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mardi 13 août 2013

JELLO BIAFRA & THE GUANTANAMO SCHOOL OF MEDICINE ~ Le Glaz'Art. Paris.






TOUR 2013
Support Act : THE DECLINE !



Ce qu’en a pensé Émilie :

« Je n’aime jamais me rendre seule dans une salle que je ne connais pas, mais le Glazart marque d’emblée un bon point de par sa proximité avec le métro : de nuit et avec un concert dans les pattes, c’est toujours appréciable. Les portes ne sont pas encore ouvertes lorsque j’arrive, mais elles ne tarderont pas. Juste le temps pour moi d’admirer une foule bigarrée, tantôt punk, tantôt métal, quelques crêtes impressionnantes… Je fais un peu tache avec ma tenue assez classique hormis mon tee-shirt « Evilution » de chez Goéland. Mais je me sens au final plus à l’aise que lors de soirées « habillées ». Une bouteille d’eau confisquée plus tard (mais au moins le vigile était très sympa), je découvre le minuscule Glazart. Je comprends rapidement que je ne verrai pas grand-chose si je ne me mets pas au premier rang, la scène étant basse, mais je ne peux m’y résoudre, alors je me place à proximité du bar, au cas où la chaleur devienne insupportable.

La première partie est un groupe français, The Decline ! , tout à fait dans l’esprit punk de la soirée. J’accroche musicalement mais pas particulièrement à la voix, le moment restera sympathique quoique un peu longuet (trois bons quarts d’heure de mémoire). Le chant est en anglais, ce qui m’arrange. Au début, je ne comprends d’ailleurs pas vraiment le chanteur lorsqu’il s’adresse à nous, bel et bien en français pourtant, la faute à un micro mal réglé, mais bon ce n’est pas bien grave, l’important c’est la musique. Cela s’arrangera par la suite et je retiendrai un titre de chanson bien sympathique, me correspondant parfaitement, I Hate This World But I Love My Life. Un banjo sur la fin apportera une touche de fraîcheur bienvenue dans un set certes un peu monotone (comme c’est souvent le cas dans ce genre musical) mais convaincant.

L’attente est un peu longue ensuite pour moi qui suis seule et n’ose pas engager la conversation. Mais je me distrais à admirer les tenues de mes petits camarades, je ne compte plus les tee-shirts à l’effigie de groupes classiques du genre, et des badges ornent presque chaque veste. On se croirait revenu en 77 ! Et j’adore ça !

Place à présent à la star de la soirée, Mister Jello Biafra, et à sa Guantanamo School of Medicine. Les musiciens arrivent en premier, Ralph Spight et Kimo Ball à la guitare, Andrew Weiss à la basse et Paul Della Pelle à la batterie. Comme prévu, je ne vois rien, c’était déjà limite pendant The Decline ! , et la foule est à présent plus dense. L’un des gars s’est déjà fait piquer sa setlist, il la réclame en promettant de la rendre à la fin :D Et Jello arrive au son de Strength Thru Shopping, lunettes de star (à prendre au second degré bien sûr), tee-shirt Shock-U-Py ! , et énergie à revendre comme à l’accoutumée. J’arrive à l’apercevoir en me mettant sur la pointe des pieds mais je me contenterai principalement de profiter de la musique ce soir, ce qui n’est pas plus mal finalement. Le public est enthousiaste même dans le fond, mais il n’y aura pas de débordements : Jello déteste la violence, ce qu’il ne manquera pas de nous rappeler, et son public adhérant sans modération à tout ce qu’il dit ou fait, pas de problème de ce côté-là. Au niveau revendications, comme on a changé de président on ne revivra pas le moment jouissif de Rock en Seine, mais entre les « Fuck austerity », et les « Fuck national front », il reste de quoi faire.

Le groupe enchaîne avec une nouveauté dès le 2ème morceau, John  Dillinger, mais c’est bien sur les classiques des Dead Kennedys que la foule (moi y compris) montrera le plus d’enthousiasme, avec tout d’abord California Über Alles. Le décalage est flagrant entre les vieux titres et les nouveaux, ces derniers étant majoritairement plus rock que punk si l’on exclut le phrasé caractéristique de Jello. Mais ça n’empêche pas le public d’apprécier les deux époques, particulièrement sur la dansante The Brown Lipstick Parade. Pour sûr, musicalement, c’est plus abouti que les DK.

