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vendredi 13 mars 2015

THE SUBWAYS ~ Le Trabendo. Paris.








  THE SUBWAYS TOUR 2015

Support Act : BEASTS - DUNE RATS (Cancelled)

Ce qu’en a pensé Émilie :  

 
« Cela fait bien longtemps que je ne me suis pas extasiée sur un album des Subways (même si le petit dernier contient quelques bonnes surprises, dont cet excellent Black Letter aux relents de Beastie Boys). J’ai souvent l’impression que le trio n’est jamais parvenu à atteindre de nouveau la perfection de Young For Eternity. Une chronique de The Subways sur soundofviolence.net, cependant, m’a ouvert les yeux : et si ce n’était pas le groupe qui avait changé, mais mes propres goûts musicaux ? Textes, compositions, tout transpire la jeunesse chez les Subways, mais moi, je n’ai plus 20 ans depuis belle lurette. Je ne rentre d’ailleurs plus dans le tee-shirt que je m’étais acheté à La Boule Noire en 2008. Mais je vais quand même au Trabendo ce soir, par habitude plus que par réelle envie.


Si Gilles ira bien sûr à son sacro-saint premier rang, Vincent et moi restons prudemment en retrait sur la barrière. Choix judicieux, car les slams se multiplieront au cours de la soirée. Les Australiens de Dune Rats initialement prévus en première partie sont finalement remplacés par les Anglais de Beasts, trio aux accents nirvanesques qui fera le job sans problème : hormis l’absence de demoiselle dans leur groupe, ils ont beaucoup de points communs avec les stars de la soirée, à commencer par une énergie communicative. Il n’y a absolument rien d’original dans leur musique, mais parfois le rock se suffit à lui-même, n’est-ce pas ? Quelques personnes discutent autour de nous, ou plutôt hurlent, puisque l’on entend tout ce qu’elles disent malgré le volume sonore conséquent de Beasts. Heureusement, ces quelques emmerdeurs ne seront plus là pendant les Subways.

Ce soir, pour mon 5ème concert du trio londonien, je n’aurai le droit qu’à deux tiers de la formation originelle, le batteur Josh Morgan ayant été contraint d’annuler sa participation à la tournée pour raisons de santé. Nous lui souhaiterons en chœur « Get well soon Josh » après que Billy nous ait rassurés sur l’évolution positive de sa maladie. Heureusement, un ange providentiel (dixit Billy) a pu prendre provisoirement la place de Josh derrière les fûts, ce qui a évité l’annulation de cette tournée européenne assez conséquente. Merci à lui !


Ce que je remarque en premier chez les Subways que je n’ai pas vus depuis trois ans, c’est… la chevelure de la bassiste Charlotte, qui a viré au fuchsia. Ce qui ma foi met fort bien en valeur son headbanging quasi-incessant, la demoiselle étant une vraie tornade sur scène : il ne faut pas se fier à sa tenue à paillettes et à son air toute mimi, en matière de performance scénique, Charlotte n’a rien à apprendre de personne. Billy n’est pas en reste, même si, Trabendo oblige, le saut du haut du balcon sera remplacé par un simple slam, après lequel il nous demandera avec humour s’il n’a blessé personne avec son gros cul. Car ce soir, Billy est très bavard, s’essayant au français (« this is a song about ma mère » pour annoncer Mary, « it’s been dix ans since our first album », traditionnel refrain de Rock & Roll Queen, etc…). Le problème avec les Subways, c’est qu’en plus d’être débordants d’énergie, ils sont adorables ; du coup, on leur pardonne volontiers des compositions définitivement faiblardes. Ça ne m’empêchera pas de m’ennuyer avant la fin, mais je retiens tout de même quelques points positifs, comme la petite nouvelle I’m In Love And It’s Burning In My Soul, qui avec son petit côté BRMC, s’avère bien plus convaincante que le dernier single en date, Taking All The Blame. Mais aussi Girls & Boys, morceau le plus violent de la soirée, qui tiendrait presque du métal. On regrettera bien sûr l’absence d’autres titres du même genre, comme Somewhere, Kalifornia, ou l’excellente B-side This Is The Club.

