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lundi 12 février 2007

QUEENADREENA ~ La Maroquinerie. Paris.





Première partie : Sentenza & The Holsters

Ce qu’en a pensé Gilles B. :

« Bon, autant vous prévenir tout de suite, je ne serai pas impartial car je suis un fan absolu de Queenadreena et de Katie Jane Garside. Donc me voici de retour à ma chère Maroquinerie pour voir l’un de mes groupes fétiches. Arrivé vers 18h15, il y a déjà quelques personnes (pas mal de filles comme toujours), mais Jean-Pierre est déjà arrivé. Nous sommes rejoints quelques minutes plus tard par Gilles et Vincent. Marco est là (surprenant, car ce n'est pas un concert de hard ni de blues). Comme à l'habitude, nous nous plaçons devant sur le coté gauche de la scène (en face du guitariste Crispin).

La salle n'est pas pleine lorsque démarre la première partie assurée par Sentenza & The Holsters, trio français sympathique jouant un rock-blues-boogie très 70's, mais avec des compos qui tiennent vraiment bien la route, largement inspirées par les Stones, Led Zep, Neil Young etc.... Une bonne première partie qui prouve que des groupes français peuvent être au niveau de leurs homologues anglo-saxons. 40mn de bon rock pour nous faire patienter avant la venue de mes chouchous. La salle est maintenant pleine (n'oublions pas que ce soir il y avait la concurrence de Clap Your Hands Say Yeah pour lequel j'avais aussi ma place... mais il fallait faire un choix !).

Arrivée de Queenadreena sur scène et Katie comme à son habitude est vêtue d'une "robe(???)" en lambeaux qui laisse découvrir un très joli corps. A la basse, une petite nouvelle, Nomi Leonard et à la batterie, toujours Pete Howard (qui, pour les ignorants fut le dernier batteur de The Clash après l'éviction de Topper Headon). Katie comme à son habitude est venue avec sa bouteille de Sauvignon, et attaque le show par une bonne lampée et par Kitty Collar Tight : de suite, on est chez Katie Jane, une ambiance faite de sauvagerie, de hurlements, suivis de chants plus feutrés, voir enfantins. Crispin, son complice de toujours, distille ses accords venimeux, et Pete Howard martèle ses fûts avec brutalité. On continue par Medicine Jar, fabuleux avec sa ligne de basse bien tendue et les riffs assassins et acérés de Crispin. Dans la même lignée, on continue par In Red, excellent !!!

On me demande souvent à quoi ressemble la musique de Queenadreena (une question d’Eric...), et je ne sais pas trop quoi répondre (cette musique me prends aux tripes avec son caractère d'urgence continue...) ; je pense avoir trouvé un adjectif qui convient parfaitement à Queenadreena : c’est du rock ABRASIF. Au programme de ce soir, 4 nouveaux morceaux qui laissent augurer un bon nouvel album (Happy Now / Lick The Itch / You Don't Love Me / Killer). Au fûr et à mesure que le concert avance, Katie devient de plus en plus hagarde, voire légèrement allumée, sa bouteille de sauvignon coincée entre ses cuisses. Et les jeunes filles du premier rang de se lover autour de ses jambes, et de boire à la bouteille (ou plutôt de mimer une fellation...) : c'est dingue cette attirance que Katie fait naître.

Le point culminant du concert arrive avec Pretty Like Drugs, une tuerie, - mon morceau préféré - où Katie se déchaîne et hurle « I'm pretty like DRUGS ». Vient ensuite Suck, une sorte de comptine pour adultes... 1 heure de concert que je n'ai pas vu passer, j'aurais aimé que Queenadreena jouent un peu plus longtemps, mais j’ai bien dû me faire une raison...

