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jeudi 1 février 2007

RAZORLIGHT ~ Le Bataclan. Paris.










Première partie : Victoria Tibblin / The Tatianas



Ce qu’en a pensé Gilles B. :

« Deux jours après The Fratellis, me voila de retour pour assister au concert d'un autre groupe influant de la scène anglaise, j'ai nommé Razorlight. Il y a 2 ans, je n'étais pas particulièrement enthousiaste à l'écoute de leur premier album, que j'avais trouvé assez bien mais sans plus. Mais je dois avouer que leur second opus m'a agréablement surpris. C'est donc sur les bases de ce second album que j'avais décidé de prendre ma place pour ce concert, qui fut rapidement sold out. Je décidai d'arriver un peu plus tôt que d'habitude (vers 18h00 environ), mais, déjà à cette heure-là, il y avait une file assez importante, principalement composée d'adolescentes... Heureusement, l'ami Gilles avait pu se libérer plus tôt que prévu et me garder une place dans la file d'attente. Eric nous a rejoint un petit quart d'heure après. Dès notre entrée dans la salle (l'ouverture des portes s'étant faite assez tôt, nous nous dirigeâmes au balcon ( les premiers rangs de la fosse étant déjà squattés par une les jeunes fans de Johnny Borrell...).

Les hostilités commencèrent par un court set d'une chanteuse française (accompagné d'un groupe) du nom de Victoria Tibblin, dont les influences musicales diverses sont purement rock 'n' roll : pas désagréable du tout.


Mais c’est la suite qui mérite particulièrement notre attention, avec la venue sur scène d'un groupe nommé les Tatianas (les TATIANAZES plutôt, dirons-nous !), soit ce qui se fait de pire actuellement dans le Rock français (je n'ai pas encore vu les Naast(les NAZES), mais j'imagine bien) : 3 gamins du 16è arrondissement, prétentieux, le look bien arrangé (la coupe de cheveux du chanteur/guitariste en était un exemple), des instruments "vintage" (n'est-ce pas Mr Eudeline ? « Parce que si vous ne jouez pas sur des instruments vintage, ce n'est pas bien... » dixit le cakos ci-dessus nommé). La musique (ce qui est quand même l'essentiel avouons-le) est un brouet infâme que ces gens-là prétendent qualifier de "garage"). Quelle tristesse ! C'est une escroquerie aux dépends des jeunes que de leur vendre tous ces groupes (Naast ou Naze, Second Sex etc.) comme l'avenir du Rock français !!. Le battage médiatique orchestré par le mensuel Rock'n'Folk et encouragé par son rédacteur en chef, le sieur Philippe Maneuvre, me révolte profondément (sans parler de certains de ses journalistes qui ne connaissent qu'une dizaine de groupes en tout et pour tout (DOHERTY-BABYSHAMBLES-NAAST (vous avez dit NAZE ?)-SECOND SEX- DOHERTY (je l'ai déjà dit peux être ?)). Franchement, la prestation de ce groupe était absolument nulle et je pèse mes mots. Le mot d'ordre était frime + frime + frime. Mais force est de constater que de nombreuses gamines délirait sur ce groupe (c'est comme pour la star ac, il suffit de leur bourrer le crane aux mômes). Je ne leur souhaite rien de mal a ce groupe mais s’ils pouvaient arrêter leur frime, composer de bons morceaux, apprendre un peu à jouer, et ne pas boire de la bière (car les TATIANAS, c'est des vrais rockeurs et oui, ils boivent la bière au goulot comme les grands !! (enfin une petite gorgée et ils jettent la bouteille), pourquoi pas ? Je leur souhaite bon courage quand même, mais c'est pas gagné, les gars !

