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mercredi 23 mars 2011

MILES KANE ~ Le Point Ephémère. Paris.











Première Partie : Hooka Hey



Ce qu’en a pensé Gilles B. :

« Ce mec (Miles Kane) est tout simplement un petit génie de la musique. Au même titre qu’un Alex Turner par exemple. Cela a commencé avec The Little Flames un groupe méconnu que j’aimais bien puis ce fut les Rascals auteur  d’un très bon EP intitulé Out Of Dreams suivi de leur unique LP Rascalize. Dans le même temps Miles Kane participera au projet The Last Shadow Puppets et sans vouloir faire de tort à Alex Turner, c’était bien Miles le maitre d’œuvre du groupe, celui qui apportait une touche musicale bien particulière, pour preuve cet unique concert à l’Olympia qui fut à mon avis réussi grâce à lui tout simplement.

À ma grande surprise, il y a déjà pas mal de monde devant l’entrée de la salle alors qu’il est à peine 19 h 30, plutôt rare au Point FMR où on ne se bouscule généralement pas pour faire la queue. J’arrive in extremis à me placer au premier rang à l’extrême droite, tout compte fait une place de choix. Tous mes amis photographes sont présents ainsi que Steffy qui revient d’un périple «Beady Eye» à travers l’Europe.

La première partie qui se présente sur scène est un trio s’appelant Hooka Hey. Il est né des cendres de Sentenza & The Holsters, un groupe que j’avais vu il y a 4 ans à la Maroquinerie et que j’avais bien aimé. Le trio donne dans le blues rock millésimé fin des sixties début des seventies, l’influence principale du groupe est à mon avis The Cream et leur blues qui annonçait l’éclosion du hard rock. Par moment, on peut aussi rapprocher leur musique de celle de Led Zep. Le chanteur guitariste tricote joliment sa guitare et le groupe obtient en fin de compte un joli succès d’estime.

Quand Miles Kane apparait sur scène avec ses acolytes, les bras écartés et grand sourire aux lèvres en invectivant la salle avec un « Good Evening Paris », on sait inconsciemment que la partie est gagnée et que ce soir cela va dépoter. Et c’est le moins qu’on puisse dire ! Miles Kane c’est d’abord une bête de scène, j’avais entraperçu ses qualités lors de ses précédents concerts, mais ce soir c’est une révélation, ce mec est fait pour le live. Certes, il n’a peut être pas la gueule d’Alex Turner ou celle de Pete Doherty mais il a le petit truc qui fait la différence, il communique avec le public et il donne de l’envie surtout. Gibson en avant et ampli Vox rageur derrière lui, le groupe attaque par Invisible, gros son, cela nous prend aux tripes, car putain c’est du rock’n’roll que Miles envoie, et du bon. Les compos, c’est simple, je les ai toutes, sans exception, trouvées excellentes, un gros zeste de Beatles dans tout cela, mais tellement bien réadapté, un soupçon de guitare à la Shadows et le reste c’est une cavalcade effrénée, forcément jouissive. Puis c’est un morceau que j’ai particulièrement aimé ce soir et qui s’appelle Re-Arrange avec son lancinant et si beau gimmick à la guitare. Oui, la, j’aime vraiment, de l’émotion et de la nostalgie sur ce morceau. Avec My Fantasy on entre de plein fouet dans un registre Beatles, mais c’est tellement bien fait que l’on ne peut qu’adhérer. Le show continue à 100 à l’heure et Miles déballe, un par un, les morceaux de son futur album, si l’influence Fab Four est évidemment présente on reconnait aussi sa touche personnelle que j’avais appréciée avec ses précédents groupes à savoir une maestria notoire à la guitare et une voix elle aussi très juste. Et puis après un Quicksand bien enlevé (pas celui de Bowie bien sur). Miles introduit sur scène une jeune femme blonde qui n’est autre que l’actrice française Clémence Poésy pour un duo sur Happenstance, on sent la jeune femme pas vraiment à l’aise sur scène et d’ailleurs on n’entendra très peu sa voix. Final de folie ensuite avec une reprise endiablée de Hey Bulldog. Mais si la reprise des Beatles donnait déjà bien, que dire, du titre suivant, le magnifique Come Closer qui n’est pas sans me faire penser à un morceau des Von Bondies. On est dans l’urgence et dans la tension, superbe tout simplement. La cerise sur le gâteau, c’est le single Inhaler avec la formule magique de Miles, tout simplement le riff que l’on retient et qui vous trotte dans la tête. Excellent. La salle est aux anges, un peu moins tout de même quand on s’aperçoit que Miles ne reviendra pas, Joëlle me donne la setlist, effectivement dix morceaux et un peu moins de quarante minutes c’est court. Mais ce fut bon, brillant même et pour cela on peut lui pardonner.

