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samedi 18 septembre 2010

WOLF PARADE ~ Le Point Ephémère. Paris.











Opening : PETER KERNEL




Ce qu’en a pensé Gilles B. :

« La concurrence est rude ce soir avec U2 au Stade de France mais Wolf Parade arrive tout de même à rendre le point FMR sold out (Ok on parle de 80000 personnes contre 330 environ au Point) Peu importe mais je suis content que Wolf Parade ait tout de même réussi à remplir la salle car il le mérite bien. Ce sont un peu des retrouvailles avec cette salle que je n’ai pas fréquenté depuis bien trois mois, rien n’a changé les horaires sont toujours les mêmes, ouverture 20H tapante pas avant. Peu ou pas de photographes ce soir, ou êtes vous les Robert, Joëlle et Michaela ??? Les sirènes du stade de France sans doute… En tous cas je retrouve quelques têtes connues dont Marina (qu’elle m’excuse si j’ai écorché son prénom) fidèle adepte des petites salles que je rencontre assez souvent.

Une première partie inédite ce soir car ce groupe m’est complètement inconnu. D’origine Suisse (et un peu Canadien). Il est assez rare de voir des groupes Helvètes se produire dans nos contrées. Il s’appelle Peter Kernel et c’est un trio basse/guitare/batterie très basique. Ce qui l’est un peu moins c’est leur musique noise à la Sonic Youth première époque. A la première écoute on est un peu dérouté avec une chanteuse bassiste dont la voix me fait penser à Corinne Tucker de feu Sleater Kinney. Le guitariste quand à lui on ne verra pratiquement jamais son visage car il va passer son temps arcquebouté à sa guitare, en perpétuelles gesticulations de toutes sortes, minis solos suivis de larsen, bref une musique assez imprévisible qui peut dérouter. Mais au final on se prend au jeu car même si c’est ardu à assimiler, cette musique extrême fait tout de même mouche. J’ai bien aimé le passage ou Aris (le guitariste) se saisira d’un archet pour maltraiter sa guitare avant de le jeter sur la scène. Oui le groupe est crédible dans son genre même si au début de leur set j’en doutais un peu. 30mn de set et puis s’en vont. On qualifiera leur musique de noise expérimentale.

C’est maintenant au tour des roadies de la salle de prendre possession de la scène car installer le matos de Wolf Parade ne semble pas une mince affaire. Et cela prend pas mal de temps. Comme d’habitude mais moi cela ne me surprend plus les claviers de Spencer Krug se trouve à 20 centimètres du bord de la scène, il ne fait pas bon être juste devant car on ne voit rien dans ces conditions! Moi ma position est idéale juste entre Spencer et Dan. Après plusieurs dizaines de minutes d’une installation bien compliquée nos compères arrivent sur scène, Spencer Krug semble toujours anxieux et il ne tient pas sur place, d’ailleurs le voir jouer sur et avec son tabouret derrière ses claviers est un régal des yeux. Alors en forme ou pas en forme ce soir ? Et bien c’est la première hypothèse qui va se révéler la bonne. Gros choc au niveau du son une fois de plus, la guitare de Dan Broekner me vrille les oreilles et j’en redemande. J’avoue que contrairement aux critiques récentes concernant leur troisième album Expo 96 je ne suis pas super fan de cet album ou je ne retrouve pas les envolées épiques et magiques que le groupe et particulièrement les deux compères savent engendrer. Mais ce soir c’est l’option mur du son et bombardement sonore qui est à l’honneur. Un peu moins de finesse que d’habitude mais une envie de jouer plus conséquente du coup les nouveaux morceaux passent comme un lettre à la poste et il est amusant de constater ce soir l’évidente complicité entre les deux principaux acteurs, ils vont souvent se consulter sur le choix des morceaux à jouer avec un évident plaisir. Etant devant Dan Broeckner je peux cette fois apprécier, comme il se doit, son jeu de guitare en parfaite harmonie avec les hurlements de l’orgue de Spencer. Dan parait surpris ce soir, surpris par les nombreux applaudissements qui à chaque fin de morceaux s’éternisent et à chaque fois il remerciera le public. Concernant les morceaux d’expo 86, je retiendrai principalement Cave-O-Sapien qui allie l’énergie et aussi le côté épique que j’aime chez ce groupe. Quant aux classiques on les retrouve avec toujours un grand plaisir et cela commence avec le succulent Langage City la aussi dans un traitement beaucoup plus brut et presque noise que la version originale. J’avoue que pendant le concert je me suis senti partagé entre le plaisir de voir un concert assez furieux avec les deux principaux acteurs en grande forme,  j’ai d’ailleurs trouvé que ce soir Dan Broeckner avait un pris petit ascendant sur la direction du groupe, il m’a semblé qu’il chantait plus de titres que Spencer mais peut-être est ce une illusion, et aussi une petite sensation de frustration, celle de ne pas retrouver toute l’émotion dégagée sur certaines versions studio. Le point culminant du concert sera une fois de plus atteint avec California Dreamer fantastique fresque ou les montées en puissance sont toutes empruntes d’une certaine forme de jouissance voire d’extase.

