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mardi 10 mars 2009

Jay Reatard ~ Le Point Ephémère. Paris.











Première Partie:





Ce qu’en a pensé Gilles B. :
« Jay Reatard.... Je me souviens avoir vu ce nom pour la première fois, ainsi que la chronique de son dernier album, "Singles 08", dans un magazine, Magic peut-être, et j'avais été immédiatement tendre une oreille sur MySpace, cela devait être pendant l'automne 2008. Et puis, en regardant un matin la programmation du Point Ephémère, je revois à nouveau ce nom apparaître, je prends mon billet de suite, sans toutefois acheter l'album, j'aime aussi découvrir les groupes avec une oreille presque vierge.

Mardi 10 mars, une fois de plus j'arrive beaucoup trop tôt, mais sachant que Philippe M sera là ce soir, je ne m'inquiète pas trop : on ira tout simplement boire un coup et discuter. Ce que l'on s'empresse de faire bien évidemment, Philippe, à mon instar, a flairé le concert intéressant... Avec l'expérience, on commencent à se spécialiser dans le style « découvreur de nouveaux talents ». Nous ne serons pas les seuls d'ailleurs, car le Point Ephémère affiche complet, une fois n'est pas coutume. Eric a décidé quelques jours plus tôt de venir au concert, sans billet hélas, avec l'espoir d'en trouver aux abords de la salle. Malheureusement, pas de marché noir aux alentours, il est 20h et les portes de la salle sont maintenant ouvertes ! Mais, grâce à dieu, le Point FMR a gardé 15 places pour la vente sur place, je m'empresse donc de prendre un billet pour Eric, de peur qu'il ne revienne pas à temps de sa recherche infructueuse du billet magique.

Tout est rentré dans l'ordre, nous sommes confortablement installés aux premiers rang, et l'on ne peut pas dire que cela se bouscule, les gens préférant pour la plupart se vautrer dans les fauteuils se trouvant sur l’un des côtés de la salle, ou aller directement au bar qui se trouve au fond, sans compter ceux qui restent à l'extérieur pour n’entrer que pour la tête d'affiche.

Le groupe qui s'annonce sur scène en première partie se nomme Crusaders Of Love, et pendant un long moment, j'ai cru qu'il s'agissait d'un groupe anglais tant par la musique que par la tenue sur scène. Eh bien non, ce sont des Frenchies. Et des bons, il faut le dire. Le chanteur a un look typiquement briton, il affiche même une certaine ressemblance avec Miles Kane. Musicalement, c'est vraiment agréable, et ça dépote bien. Le début du concert est un hommage aux Buzzcocks, et à toute cette scène britannique issu du punk. Mélodiquement, c'est très bon rien, à redire. Et puis j'ai trouvé que la musique évoluait au gré du concert. On a changé de continent, on fait un détour le long de la frontière Mexicaine, pour un morceau qui n'est pas sans me rappeler les Black Lips, puis la fin du concert a été plutôt New Yorkaise, voire influencée par le Motor City sound de Détroit : un son plus dur et parfois garage. Bref, un excellent début de soirée.

La foule est maintenant plus compacte, mais disciplinée, pas d'infiltration pour nous piquer nos places, le public est cool, et, chose assez surprenante, je vois plusieurs jeunes avec des t-shirts de groupes de hard (Iron Maiden, pour ne pas le citer), un signe peut-être de l'orientation musicale que le groupe va donner.