Pour ceux qui n'ont jamais vu ce groupe, il est difficile d’en expliquer la particularité : en tout cas, Queenadreena, c'est avant tout Katie et son univers bizarre, plutôt mal barré. Certains diront qu'elle "joue" sur scène, je n'en suis moi pas du tout persuadé, n'oublions pas qu'elle a fait des séjours en hôpital psychiatrique... Mais moi, je l'aime pour tout cela : écouter Queenadreena, c'est « écouter différent ». Dommage qu'elle ne donne pas bientôt un autre concert pas trop loin de Paris, car j'y retournerais bien ! »

Queen Adreena (Queenadreena), est un groupe impeccablement virulent (mélange de punk stoogien, de métal inquiétant et de pop maléfique) qui nous viennent tout droit de Londres. Formé en 2000 par Billy Freedom (batteur) et Orson Wajih (bassiste), le groupe est rapidement rejoint du guitariste Crispin Gray et de la charismatique chanteuse Katie Jane Garside, tout deux issus des feux Daisy Chainsaw. Ils enchainent avec la sortie du premier album, Taxidermy. Les Queen Adreena subissent alors leur premier départ, celui de Freedom, remplacé par Pete Howard (The Clash). Ils signent alors chez Rough Trade (Belle & Sebastian, The Strokes ...), et sortent leur second opus en 2002, Drink Me, avec lequel ils seront révélés au public français. Après cette courte collaboration, Rough Trade les remercient, ainsi que Wajih. Ce dernier sera remplacé par Melanie Garside, qui enregistrera avec le groupe en 2005 leur troisième album (chez Little Indian Records) : The Butcher And The Butterfly. Celle-ci quittera (elle aussi) la formation, remplacée quelques temps plus tard par Paul Jackson. Fin 2005, les Queen Adreena sortent leur premier album live, baptisé sobrement Live At The ICA, l'occasion d'imortaliser ce qui fait la force de ce groupe, à savoir une prestation scénique approchant le psychédélisme, tant Katie Jane nous offre un spectacle digne des plus grandes transes, distillé d'un rock étrange, teinté de trash, de gothique et de folie. Début 2007 et les Queenadreena n'ont pas fini de parler d'eux... la très récente tournée française montre que celle qu'on définit comme une Kate Bush sous acide, avec une voix littéralement envoûtante, est toujours aussi sauvagement inspirée... le rock relève de l'expérience psychiatrique : entre fureur et souffrance, rage et fragilité.



Taxidermy - 2000 (Blanco y Negro Records)
Drink Me - 2002 (Rough Trade Records)
The Butcher and the Butterfly - 2005 (One Little Indian Records)
Live at the ICA - 2005 (One Little Indian Records)
Ride A Cock Horse - 2007 (Independently Released)







Katie Jane Garside : Vocal
Crispin Gray : Guitar
Pete Howard : Drums
Nomi Leonard : Bass








La Setlist du Concert


m547

Kitty Collar Tight (Drink Me - 2002)
Medicine Jar (The Butcher and the Butterfly - 2005)
In Red (The Butcher and the Butterfly - 2005)
Happy Now
Cold Fish (Taxidermy - 2000)
You Don’t Love Me
Lick The Itch
Fuck Me Doll (The Butcher and the Butterfly - 2005)
Pretty Like Drugs (Drink Me - 2002)
Suck (The Butcher and the Butterfly - 2005)
Razorblade Sky (Drink Me - 2002)

Encore

Soda Dreamer (Taxidermy - 2000)
Killer
Pretty Polly (Taxidermy - 2000)



La durée du concert : 1h10

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Queenadreena -Live La Maroquinerie. Paris. 12.02.2007


Queenadreena -Medecine Jar - Live La Maroquinerie. Paris. 12.02.2007


Queenadreena -I Adore You


mercredi 7 février 2007

LEZ ZEPPELIN ~ La Locomotive. Paris.
















Ce qu’en a pensé Gilles B :

 « L'année dernière, dans la queue du Zénith pour le concert de Sonic Youth, Philippe D. nous raconte qu'il a pris sa place pour Lez Zeppelin, et nous encourage à faire de même, car selon lui, ce quatuor féminin jouant exclusivement des reprises de Led Zeppelin vaut la peine d’être vu... Je ne suis pas fan des "tributes" (de mauvaises expériences dans le passé...), mais dans ce cas-là, nous avons décidé de faire une exception. Il faut que je précise que Led Zeppelin a une place à part dans ma culture musicale : c'est tout d'abord le tout premier 33 tours que j’ai acheté (Led Zeppelin II, en 1969, j’avais 11 ans), et c'est tout simplement pour moi l'un des meilleurs groupes de tous les temps (au même niveau que les Beatles)... N'oublions pas que le dirigeable a dominé le monde musical pendant une décade en produisant 7 albums studio absolument géniaux, apportant une nouvelle diversité dans le Rock (beaucoup parlent de Hard Rock, je préfère dire Rock tout court, la palette des compositions étant tellement large).

