Blogger Template by Blogcrowds

mercredi 5 mars 2008

Lenny Kravitz - La Cigale. Paris.













Ce qu’en a pensé Gilles :

« C'est vraiment un hasard si je ce soir je suis devant la Cigale, à faire la queue parmi la centaine de personnes déjà présentes à 17h55 : Vincent ne pouvait malheureusement pas assister à ce concert et m'a donné sa place. Une place difficile à obtenir, les billets de ce concert s'étant vendus en quelques minutes. Je ne pouvais pas refuser ça, d'autant plus que voir Lenny Kravitz dans une petite salle est un évènement inespéré. Me voila donc devant la Cigale, les fans sont bien sur déjà là, moi je compte soit aller au balcon, soit me mettre sur les coursives entourant la fosse.

Ouverture des portes au bout d'une heure vingt-cinq minutes d'attente, heureusement car il commence à faire froid. Mauvaise surprise, les accès aux balcons sont fermés, réservés aux invités, no comment... Je me rabats sur le surplomb côté gauche, en plein milieu. Impeccable ! Je m'installe tranquillement. Pas grand monde que je connaisse ce soir, le public est varié mais plus jeune que je ne le pensais au premier abord. De la sono a été rajoutée de chaque coté de la scène, ce qui fait que les gens placés trop près sur les côtés ne verront pas grand chose. La salle se remplit assez rapidement, évidemment, il n'y aura pas de première partie. J'ai m'impression, vu d'où je suis, que les spectateur au premier rang ne sont pas directement collés à la scène... mais je me trompe peut être.

Il n’est pas loin de 21h lorsque les lumières s'éteignent, Lenny Kravitz et son groupe font leur apparition sur scène. Il a désormais les cheveux courts, petit blouson, lunettes noires, il semble avoir minci et en grande forme. Son guitariste, lui, a tout du rescapé des années 70, mais c'est bien de cette période que Lenny s'inspire. Pour le reste, c'est basse, claviers et batterie, plus une section de cuivres que je ne verrai que par instant, la sono les masquant à ma vue. Pour l'instant, je suis assez sur mes gardes, ou plutôt je regarde le concert d'un œil critique, car c'est vrai que je n'ai jamais été un grand fan de Lenny Kravitz... Comme tout le monde je connais et j'apprécie ses meilleurs chansons, mais cela ne vas pas plus loin. On va bien voir ce soir. En tout cas cela démarre assez fort, toutes guitares devant, avec Bring It On, extrait du dernier album, excellent, c'est du Lenny Kravitz pur jus. Le son est bien fort, surtout quand il y a des prises de solo. Quand à l'éclairage, je ne vous en parle même pas, cela nous change des concerts éclairés avec parcimonie. Deux grosses poursuites sont nichées dans les renfoncements de la mezzanine.

Je regarde toujours le concert avec une certaine distance, j'analyse le show mais je dois dire que les doutes que j'avais commencent à s'estomper au fur et a mesure de l'avancement du concert. Première claque avec Always On The Run (et aussi le premier morceau que je connaisse de Lenny). Bon, rien à dire, ca claque bien, les premiers rangs déploient des pancartes en l'honneur du chanteur, je n'arrive pas à lire d'ou je suis mais en tout cas les fans sont heureux, la salle se prête bien aux manifestations d'enthousiasme, comme on avait déjà pu le voir lors du dernier concert de The Gossip. Toute cette première partie sera donc pour moi une sorte de mise en condition, d'approche sans concessions mais sans a priori du spectacle. Arrive une partie pas inintéressante où Lenny se met au piano, puis à la guitare sèche, mais le morceau I'll Be Waiting est sans aucun doute pour moi le seul morceau faible du concert, assez mièvre il faut bien le dire.

Mais la fin du concert sera d'un tout autre ordre. Tout d'abord grâce au retour des guitares flamboyantes avec Where Are We Runnin, du Kravitz traditionnel comme je l'aime : en concert, cela dépote grave et je commence à être bien à l'aise. Fly Away enfonce le clou, bonne grosse claque et puis une fin magistrale avec Let Love Rule et surtout Love Revolution, qui verra Lenny jouer un à un de tous les instruments, on aurait dit une sorte de jam assez incroyable ! En final, tout d'abord, une jeune fille qui n'avait pas l'air d'avoir plus de 13/14 ans est invitée à monter sur scène par Lenny himself, et puis par gestes, il invite tout le monde à les rejoindre : panique des videurs qui essaient d'empêcher les gens de monter mais peine perdue ! Le balcon est debout : même les invités n'en croient pas leurs yeux ! Personnellement, cette dernière demi-heure m'a convaincu que Lenny Kravitz, loin des stéréotypes qu'il laisse planer, c'est tout simplement du bon rock, puissant, avec des compos qui sont pour la plupart vraiment bonnes et surtout, c'est tout simplement une bête de scène. Lenny s'en va, le public est toujours sur la scène de la Cigale, les musiciens eux continuent. Ce n'est qu'au bout de plusieurs minutes que les membres du groupe quittent la scène, le service d'ordre quant à lui fait redescendre les gens dans la fosse... C'est à peine le dernier spectateur parti que le groupe revient pour un ultime morceau, ce sera bien sur Are You Gonna Go My Way, la Gibson Flying est là, on ne peut que prendre un énorme plaisir devant les riffs torrides et implacable de ce morceau, vraiment excellent. Dernier salut, Lenny quitte la scène de la Cigale...

