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samedi 24 mai 2008

Barbara Carlotti - L'Europeen. Paris.








Première Partie : FUGU


Ce qu’en a pensé Gilles :

« Il est 23h Place Clichy, et je suis encore sous le charme d'une soirée magique et pleine d'émotions. La responsable s'appelle Barbara Carlotti. Elle et moi, c'est une histoire d'amour (platonique) qui a commencée il y a deux ans, lorsque j'ai écouté pour la première fois « Les Lys Brisés ». Un premier concert à La Cigale avait confirmé tout le bien que je pensais de la dame. Et enfin cette série de concerts à l'Européen, une salle que je découvre ce soir. Une salle cosy, on se sent bien, je suis installé au premier rang, assis sur une grande banquette garnie de velours rouge. Ambiance chaude et intimiste dans cette salle de 350 places - toutes assises - en forme d'auditorium.

Alors que l’Européen n'est encore rempli qu'aux 2/3, la première partie fait son apparition sur scène : c’est tout d'abord Mehdi Zannad... seul à la guitare pour une chanson, il est ensuite rejoint par deux autres musiciens. Si j'avais quelques inquiétudes aux premiers abords, mon opinion a vite changé au fur et à mesure que le concert avance, Fugu (c'est le nom du groupe), c'est de la pop douce (j'aime bien employer ce nom). J'ai trouvé beaucoup de ressemblance avec un groupe comme The Beautiful South. Bref, un set pas désagréable du tout.

Entre temps la salle s'est remplie, l’atmosphère est feutrée mais je me sens à mon aise dans cette salle, parfaite pour une artiste comme Barbara Carlotti : proximité du public, belle scène, et surtout, une espèce de chaleur qui se dégage de tout cela. 20h55, l'émotion me gagne quand les lumières s'éteignent et que les musiciens investissent la scène, Barbara apparait, magnifique dans sa robe aux couleurs vertes chatoyantes annonciatrices de l'été. Car cette fois, l'accent est mis sur la chaleur et la joie, et même si la nostalgie n'est pas tout à fait absente du spectacle, l'évolution est flagrante. Barbara est une femme séduisante, pas ce genre de femme que vous imaginez non, elle dégage un charme fou, et dès que vous entendez sa voix, la magie opère. Les Femmes En Zibelines ouvre le bal, je suis frappé encore une fois par la justesse de la voix. C'est rare qu'une ou un artiste reproduise en concert les mêmes performances vocales qu'en studio. C'est la cas pour Barbara Carlotti, voix belle et unique, je bois les paroles... ce qui est pour moi assez rare, je suis plus attentif généralement à la musique. On entre par petites touches dans l'univers musical de la jolie demoiselle corse, elle raconte de petites histoires presque avant chaque morceau, et après un joli Tunis plein de nostalgie, c'est Mademoiselle Opossum, l’une des plus belles de son album « l'Idéal » (la description que vous nous avez faite, Barbara, de l'opossum, mi-rat mi-chat, ne m'encourage pas à en avoir un !). Barbara est tout à tour drôle, sensuelle, émouvante et charmeuse, nous sommes tous séduits.

C'est une sorte de rêve éveillé que je vis, avec ces paroles qui me touchent et qui me parlent. Tout au long du concert, Barbara nous présente ses musiciens, avec un Jean Philippe Nataf qui se déguisera en clone de Sébastien Tellier, le soir même de l'Eurovision. Quand elle nous demande si quelqu'un veut venir danser avec elle, c'est vrai que je me dis « surtout pas moi ! », mais pourtant, au fond de moi, j'aurais tant aimé danser avec elle. Mais cela faisait partie intégrante du spectacle, Vous Dansiez sera dévolu à un complice Mickael, qui nous fera un numéro de danse solitaire, la suite de la chanson vous montrera espiègle et facétieuse en danseuse de tango. Je manque malencontreusement l'enregistrement vidéo de Cannes, l’un de mes morceaux préférés des « Lys Brisés », avec ces paroles aigres douces, non dénuées d'humour, mais d'humour noir. L'humour, c'est l’une des caractéristiques de Barbara Carlotti, par petites touches, avec finesse, jamais vulgaire. J'aime quand vous parlez, Barbara, j'aime vous entendre raconter des histoires, farfelues parfois mais toujours justes.

Joli moment que ce court duo avec Fugu pour une belle interprétation de Crying In The Rain (des Everly brothers). Ce côté pop, Barbara l'a manifestement, et c'est ce que j'aime aussi chez elle, le mélange de sophistication ou plutôt d'élégance naturelle, et un tempérament rieur et gai. Avec Paris Plage, on découvre un décor derrière la scène, elle remerciera sa maman à la fin du concert pour son aide. Enfin, le sublime L'idéal, beau tout simplement, porté encore une fois par la voix magnifique et juste de Barbara. Elle descend dans la salle pour chercher des spectateurs, les faire monter sur scène et leur offrir une coupe de champagne. Et avec une grande classe, elle viendra aussi m'offrir une coupe de champagne... Chapeau bas, vous êtes tout simplement divine ce soir.

