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mercredi 5 octobre 2011

PURLING HISS - SISTER IODINE ~ Le Point Ephémère. Paris.

















Première Partie: La Ligne Claire

Ce qu’en a pensé Gilles B. :

« Je me demande si je deviendrais pas chanceux ! In extremis je reçois un email à 17h40 alors que je m’apprêtais à aller à al Fnac prendre ma place avant de rejoindre Paris. Un grand merci à Grandcrew donc et me voila en route tout guilleret vers le Point FMR. En fait ce soir ce n’est pas la tête d’affiche qui m’intéresse mais plutôt le groupe en première partie : Purling Hiss.

Je retrouve Philippe M et Robert devant la salle et malgré le fait qu’il soit presque 20h il y a très peu de monde et au fond cela n’est guère étonnant . Je râle un peu lorsque l’on m’annonce qu’il y a trois groupes et non deux ce soir, je n’en comprends pas l’intérêt. 20h30 , nous sommes une poignée dans la salle lorsque La Ligne Claire (c’est le nom du groupe) monte sur scène sous les applaudissements de quelques fans venus les soutenir. Et franchement il n’y a pas de quoi. Sur scène ils sont 4, deux femmes (batterie/chant et guitare/chant) ainsi que deux hommes (guitare/chant et basse/chant) . Déjà vu la tête du bassiste avec son espèce de serre tête mode hippie et sa flute tel qu’il apparait lors du premier morceau, je craint le pire. Et effectivement le résultat est …. A chier tout simplement. Musique déstructurée pourquoi pas mais dans leur cas, rien ne passe. Cela se veut innovant ou dérangeant. Cela cache plutôt un manque total d’inspiration et de talent. Sans oublier la faiblesse technique de tous les membres du groupe. 30 minutes à ce régime, c’est un calvaire. Je trouve cela pitoyable. On dirait des gamins à qui on a donné des instruments pour s’amuser et qui provoque une cacophonie générale. Nul.

Les quelques fans sont sortis de la salle et un quart d’heure plus tard c’est au tour de Purling Hiss de monter sur scène. Le groupe est en formation trio, guitare basse et batterie la formule souvent idéale pour un rock brut de décoffrage. A sa tête, Mike Polizze  le guitare héros/chanteur. Et c’est parti pour 40 minutes de pur rock’n’roll dans une formule mille fois éprouvée mais tellement jouissive. Malgré le fait que je me trouve un peu sur la droite de la scène donc en face du bassiste c’est en premier lieu le son de la guitare qui couvre tout. On est en plein retour dans les années 70 avec une énergie non feinte, un Mike Polizee qui va nous en faire voir de toutes les couleurs avec des riffs et surtout des solos assez imposants. Beaucoup de pédale Wah Wah et autres, un peu de Hendrix la dedans mais aussi l’influence des années 90 (Dinosaur Jr).  Mon attention est toujours présente car si le spectre de chaque morceau a comme base une solide rythmique, tout tourne autour des solos enflammés de Mike Polizze, pas le solo chiant que l’on retrouve avec certains guitaristes de hard rock, non c’est inspiré, parfois épique, souvent sonique et surtout j’ai l’impression d’avoir les yeux et les oreilles constamment en éveil car c’est à une sorte de feu d’artifice auquel on assiste. Et puis quel contraste entre la simplicité des Américains comparés à celle du groupe précédent. Mike remercie la salle après chaque morceau il  nous confie que c’est leur premier passage en France et plus particulièrement à Paris, dommage qu’il n’ait pas bénéficié de plus de publicité car il semblerait presque que nous n’étions que deux ce soir à avoir fait le déplacement spécialement pour eux. Les mauvais esprits diront que c’est de la musique basique sans grande innovation. Peux être mais j’avoue que me replonger dans le grand bain du rock’n’roll purement électrique, sans fioritures aucunes et bien cela fait vraiment du bien ! Surtout lorsque c’est joué avec passion et avec talent. Et puis le final sera excellent avec une assez longue fresque ornées de nombreux solos et changements de rythmes, parfait pour planer et prendre son pied. Voila en 40 minutes Purling Hiss ont conquis de nouveaux fans, a noter que la salle c’était bien remplie pendant leur prestation. Pas de set list hélas mais de toute façon je ne connaissais pas véritablement les morceaux. Pas de CD non plus au merchandising, que de vinyles du coup je me suis rabattu sur un tee shirt (un de plus ….).