1h45 de concert, rien à redire, c'était un excellent show qui, je dois bien l'avouer, m'a bien enthousiasmé. J'attendais un spectacle convenu et poussif, je suis tombé sur un Lenny Kravitz affûté, avec des morceaux extraits de son nouvel album qui me semble pas mal du tout vu ce que cela donnait en live... Bref j'ai passé un fort bon moment, encore merci à Vincent !

Je décide d'aller faire un tour devant la scène pour jeter un œil, j'avais bien aperçu une set list devant le bassiste mais un videur sur la scène venait de la donner à une personne. Alors que les gens réclament auprès de ce même videur, je me dirige sur la droite et demande poliment au roadie du guitariste, une sorte de biker aux cheveux longs et tatouages dehors si il était possible d'avoir la set list placée devant l'ampli : celui ci, sans un mot, prend la set list, écarte toutes les mains qui se tendent vers lui et le la donne... Ce n'est pas grand chose, mais c'est un petit geste que j'ai apprécié. Je suis donc reparti tranquillement, conscient d'avoir vu un très bon concert (généralement, les concerts promo n'augurent pas forcément du mieux) en sachant que je n'aurai certainement pas l'occasion de revoir Lenny Kravitz dans des conditions aussi idéales. »



photos de jean-michel daix

Lenny Kravitz, est un auteur compositeur américain, souvent accusé de plagiat, a pourtant créé un style bien à lui. La musique de Lenny est un mélange d'influences du passé (Lennon, Bowie, Prince ou Hendrix) mis à sa sauce. Auteur compositeur de génie, Lenny a passé son enfance entre Manhattan et Brooklyn. Révélé au grand public avec Let love rule, il enchaîne avec Mama said et Are you gonna go my way, des albums rock divinement écrits. Lenny au fil du temps, séduit son public lors de concerts mémorables. Son charisme et sa maîtrise instrumentale font de lui une énorme rockstar. Il est de retour avec un huitième album studio, dix-huit ans après son premier album Let Love Rule. Le ton de ce nouvel opus a été donné avec le premier single It's Time For A Love Revolution.






Lenny Kravitz - Vocal & Guitar
Craig Ross – Guitar
Jack Daley - Bass
Cindy Blackman - Drums
George Laks – Piano, Keys








Bring It On (It Is Time For A Love Revolution – 2008)
Dig it (Lenny – 2001)
Always On The Run (Mama Said – 1991)
Mr Cab Driver (Let Love Rule – 1989)
Lady (Baptism – 2004)
What The Fuck Are We Saying ? (Mama Said – 1991)
Again (Greatest Hits – 2000)
Stilness of heart (Lenny – 2001)
I’ll Be Waiting (It Is Time For A Love Revolution – 2008)
Where Are We Runnig (Baptism – 2004)
Fly Away (5 – 1998)
Let Love Rule (Let Love Rule – 1989)
Love Revolution (It Is Time For A Love Revolution – 2008)
ENCORES
Are You Gonna Go My Way (Are You Gonna Go My Way – 1993)



La durée du concert : 1h45

AFFICHE / PROMO / FLYER





























Lenny Kravitz - Bring it On



Lenny Kravitz - Are You Gonna Go My Way @ Live Earth 07/07/07




Lenny Kravitz - Are You Gonna Go My Way - La Cigale. Paris 05/03/2008



mardi 4 mars 2008

Los Campesinos - Le Nouveau Casino.







Ce qu’en a pensé Gilles :


« Rien de tel qu'un concert dans une petite salle pour se remettre du choc QOTSA de la semaine dernière. Direction donc le Nouveau Casino pour voir les jeunes Gallois de Los Campesinos !, que l'on avait déjà aperçus lors du festival des Inrockuptibles l'année dernière : je n'avais pas été particulièrement convaincu ni séduit, le contexte en première partie de soirée ne s’y prêtant pas, mais la performance du groupe ne m'avait pas laissé complètement indifférent. L'occasion était belle ce soir de les voir dans des conditions idéales, dans une petite salle et devant un public connaisseur.

