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mardi 5 octobre 2010

THE BLACK ANGELS ~ Le Nouveau Casino. Paris.












Opening: 


Ce qu’en a pensé Gilles B. :

« C’est plutôt une surprise d’avoir vu ce concert au Nouveau Casino alors que le groupe a acquis une certaine popularité depuis un certain temps et qu’ils avaient, ne l’oublions pas, déjà joué à l’Elysée Montmartre, en attirant  un nombre assez important de spectateurs sans que la salle soit complète. Ce concert a été sold out évidemment très rapidement. Pour ma part, c’est un des événements de ce mois d’octobre que j’attends avec la plus grande impatience : leur troisième album Phosphene Dream que j'écoute en boucle. Je suis d’ailleurs pas loin de considérer qu'il s'agit tout simplement de leur meilleur album à ce jour : le plus diversifié et surtout celui qui, sur la longueur, ne montre pas de signes d’essoufflement.

L’objectif ce soir est simple : être au premier rang. Cette mission est rendue facile car l’ami Philippe M est déjà sur place lorsque j’arrive. Il est vrai que nous ne sommes que 3 à attendre devant le Nouveau Casino car il est encore bien tôt. On se distrait en regardant l’agitation causée par les préparatifs de l’émission "Café Picouly" qui va se dérouler juste à côté au Café Charbon. On voit passer la jolie Julie Depardieu et Philippe Katerine. Entre temps, la file s'allonge et il y a beaucoup de monde lorsque les portes s’ouvrent. le dilemme est où se placer car il faut penser au clavier d' Alex Maas qui parfois gêne la vue. Ca c’ est le désavantage de se mettre au premier rang. Finalement on choisir de se placer légèrement sur la gauche. Pas mal de connaissances dans la salle, Juliette est fidèle face à son groupe préféré et je retrouve aussi avec grand plaisir Céline. En bref l’ambiance est au beau fixe.

La première partie est assurée par une vieille connaissance, surtout pour Philippe, ce sont les Français de Aqua Nebula Oscillator. Le groupe évolue à quatre musiciens ce soir mais les deux membres principaux sont tout d’abord Shazzula la chanteuse aux longs cheveux noirs qui peut faire penser à une Alison Mosshart, plus sombre et ténébreuse, et le guitariste Davis Shero’s. Je crois les avoir vu, pour la première fois, il y a un peu plus d’un an, en première partie des The Dead Weather. Ce soir j’ai un peu plus apprécié leur prestation qui en gros verse dans une musique psychédélique forte et puissante. Un déluge de sons, pas toujours canalisés. Résultat l’ensemble est un peu brouillon et pénible à suivre (c’est le cas pour une partie du public aussi). On peut le vivre aussi comme une expérience sonore pas toujours classifiable avec des sons qui parfois irritent, mais qui donnent en tout cas au groupe une certaine forme d’originalité. Moi j’aime bien, dommage que le public ne soit pas raccord avec moi. Le groupe aura tout de même joué 40 minutes.