Lorsque Billy nous annonce que l’on va participer, je crois voir venir Turnaround et son circle pit, mais non, Mr Lunn veut faire asseoir le Trabendo pendant Celebrity… et y parviendra majoritairement, même si je reconnais que derrière la barrière, nous n’avons pas participé au mouvement. On chantera aussi, notamment sur l’excellente I Want To Hear What You Have Got To Say. Les morceaux du premier album décrochent sans surprise le record à l’applaudimètre. Nostalgie ou vraie supériorité des morceaux ? Ayant opté pour le premier choix dès l’entrée en matière de cette chronique, je ne suis plus si sûre une fois en présence de With You ou Oh Yeah. Mais peu importe après tout, on ne vient pas voir les Subways pour faire un débat philosophique, on est là pour chanter, sauter, s’amuser.

Il n’y aura pas de rappel, Billy adoptant la technique de Dave Grohl au Rock en Seine 2011 en nous disant que tout ce « bullshit » de sortir de scène pour se faire applaudir n’est qu’une perte de temps. Nous aurons donc une heure et demie d’affilée de pur rock’n’roll, déluge de décibels qui se calmera rarement, Billy n’étant apparemment pas trop d’humeur acoustique ce soir. Une durée correcte pour un concert auquel je n’ai finalement rien à reprocher… mais à propos duquel je ne peux pas employer de qualificatifs vraiment élogieux non plus. Une soirée sympa, mais davantage grâce à la personnalité des Subways que grâce à leur musique, il faut bien l’avouer, ce que le titre It’s A Party résumera fort bien en clôture. »

 

The Subways est un groupe de rock britannique formé au début des années 2000 à Welwyn Garden City, dans la banlieue de Londres, en Angleterre. Le groupe explose aux yeux du grand public en 2005 à la sortie de son premier album dont le single "Oh Yeah" cartonne en Europe et aux USA. Le 2 novembre 2006, le groupe remporte le MTV U Woodie Award du meilleur groupe international. Doté d'une solide réputation de groupe de scène, le groupe a une forte tendance à électriser les foules avec ses shows musclés et son garage rock.





Album
2005 - Young for Eternity
2008 - All or Nothing
2011 - Money & Celebrity
2015 - The Subways

EPs
"The Platypus EP"
"I Lost You To The City EP"
"Summertime EP"
"Rock & Roll Queen EP"
"No Heart No Soul EP"
"Los Gatos en Fuego EP"
"Young For Eternity EP"
"At 1am EP"
"Milk EP"
"Mary EP"
"Live at Birmingham Academy EP"
"The Live Videos EP" (iTunes only)
"Live and Acoustic In Magdeburg EP" (iTunes only)



THE SUBWAYS

Billy Lunn – guitar, vocals (2003–present)
Charlotte Cooper – bass, vocals (2003–present)
 Josh Morgan – drums (2003–present)

THE SETLIST
THE SUBWAYS

We Don't Need Money To Have A Good Time (Money and Celebrity - 2011)
I'm In Love and It's Burning In My Soul (The Subways - 2015)
Shake! Shake! (All or Nothing - 2008)
Good Times (The Subways - 2015)
We Get Around (The Subways - 2015)
Mary (Young for Eternity - 2005)
Alright (All or Nothing - 2008)
Dirty Muddy Paws (The Subways - 2015)
Kiss Kiss Bang Bang (Money and Celebrity - 2011)
My Heart Is Pumping to a Brand New Beat (The Subways -2015)
I Want To Hear What You've Got To Say (Young for Eternity - 2005)
Rock & Roll Queen (Young for Eternity - 2005)
Taking All the Blame (The Subways - 2015)
Girls and Boys (All or Nothing - 2008)
Celebrity (Money and Celebrity - 2011)
With You (Young for Eternity - 2005)
Oh Yeah (Young for Eternity - 2005)
Just Like Jude (The Subways - 2015)
It's a Party (Money and Celebrity - 2011)



 Time Set : 1h26


AFFICHE / PROMO / FLYER
 





lundi 23 septembre 2013

CSS ~ Le Trabendo. Paris.















PLANTA TOUR 2013 
 

Support Act : PORTLAND


Ce qu’en a pensé Émilie :  

« En ce lundi soir de septembre, ma motivation est limitée pour ce concert des Brésiliens de CSS, qui sera mon 4ème (et mon 100ème concert tout court, ça se fête quand même !). En effet, le dernier album Planta ne m’a pas trop convaincue, et ce soir je suis seule, et le Trabendo c‘est loin, je mets 1h15 pour y aller… Mais bon c’est parti ! Je suis arrivée juste avant l’ouverture des portes donc premier rang sans problème, lorsque débute la première partie (il devait bien être déjà 20h15), on devait être une trentaine dans la salle à tout casser… Heureusement que ça s’est rempli après.

