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mardi 27 janvier 2009

Kaiser Chiefs ~ L'Olympia. Paris.











Première Partie :

Ce qu’en a pensé Gilles B. :





« Je n'ai jamais compris pourquoi tout ce que je lis sur Kaiser Chiefs laisse apparaître une sorte de dédain bien français, du genre : « oui, c'est pas mal, mais c'est de la musique facile... ». Je ne comprends pas... Moi, je considère Kaiser Chiefs comme le fer de lance de la Brit Pop Anglaise. Des chansons géniales, comme seuls les Anglais savent le faire, les mélodies sont implacables et les textes simples mais fédérateurs : tous Français que nous sommes, eh bien on les reprend en chœur lors des concerts. Oui, décidemment, je ne comprends pas cet ostracisme dont font les frais Kaiser Chiefs. Pour moi, c'est hors de question de louper un de leurs concerts parisiens. Je sais d'avance que je vais pouvoir me défouler, chanter, sauter et prendre du plaisir, tout simplement.

Heureusement, je ne suis pas le seul à penser cela, et ce soir, l'Olympia se prépare à fêter nos amis anglais. Pour être sûr d'être au premier rang, et surtout bien placé, c'est vers 17h10 que j'arrive sur place, seules une dizaine de personnes sont présentes, le premier rang est assuré. En compagnie d'Eric, on se place en face du guitariste, Sophie puis Cécile nous rejoignent, alors que Vincent, lui, s'installe à la mezzanine. Par rapport au public de Late Of The Pier, la moyenne d'âge a augmenté net, c'est vrai que KC attire un public beaucoup plus mature qu'auparavant.


Pour une fois, l'Olympia affiche un léger retard dans ses horaires, Dananananaykroyd, groupe de Glasgow, fait son apparition vers 20h15. Leur particularité est que, sur scène, il y a deux batteries et aussi deux chanteurs... Or, généralement les groupes qui se produisent avec deux chanteurs, c'est souvent assez hystérique. Et effectivement, on s'aperçoit de suite que le groupe est sans complexes et démarre le show à 100 à l'heure. L'adjonction d'une deuxième batterie décuple la puissance de la rythmique. Mais on se focalise principalement sur les deux chanteurs (dont l'un fait office de batteur occasionnel), et on ne s'ennuie pas. C'est presque du punk hardcore auquel on assiste, du Foals punky, ça hurle plutôt que ça chante, mais le fun est là. La bassiste sur ma droite est plutôt jolie, c'est certainement la plus sobre du groupe. Irruption des deux chanteurs dans la fosse de l'Olympia, qu'ils divisent en deux, en laissant un couloir d'une largeur d'un mètre au milieu, les gens se font face et d'un coup sous l'ordre de Calum Gunn - le chanteur principal - la fosse se mélange dans un désordre indescriptible tandis que certains petits malins en profitent pour gagner des places et s'infiltrer. Alors oui, on prend du plaisir, mais plus par la fraîcheur et la spontanéité affichées par le groupe que par leur musique proprement dite : difficile de se faire une idée, il faudrait écouter plus au calme. En tout cas, cette première partie fut vraiment sympathique et festive, juste ce qu'il fallait pour nous mettre en forme avant KC.