Ce que je redoute avec les Black Angels n’est pas vraiment leur musique mais plutôt de savoir si le clavier d’Alex allait nous masquer une partie de la scène ou alors, comme lors de la dernière édition de Rock en Seine, serait placé de telle manière qu’il ne gêne pas la vue. Mauvaise pioche, vu l'exiguïté de la scène du Nouveau Casino. Je fais contre mauvaise fortune bon cœur car ce qui compte de toute façon c’est la musique. J’ai l’impression que le groupe est attendu ce soir comme le nouveau messie du rock psychédélique et cela influera peut être sur l’issu du concert. Car le concert fut bon mais pas extraordinaire comme je l’aurais souhaité. La faute tout d’abord à la sonorisation trop faible à mon goût. On n’entendait pas assez la guitare de Christian Bland dont l’ampli était pratiquement dans notre axe, et la faute aussi à un public pas assez fervent, pour preuve  mon voisin qui, au lieu de se lamenter de ne pas pouvoir prendre des photos, aurait mieux fait d' encourager le groupe. Mais attention les Black Angels n’ont pas fait un  mauvais concert loin de là. D’abord la set list quasi parfaite avec 4 morceaux du dernier album qui me tenait à cœur dont un formidable Entrance Song complètement envoûté et envoûtant et si la scène avait été complètement enfumée, on aurait presque pu se croire dans une cérémonie rituelle. Le concert débute vraiment pour moi avec Bloodhounds On My Trails suivi de Bad Vibrations un des bons morceaux de l’album Phosphene Dream. Sur scène Alex Maas a toujours son éternelle casquette vissée sur la tête et alterne les parties de basses, de maracas avec quelques parties à l’orgue. Mais celle qui attire les regards ou plutôt celle dont le rythme est essentiel au Black Angels c’est bien sur l’énigmatique Stéphanie Bailey, dont la blondeur n’a d’égal que la lourdeur de sa frappe. Lourdeur oui car c’est la raison même d’exister pour le groupe et c’est aussi pour cela que je l’apprécie. Une lourdeur parfois inquiétante et toujours hypnotique même si avec Phosphène Dream et des morceaux comme Haunting at 1300 ou bien le très sixties Téléphone, le groupe réussit à sortir des sentiers battus de leur musique et cela avec succès. J’avouerai que la première fois que j’avais entendu Téléphone en première partie de Wolfmother  j’avais presque été choqué par la luminosité du morceau et par son aspect très plat sans aucun effet. Depuis j’ai changé d’avis et j’ai compris que si les Black Angels voulaient évoluer, sans rien renier de leur musique, c’est dans cette direction la qu’il fallait aller. Une diversité que reflète parfaitement le somptueux album Phosphène Dream. Le groupe va dérouler, pendant tout le concert, une compilation de ses trois albums. Il faut remarquer le peu de morceaux issus de Directions To See A Ghost . N’oublions pas la section rythmique qui ce soir a pris le dessus sur la guitare de Christian Bland. Le rappel sera comme il se doit très lourd avec le terrifiant Young Men Dead qui restera, quoiqu’il arrive, le morceau référence du groupe. On plonge dans un univers lancinant ou se mêlent incantations et hypnotisme. Le groupe terminera le set avec un somptueux Manipulation issu lui aussi de Passover. Je récupère la set list d’Alex Maas et Philippe celle de Christian Bland.

1H22 de concert pour être précis. On en aurait bien aimé un peu plus. Si le succès est au rendez-vous, je reste personnellement sur ma faim car, même si le répertoire est parfait, je ne suis pas entré en symbiose, comme cela avait été le cas à la Maroquinerie, il y a quelques années pour un concert mémorable ou même lors de leurs débuts en première partie des Black Keys à la Cigale (en mars 2007). J’espère tout simplement que le groupe va revenir dans quelques mois pour cette fois enfoncer le clou et nous terrasser avec leur somptueuse musique psychédélique. En attendant je file acheter un tee shirt du groupe avant de quitter le Nouveau Casino.»

Créé en 1999 par David Spher'Os, Aqua Nebula Oscilator, après Londres et la campagne française, le groupe s’installe à Paris. La fin 2009 s'annonce bien occupée avec un maxi, une tournée en première partie de The Clult et un troisième album en préparation. Une réplique contemporaine des plus grands délires psychédéliques californiens. Hawkwind, Sun Ra ou le MC5 sont autant d’influences évidentes que revendiquées par la troupe.

(http://www.myspace.com/aquanebulaoscillator)

 
The Black Angels est un groupe de psyché rock d’Austin (Texas) formé en mai 2004. Leur nom est inspiré de la chanson du Velvet Underground : « The Black Angel’s Death Song ». The Black Angels remettent au goût du jour la scène U.S. de la période musicale des 60’savec brio, classe et élégance.