Bref, nous voici rendus à la Locomotive (...où je n'avais pas vu de concerts depuis bien 17 ans !). De nouveau, nous sommes un petit groupe réuni, Philippe, Vincent, Gilles et moi-même, ce qui permet d'échanger agréablement des idées et des infos, et de passer un bon moment ensemble. Peu de monde à ce concert, peut être 100 personnes et encore,... mais en tout cas des fans de LED ZEP à coup sûr. Surprise : on nous indique que le concert n'aurais pas lieu dans la grande salle, mais dans une plus petite salle, au sous-sol ! Nous entrons alors que le groupe est en train de finir son soundcheck. Pas de première partie programmée (ce n'est pas plus mal...).

Arrivée des filles de Lez Zeppelin sur scène, et d'emblée elles attaquent par Immigrant Song. Dès le premier morceau, on sent que l'on va passer une soirée sympa : pas de frime chez ces nanas, juste une véritable passion pour un groupe, et elles ne copient pas leurs glorieux ainés, se contentant de quelques petites signes de reconnaissance (le pantalon de la guitariste, sa façon de tenir sa guitare)... Ma première émotion vient du fait que c'est vraiment BON d'entendre du Led Zep, c'est même légèrement euphorisant tellement les compositions sont de haut niveau.

La chanteuse, Sarah McLellan n'imite pas Plant, elle interprète d'une manière plus douce les chansons, la guitariste Steph Paynes assure avec brio toutes les parties de guitare, sans essayer d'imiter Jimmy Page, mais avec une vraie générosité. Ce même qualificatif peut être appliqué à la batteuse, Helen Destroy, digne héritière de John Bonham, qui nous a impressionné tout au long du concert par sa frappe lourde. Tous les morceaux ont été à mon avis remarquablement interprétés, sans que être des copies conformes, mais en respectant l'esprit du dirigeable. On est loin de ces tributes tel "The Musical Box" qui s'appliquent à reproduire le plus exactement possible le Genesis de Peter Gabriel. Ici, c'est la passion qui règne...

Le jeu avec Gilles P. était de reconnaitre les morceaux, ce que nous avons bien sur fait sans trop de problèmes. Le set était composé des morceaux des 6 premiers albums, rien de « Presence » n'ayant été joué. 1h50 de concert, c'est vraiment bien, d'autres groupes feraient bien de s'en inspirer. Des moments assez forts : Communication Breakdown, (ou comment le "Rock Dur" est né), Custard Pie (excellente version), Rock'n'roll bien sûr, et une titanesque version de Dazed And Confused digne de l’original,... bref de l'émotion à chacun de ces morceaux qui ont fait partie de notre culture musicale des années 70, et qui, pour le coup, n'ont vraiment pas vieilli.

Bien au contraire, on s'aperçoit maintenant que si Led Zeppelin étaient des précurseurs, ils sont toujours d'actualité, leur musique survolant les modes. Merci à ces filles de New York de nous faire revivre cette magie. »





Lez Zeppelin est un groupe de rock new-yorkais constitué de quatre membres féminins. Il rend hommage au groupe Led Zeppelin en reprenant l'ensemble de son oeuvre.

(http://www.myspace.com/lezzeppelin)
(http://www.lezzeppelin.com/)
(http://www.facebook.com/group.php?gid=5396979354)


Lez Zeppelin - 2007










Sarah McLellan- Vocals
Steph Paynes- Guitars & Theremin
Lisa Brigantino- Bass, Keyboards & Mandolin
Helen Destroy- Drums & Percussion













La Setlist du Concert
LEZ ZEPPELIN

01. Intro
02. Immigrant Song
03. Custard Pie
04. What is and What Should Never Be
05. Babe I'm Gonna Leave You
06. The Ocean
07. Goog Times Bad Times
08. Over The Hills And Far Away
09. Communication Breakdown
10. Ramble On
11. Whole Lotta Love

ENCORE #1


12. Rock'n'Roll > Bring It on Home Tease > Black Dog
13. Dazed & Confused

Encore #2

14. Ten Years Gone
15. Heartbreaker


La durée du concert : 1h50

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