Bon je ne suis pas venu pour Sister Iodine comme la majorité des personnes présentes ce soir mais ce n’est pour autant que je vais m’en aller. Robert me donne quelques renseignements concernant le groupe, c’est pas gagné…. Et effectivement, cela va être 55 minutes proche du calvaire ou de l’ennui mortel comme vous voulez. Sister Iodine c’est deux guitaristes, enfin si l’on peut dire et un batteur. Leur credo : Le bruit. A priori jusque la cela aurait du me convenir sauf qu’ici on parle de bruits sans bien sur aucune mélodies, je dis bien aucune pendant 55 minutes, rien que des sons industriels qui sortent des deux guitares mais principalement du « soliste » qui se trouve sur la droite c'est-à-dire en face de nous et qui va jouer la presque intégralité du concert avec . Des sons qui surtout n’ont rien à voir avec un son de guitare. Ce n’est même pas déstructuré, c’est une espèce de cacophonie irritante et agressive, cela doit être le but d’ailleurs, rien n’a de sens et ce qui m’a fait rigoler c’est quand le guitariste a dit à Philippe qu’il gardait sa set list car il avait des annotations concernant des réglages …. Bon j’avoue que j’ai rien compris, j’ai détesté car si cela peux passer pour de l’avant-garde, et bien c’est sans moi ! Et puis je me suis surtout ennuyé grave ! Voila après 55 minutes et un rappel de 2 « morceaux » le groupe quitte définitivement la scène, ouf….. Faut croire qu’il y en a qui aime, je ne vais pas les blâmer il en faut pour tout le monde mais c’est sans moi !

Me restera de cette soirée l’excellent concert de Purling Hiss qui mérite de toute façon une audience un peu plus large que celle actuelle. Long Live Rock’n’roll! »


photos de


Sister Iodine est un groupe de rock bruitiste et expérimental français, originaire de Paris et formé en 1992. Influencé par la no wave, Sonic Youth et The Ex, Sister Iodine produit une musique plutôt froide mais intense, proche du bruit blanc, mêlant hurlements, guitares saturées et rythmiques de batterie violentes et binaires, ce qui leur a value d'être qualifié de groupe arty.

(http://www.sister-iodine.net/)
(http://www.myspace.com/561926023)
(http://fr-fr.facebook.com/pages/SISTER-IODINE/192182560234?sk=info)




Purling Hiss, groupe lo-fi- garage -rock de Philadelphie,  est le nouveau projet solo du guitariste de Birds of Maya, Mike Polizze.


(http://www.myspace.com/purlinghiss)
(http://www.highroadtouring.com/artists/purlinghiss/)
(http://www.facebook.com/PurlingHiss)



Adn 115 (1994)
Pause (1996)
Helle (2007)
Flame Desastre" (2009)


Albums
 2010 - Public Service Announcement

EPs
 
2009 - Untitled EP
2010 - Hissteria EP
2011 - Lounge Lizards EP




SISTER IODINE
Érik Minkkinen (guitare, chant)
Lionel Fernandez (guitare)
Nicolas Mazet (batterie)

PURLING HISS
Mike Polizze - Vocal & Guitar
Mike Sneeringer - Drums
Kiel Everett - Bass

 La Setlist du Concert

Non Disponible



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samedi 1 octobre 2011

ANNA CALVI ~ Le Spendid. Lille.











Première Partie : François & the Atlas Mountain


Ce qu’en a pensé Gilles B. :

« Le Splendid est une salle de taille moyenne située dans la périphérie de la ville, dans un quartier assez pauvre et un peu tristounet, juste à côté des voies de chemins de fer. Quand je dis salle de concert, c’est en fait comme cela se fait parfois une ancienne salle de cinéma sauvée de la destruction et reconvertie en salle de spectacle. En y arrivant sur le coup de 18 h, je pensais que nous serions les seuls, erreur, il y a déjà quelques personnes assises de ci et là des portes vitrées de la salle. Je fais connaissance avec une jeune femme histoire de connaitre un peu la salle et ses coutumes. Bon, on ne sait pas trop où se fera l’entrée vu qu’il y a trois portes qui peuvent s’ouvrir. 19 h 30, bonne pioche on entre par la droite pour ensuite prendre un escalier situé lui complètement à gauche et on va descendre un étage pour entrer dans la salle proprement dite. Vue de l’arrière la première vision est bonne, une dalle de capacité moyenne, des rangées de sièges datant à priori de l’époque du cinéma se trouve derrière la console, un peu comme ceux de la Cigale. La salle est en pente, une bonne chose pour les personnes se trouvant derrière. Nous c’est direction le premier rang sur la gauche, une crash barrière est en place ; un peu surprenant, mais bon. La scène proprement dite est plutôt spacieuse, large et assez profonde, certaines salles parisiennes devraient s’en inspirer. Le tout a un côté kitsch et vieillot, mais le feeling est là.