(http://www.myspace.com/theblackangels)




Albums
    •    Passover (Light in the Attic, 2006)
    •    Directions To see a Ghost ( Light in the Attic, 2008)
•    Phosphene Dream ( Light in the Attic, 2010)
EPs
    •    The Black Angels (Light in the Attic, 2005 EP)
    •    Black Angel Exit (Light in the Attic, 2008 EP)





Stephanie Bailey - drums & percussionChristian Bland - guitar, drone machine/organ
Kyle Hunt - keyboards, percussion, bass, guitar
Alex Maas - vocals
Nate Ryan - bass, guitar




La Setlist du Concert
AQUA NEBULA OSCILATOR




La durée du concert : 0h40

 
 La Setlist du Concert
THE BLACK ANGELS





01.   You On the Run (Directions To See A Ghost - 2008)
02.   Bloodhounds On my Trail (Passover - 2008)
03.   Bad Vibrations (Phosphene Dream - 2010)
04.   Haunting at 1300 McKinley (Phosphene Dream - 2010)
05.   Yellow Elevators  2 (Phosphene Dream - 2010)
06.   Black Grease (Passover - 2008)
07.   Mission District (Directions To See A Ghost - 2008)
08.   Science Killer (Directions To See A Ghost - 2008)
09.   Entrance Song (Phosphene Dream - 2010)
10.   The Sniper (Phosphene Dream - 2010)
11.   Phosphene Dream (Phosphene Dream - 2010)
12.   River of Blood (Phosphene Dream - 2010)
13.   Telephone (Phosphene Dream - 2010)

Encore

14.   Young Men Dead (Passover - 2008)
15.   The Sniper at the Gates of Heaven (Passover - 2008)
16.   Better off Alone (Passover - 2008)
17.   The First Vietnamese War (Passover - 2008)
18.   Manipulation (Passover - 2008)




La durée du concert : 1h22
 

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lundi 4 octobre 2010

BLACK MOUNTAIN ~ La Maroquinerie. Paris.









Opening : Tweak Bird



Ce qu’en a pensé Gilles B. :

« Ah ma chère Maroquinerie, me revoilà après deux mois d’absence! Et ce soir je suis particulièrement gâté, puisque, outre le retour de Black Mountain, je vais voir un groupe que j’ai découvert il y a quelques mois et dont le disque n’a pratiquement pas cessé de tourner sur ma platine: j’ai nommé Tweak Bird. Curieux d’ailleurs de constater que je suis le seul de la bande ce soir à connaître le groupe. Quand je parle de la bande c’est en pensant à Céline tout d’abord puis Juliette mais aussi Robert et Joelle. Je retrouve avec plaisir une partie du personnel de la salle, dont pas mal de nouvelles  têtes.  J’entre le premier, presque une habitude ici, et je me décide pour le premier rang plein centre !

