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mardi 20 septembre 2011

HANDSOME FURS ~ Le Point Ephémère. Paris.











Première Partie : MANATEE



Ce qu’en a pensé Gilles B. :

« À peine quelques mois après leur passage à La Flèche d’Or, Handsome Furs sont déjà de retour pour une date parisienne au Point FMR et cette fois, pas question de les rater même si leur dernier album Sound Kapital me semble un peu moins bien que les précédents. J’aime ce couple qui, en marge de leurs projets respectifs, surtout ceux de Dan Boekner, sillonne le monde et particulièrement Paris avec leur électro punk fusionnel.


Même si je pensais à tort à un Sold-out , la salle est tout de même correctement remplie.  Je retrouve Michael que je n’avais pas revu depuis Rock En Seine, cela parait déjà si loin ! Bon où se mettre ? Le problème c’est le clavier d’Alexei placé en devant de scène, pas grave, on décide tout de même de se placer à droite donc théoriquement en face.


Une première partie, avec un groupe qui m’est parfaitement inconnu et qui le restera d’ailleurs. Il s’appelle Manatee, un trio français, qui joue une espèce d’électro rock assez rageur avec des percussions bien en avant. Elle, la jeune femme, a priori élément central du groupe, est au chant et aux machines (samplers/claviers), plein centre un batteur qui joue debout et sur la droite un guitariste. Bon cela ne casse pas trois pattes à un canard malheureusement et l’ennui est vite présent pour ce manque d’originalité flagrante. La voix de la jeune femme qui emprunte un ton assez enfantin peut faire penser à Yelle et compagnie. Je ne dis pas qu’il démérite, ce serait faux, mais cela sonne un peu creux à mon goût. 33 minutes de concert. Rien d’autre à dire.
 
Sur scène il ne reste plus maintenant qu’un misérable ampli et deux claviers/samplers, celui d’Alexei et un autre du côté de Dan dont il jouera avec parcimonie. Tous les deux s’occupent de préparer et brancher leur matériel, cela me fait penser aux Kills à leur début.

 
 
Sur le coup de 21 h 30, le couple de Handsome Furs fait son apparition:  elle avec une sorte de collant multicolore, un mini-short vert et un débardeur, sans oublier son sourire carnassier, à ses côtés Dan Broekner est en mode keupon avec sa coupe en pétard et son tee-shirt noir informe troué de partout. Ces deux-là respirent la sincérité, j’ai employé le mot fusionnel et c’est bien dont il s’agit. Le concert est placé sous le signe de l’électro punk, c’est vrai que ce côté électro est beaucoup plus présent qu’à leur début. Elle, c’est une boule d’énergie derrière ses claviers, dotée d’une flexibilité peu commune, se démènent sans compter... pas besoin de régime pour perdre des kilos, il suffit d’adopter la méthode Alexei Perry ! Sound Kapital est bien sur à l’honneur ce soir, trop peut être d'ailleurs, car la quasi-totalité de l’album sera jouée et pour ma part je regrette un peu que les deux premiers aient été, un peu, délaissés. Quoi qu'il en soit les deux tourtereaux s’en donnent à cœur joie, leur complicité n’est pas feinte et j’ai vu beaucoup d’innocence et de bonheur dans le regard de Dan Boekner. On commence le concert avec When I Get Back qui ouvre aussi le dernier l’album et donne le ton, la voix de Dan est carrément un des atouts du duo. Avec Damage on aborde véritablement une facette du groupe que j’adore, c’est rapide et incisif, il y a de l’urgence dans la voix et la musique, c’est du très bon Handsome Furs. La suite est sympa surtout par l’énergie déployée et le jeu de scène du couple, Alexie est complètement en symbiose avec ses machines et c’est à un jeu de charme qu’elle joue. Une séduction envers nous, mais surtout envers son partenaire par l’intermédiaire d’une table recouverte de boitiers électroniques, tantôt arque boutée la tête en arrière ou alors une jambe complètement à l'horizontale quand ce n’est pas complètement allongée par terre la respiration haletante. Et toujours le regard vers son partenaire. Fusionnelle : je vous dis ! Elle est belle Alexei avec son visage en sueur et ses tatouages, il y a quelque chose d’animal qui émane d’elle. Handsome Furs c’est cela, un mélange de musique et de séduction animale. Ouais ils s’aiment ces deux-là et c’est beau. Et puis eux aussi nous aiment, ainsi que la France et Paris, ils le disent d’ailleurs et on les croit. Je suis quand même content, Dan a pas mal joué de guitare, pas encore assez à mon goût, mais plus qu’a La Flèche d’Or me semble-t-il à moins que ce soit moi qui délire. J’ai aimé ! Ils n’ont pas joué bien longtemps, 55 minutes à peine et un rappel d’une chanson seulement, mais ce n’est pas grave, ils ont tout donné.