Des guitares Flying V sont posées sur leur support, Jay Reatard et son groupe font leur apparition, et à ce moment-là, je suis vraiment inquiet, ça sent le truc foireux. Sans un mot, et sans regarder le public, les deux chevelus (il n’ya pas d'autre mot) au non-look (à part les cheveux style métallo des 70's, le reste ne les assimile à rien du tout), attaque pied au plancher, en nous prenant par surprise. Car surprise il y a. Je ne sais pas à quoi je m'attendais, mais certainement pas à ce qui se déroule devant nos yeux ébahis et nos mines abasourdies. Car les deux chevelus sont aussi deux grands furieux. Cela fait des années que je n'avais pas vu un tel spectacle : musicalement, on va rattacher la musique de Jay Reatard aux Ramones, c'est basique, c'est ultra court, c'est ultra speed, pas de moment de répit entre chaque morceaux (de toute façon le bassiste continue même quand les morceaux sont finis), et surtout les deux grands agités sont complètement ALLUMES ! Et je pèse mes mots. Pas des allumés de circonstance qui font cela juste pour le spectacle, non ils jouent de cette manière comme si leur propre vie en dépendait. C'est punk, plus que punk même, j'ai fait allusion aux Ramones tout à l'heure, c'est juste pour la base de leur musique, mais ce qu'apporte Jay Reatard en plus c'est le caractère d'urgence de sa musique. Et puis il y a les solos !!!!! A mon avis les seuls punks à faire des solos... mais des solos mitraillettes, des solos d'illuminés du cerveau. J'ai l'impression qu'on les a tous les deux branchés directement sur le courant, pas trop d'intensité pour qu'ils n'explosent pas en vol, mais du courant continu pour qu'ils ne s'arrêtent jamais. Le bassiste est encore pire que Jay Reatard. Lui c'est une sorte de fou furieux, avec un look à la Buzz Osborne (le chanteur /guitariste des Melvins), j'ai du mal à le prendre en photo car il est tout le temps en action, avec ces mouvements de la tête caractéristiques des headbangers... sauf que la musique, c'est tout sauf du hard !! Et quand même, pour la première fois je vois le Point FMR en ébullition, on se prend des grandes poussées, ça slamme derrière nous et ça pogote... Bref, c'est un beau foutoir, mais le tout avec le bon esprit, pas de méchanceté, juste du fun, et ça fait drôlement plaisir. Et à chaque morceau, on se regarde éberlués, car cela repart systématiquement de plus belle. Le régulateur - enfin si l'on veut - se trouve derrière les deux énergumènes : une sorte de grand nounours à lunettes, barbu s'entend, plutôt placide, mais qui cogne des intros comme les batteurs des feux Ramones (encore eux) : des intros toutes simples mais annonciatrices du feu nourri que les deux flingueurs de service vont faire naître une fois de plus. Quand on voit Jay Retard se séparer de sa Flying, et prendre une vieille gratte sèche toute pourrie pendant que Stephen Pope (c'est le nom du bassiste) continue de brutaliser les cordes de sa Flying bass tel le parkinsonien moyen, on se dit qu'on va enfin avoir un répit (enfin, ce n'est pas le mot juste, car nous on veut que ça allume TOUT le temps). Je t'en foutrais du répit ! C'est PIRE !! Il faut toujours se méfier des mecs qui se servent de vieilles grattes sèches toutes pourries, car le son est encore plus SALE. Merde, on passe encore un palier dans l'excitation, cette fois ci c'est la totale ! Et puis Jay, il reprend sa Flying, il en veut encore plus, alors il la frotte contre ses Fenders, puis soudainement il laisse sa guitare et descend d'un pas décidé dans le public... Moi, je croyais qu'il voulait se bastonner avec un mec qui lui aurait cherché des noises, peut-être ! Et Jay, je le vois remonter sur scène TIRANT carrément un type par le paletot, un type qui n'avait rien demandé, d'ailleurs ! Et Jay il lui passe sa Flying autour du cou, et après, c'est « démerde toi mon gars » ! Pendant ce temps, on n'oublie pas notre pote le bassiste fou, lui, il quitte pas sa basse, il continue l'allumage, on sait même plus s’il joue normalement de la basse (quoique le mot normal ne doive pas exister chez eux), ou s’il continue son numéro de soliste dingue (il faut dire qu'il joue de la basse comme un guitariste virtuose qui aurait pété les plombs et qui aurait transformé sa maestria en folie furieuse). Car oui, ce sont deux fauves qui sont là sur scène devant nous... enfin trois maintenant, puisque Jay a laissé sa guitare au spectateur qui tente tant bien que mal de faire du bruit. Mais notre Jay, il ne reste pas les bras croisés, car il a le micro !!! Et un micro, cela set à quoi ? Eh ben, pas forcément à chanter, mais aussi à faire des larsens avec ses amplis !!