Bon assez parlé de sujets qui fâchent et passons aux choses sérieuses qui ont justifié notre venue au Bataclan: J'ai nommé Razorlight. Tout d'abord, le succès du groupe doit beaucoup au charisme de son chanteur Johnny Borrell, chouchou de ces dames, physique d'ange de blanc vêtu. Le Bataclan chauffé à blanc s'enflamme dès le début du concert, le son est impeccable, avec un bon éclairage. Le premier morceau, le premier single du second album, In The Morning, annonce la couleur : Borrel est maître à bord du vaisseau Razorlight, avec sa présence scénique et surtout sa voix, qui se démarque quand même de l'ensemble des chanteurs actuels. Suit un autre grand moment avec Golden Touch, single implacable parfaitement interprété. Le groupe, comme sur disque, alterne les changements de tempo. Bien sûr, le deuxième album est privilégié et c'est tant mieux, même si l’on peut regretter qu'ils n'aient pas interprété Rip It Up, comme me l'a justicieusement fait remarqué Eric. Les meilleurs morceaux de la soirée, outre ceux cités précédemment, sont sans conteste pour moi America, chanson au premier abord très simple, très grand public, mais très très belle, qui prend encore plus d'ampleur en live avec son changement de rythme et l’émotion dans la voix de Johnny Borrell. Puis une magnifique version de Los Angeles Waltz grâce à ses harmonies et, toujours, la voix de Borrell. Enfin, pour finir, le splendide Stumble and Fall, dans une version plus longue, qui n'est pas sans nous faire penser à l’illustrissime Gloria.

Mon petit reproche concernant Razorlight vient du fait que plusieurs morceaux, même accrocheurs, sont construits sur la même, les mêmes schémas de guitare, et finissent donc par se ressembler. Et ce que je n'ai pas trop apprécié non plus, il faut le dire, c'est qu’un groupe qui a 2 albums, une notoriété importante maintenant, ne joue que joue 65 mn : j'estime que c'est un peut du vol à ce niveau (on pourra me rétorquer qu'il y a des horaires à respecter, je répondrais qu'une seule première partie suffisait). Bien sûr le public a apprécié, moi aussi, malgré les réserves ci-dessus : en résumé un bon concert (je suis légèrement moins enthousiaste que Eric), mais attention aussi à ne pas présenter un show trop professionnel et sans surprise... »





Razorlight est un groupe de pop rock britannique formé en 2002 autour de Johnny Borrell, qui fut auparavant "conseiller" et parfois bassiste des Libertines. Les acolytes livrent leur premier disque, Up All Night, dans les bacs en 2004. C'est véritablement leur prestation en 2005 au Live 8 de Londres qui leur ouvre en grand les portes du succès.

(http://www.myspace.com/razorlight)
(http://www.razorlight.co.uk/)
(http://www.facebook.com/Razorlight)


Up All Night (2004)
Razorlight (2006)










Johnny Borrell : Vocals - Guitars
Bjorn Agren : Guitars
Carl Dalemo : Bass
Andy Burrows : Drums









La Setlist du Concert

RAZORLIGHT

In The Morning (Razorlight - 2006)
Hold On (Razorlight - 2006)
Golden Touch (Up All Tonight - 2004)
Back To The Start (Razorlight - 2006)
Don’t Go Back To Dalston (Up All Tonight - 2004)
Pop Song (Razorlight - 2006)
Los Angeles Waltz (Razorlight - 2006)
Before I Fall To Pieces (Razorlight - 2006)
I Can’t Stop This Feeling I’ve Got (Razorlight - 2006)
Somewere Else (Up All Tonight - 2004)
America (Razorlight - 2006)
In The City (Up All Tonight - 2004)

ENCORES

Fall, Fall, Fall (Up All Tonight - 2004)
Who Needs Love (Razorlight - 2006)
Vice (Up All Tonight - 2004)
Stumble & Fall (Up All Tonight - 2004)


La durée du concert : 1h05

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mardi 30 janvier 2007

THE FRATELLIS ~ L'Elysée Montmartre. Paris.








Première Partie: NELSON
 

Ce qu’en a pensé Gilles B.:

« Pour finir ce mois de Janvier bien riche au niveau des concerts, les Écossais de The Fratellis investissent l'Elysée Montmartre. Le public (très jeune) est constitué en majorité de filles (ce qui n’est pas étonnant vu le look de Jon, le chanteur/guitariste et leader du groupe). Le concert n'est pas sold out (il faut dire qu'il y a concurrence ce soir avec Eagles Of Death Metal au Bataclan, Isobel Campbell & Mark Lanegan au Trabendo), mais la salle sera quand même bien remplie.