Pas de merchandising, dommage on aurait bien aimé voir quelques tee-shirts ou autres accessoires du genre même si l’album n’est pas encore sorti. Du coup pas trop envie de quitter le point FMR et en compagnie de Joëlle on sort  boire une bière la nuit est douce et on aperçoit tous les musiciens du groupe discuter avec le public par petits groupes, manifestement tout le monde est content et j’imagine bien un concert à la rentrée, un peu plus long cette fois et qui viendra fêter la sortie du nouvel album. En tout cas, ce fut un grand concert tout simplement. »








Miles Kane, était le leader du groupe anglais The Rascals, il a annoncé la séparation du groupe pour entamer sa carrière solo. Il fait également partie du duo The Last Shadow Puppets avec son ami Alex Turner des Arctic Monkeys.


 
 Albums
Avec The Little Flames : The Day Is Not Today (2007).
Avec The Rascals : Rascalize (2008).
Avec The Last Shadow Puppets : The Age Of The Understatement (2008).

En solo
Colour Of The Trap (2011)











Miles Kane : Vocal & Guitar
+ Band











 La SETLIST du Concert
MILES KANE

 



 Better Left Invisible (Colour Of The Trap - 2011)
Rearrange (Colour Of The Trap - 2011)
My Fantasy (Colour Of The Trap - 2011)
King Crawler (Colour Of The Trap - 2011)
Telepathy (Colour Of The Trap - 2011)
Quicksand (Colour Of The Trap - 2011)
Happenstance (Colour Of The Trap - 2011)
Hey Bulldog (The Beatles Cover)
Come Closer  (Colour Of The Trap - 2011)
Inhaler (Colour Of The Trap - 2011)





La durée du concert : 0h40

AFFICHE / PROMO / FLYER

 










mardi 22 mars 2011

CAT'S EYES ~ Le Nouveau Casino. Paris.













Première Partie : C.R.T.L + ARID
 
 



Ce qu’en a pensé Emilie :

« Grande fan de The Horrors, je vais aujourd’hui voir Faris Badwan pour la quatrième fois. Son nouveau projet, Cat’s Eyes, est sur le papier très ambitieux : duo avec Rachel Zeffira, soprano multi-instrumentiste de son état, influences revendiquées : les girl groups des 60’s ! J’ai halluciné de voir Faris chanter au Vatican (la vidéo vaut le coup d’œil) mais j’ai surtout trouvé ça génial, alors quand j’ai eu vent de ce concert, j’ai foncé sans hésitation.