La soirée est sold out, ça c’est une bonne nouvelle et les gens arrivent assez rapidement ce qui fait que lorsque Tweak Bird débarque sur scène la salle est déjà bien remplie.  Je ne sais pas pourquoi mais je sais d’avance que je vais vivre un excellent moment, les deux protagonistes (Caleb guitare+chant nasillard et Ashton batterie) se font face, la batterie est placée sur la droite et en biais, quant à Caleb, ses amplis et ses pédales eux se trouvent légèrement sur la gauche ce qui forme une sorte de demi-cercle. On ressent dès le premier morceau une osmose entre les deux musiciens, une symbiose plutôt. Je ne sais pas s’ils jouent pour eux ou pour nous mais ils se regardent constamment avec des petits sourires complices. C’est normal vous allez me dire puisque ce sont des frères , mais les frères Bird vont au delà de ça, ils sont carrément habités par leur musique. Déjà sur disque c’est surprenant mais là en direct c’est presque un choc, tout du moins c’est l’impression que cela me laisse. Tweak Bird c’est un bulldozer fou : c’est déjà Caleb qui maltraite sa guitare, une vieille Fender Jaguar sur laquelle ne reste que 5 cordes, il passe la moitié du temps à jouer avec ses pédales dos au public devant deux amplis ayant subi une guerre atomique, l’autre moitié, il la passe face à son frangin, l’impression qu’un cordon invisible les relie tous les deux et le plus surprenant c’est la voix !!! J’ai dit nasillard mais c’est pas vraiment cela, on dirait la voix de quelqu’un qui n’ a pas fini de muer et même si elle est beaucoup plus étouffé e en live que sur le disque, cela surprend et moi cela me fascine. Car si la voix est étouffée la faute revient en grande partie au deuxième allumé de la famille. Ashton semble débonnaire quand vous le croiser; une sorte d’adolescent attardé binoclard mais derrière sa batterie, ou règne en maître une énorme grosse caisse, le personnage se transforme en un fou furieux avec un  sourire extasié. La plupart du temps, c’est lui le soliste à la batterie alors que Caleb s’occupe plutôt de la rythmique. Et puis sur la gauche de la scène un troisième personnage qui apparaît sporadiquement et qui contraste par son look presque Bab et sa longue crinière blonde. C’est le saxophoniste qui donne un côté stoogien à la musique de Tweak Bird sans pour cela s’égarer dans des délires comme sur la face B de Fun House. C’est une sorte de mur du son que nous propose Tweak Bird avec un côté légèrement psychédélique (la guitare) mais surtout furieusement rentre dedans, on est secoué par la furie qu’affiche Ashton devant nous mais surtout ce que je ressens c’est cet espèce d’amateurisme, dans le bon sens du terme, ou les deux frangins ne se contentent pas de reproduire leur album mais préfèrent partir dans des digressions assourdissantes et hypnotiques. Parmi le florilège des titres interprétés ce soir nombreux me sont inconnus, tout en étant aussi bon que ceux de leur dernier album. Mais je retiendrai bien sur des morceaux comme Future ou bien alors Tunneling Through. Performance surprenante et réussie de la part de Tweak Bird, je suis un peu sur le cul à la fin de leur concert et j’interpelle Ashton pour qu’il me remette la set list posé sur sa grosse caisse. Il faut que je m’y reprenne à deux fois car j’ai l’impression que je ne suis pas le seul à être devenu sourd ce soir ! Pour ma part c’est une belle surprise et une réussite complète de la part d’un groupe singulier et sans concessions. 35 minutes de pur bonheur.

Une Maroquinerie sold out pour Black Mountain c’est tout simplement une juste reconnaissance de la valeur de ce groupe. Trois albums au compteur dont le petit dernier, Wilderness Heart, que j’ai eu beaucoup de mal à apprivoiser. C’est vrai que lors des premières écoutes de l’album je n’ai pas retrouvé ce qui me plaisait chez Black Mountain: c’était trop évident, presque trop hard. Et puis au fil des écoutes j’ai redécouvert l’album qui se révélera en fin de compte assez intéressant. Mais revenons au concert, les fumigènes sont présents, les lumières sont glauques, on va vivre le concert dans une sorte de brouillard permanent. Heureusement cette fois je suis plein centre ce qui me permet de voir tous les protagonistes et particulièrement Stephen Mc Bean le chef d’orchestre du combo canadien. Black Mountain reste ancré dans une musique typiquement inspirée des années 70 mais curieusement elle reste terriblement actuelle et ne souffre pas du syndrome de la musique du passé comme c’est souvent le cas pour des groupes du même style. Tout d’abord le groupe explore un large éventail de ces années mirifiques. La voix d’Amber Webber me fait souvent penser à celle de Grace Slick, plus tard ce sont Pink Floyd ou Black Sabbath qui s’invitent mais sans que l’on ressente, ne serait ce qu’une minute, l’impression de vivre un retour dans le passé. L’alchimie se fait presque instantanément et dès le début du concert on est plongé dans une fusion sonique et psychédélique dont on ne ressortira pas avant la fin. Le son est fort, très fort même ce qui n’est d’ailleurs pas pour me déplaire, et le traitement infligé aux morceaux du dernier album est tout simplement radical. Let’s Spirit Ride devient une cavalcade effrénée ou l’orgue partage la mise avec les guitares. Et surtout ce qui m’a captivé ce soir c’est la prestation de Stephen McBean véritable guitariste émérite qui pendant plus d’une heure trente va nous transporter dans une autre dimension, celle des guitaristes qui font passer un message grâce à leur musique. Moi je vais complètement tout oublier, tellement j’ai été hypnotisé et emporté par la guitare de Stephen, sans oublier une section rythmique implacable. Oui Black Mountain c’est du lourd, du très lourd et sans aucune esbroufe. On sera juste un peu déçu par l’attitude d’Amber Webber qui semble absente même lorsque elle chante. Au final un des plus beaux concerts de cette rentrée qui aura duré 1h35. Les points d’orgue ? Difficile d’extraire un morceau plutôt qu’un autre la set list étant en majorité basée sur l’album In The Future, entourée d’extraits du petit dernier. Non, tout simplement un sans faute.

