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mercredi 20 mai 2009

Cocoon ~ La Cigale. Paris.










Première Partie : TRICOT MACHINE





Ce qu’en a pensé Gilles B. :

« Me revoilà de nouveau devant la Cigale, pour ce second concert de Cocoon d'affilée. Ce n’est pas la joie car il y a plus de monde à attendre qu'hier soir, et c'est plutôt l'anarchie : il y a des gens de part et d'autre des portes, ça promet pour l'entrée (… même si tout le monde est plutôt du genre cool !). Heureusement, le service d'ordre viendra mettre les barrières en place, ce qui permettra d'avoir une vraie queue. Cette fois-ci, et malgré le fait que je sois le 7 ou 8ème à entrer, j'ai piqué un sprint dans les escaliers, ce qui m'a permis d'arriver le premier sur le devant de la scène et de choisir ma place, un peu plus au centre qu'hier soir.

Comme la veille la salle se remplit plutôt rapidement, le public est jeune, mais j'aperçois aussi des personnes plus adultes qui préfèrent, elles, le confort du balcon. Cocoon attire dorénavant toutes les couches de la population, leur public s'est vraiment élargi depuis quelque temps. Je retrouve avec surprise Robert, puis Michaela. Cette fois-ci, l'attente est plus cool qu'hier soir, je ne sais pas pourquoi d'ailleurs.

19h40, les lumières s'éteignent et un duo fait son apparition, lui est au clavier, celui de Morgane précisément, et elle, avec une bouille plutôt drôle, et vêtue d'une sorte de tunique, se tient devant un petit pupitre, une cymbale à ses côtés. Le groupe, venant du Québec, s'appelle Tricot Machine, et l'on ne peut qu'adhérer à leurs comptines plutôt rigolotes et nostalgiques. De plus Catherine Leduc, la chanteuse, a une manière marrante de se mouvoir sur scène, en tournant sur elle-même. Le groupe attire vite la sympathie du public et déclenche de grosses salves d'applaudissements. Beau moment quand Mathieu chantera 25 décembre en souvenir de sa mère qui avait décidé de "partir" ce jour-là. C'est vrai, la chanson française n'est pas ma tasse de thé, mais j'ai trouvé ce concert rafraichissant et très agréable.

20h40, c'est au tour de Cocoon de faire son apparition, tiens Morgane porte ce soir une robe "Panda" avec un cœur bleu dans le dos. A priori, la set list semble la même qu'hier, mais ce qui est bizarre, c'est que ce soir, j'apprécie beaucoup plus le spectacle. D'un, je n'ai pas à mes côtés l'autre imbécile d'hier qui était limite dans ses paroles, et puis ce soir je suis plus décontracté. Je savoure d'autant plus ce début de concert. Peu de différences par rapport à hier donc, si ce n'est que le public est presque plus démonstratif dans ses applaudissements, mais avec aujourd'hui beaucoup moins de ces "A Poil" qui, à la longue, finissent par lasser. Je savoure à sa juste mesure cette fois Vultures, puis bien sûr Owls, toujours dans mon peloton de tête des meilleurs morceaux. Les nouveaux morceaux commencent à se faire une place dans ma tête, même si, forcément, la comparaison n'est pas facile avec ceux du premier album. Cette fois-ci, Morgane et Mark n'ont plus besoin de dire qu'ils ne sont pas ensemble, tout le monde le sait maintenant. Ce qui m'étonne toujours avec Cocoon, c'est cette fraicheur qu'ils ont, malgré une tournée interminable : pour eux chaque soir semble un émerveillement. Beaucoup moins d'anecdotes entres les morceaux que par le passé, cela s'explique facilement : Mark n'accorde plus sa guitare, donc pas de temps mort, et maintenant, leur répertoire étant plus conséquent, ce n'est plus trop la peine de boucher les trous entre les morceaux. Mais ils aiment toujours dialoguer avec le public ou entre eux, tout simplement. Le groupe Quidam est encore là ce soir pour Don't Cha, puis c'est au tour de Green Shape de venir à son tour en tant que guest. Par moments, je me demande si le public comprend vraiment les paroles de Cocoon, car sous leurs dehors souriant et frais, le duo écrit des textes tout de même terribles et plutôt dépressifs ! C'est le paradoxe de ce groupe, et c'est leur force aussi.