Excellent concert donc de Wolf Parade, c’est la première fois que je les vois et surtout que je les sens presque heureux sur scène avec un  public réceptif et pour leur part le sentiment d’avoir été bon ce soir. Ils nous ont donné tout de même presque 1h30 de plaisir, je ressors avec les oreilles qui sifflent pas mal non sans avoir auparavant fait un arrêt au merchandising ou cette fois j’ai acheté un T' shirt. Je suis content que ce groupe quelque peu atypique ait trouvé son public en France, même si celui-ci ne remplit que le Point Ephémère.

Voilà c’est tout simplement un groupe que j’aime et que je conseille à tout le monde. »





Wolf Parade est une formation indie rock originaire de Montréal. Le deuxième album« At Mount Zoomer », sorti en Juin 2008, est accueilli par la presse... comme un second album, elle souligna la connexion avec le son d'un David Bowie et un esprit qui peut rappeler, sans singer, Arcade Fire, notamment dans les envolées.

(http://www.myspace.com/wolfparade)


 2005 : Apologies to the Queen Mary
2008 : At Mount Zoomer
2010 : Expo 86






 * Dan Boeckner: vocals, guitar
* Spencer Krug: vocals, keyboards, guitar
* Arlen Thompson: drums
* Dante DeCaro: guitar, bass, percussion
 













 La Setlist du Concert
WOLF PARADE
 

01. You Are A Runner And I Am My Father's Son (Apologies To The Queen Mary - 2005)
02. Palm Road (Expo 86 - 2010)
03. What Did My Lover Say? (It Always Had to Go This Way) (Expo 86 - 2010)
04. Language City (At Mount Zoomer - 2008)
05. Dear Sons and Daughters of Hungry Ghosts (Apologies To The Queen Mary - 2005)
06. Ghost Pressure (Expo 86 - 2010)
07. Cave-o-Sapien (Expo 86 - 2010)
08. Fine Young Cannibals (At Mount Zoomer - 2008)
09. Two Men In New Tuxedos (Expo 86 - 2010)
10. This Hearts on Fire (Apologies To The Queen Mary - 2005)
11. I'll Believe in Anything (Apologies To The Queen Mary - 2005)
12. Pobody's Nerfect  (Expo 86 - 2010)
13. California Dreamer (Expo 86 - 2010)

Encore

14. Cloud Shadow On The Mountain (Expo 86 - 2010)
15. Modern World (Apologies To The Queen Mary - 2005)
16. Kissing The Beehive (Expo 86 - 2010)




La durée du concert : 1h28

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vendredi 17 septembre 2010

INTERPOL ~ Le Trabendo. Paris.