Retour gagnant à la Maroquinerie, demain on continue dans le rock psychédélique avec le concert des Black Angels au Nouveau Casino. »






Tweak Bird est un duo américain composé des frère Caleb et Ashton Bird  et formé à Los Angeles  CA en 2006. Dans la profusion de sons primaires qui distinguent la musique de Tweak Bird, on pensera vite fait aux Black Keys  mais ils qui explorerent  les profondeurs de rock, hard, expérimental, progressif et psychédélique.

(http://www.myspace.com/tweakbird)


Black Mountain, fondé en 2005, est un génial collectif à géométrie variable comme le Canada en affectionne qui peut être rattaché d’une certaine façon au renouveau psychédélique de San Francisco. Dépravation stupéfiante et rock de profundis sont les maître-mots du gang psyché-folk de Vancouver. 

(http://www.myspace.com/blackmountain)
 


  •    Reservations - 2005 -
    •    Tweak Bird - 2010 -




 •    Black Mountain (2005), Jagjaguwar
    •    In the Future (January 22, 2008), Jagjaguwar
    •    Wilderness Heart (September 14, 2010), Jagjaguwar / Outside Music


TWEAK BIRD






 Caleb Bird (baritone guitar, theremin, vocals)
Ashton Bird (drums,vocals).









 BLACK MOUNTAIN





 Stephen McBean - Guitar/Vocals
Amber Webber - Vocals
Matt Camirand - Bass
Jeremy Schmidt - Keyboards
Josh Wells - Drums/Keys





La Setlist du Concert
TWEAK BIRD


Stampeado (B Side A Sun / Ahh Ahh - 2010)
White Lips (Bigbonesnakebite EP - 2008)
Whorses (Reservations  - 2008)
The Future (Tweak Bird - 2010)
Tunneling Through (Tweak Bird - 2010)
Eternal Squaredance + Jam (Reservations  - 2008)
A Sun / Ahh Ahh (Tweak Bird - 2010)
Sky Ride (Tweak Bird - 2010)
Distant Airways (Tweak Bird - 2010)












La durée du concert : 0h35



La Setlist du Concert
BLACK MOUNTAIN

Wilderness Heart (Wilderness - 20010)
Evil Ways (In The Future - 2008)
Let Spirits Ride (Wilderness - 20010)
Wucan (In The Future - 2008)
Tyrants (In The Future - 2008)
Buried By the Blues (Wilderness - 2010)
Angels (In The Future - 2008)
Queens Will Play (In The Future - 2008)
Old Fangs (Wilderness - 2010)
Rollercoaster (Wilderness - 2010)
Stormy High (In The Future - 2008)
No Hits (Black Mountain - 2005)

Encore

Stay Free (In The Future - 2008)
Druganaut (Black Mountain - 2005)






La durée du concert : 1h35

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