Toujours un problème avec l'horaire ce soir, ce n'est pas à 21h que les pensionnaires de Leeds font leur apparition, mais vers 21h20... ce qui me laisse craindre un concert d'une petite heure. Décor plus sobre que la dernière fois, il n'y a plus cet arc-en-ciel derrière la scène, avec « Kaiser Chiefs » inscrit en lettres dorées. Ricky Wilson me semble avoir légèrement maigri (enfin, je crois), le spectacle commence comme sur le dernier album par Spanish Metal que j'apprécie beaucoup ce soir joué en live. Les éclairages sont ultra puissants et aveuglants, trop parfois pour les photos, c'est pop et ça scintille de partout. Les premiers tremblements du parterre arrivent dès les premières notes de claviers annonçant l'intro caractéristique de Everyday I Love You Less And Less, les premiers frissons me viennent... car je suis venu pour cela d'abord !... Avant de me mettre à sauter pour libérer le trop plein d'énergie accumulée. C'est véritablement un best of qui nous est offert ce soir, il ne manque guère que Born To Be A Dancer, qu'ils ne jouent malheureusement plus depuis quelques années, pour que la fête soit complète. Rick fait toujours le spectacle, mais il semble qu'il se soit tout de même légèrement assagi, il est certainement moins démonstratif ce soir, ce qui ne l'empêche pas de venir monter sur la barrière du premier rang pour haranguer la foule... Dommage qu'il ne fasse plus de stage diving ! Ruby, puis Thank You Very Much sont toujours aussi excitants, mais les morceaux du dernier album, comme You Want History, Like It Too Much ou encore Good Days Bad Days s'intègrent parfaitement dans le show... sans parler bien sur de Never Miss A Beat, hymne typique de Kaiser Chiefs. Ce soir j'atteindrai l'extase non pas avec I Predict A Riot, malgré une excellente version, mais plutôt quand les premières notes de Na Na Na Na Na ont retenti. La ce fut carrément l'explosion de joie, de plaisir, de pleins sentiments mêlés qui font que, par moments, on pète les plombs... et c'est bon !! Des fans passent une pancarte marquée « Na Na Na Na Na » à Ricky qui s'en sert comme d'un étendard en le brandissant face à la foule. Grand moment, mais je commence à fatiguer, car j'ai par malchance... sur le dos les seuls grands ados (ils sont trois) qui jacassent pendant que le groupe joue et qui évidemment ont essayé (vainement) de s'infiltrer. Ce sera le seul couac de ce concert. Le reste c'est presque un Kaiser Chiefs en roue libre, sûr de soi et de la réponse du public, avec un final incendiaire comme d'habitude avec Predict A Riot (j'étais trop fatigué pour sauter pendant tout le morceau, toujours les trois grands qui me pressaient contre la barrière), Take My Température et The Angry Mob. Un unique rappel, qui se finira en apothéose avec le traditionnel Oh My God.

Que dire ? C'est parfait comme d'habitude, et cette fois, KC ont joué un peu plus longtemps qu'à leur habitude, 1h20 de concert sans points faibles, même si j'ai un tout petit peu moins apprécié ce concert que celui donné au même endroit il y a deux ans... mais tout est relatif ! Voilà, c'était mon "cinquième" Kaiser Chiefs, en attendant le sixième... pourquoi pas encore cette année ? »








Dananananaykroyd
est un groupe d'indie rock écossais (Glasgow) fondé en janvier 2006. Premier album six titres paru en juin 2008 : Sissy Hits. Fort penchant pour les guitares, et l'utilisation de deux batteurs, chaotique funtime. Ravissant.

(http://www.myspace.com/dananananaykroyd)



Kaiser Chiefs
est un groupe indépendant de britpop originaire de Leeds formé en 1997 sous le nom de Parva, puis renommé en Kaiser Chiefs en 2003. Il est vainqueur de 3 Brit Awards en 2006 (meilleur groupe, meilleur groupe rock et meilleur concert) et auteur de deux albums, Employment, sorti en 2005, qui a été salué par la critique britannique et a connu un grand succès. Surfant entre pop fougueuse et rock efficace, les concerts survoltés des Kaiser Chiefs ne sont pas étrangers à l'expansion de leur popularité.

(http://www.myspace.com/kaiserchiefs)




































Duncan Robertson : Guitar
David Roy : Guitar
Laura Hyde : Bass
Calum Gunn : Vocals & Drums
John Baillie Junior : Drums & Vocals
Paul Carlin : Drums














* Ricky Wilson (Vocal)
* Andrew White (Guitar)
* Simon Rix (Bass)
* Nick Baines (Keyboards)
* Nick Hodgson (Drums & Vocals)












Intro
Spanish Metal (Off With Their Heads - 2008)
Everyday I Love You Less And Less (Employment - 2005)
Everything Is Average Nowadays (Yours Truly, Angry Mob - 2007)
Heat Dies Down (Yours Truly, Angry Mob - 2007)
You Want History (Off With Their Heads - 2008)
Ruby (Yours Truly, Angry Mob - 2007)
Thank You Very Much (Yours Truly, Angry Mob - 2007)
Good Days Bad Days (Off With Their Heads - 2008)
Na Na Na Na Naa (Employment - 2005)
Modern Way (Employment - 2005)
Like It Too Much (Off With Their Heads - 2008)
Never Miss A Beat (Off With Their Heads - 2008)
I Predict A Riot (Employment - 2005)
Take My Temperature (NME: The Soundtrack of Your Summer - 2005)
The Angry Mob (Yours Truly, Angry Mob - 2007)