L’un des meilleurs moments cependant pour moi sera lorsque Jello annoncera « la chanson qu’il aimerait ne plus avoir à jouer ». « Nazi punks fuck off !!!! » hurlai-je de toute la force de mes poumons, ce que bien entendu, personne n’entendra :D Je suis servie côté DK puisque deux titres plus tard, c’est Chemical Warfare qui prendra le relais, avec tout un speech de Jello sur le gaz de schiste. Nazi Punks mis à part, que des titres de Fresh Fruit For Rotting Vegetables pour la partie DK d’ailleurs. On ne va pas s’en plaindre, vu le nombre de « hits » que contient cet album. Avant un Shock-U-Py ! obligatoire dans la setlist, le premier rappel nous gratifiera encore de Kill The Poor, et alors que je n’y croyais plus, Holiday In Cambodia viendra clôturer la soirée. Je rassemble mes dernières forces, dernières paroles hurlées, derniers bras en l’air, c’est fini, j’en aurais bien voulu quelques autres, comme d’habitude, mais on ne pouvait pas rêver plus parfait pour finir. Enfin si, j’aurais bien voulu que Jello ait vraiment dit « See you in Rock en Seine » comme j’avais cru le comprendre à la fin, mais non, il parlait d’un festival suisse…

J’étais bien stressée avant de venir (nouvelle salle, concert punk…) mais je n’ai pas regretté d’avoir vaincu mes peurs, Jello n’a pas changé d’un iota depuis la dernière fois que je l’ai vu (c’était au Rock en Seine 2010) et dans le monde actuel, ce genre de personne qui ne retourne pas sa veste toutes les cinq minutes, c’est rare et ça fait du bien. Long live Jello ! 
 »




photos de 



Eric Reed Boucher, connu sous le pseudonyme de Jello Biafra, est un chanteur, activiste, politicien et militant écologiste dans le Colorado, aux États-Unis. Il est le fondateur et président du label musical Alternative Tentacles et l'ex-chanteur du groupe punk hardcore Dead Kennedys. Il est membre du Parti Vert des États-Unis. Il a été candidat aux primaires du Green Party en 2000, et a terminé quatrième aux élections municipales pour la mairie de San Francisco en 1979. Le nom de scène d'Eric Boucher renvoie à la marque Jell-O et au nom d'un pays appelé Biafra, qui a brièvement existé après avoir tenté de se séparer du Nigeria en 1966. Après quatre années de combats et une terrible famine, le Biafra a été réuni au Nigéria. Boucher a donc formé son nom de scène en opposant le nom d'une compagnie d'un produit alimentaire de piètre qualité à un autre nom évoquant une grande période de famine. Jello Biafra and the Guantanamo School of Medicine est un punk hardcore groupe mené par Jello Biafra . Ils ont sorti leur premier album, The Audacity of Hype en Octobre 2009.


 

 
Avec Dead Kennedys
    •    Fresh Fruit for Rotting Vegetables - septembre 1980
    •    In God We Trust Inc. - décembre 1981
    •    Plastic Surgery Disasters - novembre 1982
    •    Frankenchrist - octobre 1985
    •    Bedtime for Democracy - novembre 1986


Spoken Word
    •    No More Cocoons - 1987
    •    High Priest of Harmful Matter − Tales From The Trial - 1989
    •    I Blow Minds For A Living - 1991
    •    Beyond The Valley Of The Gift Police - 1994
    •    If Evolution Is Outlawed, Only Outlaws Will Evolve - 1998
    •    Become The Media - 2000
    •    Machine Gun In The Clown's Hand - 2002
    •    In The Grip Of Official Treason - 2006


Jello Biafra & the Guantanamo School of Medicine
    •    Audacity of Hype - 2009 
 •     Enhanced Methods of Questioning - 2011
  •     White People and the Damage Done - 2013


JELLO BIAFRA & THE GUANTANAMO SCHOOL OF MEDICINE

Jello Biafra : Vocals
Ralph Spight (ex-Victims Family, Freak Accident) - Guitar
Kimo Ball (Freak Accident, Carneyball Johnson, Mol Triffid, Griddle) - Guitar
Andrew Weiss - bass
Paul Della Pelle - drums