J'arrive tranquillos au alentours de la rue Oberkampf, pas de problème pour se garer en cette période de vacances, il y a de la place... Je fais un petit tour, puis je me dirige vers le Nouveau Casino. Je ne suis pas le premier mais presque, je prends mon mal en patience, d'autant plus que l'ouverture des portes n'est prévue qu'à 20h00. Heureusement Robert Gil arrive, on discute un bon bout de temps, puis c'est l'ouverture, direction le premier rang, légèrement décalé sur la gauche : bon, vous commencez à le savoir... mais savez vous que l'on se décale premièrement pour ne pas être dans l'axe du chanteur et devoir supporter son visage mangé par le micro, et deuxièmement que sur le côté, on a plus de chance de pouvoir poser ses vêtements sur la scène ; enfin, troisièmement, les « pénibles » se massent généralement plein centre, jamais sur les cotés - à de rares exceptions ! Mais revenons au concert, Robert rentre enfin, il garde ma place le temps que j'aille jeter un œil sur le stand merchandising et m'acheter un tee shirt. A priori, pas de première partie ce soir, je m'en doutais un peu. La salle n'est pas pleine, la mezzanine est d'ailleurs fermée mais l'ambiance est sympa, le public est plutôt jeune bien entendu.

Il doit être aux environ de 21h00 quand les Los Campesinos ! font leur apparition : les jeunes filles sont vêtues de couleurs vives et gaies (attention, ce n’est pas péjoratif), je ne me rappelais plus qu'ils étaient si nombreux sur scène, sept au total, ce qui remplit bien la petite scène du Nouveau Casino. Le début du concert ne m'enthousiasme pas vraiment, je n'arrive pas à rentrer dedans, le style est très rapide, bien interprété mais sans chaleur, la communication avec le public est tiède. Je commence même à me dire que tout compte fait, je me suis peut-être trompé et que je perd mon temps avec ce groupe, pas vraiment mauvais, mais sans magie. Et puis, je ne sais pas trop pourquoi, la mayonnaise prend peu à peu, l'amateurisme et la sympathie que dégage le groupe jouent en leur faveur. Le dialogue avec le public s'installe, surtout par l'intermédiaire de Tom, l'un des guitaristes dont la mère est professeur de français, langue qu'il pratique très mal mais qui permettra de faire passer le courant avec le public. Leur musique festive donne maintenant tout son effet, claviers et violons nous emmènent dans des farandoles débridées.

Grosse fin de concert, avec tout d'abord une reprise de Pavement (Frontwards) puis un You ! Me ! Dancing ! de toute beauté : les filles sur scène sont jolies et chantent plutôt bien, la bonne humeur est communicative, et cela commence à bien bouger derrière moi. Un court rappel ponctuera ce concert, qui tout compte fait se sera révéler bien agréable, d’un groupe jeune et pas prétentieux. Un petit bémol quand même, attention à la répétition de morceaux relativement semblables.

65 minutes de concert il me semble, je ramasse une set list, dehors le groupe au complet prend l'air, un couple m'interpelle... ils me demandent si je ne suis pas dans un blog, car ils me voient souvent devant à la Maroquinerie, je leur donne le nom de notre site qu'ils semblent connaître a priori, cela me fait plaisir car son but est simple : faire partager nos émotions, tout en ajoutant des éléments concrets, tels que les set list détaillées, des photos et vidéos... ce travail est commun et j'en suis assez fier je dois le dire : le blog http://concertsrnrm.blogspot.com/, eh bien, il a de la gueule !! »






Los campesinos! Sont un groupe indie pop de sept étudiants de l'Université de Cardiff, au Pays de Galles. La bande a effectué leur premier concert le 8 mai 2006 et sa réputation continue à croître. Musique résolument pop folle, colorée, trés enjouées, acidulées et mixée à l'arrache. A écouter sans modération.









Aleksandra Campesinos! - Singing/Keyboards/Melody Horn
Ellen Campesinos! - Bass/Singing
Gareth Campesinos! - Singing/Glockenspiel/Keyboards
Harriet Campesinos! - Violin/Keyboards/Singing
Neil Campesinos! - Guitar/Singing
Ollie Campesinos! - Drums/Singing
Tom Campesinos! - Guitar/Singing





La durée du concert : 



1h08


AFFICHE / PROMO / FLYER







Los Campesinos - You! Me! Dancing!