Encore
Tomato In The Rain (Off With Their Heads - 2008)
Can't Say What I Mean (Off With Their Heads - 2008)
Oh My God (Employment - 2005)


La durée du concert : 1h20






AFFICHE / PROMO / FLYER































Dananananaykroyd - The Greater Than Symbol And The Hash



Dananananaykroyd - Pink Sabbath






Kaiser Chiefs - Ruby






Kaiser Chiefs - I predict a riot ( Pinkpop 2006 )









Kaiser Chiefs - Never Miss A Beat








Kaiser Chiefs - Never Miss A Beat - Live at BBC2's Later... with Jools Holland




lundi 26 janvier 2009

Late Of The Pier ~ La Maroquinerie. Paris.






Première Partie :



Ce qu’en a pensé Gilles :


« Il faut bien avouer que, quelques jours avant d'aller à ce concert, je n'étais pas plus enthousiaste que cela. L'album de Late Of The Pier m'avait donné l'impression d'une musique dans l'air du temps, agréable, mais quelque peu superficielle. Erreur, mon chère Watson, erreur !! Car j'ai réécouté l'album « Fantasy Black Channel » plus attentivement la veille de ce concert, et j'ai découvert un tas de pépites cachée. Pas si superficiel que cela, ces petits Anglais. Oui, je dis petits (gentiment), car force est de constater qu'ils ne sont pas très grands par la taille, d'après ce que l'on a pu en juger ce soir. Mais plutôt talentueux ! C'est dans une Maroquinerie bourrée à craquer que je me suis retrouvé au premier rang, en prenant soin de me placer à l'extrême gauche de la scène, et de laisser toute une jeunesse - en grande majorité féminine - squatter le premier rang. Devant, la moyenne d'âge doit être de 15/16 ans, derrière c'est un public varié qui est venu assister à ce concert. J'ai le plaisir de retrouver Cécile, Tom et Alice avec toute leur bande, ainsi que bien entendu Robert, souvent présent dans sa (notre) salle fétiche.

Koko Von Napoo vont assurer la première partie, ce sera la troisième fois que je les vois. C'est vrai que j'aimais bien ce qu'elles faisaient, mais il faut bien avouer qu'en concert, c'est généralement assez décevant. Que dire du concert de ce soir ? Un mieux évident au niveau du son, compact et assez puissant, c'est déjà une bonne chose. Les choses qui fâchent maintenant : pourquoi ai-je l'impression (et pas que moi) que les filles du groupe tirent une gueule de dix kilomètres de long ? C'est vraiment surprenant, on dirait qu'elles n'attendent qu'une chose, c'est que le spectacle soit fini pour s'éclipser rapidement (surtout Toupie, la chanteuse). C'est vraiment dommage, car, malgré ce qu'en disent certains, moi j'aime bien leur musique, qui une fois de plus ce soir m'a fait furieusement penser à un groupe des Early Eighties qui s'appelait Altered Images. Bon, la musique peut sembler datée, mais c'est simple et assez entrainant, il manque cette énergie sur scène, et il y a surtout le fait de jouer sans véritable passion, sans donner de plaisir au public… Malgré tout, j'ai bien aimé, comme d'habitude, Polly et un autre morceau qui s'appelle Polaroïd. A quand un album ? Une dernière chose, la batteuse (Renarde) est charmante, mais il faudrait vraiment qu'elle étoffe son jeu, qui est beaucoup trop limité. Quel avenir pour Koko Von Napoo ? Je ne sais pas trop, car j'ai du mal à comprendre leurs motivations… En tout cas, je leur souhaite tout de même bonne chance.

Innovation ce soir à la Maro ou plutôt mauvaise surprise, les membres du service d'ordre (au demeurant sympas) viennent se placer au premier rang (l’un à mes cotés, un autre plein centre) pour soi-disant calmer l'ardeur de la foule. Je n'ai pas vraiment compris car, même si le concert a été animé et agité, il n'y a jamais eu de signe de violence ou d'autres problèmes de la sorte. L'intention était peut-être louable, mais en tout cas bien inutile, et surtout disproportionnée.