Première partie « French Touch » donc, le trio électro Portland (qui, comme son nom ne l’indique pas, vient de Metz). J’ai quasiment la tête dans leur batterie mais les bouchons ne s’avèreront pas nécessaires, le batteur n’est pas un bourrin, loin de là. Le groupe se compose par ailleurs d’un claviériste et d’une chanteuse qui touche aussi aux claviers à l’occasion. Vocalement, la demoiselle (en mini-short argenté, ce qui ne gâche rien) s’avère certainement plus douée que Lovefoxxx. Dans l’ensemble cependant, difficile pour moi d’adhérer d’emblée à des morceaux que je ne connais pas lorsqu’il n’y a ni guitare ni basse à l’horizon… Je fais contre mauvaise fortune bon cœur, la chanteuse, Lily, est gentille, nous remercie régulièrement, et n’a pas du tout la grosse tête (« notre tube, entre guillemets », nous précisera-t-elle à un moment du concert). Le public est étonnamment plutôt froid, c’est bizarre pour des gens qui viennent voir un groupe dansant comme CSS, mais poli et respectueux. Au final cette première partie est en accord avec CSS, c’est juste moi qui vient voir un groupe électro alors que c’est pas mon truc de manière générale. Du coup, je ne me permettrai pas d’émettre réellement un avis sur la musique de Portland. En tout cas, le son est parfait, un bon point.

Il faut encore attendre que tout le matos déménage et que les derniers préparatifs se fassent (le batteur de CSS, J.R. Kurtz, est d’ailleurs également roadie). J’ai le droit à la setlist sous les yeux, je ne peux pas m’empêcher de tricher, 15 morceaux, ce n’est pas énorme, mais apparemment le rappel n’est pas inclus. Je commence à m’inquiéter sur comment va se passer ce premier rang, serai-je écrasée contre la scène ? Il n’en sera rien, même si le Trabendo n’affiche pas complet ce soir, le public est maintenant nombreux et enthousiaste, mais est là pour danser et s’amuser, pas pour pogoter, je ne me suis même pas pris un coup de coude, rien du tout, même pas par inadvertance. Un public comme ça, j’en veux bien à tous mes concerts ! Merci à tous !

Revoilà J.R., cette fois-ci accompagné de Luiza, Ana, Carolina, et de notre Lovefoxxx adorée. Tenue blanche avec des touches de couleurs, cape rayée de bleu, violet et argenté, la demoiselle a déjà fait plus excentrique côté tenue, mais ça reste peu courant. C’est Art Bitch qui ouvre le bal, et même si la voix de Lovefoxxx est en retrait (ce qui s’arrangera un peu par la suite), on est tout de suite à fond dedans. Les trois autres filles alternent guitare, basse ou claviers selon les morceaux, tandis que J.R. gère la batterie et les samples (c’est un truc que j’aime pas, ça, mais chez CSS ça passe bien). On enchaîne avec Move, qui sera le seul titre du deuxième album Donkey. Lovefoxxx nous parle en anglais car son français est inexistant selon elle (mais en dehors des traditionnels « mercis », elle nous lira quelques phrases d’un petit bout de papier sorti de sa poche, « nous sommes très contents d’être là ce soir », « voici mes amis », etc.) Pour couronner le tout, elle viendra à trois reprises, dont un petit slam, dans le public (qui par contre ne sera pas invité à monter sur scène comme à la Gaîté Lyrique, parce que nous dit Lovefoxxx, elles sont maintenant trop vieilles pour ce genre de choses :D ). Musicalement, si Lovefoxxx n’est toujours pas une grande chanteuse (au sens propre comme au figuré d’ailleurs, je ne l’avais jamais vue d’aussi près, mais elle est aussi petite que moi), ça tient la route, il n’y a pas de temps morts entre les chansons, et on pardonnera volontiers ses quelques fous rires à la miss, dont la bonne humeur est communicative. Les nouveaux morceaux passent mieux pour moi en live, comme ce Teenage Tiger Cat que Lovefoxxx qualifiera de kid-friendly, et les anciens (Let’s Make Love, City Grrrl) sont un pur plaisir. Tout en fait est un pur plaisir ce soir, les « I love you too » que nous hurlons en retour à Lovefoxxx sur I Love You particulièrement. Et infatigable, pour nous remercier, elle fait la roue, et commence le méga tube Music Is My Hot Hot Sex sur le dos, les jambes en l’air !