Je faillis fuir le set des C.T.R.L dès que je vis l’ordinateur et les platines sur scène. Je peux aller en boîte de nuit quand je veux, si je ne le fais pas il y a une raison très simple : je n’aime pas ça. Je ne viens pas pour entendre un DJ, alors forcément, ça me met de mauvais poil d’emblée. L’arrivée de la chanteuse au look bling bling ne va pas arranger les choses. Parfois elle rappe, parfois elle chante, mais rien ne me convient. Ce qu’elle fait de mieux c’est danser, mais ça ne m’intéresse pas. Les scratchs insistants et le batteur inexistant achèveront de me conforter dans mon avis : malgré la présence de deux guitaristes plutôt bons quoique redondants, cette musique n’est pas pour moi. Ni pour le reste de la salle à première vue, car rares sont les gens qui dansent, ce qui devrait être le cas sur ce style. A mon humble avis, le célèbre magazine dont le nom est partout dans la salle (et que C.T.R.L n’oublieront pas de remercier) qui est partenaire de cette soirée Custom a déjà dû cracher sur des groupes plus respectables que celui-ci. Mais je ne suis pas rancunière, en mai il y a Art Brut, ce sera forcément énorme ! Le fossé était juste infranchissable entre leur son et mon domaine à moi (qui est pourtant large, enfin je crois).

C’est ensuite au tour des Belges d’Arid de prendre possession de la scène. Je me revois très clairement dire à Guillaume avant de partir : « Au moins une des deux premières parties sera bien, je n’ai jamais entendu de mauvais groupe belge ! ». Ben, dirons-nous, il y a un début à tout. Si la disparition du DJ m’avait fait adorer Arid avant même la première note, je dus vite déchanter.  Le quatuor lorgne plus en effet du côté du rock FM dégoulinant de bons sentiments que de Deus et consorts. La voix est convenable, sauf lorsque le chanteur décide brusquement de monter dans les aigus. Je suis fort surprise aujourd’hui de lire qu’il est souvent comparé à Jeff Buckley ou Freddie Mercury. Je n’ai personnellement rien entendu de tel, est-ce parce qu’il était en petite forme ? Que la soirée avait mal commencé et que je demandais trop à ces pauvres gars? Les deux conjugués ? A la réécoute aujourd ‘hui, ça ne me paraît plus si moche, même si ce n’est pas ma tasse de thé. Peut-être que j’attendais du bon gros rock qui tache, et que c’est pour cela que ça a coincé. Le public en tout cas est bien plus enthousiaste que précédemment. Pour ma part, j’attends Faris avec impatience, car les performances sont longues, c’est finalement une triple affiche ce soir, et quand on accroche pas au truc, le temps passe très lentement.

Enfin, vers 21h45, les membres de Cat’s Eyes font leur entrée. Faris, en plus du chant, officie maintenant à la guitare (Une Vox Phantom pour les connaisseurs, première fois que j’en vois une, je ne suis pas vraiment calée en guitare, j’ai beaucoup à apprendre !). Y’aura-t-il du nouveau chez The Horrors ? Rachel, elle, alternera en plus du chant entre clavier et vibraphone. Ils ne sont pas seuls sur scène : un second guitariste, un bassiste à la frange improbable, et un batteur dont le look geek contraste de manière saisissante avec sa frappe puissante et métronomique, complètent le tableau. Alors, quid de cette nouvelle formation que Badwan ne souhaite pas considérer comme un side project, mais comme un groupe à part entière ? Les morceaux sont assez variés, l’alternance de chant masculin et féminin et les passages noisy me rappellent Sonic Youth, ce qui pour sûr ne va pas me déplaire. L’univers du groupe est très distinct de celui de The Horrors, moins sombre. Cat’s Eyes, la chanson, ouvre le set d’une manière assez rock. Rachel est touchante, l’air timide, en collants et sans chaussures derrière son clavier. Même si Faris est bien plus en retrait que dans The Horrors, sa simple présence en impose. Et ce batteur, impressionnant ! Mais les voix ne sont guère audibles, même là où je suis, presque collée à la scène. « More guitar », réclame Faris. Son air calme et posé contraste avec le Faris que je connais, même si sa façon de jouer de la guitare est telle que je l’aurais imaginée, saccadée. Les problèmes de son ne sont pas rédhibitoires, mais le public qui parle pendant l’interprétation de la très calme I’m Not Stupid, seul titre finalement où Rachel utilisera le vibraphone, m’agacera au plus haut point, alors que je commençais enfin à rentrer dans le concert. Quarante-cinq minutes après son entrée, le groupe quitte la scène, il n’y aura pas de rappel, et je quitte la soirée un arrière-goût d’inachevé en bouche.  Je suis persuadée de la qualité de la musique de Cat’s Eyes, mais la performance était beaucoup trop courte, et aussi trop tardive pour que l’on puisse totalement y adhérer. Au moins cette courte prestation m’aura-t-elle permis de rentrer en métro malgré les travaux nocturnes, puisqu’il n’est que 22h30 lorsque je quitte la salle.

