidences chuchotées et des cris sur des excès de guitare. Le groupe joue bien, les arrangements sont soignés, et Miossec, même pas chancelant, a la voix nette et le chant juste - du moins plus qu'à l'habitude. Rien à dire, c'est carré, de bon goût, élégant.

"Non Non Non Non (Je Ne Suis Plus Saoul) " revient au premier rappel dans une version enfin sidérante de force et de justesse, puis deux des choristes et Stephen Kamil Carlens rejoignent Miossec sur la scène pour une version superbe de "La Mélancolie"... « La mélancolie qui vient qui coule / Qui vous enfonce tout doucement / Qui vous enroule Qui vous blottit / Qui vous protège des ouragans / La mélancolie qui vient qui cogne… » Stephen prête quelques notes de sa voix aérienne… quelle pureté cette voix… quelques beaux frissons !!! Miossec rigole : « y’avait un vrai chanteur, je ne sais pas si vous l’avez remarqué ». Le public prend visiblement très à coeur la tâche consistant à marquer le rythme de chaque chanson. Et un « merci bien !… ». 

Pour un deuxième et dernier rappel, le chanteur se lâche, communique enfin vraiment avec son public. « Attention, on est à Paris ici ! », « c’est sympa la Bretagne, mais qu’est-ce qu’on se fait chier ! Une fois qu’on a fait le tour des bars de Brest…. ». L'intime "Brûle" très attendu du public, arrive. Sa timidité de chanteur l'emporte sur sa voix rugueuse sur cette version épurée... « Tout luit tout brille mais rien ne brûle / Tout brille tout scintille mais rien ne se consume / C'est comme ça c'est ainsi tout s'envie… » L’une des plus belles chansons jamais écrites ! "Ainsi soit-elle" termine le set. Il remercie les dames, les messieurs, les demoiselles... Puis sortie de scène… il revient et recommence avec son « merci bien ». Il part de la scène en dernier. 

L'heure et demie de concert s'est écoulée bien vite... Ce n’est pas une « rock star », fidèle à lui-même ce n'est que Miossec mais ce soir il était plus en forme que jamais.  Je l’ai sentis plus proche de son public ce soir ! Dommage seulement qu’il ne soit « que » bien entouré par des musiciens, qui ne forment jamais un groupe. En tous cas, je l’ai trouvé, ce soir, en super forme (au moins on comprenait tout ce qu'il chantait !). J'adore ce type, qui sait préparer ses shows sans en faire des célébrations, mêler humour et gravité, ironie et sérieux, talent et détachement. En sortant, nous étions tous d'accord pour dire que s'était un bon concert : très propre, sans temps morts !!! La nuit était là... »











Christophe Miossec est un auteur-compositeur-interprète français né à Brest dans le Finistère.

(http://www.christophemiossec.com/cms/)
(http://www.myspace.com/miossec) 

(http://www.facebook.com/pages/Christophe-Miossec/19465185910)



1995 : Boire
1997 : Baiser
1998 : À Prendre)
2001 : Brûle
2004 : 1964
2006 : L'étreinte









Miossec : Chant & Guitare















La Setlist du Concert
MIOSSEC

La Facture d’Electricité (L'Étreinte - 2006)
Maman (Avec Zita Swoon) (L'Étreinte - 2006)
Mes Crimes : Le Chatiment (L'Étreinte - 2006)
Que devient ton poing quand tu tends les doits (Boire - 1995)
Trente Ans (L'Étreinte - 2006)
Tonnerre (Brûle - 2001)
Brest (1964 - 2004)
Les Bières aujourd’hui s’ouvrent manuellement (A Prendre - 1998)
Le Loup Dans La Bergerie (L'Étreinte - 2006)
Je M’En Vais (1964 - 2004)
La Grande Marée (L'Étreinte - 2006)
Ainsi Soit-Elle (Brûle - 2001)
Rose (1964 - 2004)
Le Cul Par Terre (Boire - 1995)
L’Infidélité (Baiser - 1997)

Encore 1

Non Non Non (Je Ne Suis Plus Saoul) (Boire - 1995)
Chef Une P’tite Bière On A Soif
La Melancolie (Avec Stef Kamil Carlsen) (L'Étreinte - 2006)
Pentecôte (1964 - 2004)

Encore 2

Dom-Tom (Brûle - 2001)
Speech
Brûle (Brûle - 2001)



La durée du concert : 1h30

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