On arrive aux rappels maintenant, Morgane semble légèrement plus assurée qu'hier soir pour Ghost Busters, puis c'est avec la présence d'un nouveau groupe invité, Hey Hey My My , que Cocoon va clore le premier rappel avec le traditionnel Chupee… J'avoue être un peu déçu par cette version, pas assez intimiste à mon goût. Mais la surprise viendra du second rappel, Mark nous fait voter à l'applaudimètre le choix du prochain morceau, Kung Fu Fighting ou Hey Ya. Connaissant généralement ce genre de proposition et sachant que seul Hey Ya était sur la set list, je ne me faisais pas trop d'illusions sur la chanson qui allait être jouée ce soir. Erreur !! Le public ayant plébiscité la première proposition, Mark et Morgane se lancent dans l'interprétation du vieux tube de Carl Douglas, version Cocoon bien sûr, c'est à dire difficilement reconnaissable pour une personne non avertie. Bonne surprise en tout cas. Et ce qui m'a fait plaisir, c'est qu'ils ont aussi joué Hey Ya avec toujours les contre temps du public dans les trois claquements de mains.

Voilà, le concert se termine, et je reconnais que j'ai beaucoup plus apprécié cette soirée, j'étais plus décontracté malgré un spectacle très peu différent, en fin de compte, de celui d'hier, juste un morceau en plus. Rendez-vous donc dans deux jours à la Maroquinerie, où Robert m'a laissé entendre qu'il y aurait quelques surprises... »










Cocoon a su s'imposer, en à peine une année, dans le paysage musical français, en participant à leur manière au revival folk. Le point de départ de leur reconnaissance a été la victoire du très convoité concours CQFD 2007 ancienne formule des Inrockuptibles. Depuis, leurs délicates chansons ont aussi séduit les programmateurs de concerts à Paris comme en province. Cocoon, sur la base d'un clavier et d'une guitare sèche, compose des mélodies folk-pop envoûtantes et délicates, dans une tradition de song-writing épuré et poétique. Leurs deux voix qui s’entremêlent viennent cristalliser leur aisance à repousser les limites de l’harmonie. Glissant avec superbe et discrétion sur folk, noirceur, pop et humour, la musique de Cocoon rappelle les sublimations minimales d’Elliott Smith.

(http://www.myspace.com/listentococoon)





Morgane Imbeaud (chant, claviers,)

Mark Daumail (chant, guitare, banjo, ukulélé, beatbox)

+
1 Bassiste & 1 Batteur










Même set list du 19 mai, sauf que la version de CVhupee a été jouée avec le groupe Hey Hey My My et qu'ils ont joué en rappel un morceau non noté sur la set list, Kung Fu Fighting interprété juste avant Hey Ya.


La durée du concert : 1h40

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Cocoon - "On My Way"



Cocoon - Vultures




mardi 19 mai 2009

Cocoon ~ La Cigale. Paris.









Première Partie : MELANIE PAN





Ce qu’en a pensé Gilles B. :

« Trois concerts de Cocoon dans la même semaine, il est fou !... me direz-vous. Peut-être bien, mais depuis 2007 que je suis le groupe, j'avoue que j'ai un faible pour eux. Donc c'est parti pour cette trilogie de concerts, avec tout d'abord ces deux shows à la Cigale, sold out bien sûr. 17h20, je suis devant la salle, et, à ma grande surprise, il y a déjà du monde, enfin une bonne dizaine de personnes. Pas grand monde que je connaisse ce soir, je serai certainement le seul de la bande. Dès l'ouverture des portes, je me précipite dans la salle, direction le premier rang, je suis un peu décalé sur la droite, cela ira tout de même.

