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mardi 14 juin 2011

BOMBAY BICYCLE CLUB ~ La Flèche D’Or. Paris.











Première Partie : Papercuts + Old Mountain Station



Ce qu’en a pensé Gilles B. :

« Bombay Bicycle Club est le parfait exemple du groupe Anglais qu'au premier abord ne semble pas pouvoir se départager de l’arrivée incessante de nouveaux groupes de Grande Bretagne, mais qui possède en son sein le petit plus qui pourrait les démarquer des autres... comme par exemple les Maccabees avec leur chanteur à la voix si particulière. C’est pourquoi je suis fort content de pouvoir enfin les voir en France et bien sur à Paris.

J’arrive un peu en touriste à la Flèche d’Or, les portes sont déjà ouvertes et sans qu’il y ait vraiment beaucoup de monde, le premier rang est déjà entièrement occupé. Je retrouve Charlotte et Cécile qui bien entendu squattent le premier rang. Comme d’habitude il y a plusieurs groupes ce soir mais j’ai de la chance car ils ne sont en tout que trois. Et bien la soirée démarre comme d’habitude avec la prestation d’un groupe Français, Old Mountain Station. Soyons clair c’est encore un énième groupe inintéressant, folk dans l’âme, mélodies et compositions quelconques, et un de plus un chanteur qui chante mal. Bref 33 minutes sans aucun intérêt.

Comme je n’aime pas être au second rang et que je me méfie des concerts avec des groupes Anglais qui attirent un public de jeune fans excités, je décide de changer de position et je vais me placer sur le coté gauche pour regarder et écouter la prestation de Papercuts, le second groupe à prendre place sur scène, que j’avait déjà eu l’occasion de voir il y a deux ans à la Route du Rock. Là on évolue déjà dans une autre sphère avec des guitares aériennes et des mélodies délicates. Toutefois, je ne peux m’empêcher de trouver cela un peu trop monocorde et gentillet.  Il y a une manque évidente de punch  pour pouvoir nous éblouir complètement. 38mn fort sympathique tout de même.

Enfin, la tête d’affiche, un groupe que j’attendais de voir depuis un long moment et malgré cela je suis resté… sur ma faim. En attendais trop ? Surement. Je me faisait des idées, mais malheureusement, comme d’autres groupes Anglais talentueux, Bombay Bicycle Club m’a déçu sur scène. Trop de retenue et un concert presque en roue libre. Certes  tout n’est pas négatif mais si je prend, par exemple, un morceau comme Magnet qui a ouvert le concert j’aurais dû retrouver la hargne et le coté urgent qui caractérise ce morceau. Hélas non ce ne fut pas le cas. Je n’ai pas retrouvé la fraicheur et la spontanéité mises en évidence sur les albums. Pourquoi j’ai la fâcheuse impression que le groupe est sur la réserve ? Ils jouent presque tous les yeux fixés concentrés sur leurs instruments ou alors ils se regardent entre eux,  avec un contact avec le public ,qui pourtant ne demandais que cela, presque inexistant. Même le morceau, le très intimiste Dust On The Ground, n’a pas eu le traitement qu’il aurait dû avoir. Mais attention, ce ne fut pas non plus un concert catastrophe... loin de là. J’ai comme la plupart des gens ondulé la tête au rythme de cette musique et j’ai bien aimé la version de Evening/Morning (un petit chef d’œuvre!,). J’aurais apprécié aussi que l’on distingue mieux la voix de Jack Steadman avec toutes ses fêlures assez impressionnantes et me faisant penser à celle du chanteur des Maccabees. Pour conclure le Set avant le rappel nous aurons droit à une honorable version de Always Like This.

Quelques minutes plus tard,  avec la chanson What If, le groupe achève sa prestation de 1h07 de concert. Que dire encore ? Suis-je déçu ? La réponse est Oui, malgré  un  concert qui n’a pas été mauvais. Je devient peut-être un peu trop exigent face à un groupe plein de talent, donc je retournerais les voir à la première occasion... histoire de dissiper ce petit malentendu. »






photos de gilles b.


Bombay Bicycle Club est un groupe d'indie rock originaire de Crouch End à Londres. Bombay Bicycle Club a remporté le Best New Band award lors de la cérémonie des NME Awards le 24 février 2010. Pour situer, les vainqueurs de cette récompense des années précédentes n'étaient autres que les MGMT, les Arctic Monkeys, les Kings of Leon, The Libertines et The Strokes.