Mais on se doute bien que la fête n'est pas encore finie, d'ailleurs c'est une ovation que la salle réserve à Barbara Carlotti lorsqu'elle quitte la scène. Elle revient avec D'accord... et puis un moment étrange et irréel dans la soirée, lorsque quatre personnes venues du fond quittent la salle sous le regard d'abord interloqué puis amusé de Barbara. « A bientôt, j'espère ! » leur lance Barbara, avant de rajouter à notre attention « Ils n'ont pas aimés ! », puis, se tournant vers nous, elle demande si on veut quand même une autre chanson, rires unanimes, elle poursuit en disant « moi aussi, je pourrais chez moi ! », puis, marchant le long de la scène, elle rajoute « c'est bizarre, quand même ! », avant de nous dire « c'est comme si vous invitiez des gens chez vous, et tout d'un coup ils s'en vont ... ». Heureusement qu'elle a une bonne dose d'humour, car des comportements comme celui de ces quatre personnes, ce n'est pas très joli. Mais le Tango Corse va nous faire oublier cet « incident »... et puis le final, émouvant, non prévu, tout simplement beau, Barbara descend de scène, juste accompagnée de Jean-Pierre Petit à la guitare, elle s'adosse à la scène à un mètre devant moi, et elle interprète avec une rare sensibilité et avec beaucoup d'émotion (l'émotion était partagée à cet instant) a capella Une Rose Pour Emily : sublime, je filme ce moment de pur bonheur, la salle écoute religieusement. Voilà, la belle s'en va après 1h50 de concert, me laissant sur un nuage, je finis ma coupe de champagne, puis je m'enquiers de la set list que l'on me remet gentiment.

Quelques minutes plus tard, je me retrouve dans le hall de l' Européen, il y a beaucoup de monde, j'aperçois le père de Barbara Carlotti, fier de sa fille (il peut l'être !). Enfin Barbara arrive, elle porte maintenant une jolie robe grise, beaucoup de gens viennent la voir, amis, connaissances, moi je reste la, je voulais aller lui dire quelques mots, combien c'était beau, combien j'ai été touché moi qui n'écoute que du rock, mais la pudeur, la timidité sans doute aussi ont fait que, après l'avoir regardée pendant plusieurs minutes, je suis parti, doucement, sans un mot... Et puis une dernière photo devant le fronton de la salle, où apparaît en lettres d'or BARBARA CARLOTTI. Voilà, c'était un rêve éveillé, une douceur pour terminer cette semaine de concerts ininterrompus. De La Lettre à Kisses, ce soir je suis passé par toute la palette des émotions... Vous êtes, mademoiselle, une superbe artiste, à la fois attachante et sensible, puis drôle et émouvante, et pour tout cela, je vous respecte. »




photos de gilles


La chanteuse française Barbara Carlotti a grandit en Corse. Ses influences musicales sont nombreuses, voguant d’Etienne Daho à Billie Holiday, en passant Sarah Vaughan ou Blossom Dearie. En 2003, elle autoproduit un mini-album intitulé Chansons. Son premier véritable album, Les Lys brisés, arrive dans les bacs en 2006.Songwriting à l’inspiration vagabonde, entre pudeur et abandon lyrique, Barbara Carlotti dévoile au fil de ses chansons douces-amères le champ contre-champ de l’amour absolu, les belles imprudences et les égratignures du cœur. Cette blonde ombrageuse assume avec élégance et d’une voix sans apprêt, la sobriété classique et les gimmicks rutilants de la pop. Premiére signature francaise du prestigieux label Beggars Banquet .






La durée du concert : 1h50

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Barbara Carlotti - Trop tard



Barbara Carlotti - Cannes - Live au Zèbre

vendredi 23 mai 2008

The Duke Spirits - Le Point Ephemere. Paris.











Première Partie: SENNEN


Ce qu’en a pensé Gilles :
« Second passage en l'espace de quelques mois pour The Duke Spirit, et moi, je ne raterais cela pour rien au monde. Originale et séduisante, la musique de Duke Spirit, emmenée par la voix superbe de Liela Moss, mérite d'être découverte, et surtout de rencontrer ce succès que le groupe malheureusement a du mal à trouver. Me voilà le long du canal St Martin par ce bel après midi de Mai, buvant une bière à la terrasse du bar de la salle, et c'est Sylvie qui me rejoint : cela me fait plaisir, voila au moins quelqu’un que je connais et qui va pouvoir découvrir ce groupe sur scène. Robert et Brigitte, eux aussi fans de la première heure, sont là. J'entre le premier dès l'ouverture des portes, direction le premier rang, dans un espace extrêmement restreint, coincé entre deux énormes blocs, eux-mêmes entourés de 2 piliers, bonjour la vue !!! Heureusement, nous squattons les quatre places du premier rang... impatients de voir Liela devant nous. Il n’y a pas une énorme affluence ce soir, dommage encore une fois, le choix de cette salle pouvant parfois décourager certains fans. En tout cas, nous ne boudons pas notre plaisir, l'attente est conviviale, je discute avec Sylvie et avecMichael, lui aussi présent ce soir (Michael étant le fan n° 1 de Brisa Roche).