Et soudainement, le show prend fin, aussi soudainement qu'il avait commencé, sans un mot, presque silencieusement et sournoisement, nous laissant pantois et KO. Jay Reatard est parti, Stephen Pope remballe son matériel, enfile son sac à dos et d'un coup, par surprise, se jette dans le public pour un stage diving d'anthologie (bonjour les dégâts pour le mec qui l'a pris sur le dos). Stupeur... Relâchement... Décompression...

Nous avons tous les trois un regard complice, avec une drôle de lueur qui brille au fond de nos yeux. La claque tout simplement. Un truc que l'on ne croyait plus possible sur scène, un truc qui s'est passé, mais qui ne devait plus exister. Punk, sauvage, sans concessions, et surtout VRAI. Loin des singeries grotesques (à pas loin de 40 euros d'ailleurs) d'un guignol ex Libertin qui jouait le même soir au Bataclan. Sûr qu'une grosse partie de la presse était là-bas : pas certain qu'elle ait eu le nez fin d'ailleurs... On s'en fout, on est heureux, et encore étonnés (et il en faut pour nous étonner) de cette prestation incendiaire et tellement inattendue. Set list in the pocket, il faudrait maintenant songer à ramener quelques souvenirs !! Ce n'est pas gagné, car le stand de merchandising est carrément pris d'assaut, Vinyls, CD et t-shirts, c'est la foire d'empoigne pour accéder au stand. Allez, quand on aime on ne compte pas, et comme j'ai ADORE, j'arrache tous les t-shirt (3) ainsi que le CD, comme quoi quand un groupe est bon, les gens achètent : ce soir, je peux vous assurer que le groupe a beaucoup vendu, et c'est bien mérité.

C'est légèrement euphoriques que l'on quitte le Point Ephémère avec le sentiment d'avoir vu ce soir certainement le ou l'un des meilleurs concerts de ce premier trimestre musical. »





photos de gilles b



Les Crusaders of Love est un groupe français rock de Lille.

( www.myspace.com/crusadersoflove )




Jay Reatard est un prolifique garage punk de Memphis, Tennessee. Punk, déglingué, Jay - l'"attardé"- Lindsey trace son chemin garage-rock depuis 1998. D'abord avec son groupe The Reatards, ou flanqué de ses multiples side-projects aux noms plus sophistiqués les uns que les autres: Bad Times, The Final Solutions, The Nervous Patterns, The Angry Angles, Terror Visionset The Lost sounds...Larsens, chansons courtes et esprit "no future" au programme. Mais c'est en solo que Jay Reatard s'est fait (re)connaitre.

(www.myspace.com/jayreatard)


























alexandre: guitar / vocals
fabrice: guitar / vocals
sebastien: bass

maxime: drums
benji: bass













Jay Lindsey : Vocals, Guitar, Bass, Percussion, Keyboards













La durée du concert : 1h20


AFFICHE / PROMO / FLYER




Jay Reatard - Always Wanting More.




Jay Reatard - Fluorescent Grey






lundi 9 mars 2009

White Lies ~ La Maroquinerie. Paris.








