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jeudi 21 avril 2011

CHAPEL CLUB ~ Le Point Ephémère. Paris.















Première Partie: Her Magic Wand





Ce qu’en a pensé Gilles B. :

« En début de semaine, j’apprends le report du concert que Lykke Li devait faire ce jour et presque comme par miracle en parcourant ma page Facebook j’aperçois une annonce provenant de Radical permettant de gagner 5x2 places pour le concert de Chapel Club, un groupe que j’avais un petit peu suivi l’année dernière. Ni une ni deux, je participe et je gagne. Problème, personne pour m’accompagner à cette soirée, du coup je donnerais ma seconde place à une Anglaise toute surprise d’avoir un billet gratuit, pas sur, d’ailleurs qu’elle ait vraiment tout compris !

Le temps est au beau fixe, les abords du Canal St Martin sont bondés, mais dans la salle c’est plutôt l’inverse, quelques silhouettes fantomatiques qui se promènent dans le cube bétonné du Point FMR, vous l’aurez compris ce n’est malheureusement pas l’affluence des grands soirs. À qui la faute ? Aucune publicité nulle part, ce jeune groupe Anglais ne fait pas partie des favoris des blogs ou autres sites internet musicaux. Pas de presse, pas de monde : le constat est simple.
La première partie est assurée ce soir par Her Magic Wand, un groupe Français que je ne connais pas du tout. Nous ne sommes pas plus de 80 dans la salle pour accueillir le groupe qui sur scène est composé de deux guitaristes dont 1 qui chante, 1 bassiste et un batteur ainsi qu’une violoncelliste que l’on entendra très peu hélas, toujours le problème lorsque l’on se trouve au premier rang. Musicalement, c’est très inspiré des années 90, musique pop voluptueuse et éthérée avec les guitares en évidence. On voyage dans un univers brumeux et lointain, il faut juste se laisser entrainer et fermer les yeux. Curieusement, une chanson m’a particulièrement plus, son titre : Harold Beldon. Elle sera interprétée en fin de concert et c’est son côté nostalgique qui m’a plu avec une belle mélodie triste pour accompagner le tout. Un set de 33 minutes bien agréable.

Beaucoup de monde sur scène pour mettre tout en place, la scène est propre et dégagée, comme la fosse où  j’ai l’impression qu’il y a encore moins de monde que pour la première partie.
La première chose qui m’a surpris avec Chapel Club c’est un son beaucoup moins électronique par rapport à ce que j’avais entendu auparavant. Il faut dire que sur scène outre le chanteur au look typiquement britannique polo et cheveux ras, il ne manque plus que les bretelles et les Doc Martens pour l’assimiler aux Skinheads. Les deux guitaristes présents apportent un gros son au groupe. Musicalement, je trouve que le tout sonne un peu comme Glassvegas. Curieusement,  le groupe débute son set avec leur morceau le plus connu, enfin celui que moi je connais le mieux, en l’occurrence, Surfacing et sa basse plombée. C’est toujours un peu dommage quand le groupe commence par votre chanson favorite, cela gâche un peu le plaisir. La voix est bonne et le chanteur content d’être là malgré le PEU d’affluence, il semble d’ailleurs que ce soit leur tout premier concert à Paris. C’est vrai le reproche que l’on peut faire à Chapel Club est d’avoir des influences reconnaissables entre toutes avec les guitares qui peuvent faire penser à celles d’Editors OU White Lies par exemple. Mais Chapel Club a en son sein un chanteur qui contrairement à celui des White Lies tient la route sur scène, que ce soit vocalement parlant, mais aussi au niveau de la prestance sur scène. Sans être révolutionnaire, Chapel Club gagne à être connu. Mais leur problème est qu’ils arrivent peut-être un peu tard sur une scène indie Anglaise déjà occupée !  Dommage. Pas de grandes surprises donc, mais de bons morceaux avec au hasard Surfacing bien sur, mais aussi Eastern Girls ou bien alors O Maybe I.

Drôle d’impression lorsque je quitte la salle, celle d’avoir assisté à un concert sans public, avec 50 ou 60 personnes dans la salle il ne pouvait guère, en être autrement. Espérons, malgré tout, que les Anglais de Chapel Club reviendront  nous proposer un peu plus tard leur musique mélodieuse. »






photos de gilles b


Chapel Club est un groupe anglais de Pop-Rock inde/alternatif, crée à Londres en 2007. C’est Echo & The Bunnymen, Neu, Joy Division et The Cocteau Twins encapsulé et cristallisé dans un rush tout-puissant.