Albums
 2009 - I Had The Blues But I Shook Them Loose
2010 Flaws
2011 A Different Kind of Fix

EPs
2007 - The Boy I Used To Be
2007 - How We Are
2010 - iTunes Festival (Live)



 Jack Steadman (lead vocals, guitar)
Jamie MacColl (guitar)
Ed Nash (bass)
Suren de Saram (drums)


La Setlist du Concert
BOMBAY BICYCLE CLUB

 Magnet (I Had the Blues But I Shook Them Loose - 2009)
Bad Timing (A Different Kind of Fix - 2011)
The Hill (I Had the Blues But I Shook Them Loose - 2009)
Leave It (A Different Kind of Fix - 2011)
Lights Out, Words Gone (A Different Kind of Fix - 2011)
Cancel On Me (I Had the Blues But I Shook Them Loose - 2009)
Lamplight (I Had the Blues But I Shook Them Loose - 2009)
Your Eyes (A Different Kind of Fix - 2011)
Dust on the Ground (I Had the Blues But I Shook Them Loose - 2009)
What You Want (A Different Kind of Fix - 2011)
Sleep Song (aka 'How Can You Swallow So Much Sleep') (New Song)
Evening/Morning (I Had the Blues But I Shook Them Loose - 2009)
Shuffle (A Different Kind of Fix - 2011)
Always Like This (I Had the Blues But I Shook Them Loose - 2009)

Encores

Beggars (A Different Kind of Fix - 2011)
What If (I Had the Blues But I Shook Them Loose - 2009)



La durée du concert : 1h07

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jeudi 9 juin 2011

HERMAN DUNE ~ Le Trianon. Paris.













Première Partie : The Shining Twins + La Femme



Ce qu’en a pensé Gilles B. :

 « Ma présence ce soir, au Trianon, est le fruit d’un concours que j’ai gagné sur internet, car je n’avais pas prévu de retourner voir Herman Dune, surement un peu par lassitude vis-à-vis de ce groupe français. Changement complet d’atmosphère après The Pretty Reckless car même si j’arrive sur le coup de 19h30, alors que les portes sont déjà ouvertes, il y a peu de monde dans la salle. Cette soirée, faisant partie du Jalouse Rocks Paris Festival qui s’étale sur trois jours, annonce une programmation de trois groupes, dont deux que je ne connais pas.

On commence, devant une audience restreinte et c’est bien dommage, par The Shining Twins, un trio venant de New York, avec deux femmes, une au chant et à la basse, l’autre s’occupant des percussions, le tout étant complété par un jeune guitariste. Cela ressemble fort au groupe féministe punk «Riot Grrl», et en ce qui concerne la musique on s’approche beaucoup du coté des Ramones. On va pas s’en plaindre car j’ai aimé ce court set, bien vivifiant. Marisa Kreiss, la petite percussionniste, retiendra toute mon attention pendant une partie du concert. Elle  va réussir l’exploit de s’enfiler les 2/3 d’une bouteille de Jack Daniels en l’espace de 22 minutes avec en guise de  commentaire «  Sorry but I’m A Fucking Whore ». J’apprends que le groupe a d’ailleurs été interdit dans certaines salles de concert US à cause des histoires d’alcool. Et bien c’était du putain «Rock & Roll»!

Entre temps, l’ami Oliver m’a rejoint pour assister au second concert de la soirée. Il s’agit de La Femme, un groupe électro pop français : une seule femme, très jolie d’ailleurs, au claviers. Une prestation qui est plutôt d’une agréable surprise, avec des influences à Indochine, leur début, et à toute la vague New Wave oû les claviers étaient rois. Cette pop insouciante et bien enlevée fait du bien, c’est plein de Fun, de soleil et surtout sans prétention. Ce groupe chante en français et pour une fois j’aime bien ça ! Beau set de 40 minutes.