Handsome Furs ne jouera jamais dans des grandes salles, ni même des moyennes comme peuvent le faire les Kills par exemple. C’est un groupe trop authentique, trop nomade et trop libre pour accéder à ce statut. Au fond je les aime aussi pour cela...»






photos de


Handsome Furs, groupe indie rock de Montreal, Canada, est le projet d'un ancien membre du groupe Wolf Parade. Le groupe a plus ou moins vu le jour en 2006 à Vancouver et il est aujourd'hui composé de Dan Boeckner et de sa femme Alexei Perry. A eux deux, ils livrent un rock folk aux accents électro.




Plague Park (2007)
Face Control (2009)
Sound Kapital (2011)




HANDSOME FURS
Dan Boeckner : Vocals, Guitar
Alexei Perry: Synth, Drum Machine


La Setlist du Concert
HANDSOME FURS


When I Get Back (Sound Kapital - 2011)
Damage (Sound Kapital - 2011)
Heaven (Live Mavericks - 2007)
Memories of the Future (Sound Kapital - 2011)
Bury Me Standing (Sound Kapital - 2011)
What About Us (Sound Kapital - 2011)
Repatriated (Sound Kapital - 2011)
Radio Kaliningrad (Face Control - 2009)
Serve the People (Sound Kapital - 2011)

Encore
Legal Tender (Face Control - 2009)
Agony (New Song)




La durée du concert : 0h55































lundi 19 septembre 2011

CHROME HOOF ~ Le Glaz'art. Paris.














Première Partie :Alamaailman Vasarat



Ce qu’en a pensé Gilles B. :

« Voilà un groupe que j’avais raté, il y a deux ans, à la Machine du Moulin Rouge et qui repasse, cette fois… au Glazart !!! Je ne sais pas si je gagne vraiment au change dans le genre salle pourrie. Tant pis, j’ai quand même eu la chance de gagner une invitation pour ce concert (merci Noise magazine et Olivier Drago). Non seulement la salle est pourrie, mais en plus c’est le bordel complet pour se garer aux alentours à cause, une fois de plus, des travaux du tramway qui n’en finissent pas. Je suis venu il y a deux mois au même endroit, rien n’a avancé !!! Putain !


Bon ok, je suis de mauvais poil parce qu’en plus les horaires ne sont pas respectés. 20 h ? l’ouverture, mon œil oui !! 20 h 30 plutôt. Sans compter un service d’ordre qui se décide à mettre les barrières sur le coup de 20 h. Bref je n’aime pas le Glazart vous l’aurez compris. Une fois mon invitation en poche, hop j’entre dans la salle, le plafond est super bas, c’est mal éclairé et on crève de chaud… Et je ne vous ai pas encore parlé de la scène.

 
En attendant, je suis la pour Chrome Hoof, un groupe de ouf justement, difficilement classable, on parlera simplement de « rock expérimental » ce qui reflète bien la réalité. Deux têtes connues dans le public, Michaela notre photographe Italienne préférée et Yves que j’aperçois de l’autre côté de la scène. Il faut tout d’abord se farcir la première partie, un groupe au nom imprononçable qui se nomme Alamaailman Vasarat, je pensais dans un premier temps que ses membres provenaient de l’est, je fais fausse route le groupe est en fait originaire de Finlande. Ils sont six sur scène avec deux violoncelles, 1 clavier, 1 batterie et enfin les deux trublions du groupe c'est-à-dire les deux musiciens officiant sur le devant de la scène, tous les deux jouant des cuivres, trombone, tuba et clarinette il me semble. Bon le groupe a un côté joyeux et festif qui n’est pas sans déplaire, musicalement on lorgne carrément vers la musique des Balkans avec un côté free jazz très prononcé. Original ? Pas vraiment, car je trouve que çà fait « déjà vu ». À la longue on se lasse, pour ma part cela tourne vite en rond et ce n’est pas avec leur dernière chanson nommée The Factory qu’ils vont jouer en mode punk que cela changera le problème. Le public lui a tout de même apprécié. 63 minutes tout de même, c’est bien long pour une première partie.