 
 
Première Partie: PUSS IN BOOTS +
Ce qu’en a pensé Gilles B. :

« Pour une fois je vais voir un groupe au sujet duquel je suis en complet désaccord avec Eric. Chacun a forgé son avis à l'écoute du disque des White Lies, catastrophique pour l'un (Eric), et plutôt réussi pour moi. Le concert de ce soir saura-t-il nous départager ou nous faire changer d'avis ? On verra bien. La soirée étant sold out, je prends mes précautions et je pars avec un quart d'heure d'avance du boulot, mais il s'avère que ce n'était pas particulièrement nécessaire. Je retrouve quelques personnes faisant la queue, dont la sympathique et enthousiaste Charlotte, puis Vincent arrive. Cécile nous rejoint quelques dizaines de minutes plus tard, je suis content de la revoir à un concert, car il faut bien avouer qu'elle et toute la joyeuse bande de jeunes filles mettent plutôt une joyeuse ambiance. Vincent s'installe derrière la console

19h30, je me place sur la gauche. Malgré le fait que la soirée soit sold out, il n'y a que les véritables amoureux de la musique qui soient là, certains se contentant malheureusement de ne voir que la ou les têtes d'affiches. J'attends Eric mais il est retardé ce soir par son boulot.

Le premier groupe à prendre place sur scène s'appelle Puss In Boots, et mes yeux sont irrésistiblement attirés par la jolie créature qui officie en tant que chanteuse et guitariste, mélange de PJ Harvey pour le haut et de Jennifer Ayache (Superbus) pour le bas. Si la chanteuse (Laura) assure bien au niveau des vocaux, on ne peut pas en dire de même au niveau de la musique, car c'est là que le bat blesse. Pas de véritable direction musicale, cela sent un peu le fourre-tout, et parfois cela lorgne vers un rock/variétés sans grand intérêt. Mais il faut bien avouer que Laura n'est pas dénuée de talents (vocaux), et assure une belle présence sur scène (bon, c'est vrai qu'elle est plutôt canon avec des jolis tatoos). Courte prestation qui restera assez anecdotique. Pendant ce temps, Eric nous a rejoint devant, maintenant nous sommes au complet.

Le prochain groupe à venir sur scène s'appelle Haunts et il m'est totalement inconnu. Jamais entendu ce nom-là. En tout cas, pendant la mise en place du matériel, le guitariste nous glisse quelques mots sympathiques, on en vient à espérer que le set du groupe soit bon. Pendant ce temps Charlotte m'alimente en bonbons !! Haunts monte sur scène, le chanteur/claviériste/guitariste vêtu d'un haut de survêtement avec la capuche sur la tête (il la gardera d'ailleurs pendant tout le concert) au centre de la scène (cela se fait de plus en plus), notre guitariste est en face de nous, avec devant lui une impressionnante rangée de pédales dont l'une marquée BIG (deviner le son qu'il en sort...). Et une nouvelle fois, c'est une découverte... Des riffs incisifs, rock et groovy en même temps, un son puissant et étonnamment bon, et outre notre guitariste qui se révèle plutôt bon, je découvre un chanteur doté d'une voix assez incroyable, bizarrement peu en rapport avec son physique (vous allez me dire que c'est nouveau, le rapport entre la voix et le physique). Mais c'est vrai que lorsqu' on l'entend, on pense plutôt à un chanteur style Michael Hutchence. En tout cas, il n'y a rien à jeter dans le set du groupe, c'est difficile d'ailleurs de cataloguer le groupe, des influences eighties certainement, mais le bon côté des 80's. C'est rock et quelque part aussi funky. Ce qui importe, c'est que j'ai tout simplement pris énormément de plaisir à écouter ce groupe. De plus, ils sont vraiment au point scéniquement parlant, le chanteur étant assez impressionnant dans son rôle « multitâches ». Bref, je n'ai pas d'autres conseil, que de vous dire d'aller acheter leur CD, qui s'appelle tout simplement Haunts, comme Eric et moi l'avons fait en fin de soirée.

Comme le dis justement Eric, même si la suite est décevante, notre soirée sera de toute façon réussie, et c'est bien vrai. La salle est maintenant bien remplie, sans toutefois être bondée comme cela arrive parfois. Public de tout âge, féminin et jeune devant, et plus âgé derrière. Une petite frayeur quand les roadies installent le matériel, et particulièrement le clavier qu'ils placent pratiquement devant Eric, mais en fin de compte notre vision de la scène tout entière sera parfaite.