 
 The Setlist
JELLO BIAFRA & THE GUANTANAMO SCHOOL OF MEDICINE

 Strength Thru Shopping (The Audacity Of Hype - 2009)
 John Dillinger (White People And The Damage Done - 2013)
New Feudalism (The Audacity Of Hype - 2009)
Barackstar O’Bummer (Shock-U-Py! EP – 2012)
Mid-East Peace Process (White People And The Damage Done - 2013)
California Über Alles (Dead Kennedys Cover) (Fresh Fruit For Rotting Vegetables - 1980)
The Brown Lipstick Parade (White People And The Damage Done - 2013)
Werewolves Of Wall Street (White People And The Damage Done - 2013)
Nazi Punks Fuck Off (Dead Kennedys Cover) (In God We Trust, Inc. EP - 1981)
Hollywood Goof Disease (White People And The Damage Done - 2013)
Chemical Warfare (Dead Kennedys Cover) (Fresh Fruit For Rotting Vegetables - 1980)
Pets Eat Their Master (The Audacity Of Hype - 2009)


Encore 1
 

Kill The Poor (Dead Kennedys Cover) (Fresh Fruit For Rotting Vegetables - 1980)
Shock-U-Py ! (White People And The Damage Done - 2013)


Encore 2

Road Rage (White People And The Damage Done - 2013)
Holiday In Cambodia (Dead Kennedys Cover) (Fresh Fruit For Rotting Vegetables - 1980




La durée du concert : 1h20

lundi 19 septembre 2011

CHROME HOOF ~ Le Glaz'art. Paris.














Première Partie :Alamaailman Vasarat



Ce qu’en a pensé Gilles B. :

« Voilà un groupe que j’avais raté, il y a deux ans, à la Machine du Moulin Rouge et qui repasse, cette fois… au Glazart !!! Je ne sais pas si je gagne vraiment au change dans le genre salle pourrie. Tant pis, j’ai quand même eu la chance de gagner une invitation pour ce concert (merci Noise magazine et Olivier Drago). Non seulement la salle est pourrie, mais en plus c’est le bordel complet pour se garer aux alentours à cause, une fois de plus, des travaux du tramway qui n’en finissent pas. Je suis venu il y a deux mois au même endroit, rien n’a avancé !!! Putain !


Bon ok, je suis de mauvais poil parce qu’en plus les horaires ne sont pas respectés. 20 h ? l’ouverture, mon œil oui !! 20 h 30 plutôt. Sans compter un service d’ordre qui se décide à mettre les barrières sur le coup de 20 h. Bref je n’aime pas le Glazart vous l’aurez compris. Une fois mon invitation en poche, hop j’entre dans la salle, le plafond est super bas, c’est mal éclairé et on crève de chaud… Et je ne vous ai pas encore parlé de la scène.

 
En attendant, je suis la pour Chrome Hoof, un groupe de ouf justement, difficilement classable, on parlera simplement de « rock expérimental » ce qui reflète bien la réalité. Deux têtes connues dans le public, Michaela notre photographe Italienne préférée et Yves que j’aperçois de l’autre côté de la scène. Il faut tout d’abord se farcir la première partie, un groupe au nom imprononçable qui se nomme Alamaailman Vasarat, je pensais dans un premier temps que ses membres provenaient de l’est, je fais fausse route le groupe est en fait originaire de Finlande. Ils sont six sur scène avec deux violoncelles, 1 clavier, 1 batterie et enfin les deux trublions du groupe c'est-à-dire les deux musiciens officiant sur le devant de la scène, tous les deux jouant des cuivres, trombone, tuba et clarinette il me semble. Bon le groupe a un côté joyeux et festif qui n’est pas sans déplaire, musicalement on lorgne carrément vers la musique des Balkans avec un côté free jazz très prononcé. Original ? Pas vraiment, car je trouve que çà fait « déjà vu ». À la longue on se lasse, pour ma part cela tourne vite en rond et ce n’est pas avec leur dernière chanson nommée The Factory qu’ils vont jouer en mode punk que cela changera le problème. Le public lui a tout de même apprécié. 63 minutes tout de même, c’est bien long pour une première partie.