La salle est maintenant assez bien remplie pour accueillir Herman Dune. Ce soir le groupe est en trio: Yaya est au chant et à la guitare avec son éternel galurin sur la tête tandis que Neman est à la batterie, et un  troisième musicien à la basse. Premier morceau et premier sentiment, on se croirait presque d’assister à une «Jam session». Le coté Anti-folk, tel que Herman Dune nous avais présenté, est bien loin et, la musique ce soir est chaude et bouillante. Même si musicalement rien ne les rapproche, ce trio me fait penser à celui que Rory Gallagher entretenait lorsqu’il était sur scène fin des années 70, avec une rythmique très Boogie/blues. Il y a aussi un orfèvre, en l’occurrence Yaya, qui outre son chant reconnaissable entre tous se lance surtout dans des parties de guitares très inspirées provoquant dans la salle des rugissements de plaisir et des cris d’enthousiasme. Je ne me rappelle pas avoir vu Herman Dune dans un tel état de grâce. J’aperçoit de l’autre coté de la salle Lisa Li-Lund, la petite sœur de Yaya, complètement surexcitée. Il est vrai qu’il y a de quoi. Ce soir le groupe interprète en grande partie des morceaux du nouvel album «Stange Moosic»  et le moins que l’on puisse dire c’est que cela promet. On pense parfois à Neil Young dans le genre chevauché de guitare épique (Magician). Ce qui est bizarre c’est que certaines chansons, pourtant nouvelles, ne me semblent pas inconnues comme par exemple The Rock. En tout cas la constante de ce concert c’est le Rock’n’Roll tout simplement (Your Love Is Gold) et j’avoue que par moment on a frôlé l’état de grâce.

Pour Oliver et moi-même, la conclusion est unanime : un des meilleur concert d’Herman Dune. A la sortie j’achète bien évidemment le dernier album présenté sous forme de livre, en édition limité, et je croise Emanuel Lundgren, le fou chantant d’I’m From Barcelona accoudé à une rambarde. Il semble seul mais par pudeur et je n’ose pas aller le saluer, malgré que des gens, le reconnaissent, vont le voir. Tant pis pour moi, ce sera pour une autre fois.

Voila une soirée que je n’avais pas vraiment programmée mais qui s’est transformée en une belle réussite en me permettant de retrouver un Herman Dune plein de vie avec comme seul objectif : faire rugir le monde de plaisir. »






photos de gilles b






Herman Düne est un duo antifolk Français qui a officiellement sorti son premier disque en 1999. Leurs influences vont de Lou Barlow (Sebadoh entre autre) à The Mountain Goats en passant par Cat Power et Silver Jews. Leur immense répertoire (plus de 500 titres originaux) de chansons folk-rock a mûri au fil des années et s’affirme désormais comme une référence incontournable, tout comme leur capacité à rencontrer, jouer, improviser avec de nombreux artistes et à multiplier les formations, marque d’une créativité qui semble intarissable.

 
 
 Albums
Turn Off the Light (2000)
They Go to the Woods (2001)
Switzerland Heritage (2001)
The Whys and the Hows of Herman Düne & Cerberus Shoal (with Cerberus Shoal) (2002,)
Mas Cambios (2003)
Mash Concrete Metal Mushroom (2003)
Not on Top (2005)
Giant (2006)
Next Year in Zion (Fall 2008)
Strange Moosic (May 2011)
 
EPs
2007 : I Wish That I Could See You Soon
2008 : Jackson Heights
2009 : On a Saturday



 

David-Ivar Herman Düne (guitars and vocals)
Néman Herman Düne (drums and sometimes backing vocals)
+ Band


La Setlist du Concert
HERMAN DUNE



01: The Rock (Strange Moosic - 2011)
02: Lay Your Head On My Chest (Strange Moosic - 2011)
03: My Home Is Nowhere Without You (Next Year in Zion - 2008)
04: Tell Me Something I Don't Know (Strange Moosic - 2011)
05: With A Fistful Of Faith (Mas Cambios - 2003)
06: Your Love Is Gold (Strange Moosic - 2011)
07: Strange Moosic (Strange Moosic - 2011)
08: Your Name/My Game (Giant - 2006)
09: In The Long Long Run (Strange Moosic - 2011)
10: Just Like Summer (Strange Moosic - 2011)
11: ?
12: Not On Top (Not On Top - 2005)
13: My Joy (Strange Moosic - 2011)
14: Good For Noone (Not On Top - 2005)

Encores


15: ?




La durée du concert : 1h30

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