Ce soir, nous sommes 5 réunis comme au bon vieux temps, Jean Pierre, Gilles P., Vincent, Eric et moi même, et cela fait plaisir de se côtoyer pendant les concerts et de pouvoir déconnecter de nos boulots et de nos soucis respectifs et ainsi de profiter de ces instants d’attente avant le concert pour parler de nos passions : la Musique et le Cinéma (et parfois la Politique... mais c'est un autre sujet !). Comme d'habitude, nous sommes au premier rang sur la gauche (ayant déjà eu l'occasion de voir les Fratellis en concert sur un DVD, je savais que le chanteur se trouvait sur ce coté).
La première partie était assuré par Nelson, groupe français qui commence à avoir une petite renommée. Comme je le dis souvent, le problème de 80% de ces groupes français, c’est tout simplement le manque d'originalité et plus encore, le manque de bonnes compositions. Nelson s'inspire très largement d'Interpol, de Joy Division, du Velvet, mais sans évidemment égaler ses glorieux ainés. Le show a un peu décollé sur 1 ou 2 morceaux vers la fin, mais sans nous convaincre. 35mn de show environ.

Arrivée vers 21h00 des The Fratellis, tout de suite on remarque d'un coté Jon Fratelli, le leader qui ressemble pas mal à Marc Bolan, et de l'autre, les "deux bucherons", Barry à la basse (qui a donné son nom de famille au groupe) et Mince à la batterie. Le show démarre, comme le disque, par Henrietta, avec un son un peu brouillon qui s'améliorera par la suite. L'intégralité de l'album est jouée, avec bien sûr comme meilleurs moments Chelsea Dagger, mais aussi Flathead et un Vince the Loveable Stoner très très Glam, Everybody's Knows qui par son tempo me fait penser à Clash (sans parler du jeu de guitare de Jon, qui n'est pas sans rappeler Joe Strummer). Le public très jeune réagit au quart de tour, et le Slam devient systématique (ce sont souvent de très très jeunes personnes qui le pratiquent) mais sans occasionner de bobos.

En rappel, une bonne version de Ooh La La (Goldfrapp) avec au milieu un
passage par T Rex(toujours l’esprit glam) ! Prestation d'une heure juste. J'ai bien aimé mais il y a je trouve un peu trop de retenue de la part des Fratellis (on aimerait qu'ils se lâchent plus), sans parler d’un effet un peu répétitif des morceaux, qui s’enchainent régulièrement sur le même tempo : cela reste sympa en tout cas, et en dehors de la hype actuelle (même si c’est quanf même un retour aux sources). Maintenant, il va leur falloir confirmer (le fameux second album, après ce premier album brillant), surtout, ne pas se répéter et évoluer en douceur.

Pour info, The Fratellis vont donner prochenement 4 concerts à la Brixton Academy de Londres qui sont pratiquement Sold out ! En tout cas, leurs pochettes de disques sont très très glamour !!! »



 
The Fratellis est un groupe originaire de Glasgow en Ecosse, formé en 2005. Fratelli est en fait le surnom du bassiste (nom d'un personnage venant du film: Les Goonies, les autres trouvaient ce nom assez original et donc, ils l'ont tous adopté. Ils ne font donc pas partie de la même famille. Grosse et bonne surprise de l'année rock 2006 outre-Manche. Un premier album fait surface en France en janvier 2007 « Costello Music » qui donne bien la démarche du groupe pour lequel tout est dans la combinaison classique de sensations fortes. Un groupe Rock léger, pétillant teinté de Boogie et de punk, atteint par une certaine folie ou folie certaine. Depuis février 2007, Apple a choisi le titre "Flathead" des Fratellis pour la bande son de la nouvelle publicité iPod.



Costello Music (September 2006)








Jon Fratelli (John Lawler) : Vocal & Guitar
Barry Fratelli (Barry Wallace) : Bass
Mince Fratelli (Gordon McRory) : Drums & Vocals









La Setlist du Concert
THE FRATELLIS



Henrietta (Costello Music - 2006)
Cigarello (Demo Song)
Everybody Knows You Cried Last Night (Costello Music - 2006)
Flathead (Costello Music - 2006)
Vince the Lovable Stoner (Costello Music - 2006)
Doginabag (Costello Music - 2006)
The Gutteratti (Fratellis EP - 2007)
Ole Black 'n' Blue Eyes (Costello Music - 2006)
Baby Fratelli (Costello Music - 2006)
Whistle For The Choir (Costello Music - 2006)
Chelsea Dagger (Costello Music - 2006)
Got Ma Nuts From a Hippy (Costello Music - 2006)

Encore

For The Girl (Costello Music - 2006)
Creepin Up the Backstairs (Costello Music - 2006)
Ooh La La (Goldfrapp Cover)



La durée du concert : 1h05

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The Fratellis - Baby Fratelli

The Fratellis - Chelsea Dagger