Ce qu’en a pensé Gilles B. :

« La nouvelle tombe sur les blogs il y a quinze jours environ : Interpol au Trabendo, vente exclusive dans les magasins FNAC lundi 6 à partir de 10H… Mal barré pour ma part, impossible cette fois de prendre une journée de congés ou RTT. Le sauveur s’appellera Vik bien sur. Et lundi 6 sur le coup de 10h15 la bonne nouvelle sous la forme d’un coup de fil rapide « c’est bon,  j’ai les places ».

J’avoue qu’à cet instant  et même si la perspective d’aller voir Interpol au Trabendo chose inespérée (le concert aurait d’ailleurs du avoir lieu à La Maroquinerie) était séduisante j’avais au fond de moi un doute sur le futur d’Interpol avec comme base un troisième album fort décevant et aussi un concert en 2007 au Zénith qui m’avait laissé un goût âcre dans la bouche, en gros il ne s’était rien passé ce soir. Et puis les critiques inégales sur les blogs concernant le nouvel album mais par principe je lis ces critiques qu’elles soient issues d’internet ou de journaux mais en aucun cas je n’en tiens compte pour me forger une opinion, tel est ma règle et je n’en dérogerai pas.

Quelques jours avant le concert, j’ai l’opportunité d’écouter deux morceaux sur Deezer et c’est plutôt une bonne surprise. Et quand arrive ce vendredi 17 septembre, je reçois enfin l’album commandé et c’est donc sur le trajet menant au Trabendo que je ferai véritablement ma première écoute de cet album que je nommerai tout simplement 4 ou Interpol.

Il fallait si attendre et malgré le fait que j’arrive sur le coup de 17h30 il y a déjà une quinzaine de personnes qui squattent devant la salle, je calcule rapidement mes chances d’être devant, c’est possible mais pas gagné tout de même surtout que chose inévitable dans ce genre de circonstances, les copains ou copines de ceux qui sont devant moi arrivent et fatalement passent devant moi. Bon ce n’est pas la mort mais il y a maintenant une grosse vingtaine de personnes devant moi.

19H30, Vincent m’a rejoint lorsque les portes s’ouvrent enfin, je débarque dans la salle, coup d’œil rapide et malheureusement tout le côté gauche est déjà occupé même le petit surplomb qui permet de s'asseoir sur des caissons. Moindre regret tout de même car à cet endroit la vue est masquée par une caisse qui restera ouverte tout le concert cachant la vue aux spectateurs placés derrière. Je trouve place au premier rang mais cette fois sur la droite mais pas trop excentré tout de même ce qui suffit à mon bonheur pour ce soir. Robert m’annonce que le concert doit débuter vers 20h30 mais rien de semblable malheureusement. On patiente tranquillement pendant que la salle elle aussi se remplit tout doucement, j’avais oublié de dire que le concert était « sold out » et cela dès la mise en vente des billets. Pendant ce temps sur scène le roadie effectue dix fois les mêmes tâches, il reprend chaque guitare lâche un accord et la repose, bouge un câble de deux centimètres des fois qu’un des musiciens se prenne dedans, bref il fait comme nous, il patiente !!.