Avant Dynamite, Lovefoxxx nous annonce que ce sera le dernier morceau joué, ce à quoi les gars du premier rang lui hurlent « you’re lying ! » Et heureusement, oui, elle mentait, après quelques minutes la revoilà sur scène vêtue d’une grande cape noire bordée de doré (la cape précédente ayant depuis longtemps laissé place à une veste « Soleil Levant » , puis sur le dernier morceau, pour notre plus grand plaisir, nous aurons même le droit à Lovefoxxx en soutien-gorge sous un petit haut en résille noir). La nouvelle cape, c’est pour se transformer en papillon sur Frankie Goes To North Hollywood, et c’est un succès. Le tubesque Alala et la très rap I’ve Seen You Drunk Gurl, qui verra la participation remarquée d’Ana Rezende au flow, terminent le set.

Pour conclure, jet de baguettes de J.R. bien sûr (j’ai prié pour que ça n’arrive pas de mon côté, tellement la baston à Rock en Seine pour Franz Ferdinand m’a marquée) mais aussi distribution de setlists par Lovefoxxx herself (qui pour le coup utilisera une technique que je n’avais jamais vue en 100 concerts, déchirer lesdites setlists pour pouvoir en donner à plus de monde). Tous ceux qui réclament n’en auront pas forcément, je vois des gens qui partagent à nouveau derrière eux, mais après un instant d’hésitation, j’enfourne ma moitié dans mon sac, toutes mes excuses pour le reste du public : ça facilite ma review d’avoir toute la liste, même si je n’ai que la fin des titres :D

Finalement, même si j’ai vu pas mal de groupes au niveau musical définitivement plus élevé, c’était un concert parfait pour mon numéro 100. Déjà parce que CSS, en dehors des groupes de ma Normandie natale, c’est le premier groupe que j’avais vu sur scène, en première partie de Kaiser Chiefs aux Transmusicales, donc effet nostalgique garanti. Mais aussi parce qu’après plusieurs années de scène, le groupe garde cette fraîcheur, ce naturel si rares actuellement dans le milieu. Ça n’a l’air de rien, mais quand Lovefoxxx nous glisse un « That’s a lie » en plein milieu des paroles d’une chanson, ou un « Bon voyage » dans une tentative de français un peu désespérée, ça démontre qu’elle n’est pas en mode automatique, qu’elle prend plaisir à être sur scène. Et ça, c’est irremplaçable. Thank you CSS for making my 100th gig an unforgettable moment! (Je dirais bien ça en portugais, mais je n’en ai pas les capacités ^^)
»





photos de 




Cansei de Ser Sexy (littéralement « fatigué(e) d'être sexy » en portugais), aussi connu sous le sigle CSS, est un groupe de São Paulo au Brésil formé en septembre 2003. La principale influence musicale du groupe est l'électro-rock, mais aussi d'autres formes d'art, comme le design, le cinéma et la mode, avec des paroles humoristiques en anglais approximatif et portugais.


(http://csssuxxx.com/)

(https://www.facebook.com/CSSSUXXX


    Cansei de Ser Sexy (2005)
Donkey (2008)
La Liberación (2011)
Planta (2013)


CSS


Lovefoxxx - Vocal
Luiza Sá - Guitar, drums &t keyboards
Ana Rezende - Guitar, harmonica
Carolina Parra - Guitar, Drums


THE SETLIST
CSS


Move (Donkey - 2008)
Hangover (Planta - 2013)
Hits Me Like A Rock (La Liberación - 2011)
Teenage Tiger Cat (Planta - 2013)
Let's Make Love and Listen To Death From Above (Cansei de Ser Sexy - 2005)
What’s Your Name (new song)
Girlfriend (Planta - 2013)
City Grrrl (La Liberación - 2011)
Honey (Planta - 2013)
Red Alert (La Liberación - 2011)
Into The Sun (Planta - 2013)
I Love You (La Liberación - 2011)
Music Is My Hot Hot Sex (Cansei de Ser Sexy - 2005)
Dynamite (Planta - 2013)

Encore


Frankie Goes To North Hollywood (Planta - 2013)
Alala (Cansei de Ser Sexy - 2005)
I’ve Seen You Drunk Gurl (I’ve Seen You Drunk Gurl EP - 2013)



 Time Set : 1h20


AFFICHE / PROMO / FLYER