Les White Lies sur scène, c'est tout simplement quatre jeunes gens touts habillés d'un t-shirt noir. Dès le premier morceau, je sens que cela cloche quelque part. Pas trop la musique par elle-même, qui est restituée assez fidèlement, non ce qui me gêne le plus c'est l'attitude assez froide et pas vraiment conviviale du groupe. Je ne dirai pas qu'ils sont distants, mais il n'y a pas de contact qui s'établit avec le public. Comme je le disais, les chansons sont restituées fidèlement, mais sans le plus qui fait que l'on ressent des émotions en voyant un groupe live. La seconde chose qui m'a assez déplu, je dois le dire, c'est la voix du chanteur qui n'est pas au niveau du disque, cela se sent dès le premier morceau, Farewell To The Fairground, il est obligé de forcer et cela me fait même mal aux oreilles (j'avais son retour juste au dessous de moi). Alors que dire ? Le spectacle n'a pas vraiment été mauvais, c'est juste que l'on regrette les superbes versions du disque. Un bon point cependant à la rythmique, avec un son de basse bien lourd. J'ai eu l'impression de voir un concert se dérouler en position "vitesse automatique". A peine 45 minutes, et le groupe s'éclipse, me laissant tout de même assez frustré, car je n'ai pas retrouvé la puissance et le côté gros son que j'attendais. Oh bien, sur j'ai bien aimé To Lose My Life ou encore Stars, mais il manquait tout simplement ce qu'il y a sur le disque.

C'est l'heure des conclusions, Eric après deux secondes et demi de réflexion conclut que c'était abominable, moi je suis plus réservé, c'est certain que le groupe n'est pas ce que l'on appelle un groupe de scène malheureusement. Et j'ai quand même été surpris de ne pas retrouver la justesse de la voix du chanteur telle qu'elle est sur CD. Je traîne dans la salle, puis c'est direction le merchandising, où l'on retrouve le guitariste de Haunts, qui nous a annoncé par ailleurs que le groupe faisait la première partie de Eagles Of Death Metal le 27 mars, c'est une bonne nouvelle ! Je discute pour la première fois avec Julien, l’un des deux régisseurs de la Maro, car j'ai appris qu'il quittait ce job après cinq ans. Un mec sympa, Julien, et je lui souhaite bonne chance. Les filles restent pour chasser les autographes, moi je m'en vais avec le sentiment d'avoir tout de même passé une excellente soirée. »




Haunts
est un groupe de rock britannique, élevé sur un régime de Talking Heads, Devo et Prince, basé à Londres.

(http://www.myspace.com/haunts)



Anciennement Fear of Flying, le trio anglais devient White Lies en 2006. Leur 1er album « To Lose My Life or Lose My Love » devrait sortir en France fin janvier 2009.


(www.myspace.com/whitelies)



























Banks (vocals, guitar, synth)
Alex Woodcock(guitar, backing vocals)
Gareth Grover (drums, backing vocals)
Mitch Mitchener (bass guitar, backing vocals)















Harry McVeigh : Vocal & Guitar
Charles Cave : Bass
Jack Lawrence-Brown : Drums

















La durée du concert : 0h35



Londons Burning
Bomz II Drop
Underground
Grace
Battle of Britain
Love is Blind
Black Eyed Girl
Live Fast Die Young

La durée du concert : 0h30


Farewell To The Fairground
To Lose My Life
From The Stars
A Place To Hide
Unfinished Business
E.S.T.
Fifty On Our Foreheads
The Price Of Love
Death













La durée du concert : 0h40


AFFICHE / PROMO / FLYER


























HAUNTS - Live Fast Die Young



HAUNTS - Low Slung City Skyline



HAUNTS - Underground