Album
Palace - 31 Jan.  2011

EP
Winthering - 2010






Lewis Bowman - vocals
Michael Hibbert and Alex Parry - guitar
Liam Arklie - bass guitar
Rich Mitchell - drums
Alex Parry - guitar







La Setlist du Concert
HER MAGIC WAND

La durée du concert : 0h33
 

La Setlist du Concert
CHAPEL CLUB




Surfacing (Single - Palace - 2011)
Blind (Palace - 2011)
Roads (Wintering EP - 2010)
Fine Light (Palace - 2011)
O Maybe I (Single - Palace - 2011)
Bodies (Wintering EP - 2010)
Paper Thin (Palace - 2011)
All the Eastern Girls (Single - Palace - 2011)
Widows (Wintering EP - 2010)
Five Trees (Single - Palace - 2011)
The Shore (Palace - 2011)

La durée du concert : 0h50

AFFICHE / PROMO / FLYER

 

mercredi 20 avril 2011

DEAD MEADOW ~ SPINDRIFT ~~ L'Abordage. Evreux.











Première Partie:




Ce qu’en a pensé Gilles B. :

« 3 semaines après leur brillante prestation à la Flèche d’Or, hors de question de rater, cette fois, Spindrift et ce nouveau rendez-vous avec Dead Meadow. Au fond, Evreux n’est pas si loin que cela de Paris pas d’embouteillages, et en plus le cadre est sympathique. Pas la peine de se presser, les portes n’ouvrent de toute façon qu’ à 20 h 30. J’ai un peu peur qu’il n’y ait presque personne, mais mes craintes ne seront pas fondées. La salle, en vérité, le Club de l’Abordage, sera correctement rempli. On retrouve avec plaisir Céline et son équipe de Rock Times qui eux aussi ont fait le déplacement. La scène du club est bien trop petite pour installer le matériel du groupe et naturellement  on déborde un peu sur les côtés !

J’ai découvert Spindrift depuis peu de temps et j’avoue que je suis devenu accro tout simplement. Leur style musical est assez unique et sur scène le groupe est tout simplement excellent. Western Psychédélique tel est le qualificatif que beaucoup donnent à leur style musical et à vrai dire c’est un peu ça ! Ce soir la belle Sasha Vallely en noir, avec ses tresses et le stetson vissé sur sa tête elle est tout simplement ravissante. Première excellente surprise : le son, rien à redire c’est pratiquement parfait, les voix sont claires et nettes quant aux guitares, basse et batterie, c’est puissant comme on l’aime. Le maître d’œuvre du groupe s’appelle Kirpatrick Thomas, tout de noir vêtu et lui aussi stetson sur la tête il imprime le tempo au groupe. Dès les premiers instants du concert on est déjà dans le bain, un air étrange joué à la flute envahit la salle puis c’est l’intro à la guitare de Girlz, Booze and Gunz et, d’un coup c’est la cavalcade magnifique, on est déjà parti dans un autre monde, celui des grands espaces secs et désertiques ou l’on croise des serpents et des cactus. Le son des guitares nous plonge en plein univers cinématographique, celui des années 70 quand les acteurs avaient des gueules. Plus tard, ce sera un magnifique Speak To The Wind qui viendra aussi illustrer tout cela, mais plus que les morceaux eux-mêmes, c’est l’atmosphère créée par le groupe qui est fascinante, car on plonge sans coup férir dans leur univers et l’on n’en ressort pas avant la fin du set. Et puis ce soir, les conditions sont excellentes, la proximité du groupe, le fait de ne pas être les uns sur les autres toutes ces petites choses nous permettent d’apprécier encore mieux l’univers de Spindrift. Et ce soir, je vois enfin le bassiste muni de sa double manche étincelante, on le croirait presque sorti d’un groupe des années 70, il n’aurait pas déparé chez Black Sabbath !! Et outre le fait d’assurer une rythmique soutenue, la seconde fonction du bassiste chevelu est de pousser des hi ha !!! dans le micro pour relancer encore plus la machine !!! Mais ce soir, on va avoir droit à du lourd, du très lourd, car si cette première partie de concert pouvait sembler d’un haut niveau, que dire des deux derniers morceaux joués !! Cela commence par Drifters Pass une longue fresque comme je les aime ou les envolées de guitares vont m’emmener au septième ciel, carrément et puis pour clore le set, un Indian Runs époustouflant, difficile de décrire les émotions qui m'habitent à ce moment, mais c’était tout simplement grand !

Voilà, en 50 minutes Spindrift m’a définitivement encore convaincu... mais oui j’aime ce groupe!

Les musiciens du groupe démontent maintenant une partie de leur matériel pour laisser place à Dead Meadow pendant que le public en profite pour prendre l’air et boire une bière. Reconnaissons-le, je suis un peu inquiet, car le set de Spindrift était tellement bon que cela va être difficile de passer derrière.