La première partie arrive sur la scène du Point Ephémère, c’est un quatuor anglais du nom de Sennen, inconnu au bataillon en ce qui me concerne. Et dès le premier accord, Sylvie cherche ses bouchons : ça allume assez sévèrement ! Deux guitares, effets larsen, son aigus, ce que les Anglais nous proposent ce soir, ce n'est ni plus ni moins que du Ride revisité, donc c'est sonique, toutes guitares en avant. Autant le dire, moi j'ai bien aimé le set de Sennen, même si comme me le précisait Robert, c'est du déjà vu. Oui peut-être, mais en tout cas j'ai trouvé trois ou quatre morceaux vraiment bons, j'ai même fermé les yeux pour me laisser porter par les vagues électriques. Bon set, j'irai acheter leur album dès la fin du concert.

Place maintenant à The Duke Spirit ! Liela est vêtue d'une sorte de justaucorps noir, surmonté d'une mini robe lamée couleur or : elle est ravissante et, comme à son habitude, elle prend le concert à bras le corps, son tambourin à la main droite. A l'instar du concert d'Operator Please, je ne félicite pas l'éclairagiste du Point Ephémère, les lumières en pleine tronche, ça suffit ! Le concert démarre tambour battant par Send A Little Love Token, suivi du splendide Lassoo, l'accent sera mis presque entièrement sur le second album lors de ce concert. Peu de différence par rapport au show du Nouveau Casino, je vois la chanteuse de plus près, mais le son est moins bon (curieusement pas la voix, mais les guitares que j'ai trouvé moins incisives, particulièrement sur Cuts Across The Land où, normalement, c'est un déluge sonore, pas là... bizarre !). Sinon, Liela est comme à son habitude très en forme, complètement impliquée dans son concert, à l'aise derrière le micro ou avec son harmonica, elle captive toute notre attention. De Lassoo à Love Is An Unfamiliar Name, le concert défile comme une fusée, pas de faux pas hormis peut-être un public assez mou. Trois quarts d’heure et le groupe quitte la scène, avant de revenir nous jouer deux morceaux supplémentaires : Wooden Heart et bien sûr Cuts Across The Land (définitivement mon morceau préféré du groupe). Bonne performance de 55 minutes même si nous restons un peu sur notre faim (un concert légèrement en dessous de celui du Nouveau Casino). Et comme disait Brigitte, 15 minutes supplémentaires nous auraient comblés avec quelques morceaux du premier album en plus (pas de Lion Rip ce soir)...

Encore une fois, dommage que ce groupe ne soit pas reconnu à sa juste valeur car il le mérite amplement. Sylvie a aimé, cela me fait plaisir, on fait un saut au stand merchandising, je ne prends pas moins de 3 t-shirts... quand on aime, on ne compte pas. Voilà, encore une belle soirée écoulée. Espérons un futur concert dans une Maroquinerie sold out, pourquoi pas ?? »








THE DUKE SPIRIT. Une musique aérienne, des guitares assassines et la voix ensorceleuse d’une jolie Moss- pas Kate- Liela : le songwriting raffiné que dévoile depuis ses débuts en 2002 The Duke Spirit prend aujourd’hui toute sa dimension avec le nouvel album Neptune. Envoûtement programmé.






Liela Moss (vocals/harmonica/piano/percussion)

Luke B Ford (guitar/vocals/farfisa mini compact)
Dan Higgins (guit/autoharp/voc/piano)
Toby Butler (bass/guitars/vocals/vox jaguar)
Olly The Kid Betts (drums/voc/glock/perc/piano)







Intro I Do Believe (Neptune – 2008)
Send A Little Love (Neptune – 2008)
Lassoo (Neptune – 2008)
Dog Roses (Neptune – 2008)
Sovereign (Neptune – 2008)
Into The Fold (Neptune – 2008)
The Step And The Walk (Neptune – 2008)
Hello To The Floor (Cuts Across The Land – 2005)
This Ship Was Built To Last (Neptune – 2008)
You Really Wake Up The Love In Me (Neptune – 2008)
Red Weather (Roll, Spirit, Roll – 2003)
Love Is An Unfamiliar Name (Cuts Across The Land – 2005)

ENCORE

Wooden Heart (Neptune – 2008)
Cuts Across The Land (Cuts Across The Land – 2005)






La durée du concert : 0h54

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The Duke Spirit - Lassoo



The Duke Spirit - The Step And The Walk




The Duke Spirit - Cuts Across The Land (new version)