Malgré cette soirée en demi-teinte, j’espère que Faris continuera de mener de front les deux groupes, et j’ai hâte de voir ce que cette excursion en dehors des sentiers battus va avoir comme répercussions sur le nouvel album des Anglais, qui sortirait apparemment en juillet. Un nouveau coup de théâtre à la Primary Colours, qui sait ? En tout cas pour l’instant mes souhaits sont exaucés, puisqu’au Rock En Seine les deux formations de Faris seront présentes. »

C.T.R.L : Electro minimale, électricité teigneuse et harpie tapageuse : les leçons perverses des Kills ne sont pas tombées dans l'oreille de sourds avec ces Parisiens hauts en couleurs sombres dont la sublime chanteuse à de quoi faire perdre son self-control au plus glacial des public.




Arid est un groupe de rock indépendant belge, originaire de Gand. Une pop astrale grâce à la voix de Jasper Steverlinck, hybride de Jeff Buckley et de Freddie Mercury.



Cat's Eyes, c'est avant tout le projet parallèle de Faris Badwn, leader du groupe anglais The Horrors, et de la rencontre avec Rachel Zeffira, soprano italo-canadienne. Ce duo n’a du manga japonais que son nom et il est un mélange des genres.


Little Things of Venom (1998)
At The Close Of Every Day (2000)
All Is Quiet Now (2002)
Arid Live (Live - 2003)
All Things Come in Waves (2008)
Under The Cold Street Lights (2010)


Broken Glass EP - Polydor - February 2011
Cat's Eyes - Polydor - April 2011


ARID





Jasper Steverlinck : Chant, Guitare
David Du Pré : Guitare
Steven Van Havere : Batterie
Filip Ros : Basse







CAT'S EYES





Faris Badwn (Frontman The Horrors) : Vocal & Guitar
Rachel Zeffira: Soprano, Multi-Instrumentist & Composer
+ Band (1 Guitar, 1 Bass, 1 Drums)







La Setlist du Concert
C.R.T.L

Hey Hey
Jimmy Choo
Police
D_Day
Whenever I See Through Your Eyes
Baby This Time
S.E.X.

La durée du concert : 0h30


La Setlist du Concert
ARID

Little Thing Of Venom (Little Thing Of Venom - 1998)

Silent Reproach (All Is Quiet Now - 2002)
You Are (All Is Quiet Now - 2002)

Broken Dancer (Under The Cold Street Lights - 2010)
 
Words (All Things Come in Waves - 2008)

Me & My Melody (At The Close Of Every Day - 2000)
Tied To The Hands That Hold You (All Things Come in Waves - 2008)
If You Go (All Things Come in Waves - 2008
)
Lock & Chain (Acoustic) (Under The Cold Street Lights - 2010)

La durée du concert : 0h45


La Setlist du Concert
CAT'S EYES

Cat’s Eyes (Cat’s Eyes - 2011)
Lucifer Sam (Pink Floyd Cover)
Not a Friend (Cat’s Eyes - 2011)
The Best Person I Know (Cat’s Eyes - 2011)
Face In The Crowd (Cat’s Eyes - 2011)
Bandit (Cat’s Eyes - 2011)
Sooner Or Later (Cat’s Eyes - 2011)
I’m Not Stupid (Cat’s Eyes - 2011)
The Lull (Cat’s Eyes - 2011)
Sunshine Girls (Broken Glass EP - 2011)


La durée du concert : 0h40

AFFICHE / PROMO / FLYER