Dead Meadow c’est avant tout un trio Guitare/Basse/Batterie plutôt jeune. Différence notoire avec leur concert donné à la Maroquinerie en 2010, le batteur n’est plus le même. Stephen McCarty le batteur chevelu et barbu a quitté le navire et c’est le retour ce soir du batteur d’origine Mark Laughlin. Première constatation, le son de la guitare n’est pas assez fort ni assez saturé par contre le son de la basse claque bien. Je suis un peu embêté pour commenter le set de Dead Meadow car, il faut l’avouer, je les ai trouvé beaucoup moins convaincants que lors de leur dernier passage. J’ai encore la musique de Spindrift dans les oreilles et puis il y a tout de même un constat sans appel, je trouve que leurs compositions se ressemblent beaucoup trop. J’avoue ne pas pouvoir retenir un seul de leurs titres. La magie n’a pas opéré, impossible d’entrer dans le set malgré la profusion d’envolées de guitare ou cette fois je n’ai pas perçu héla le côté épique qui m’avait hier séduit, j’ai trouvé de plus Jason Simon pas vraiment connecté avec le public contrairement à Steve Kille le bassiste. Alors oui c’est vraiment en spectateur que j’ai assisté à ce show, pas vraiment mauvais non cela serait mentir, mais sans la touche de magie qui aurait pu me connecter à leur set. Et je ne sais pas si c’était une vue de mon esprit, mais il m’a semblé qu’une partie du public avait déserté la salle à la fin de leur set qui a duré presque 1 h 10.

En tout cas, la soirée fut tout de même excellente, un petit tour au merchandising pour acheter un tee-shirt de Spindrift, j’espère maintenant qu’une seule chose : qu’ils reviennent au plus vite en France ! »



photos : gilles b

Spindrift est un groupe de rock psychédélique (Spaghetti Western Grindhouse Rock ‘n Roll) de la California crée par le chanteur-compositeur- acteur-producteur Kirpatrick Thomas.



Dead Meadow est un groupe Américain de Rock Progressif et Psychédélique (inspiration des années 60s et dont les influences sont à chercher auprès de Jefferson Airplane) formé en 1998 à Washington, D. C. Ils alternent sans complexe les genres, entre rock noise, métal psychédélique, envolées hypnotiques et mélodies obsédantes néo-psyché et avant-gardistes.

  •    2003 - Songs From The Ancient Age (Re-release - 2005)
  •    2007 - The Legend Of Gods Gun
  •    2008 - The West
  •    2008 - Goin’ Down EP
    •    2011 - Classic Soundtracks Vol. 1
 
Studio albums

    •    Dead Meadow (2000)
    •    Howls from the Hills (2001)
    •    Shivering King and Others (2003)
    •    Feathers (2005)
    •    Old Growth (2008)
    •    Three Kings (2010)

Live albums

    •    Got Live If You Want It (2002)


SPINDRIFT




Kirpatrick Thomas – Guitar and Vocals
Henry Evans – Bass and Baritone Guitar
Lucas Dawson – Pedal Steel & 2nd Guitar
Sasha Vallely-Certik – Mellosonic, Vocals
James Acton – Drums
  DEAD MEADOW






Jason Simon - guitar, vocals
Steve Kille - bass, sitar
Stephen McCarty - drums








La Setlist du Concert
SPINDRIFT

Girls Booze Gunz (Legend of God's Gun - 2007)
Legend Of Gods Gun (Legend of God's Gun - 2007)
Space Vixens Theme (Classic Soundtracks Vol 1 - 2011)
Speak To The Wind (Legend of God's Gun - 2007)
Shadytown (Theme from Hollywood Play-Girls) (Classic Soundtracks Vol 1 - 2011)
Ace Coletrane (The West - 2008)
Outro 
Roundup (Classic Soundtracks Vol 1 - 2011)
Theme From Amboy (Classic Soundtracks Vol 1 - 2011)
Theme From Drifter's Pass (Classic Soundtracks Vol 1 - 2011)
Indian Run (Legend of God's Gun - 2007)








La durée du concert : 0h50



La Setlist du Concert
DEAD MEADOW


GreenSky GreenLake (Dead Meadow - 2000)
Good Moanin’ (Shivering King And Others - 2003)
What Needs Must Be (Old Growth - 2008)
Indian Bones (Dead Meadow - 2000)
Acoustic (?)
Rocky Mountain High (Dead Meadow - 2000)
Golden Could (Shivering King And Others - 2003)
At Her Open Door (Feathers - 2005)
September (?)
Sleepy Silver Door (Dead Meadow - 2000)

Encore
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La durée du concert : 1h10

AFFICHE / PROMO / FLYER