Comme indiqué sur les billets, c'est à 19h45 très précise que la première partie fait son apparition sur scène, la salle est alors pratiquement pleine. Mélanie Pain est accompagné d'un musicien qui officie au clavier et à la guitare. Mélanie, je crois que je l'avais vue avec le groupe Nouvelle Vague il y a 2 ou 3 ans. La jolie jeune femme va donner un spectacle plein de douceur et de charme, jamais ennuyeux comme je pouvais le craindre. Du pop-folk bien servi par sa voix aux consonances enfantines. Le public réagit très bien et lui réserve un accueil très favorable. J'ai bien aimé.

20h45, le bassiste du groupe (car oui, depuis quelque temps, Cocoon sont quatre sur scène) arrive sur scène avec son ukulélé, et commence à égrener les premières notes de Hummingbird, Morgane le suit, puis c'est le batteur, et enfin Mark qui débarque sous les ovations du public, un public majoritairement féminin il faut bien le dire. Morgane est simplement vêtue d'une petite robe noire ; quant à Mark, on a toujours l'impression qu'il sort du lit, cheveux en pétard et barbe de plusieurs jours, jean et chemise froissée, on croirait qu’il vient de s'habiller juste avant de rentrer sur scène. La nouveauté, c'est l'adjonction de deux jeunes femmes, respectivement violoniste et violoncelliste. Et c'est vrai que sur certains morceaux, cela passe plutôt bien. Ce soir, des nouveaux morceaux et quelques surprises. Les nouveaux morceaux tout d'abord, avec, comme le dit Mark, un nouvel album qui sera consacré aux animaux marins (Sea Lion ou Baby Seal), d'autres comme Morning Break qui, comme l'explique Mark, parle de ces matins qui ont suivi une nuit bien arrosée et agitée, où vous trouvez dans votre lit une conquête plus vraiment attirante (… et, comme l'explique Morgane, c'est aussi le cas des filles avec les mecs !). Bref, pas mal de nouveaux morceaux, mais moi j'ai plus particulièrement craqué ce soir sur Owls, dans une très belle version.

Le sujet qui fâche, ce sont les nouvelles orchestrations : j'ai l'impression qu'une grande partie du public ce soir n'avait jamais vu Cocoon dans leur formation originelle, c'est à dire juste eux en duo. Pour ces spectateurs-là, pas de surprise, mais moi j'ai toujours en tête les chansons dans leur plus grande simplicité. Je trouve que parfois la batterie est trop présente en concert, je préférais de loin l'intimité et une certaine pureté qu'il y avait dans les anciennes interprétations mais ce temps-là est malheureusement révolu, je pense. Cocoon a investi aussi, fini les galères quand Mark essayait de s'accorder, maintenant il dispose d'une magnifique Gibson électrique, de deux autres Gibson acoustiques, et bien sûr d'un Ukulélé, le tout servi sur un plateau par un technicien. Mais que l'on se rassure, les deux jeunes gens ont su rester simples, bien heureusement. Comme toujours, le discours s'installe rapidement avec le public. C'est d'ailleurs le public en premier qui commence avec des A POIL alors que Mark commençait sérieusement à transpirer. J'ai eu la malchance ce soir d'avoir à mes côtés l'imbécile de service, il n'y en avait qu'un dans la salle et il était pour moi. Sans gêne et apostrophant Morgane lorsqu’elle vint prendre la place de Mark pour interpréter à la guitare, assise sur un tabouret, Ghostbusters, l'imbécile ne trouva rien de mieux à dire que "on voit tes poils", et d'autres belles choses dans le genre... Pas brillant, d'ailleurs Mark dira à Morgane en prenant le public à témoin "Lui, il se prend déjà pour ton petit copain". C'est navrant ce genre de mec, mais bon, que voulez vous ? C'était marrant cette chanson, Ghostbusters, car je regardais Morgane, elle semblait presque pétrifié de peur au début, la trouille de se planter dans les (simples) accords. Mais l'exercice a été réussi.