Difficile de qualifier la musique de Chrome Hoof. Expérimental ? Surement, car cela part un peu dans tous les sens. L’étroite scène du Glazart est encombrée de matériel, car sur scène le groupe se présente ce soir à huit. En partant de la droite, on trouve deux jeunes femmes aux cuivres et synthés, un batteur en arrière-plan qui va se révéler diablement efficace, au premier plan, plein centre, Leo Smee le bassiste et membre fondateur du groupe. À ses côtés une chanteuse black et enfin sur la gauche, c'est-à-dire de mon côté, au fond de la scène un guitariste lui aussi terriblement efficace, devant lui un organiste et enfin au premier plan juste devant moi une belle jeune femme au violon électrique. Je dis beau, mais vu l’éclairage pourave de la salle, il me sera pratiquement impossible de faire des photos d’elle. Et pourtant malgré les reproches que se suis en droit de faire (si si), le son va se révéler plutôt bon et surtout assez fort. Lorsque les musiciens montent sur scène, ils sont tous vêtus d’une sorte de combinaison couleur aluminium avec la capuche rabattue, on est vite pris dans une espèce de cacophonie étrange que l’on n’arrive guère à cataloguer dans un genre musical, c’est à la fois expérimental dans le sens qu’il n’est pas courant de voir tous ces instruments mélangés surtout pour jouer autre chose que de la pop atmosphérique ou de l’indie folk. Car Chrome Hoof évolue dans un univers presque violent, d’ailleurs deux morceaux vers la fin du set seront carrément à classer dans le métal (doom ?). La fusion est surprenante, les fulgurances de la guitare sont surprenantes par sa puissance (même si je n’apercevrai pas le guitariste de tout le concert caché par les autres musiciens). La jolie violoniste apporte une touche de légèreté à l’ensemble tout en se mettant souvent au diapason de l’orgue et de la guitare produisant ainsi un mur électrique assez fulgurant. Mais l’évidence me vient vite à l’esprit, on retrouve chez eux un peu ce que faisait Magma à l’époque, enfin c’est du moins ce que j’ai ressenti avec cette impression d’entendre une musique libre de toute attache, du free rock en quelque sorte. Le chant passe au second plan, d’ailleurs il ne m’a pas semblé que la chanteuse ait une super voix et j’ai trouvé son rôle mineur dans la formation, elle s’éclipsera d’ailleurs une ou deux fois durant le set du groupe. Je parlais de métal un peu plus haut, en effet c’est à partir des deux tiers du concert que Leo Smee le bassiste et fondateur du groupe affublé d’un masque de guerrier va se projeter sur le devant de la scène pour nous balancer 1 morceau avec l’option métal enclenchée (Death Is Certain) ! Violent ! Et puis en guise de conclusion à un concert un peu trop court hélas, c’est avec le magnifique Tonyte que la soirée va se conclure. Pas de rappel hélas et à peine plus d’une heure de concert.

J’espère simplement maintenant les revoir dans de meilleures conditions pour pouvoir les apprécier de meilleure manière. Soirée sympa tout de même.»




photos de gilles b

Chrome Hoof est un groupe/orchestre expérimental londonien formé en 2000 par le bassiste de Cathedral, Leo Smee, et son frère Milo Smee. À l'origine un duo pratiquant une musique essentiellement électronique, le groupe s'est considérablement élargi en intégrant de nouveaux membres (une dizaine actuellement) et donc de nouveaux instruments tels que batterie, saxophone, violon électrique, claviers, guitare, basse ou basson. La musique du groupe combine des éléments venus aussi bien du metal que de l'electro ou du disco, avec une touche de psychédélisme.

Albums
2005 - Chrome Hoof
2007 - Pre-Emptive False Rapture
2010 - Crush Depth

EP
2006 - Beyond Zade





CHROME HOOF
Leo Smee - bass/vocals/synth'/percussion
Milo Smee - drums/synth'/percussion
Emmett Elvin - keyboards/synth'/sampler
Andy Gustard - guitar/percussion[2]
Kavus Torabi - guitar
Emma Sullivan - trumpet/vocals/keyboard/percussion
Chloe Herington - bassoon/saxophone/percussion
Sarah Anderson - violin/viola/percussion/backing-vocals[3]
Lola Olafisoye - vocals


La Setlist du Concert
CHROME HOOF



Intro
One Day (Crush Depth - 2010)
Crystalline (Crush Depth - 2010)
Pronoid (Single - Pre-Emptive False Rapture
- 2007)
Sea Hornet (Crush Depth - 2010)
Death Star (New Song)
Towards Zero (Crush Depth - 2010)
Star Dust (New Song)
Crimson Drone (New Song)
Interlude
Death is Certain (Pre-Emptive False Rapture
- 2007)
Tonyte (B Side Single Pronoid - Pre-Emptive False Rapture
- 2007)




La durée du concert : 1h00

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