Mais revenons à Late Of The Pier : après une attente longue et fastidieuse, le matériel ayant été vérifié et testé mille fois (ce qui nous fait sourire mais nous irrite aussi fortement), le groupe fait son apparition, déclenchant l'hystérie dans la salle… Et effectivement, ils ne sont pas bien grands. La disposition des synthés sur scène fait craindre le pire (en gros, le pire c'est de la pop synthétique avec tous les clichés qui vont avec, bien que tout ne soit pas mauvais). Et le début du concert m'inquiète, entre le musicien en face de nous qui gesticule derrière ses claviers avec des poses dirons-nous assez ridicules et très clichés, et un chanteur guitare dans le dos chantant face au bassiste, ce qui fait que je ne voyais pas son visage. Mais si l'attitude scénique m'a laissé de marbre, j'ai vite pris du plaisir à écouter leur musique, Space & The Woods et surtout Heartbeat, que j'apprécie de plus en plus. Mais un évènement est venu interrompre ce bon début de concert : le groupe dans son ensemble quitte soudainement la scène, on ne sait pas trop pourquoi ! Flottement et incompréhension dans la foule, et puis les videurs viennent se mettre dans la fosse adossés à la scène, je suppose que l'interruption du concert était due à la trop forte poussée du public. Retour du groupe, et c'est reparti… Et plus le concert avance, plus je me dis que ces petits jeunes sont décidemment bien meilleurs que ce que leur attitude visuelle pouvait laisser présager. Late Of The Pier, groupe à minettes ? Peut-être (et d'ailleurs, elles ont bon goût, les minettes…), mais cela va plus loin que cela : je m'aperçois que je commence à m'évader, la musique devient lancinante et possessive, certains passages me font penser parfois à !!!, à d'autres moments, c'est à Foals que je me réfère… Mais le plus beau moment du concert sera quand ils joueront The Enemy Are The Future (merci à Alice, car il a fallu que j'aille lui demander le titre), et là, j'ai soudainement vu Talking Heads devant moi, grand moment, j'ai presque eu des frissons. Et là, je dis : « chapeau », car ce morceau, qui est très bon dans sa version studio est magnifié en live. Là, je me suis dit que, non, Late Of The Pier n'était pas simplement le groupe à la mode du moment et que malgré leur jeunesse, ils ont su intelligemment se servir des influences du passé pour remettre le tout au goût du jour, le tout avec une certaine finesse. Oui, j'ai découvert dans cette superbe fin de concert qu'une certaine complexité musicale se cachait derrière l'apparente facilité de leur musique. Petite déception tout de même, quand le groupe quitte la scène après même pas 50 minutes pour ne plus revenir.

Pendant que Cécile et Tom arrive à se faire inviter backstage, je croise Stéphanie à la sortie de la salle. Une belle soirée en fin de compte, je n'attendais pas grand chose de ce groupe (comme quoi on peut toujours se tromper), et c'est presque avec des étoiles dans la tête que je repars. »




Koko Von Napoo, Ils sont quatre, trois filles et un garçon, établis à Paris un peu par hasard. Gagnant du Prix CQFD 2007, leur musique est à la fois pop et sexy, classieuse et déjantée. Ces jeunes parisiens misent à fond sur le retour à la mode des années 80.

(Source : www.lesinrocks.com)

(http://www.myspace.com/kokovonnapoo)


Groupe anglais surprise de l’automne 2008, Late of the Pier, formé en 2001, s’inspire des grandes heures du glam rock et de la pop synthétique dans l’ambitieux premier album Fantasy Black Channel.

(http://www.myspace.com/lateofthepier)





Toupie (chant)
Renarde (batterie)
Kiddo (clavier)
Kokoboy (basse)














Samuel Dust (vocal, strums, scribbles)
Francis Dance (plucks, wobbles shelves)
Red Dog Consuela (batterie soundscape)
Jack Paradise (electronic battle tapping)








La durée du concert : 0h35


La durée du concert : 0h50

AFFICHE / PROMO / FLYER



Late Of The Pier - Bathroom Gurgle



Late Of The Pier - Heartbeat



Late of The Pier - Bears Are Coming