Autre surprise ce soir, les invités. Tout d'abord Quidam, le groupe originaire de Clermont-Ferrand que j'avais auparavant vu deux fois en première partie des Subways, et qui est venu chanter sur Don't Cha, bonne reprise du morceau des Pussycat Dolls (mentionné comme American Boy sur la set list ??). En tout cas la version était sympa, et moi j'aime bien Quidam. Derrière la scène, toujours les projections de diapos et pour parfaire le tout un éclairage bien adapté. Nouveau duo avec cette fois un inconnu venant de Lille du nom de Green Shape, belle voix. Mark doit produire son album dans quelques mois en Islande. Cliffhanger clôture la première partie du show. Premier bilan, comme je l'ai dis, j'apprécie moins les nouvelles orchestrations, et hormis Owls, j'ai trouvé les versions des anciens morceaux moins intéressantes, excepté aussi Seesaw bien servi par les instruments à cordes.

Retour sur scène de Cocoon, les projections affichent la belle photo de Morgane avec le petit chat, c'est l'heure de Take Off et ces paroles en complet décalage avec la candeur de la musique (« My Friends All Died In A Plane Crash »). Et après la chanson de Morgane, c'est bien sur Chupee qui déclenche les ovations et les battements de mains du public : encore une fois, même si j'ai bien aimé, je regrette les anciennes versions live beaucoup plus dépouillées. Entre-temps, Mark a présenté les techniciens constituant le staff de Cocoon.

Retour sur scène et Mark nous demande de faire le choix entre Kung Fu Fighting et Hey Ya, et comme c'est la seconde proposition qui recueille l'approbation générale du public, c'est la chanson de Outkast qui est interprété ce soir. J'aime bien la version que Cocoon propose, car c'est assez anachronique (Cocoon/Outkast, cherchez l'erreur). Le public participe avec les trois battements de paumes après le premier « Hey Ya » du refrain, comme d'habitude ce n'est pas tout à fait dans le tempo mais c'est sympa. Le concert s'achève avec une touche de nostalgie que le violoncelle accentue encore plus, c'est Tell Me bien sûr avec son couplet "And Tonight, I Hate Birds "...

Le concert aura duré 1h35, c'est bien pour un groupe qui n'a à son actif qu'un seul album. Je demande la set list que je récupère, la salle se vide rapidement, moi je quitte tranquillement La Cigale. Mon sentiment ce soir ? Bon concert, mais je regrette l'absence de mon morceau favori qui semble avoir disparu de la set list de Cocoon : Christmas Song. Sinon, j'ai la nostalgie de leurs premiers concerts, mais je pense que c'est leur évolution naturelle, la formule duo n'autorisant pas beaucoup de fantaisies musicalement parlant.

Rendez-vous demain même endroit, même heure !! »








Cocoon a su s'imposer, en à peine une année, dans le paysage musical français, en participant à leur manière au revival folk. Le point de départ de leur reconnaissance a été la victoire du très convoité concours CQFD 2007 ancienne formule des Inrockuptibles. Depuis, leurs délicates chansons ont aussi séduit les programmateurs de concerts à Paris comme en province. Cocoon, sur la base d'un clavier et d'une guitare sèche, compose des mélodies folk-pop envoûtantes et délicates, dans une tradition de song-writing épuré et poétique. Leurs deux voix qui s’entremêlent viennent cristalliser leur aisance à repousser les limites de l’harmonie. Glissant avec superbe et discrétion sur folk, noirceur, pop et humour, la musique de Cocoon rappelle les sublimations minimales d’Elliott Smith.

(http://www.myspace.com/listentococoon)






Morgane Morgane Imbeaud (chant, claviers,)

Mark Daumail (chant, guitare, banjo, ukulélé, beatbox)

+
1 Bassiste & 1 Batteur










La durée du concert : 1h35

AFFICHE / PROMO / FLYER




























Cocoon - "On My Way"



Cocoon - Vultures