Difficile de qualifier la musique de Chrome Hoof. Expérimental ? Surement, car cela part un peu dans tous les sens. L’étroite scène du Glazart est encombrée de matériel, car sur scène le groupe se présente ce soir à huit. En partant de la droite, on trouve deux jeunes femmes aux cuivres et synthés, un batteur en arrière-plan qui va se révéler diablement efficace, au premier plan, plein centre, Leo Smee le bassiste et membre fondateur du groupe. À ses côtés une chanteuse black et enfin sur la gauche, c'est-à-dire de mon côté, au fond de la scène un guitariste lui aussi terriblement efficace, devant lui un organiste et enfin au premier plan juste devant moi une belle jeune femme au violon électrique. Je dis beau, mais vu l’éclairage pourave de la salle, il me sera pratiquement impossible de faire des photos d’elle. Et pourtant malgré les reproches que se suis en droit de faire (si si), le son va se révéler plutôt bon et surtout assez fort. Lorsque les musiciens montent sur scène, ils sont tous vêtus d’une sorte de combinaison couleur aluminium avec la capuche rabattue, on est vite pris dans une espèce de cacophonie étrange que l’on n’arrive guère à cataloguer dans un genre musical, c’est à la fois expérimental dans le sens qu’il n’est pas courant de voir tous ces instruments mélangés surtout pour jouer autre chose que de la pop atmosphérique ou de l’indie folk. Car Chrome Hoof évolue dans un univers presque violent, d’ailleurs deux morceaux vers la fin du set seront carrément à classer dans le métal (doom ?). La fusion est surprenante, les fulgurances de la guitare sont surprenantes par sa puissance (même si je n’apercevrai pas le guitariste de tout le concert caché par les autres musiciens). La jolie violoniste apporte une touche de légèreté à l’ensemble tout en se mettant souvent au diapason de l’orgue et de la guitare produisant ainsi un mur électrique assez fulgurant. Mais l’évidence me vient vite à l’esprit, on retrouve chez eux un peu ce que faisait Magma à l’époque, enfin c’est du moins ce que j’ai ressenti avec cette impression d’entendre une musique libre de toute attache, du free rock en quelque sorte. Le chant passe au second plan, d’ailleurs il ne m’a pas semblé que la chanteuse ait une super voix et j’ai trouvé son rôle mineur dans la formation, elle s’éclipsera d’ailleurs une ou deux fois durant le set du groupe. Je parlais de métal un peu plus haut, en effet c’est à partir des deux tiers du concert que Leo Smee le bassiste et fondateur du groupe affublé d’un masque de guerrier va se projeter sur le devant de la scène pour nous balancer 1 morceau avec l’option métal enclenchée (Death Is Certain) ! Violent ! Et puis en guise de conclusion à un concert un peu trop court hélas, c’est avec le magnifique Tonyte que la soirée va se conclure. Pas de rappel hélas et à peine plus d’une heure de concert.

J’espère simplement maintenant les revoir dans de meilleures conditions pour pouvoir les apprécier de meilleure manière. Soirée sympa tout de même.»




photos de gilles b

Chrome Hoof est un groupe/orchestre expérimental londonien formé en 2000 par le bassiste de Cathedral, Leo Smee, et son frère Milo Smee. À l'origine un duo pratiquant une musique essentiellement électronique, le groupe s'est considérablement élargi en intégrant de nouveaux membres (une dizaine actuellement) et donc de nouveaux instruments tels que batterie, saxophone, violon électrique, claviers, guitare, basse ou basson. La musique du groupe combine des éléments venus aussi bien du metal que de l'electro ou du disco, avec une touche de psychédélisme.

Albums
2005 - Chrome Hoof
2007 - Pre-Emptive False Rapture
2010 - Crush Depth

EP
2006 - Beyond Zade





CHROME HOOF
Leo Smee - bass/vocals/synth'/percussion
Milo Smee - drums/synth'/percussion
Emmett Elvin - keyboards/synth'/sampler
Andy Gustard - guitar/percussion[2]
Kavus Torabi - guitar
Emma Sullivan - trumpet/vocals/keyboard/percussion
Chloe Herington - bassoon/saxophone/percussion
Sarah Anderson - violin/viola/percussion/backing-vocals[3]
Lola Olafisoye - vocals


La Setlist du Concert
CHROME HOOF



Intro
One Day (Crush Depth - 2010)
Crystalline (Crush Depth - 2010)
Pronoid (Single - Pre-Emptive False Rapture
- 2007)
Sea Hornet (Crush Depth - 2010)
Death Star (New Song)
Towards Zero (Crush Depth - 2010)
Star Dust (New Song)
Crimson Drone (New Song)
Interlude
Death is Certain (Pre-Emptive False Rapture
- 2007)
Tonyte (B Side Single Pronoid - Pre-Emptive False Rapture
- 2007)




La durée du concert : 1h00

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