21H30 les lumières s’éteignent enfin et les 5 musiciens d’Interpol apparaissent tous de noir vêtus. La scène est bien remplie tout le matériel du groupe y compris des racks de guitares sur le côté. Paul Banks dit bonjour dans un français approximatif et sans autre préambule le concert démarre. On sent que le groupe fait une sorte de profil bas, comme s’ils avaient conscience qu’ils devaient se racheter et qu’ils avaient quelque chose à se faire pardonner. Et le pardon va venir très rapidement. Le set est carré est très sec, pas de fioritures, juste du rock. Les deux petits nouveaux assurent ce qu’il faut, particulièrement la bassiste qui tiendra bien son rang quand au clavier il sera un peu moins en vue. Mais le trio Paul Banks/Daniel Kessler et Sam Fogarino sont particulièrement en verve ce soir et tout au long du concert, Daniel Kessler fera le spectacle en tant que guitariste soliste non seulement par sa technique mais aussi par son jeu de scène brillant et démonstratif sans pour cela tourner à l’esbroufe. Les deux guitares se complètent admirablement et cerise sur le gâteau, Sam Fogarino est particulièrement impressionnant derrière les fûts ce soir. Set ramassé et agressif ; quelques titres du dernier opus dont les magnifiques Succès et Lights, dommage qu’il n’aient pas joué Memory Serves mais ce sera peut-être pour une prochaine fois. Quelle transformation tout de même entre le groupe fatigué et sans entrain que j’avais vu il y a trois ans au Zénith et ce soir ou manifestement la donne a changé. Le son est fort, je regrette juste que la voix de Paul ne soit pas assez audible mais c’est le problème récurent du Trabendo lorsque vous vous trouvez au premier rang. Le public réagit bien mais sans excès, pas de bousculades mais juste quelques poussées en fin de concert. Sinon la set list fera la part belle aux deux premiers albums ne laissant qu’une seule chanson issue de Our Love To Admire leur troisième album. Et quel plaisir de réécouter des titres comme Say hello To The Angels et sa rythmique à la Strokes ou alors les intemporels Obstacle 1 ET Slow Hands qui est à ce jour certainement mon morceau préféré d’Interpol. Bref en l’espace de tout juste 1h20 Interpol va nous concocter un best of de grande qualité et qui de fait me réconcilie avec le groupe bien que je ne m’en sois jamais beaucoup éloigné.

Fin du concert, la course à la set list commence, une jeune femme qui a eu le malheur de passer sous la petite barrière pour se saisir d’une set list se fait assez méchamment refouler par un mec du service d’ordre, est ce vraiment nécessaire et est ce tolérable ? Non tout simplement. Quand aux roadies du groupe ils ne vont pas eux non plus briller par leur gentillesse mais heureusement pour nous c’est Vincent qui héritera d’une des dernières set list.

Voir un groupe de cette ampleur dans des conditions humaines, que demander de plus ? Pari réussi en tout cas et pour ma part je suis un peu plus rassuré sur le devenir du groupe, la question est de savoir maintenant si le public va suivre. »






Interpol (nom choisi en référence à la police internationale et par jeu de mots sur « à l'intérieur de Paul », en allusion à leur chanteur/leader) est un groupe rock de New York, É.-U., formé en 1998, qui a beaucoup été comparé à Joy Division. Les membres du quatuor affirment par contre ne pas en avoir écouté suffisamment pour avoir été véritablement influencés.

(http://www.myspace.com/interpol)


2002 : Turn On The Bright Lights (Matador Records)
2004 : Antics (Matador Records)
2007 : Our Love To Admire (Capitol Records)
2010 : Interpol (Matador Records)






Paul Banks : Vox, Guitar
Daniel Kessler : Guitar, Vox
Sam Fogarino : Drums
+
Brandon Curtis : Keys, Vox
Dave Pajo : Bass








 La Setlist du Concert
INTERPOL

    1.    Success (Interpol - 2010)
    2.    Say Hello to the angels (Turn on the Bright Lights - 2002)
    3.    C'Mere (Antics - 2005)
    4.    Summer Well (Interpol - 2010)
    5.    Rest My Chemistry (Our Love to Admire -2007)
    6.    Evil (Antics - 2005)
    7.    Lights (Interpol - 2010)
    8.    Narc (Antics - 2005)
    9.    Barricade (Interpol - 2010)
    10.    Take You on a Cruise (Antics - 2005)
    11.    Stella Was a driver and she was always down (Turn on the Bright Lights - 2002)
    12.    Try It on (Interpol - 2010)
13.    Not Even Jail (Antics - 2005)
    14    Obstacle 1 (Turn on the Bright Lights - 2002)
  
 Encore

    15.    NYC (Turn on the Bright Lights - 2002)
    16.    Slow Hands (Antics - 2005)
  17.    PDA (Turn on the Bright Lights - 2002)




La durée du concert : 1h19

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