Il doit être 20 heures lorsque François & The Atlas Mountain montent sur scène devant un public assez calme et silencieux, il est clair que leur nom n’évoque pas grand-chose au public lillois. Pour ma  part, je les ai déjà vus deux fois et mon verdict est : sympa sans plus. François & The Atlas Mountain c’est avant tout au premier plan François Marry à la guitare et au chant, accompagné de deux claviers et d’un percussionniste assez flamboyant dans son genre. Le set sera court, trente minutes comme va l’annoncer le leader du groupe qui en fait se transformera en 35 minutes. Pas de grand changement dans leur musique, un style assez onirique et des mélodies dansantes et légères comme celles que l’on entend dans les pays exotiques et particulièrement dans les îles. On n’est pas très loin de la tendance «Vampire Weekend». Et si le début du concert fut assez quelconque voir un peu glacial, les deux ou trois derniers morceaux feront l’unanimité dans la salle, surtout grâce aux percussions assez originales, d’une main ce sont les percussions et de l’autre main munie d’une baguette, ce sera plus dans l’optique d’un batteur. Le tout donnant un effet assez saisissant. Bref un set sympa, mais que l’on oubliera vite.

Comme lors de ses précédents concerts, un ampli supplémentaire est présent, signe une fois de plus que l’on risque de voir ce soir un guitariste additionnel. La salle s’est bien remplie avec une fosse pratiquement complète, seul le petit balcon est resté fermé. Anna  arrive sur scène une fois de plus avec les cheveux noués en un petit chignon, ce ne sera pas encore ce soir que je pourrai la voir les cheveux dénoués. Un chemisier rouge sang, tout comme son rouge à lèvres et son ampli Vox. Après une salve d’applaudissements, un silence de plomb tombe sur la salle tandis que les premières notes de Rider To The Sea s’élèvent avec puissance et délicatesse mêlées, on est déjà entré dans l’univers bien particulier d’Anna fait de douceur, de brisures et de soudaines fulgurances. L’enchainement se fait tout naturellement avec le non moins très beau No More Worlds, ces deux morceaux d’ailleurs ne pourraient presque ne faire qu’un tant ils semblent liés. La guitare est fluide. Seul petit problème un léger crachotement sur la sono côté gauche que l’on entend lors des parties de guitares intimistes. Et puis sur Blackout, je crois, le guitariste additionnel va prendre place, il jouera ce soir trois ou quatre morceaux, Anna s’en expliquera au public en montrant son poignet entouré d’une bande noire, il semblerait qu’elle ait une tendinite ou quelque chose dans le genre. En tout cas, une chose est sûre et mon ami Eric l’avait noté dans son compte rendu du concert de Valence, il y a deux choses qui frappent chez Anna Calvi. La première et, la plus évidente est son jeu de guitare bien particulier, cela tout le monde l’a remarqué. Mais ce qui fait la grosse différence entre l’Anna Calvi sur disque et celle que l’on découvre ou redécouvre comme c’est mon cas sur scène c’est la voix beaucoup plus expressive qui dans une large palette montre des nuances et une force qui n’apparait pas du tout sur le CD. Elle maitrise cela de mieux en mieux et surtout, sans que l’on ait l’impression qu’elle récite son texte, non sur scène elle donne l’impression de vivre intensément tout ce qu’elle chante et joue, il suffit, tout simplement, de regarder son visage qui devient par moment très dur en contraste avec son côté doux et presque timide qui apparait lorsqu’elle s’adresse à nous. Cette voix expressive, on la sent bien sur Blackout ou alors I’ll Be Your Man. Réapparition sur la set list de Surrender la reprise de Presley qu’elle n’avait pas joué à Rock en Seine. Et puis une surprise, car c’est la première fois que je l’entendais joué par Anna, c’est la reprise de Wolf Like Me de TV On The Radio dans une version complètement différente de l’originale, j’avais d’ailleurs cru au premier abord qu’il s’agissait d’un nouveau morceau. La suite est plus traditionnelle, mais ô combien alléchante avec les incontournables Suzanne & I et Desire. Que dire une fois de plus sur la version de Love Won’t Be Leaving proposée ce soir ? Une fois de plus, ce sera la pierre angulaire du concert avec un solo plus dur qu’a l’habitude, on est passé du côté Hendrix à une phase très violente comme si Anna cherchait encore de nouvelles variations lors de ce  passage extrême. Et quel son ! Le réglage des pédales d’effets modifié, c’est carrément un mur sonique qui s’abat sur la salle. Une fois de plus le tout ponctué d’une ovation générale. Fin du premier acte.

De retour sur scène c’est avec The Devil que le rappel va débuter. Au fond c’est certainement un de mes morceaux préférés, car il semble le moins évident dans sa structure assez torturée. Et il représente bien la musique et le caractère d’Anna Calvi, le morceau souffle le chaud et le froid, lumières tantôt blanches et tantôt rouge sang, magnifiques tout simplement. Et puis on rendra une nouvelle fois justice aux musiciens qui accompagnent Anna Calvi. La justesse est leur principal atout, ils s’intègrent merveilleusement bien dans l’univers de la chanteuse, tous les trois forment un ensemble parfait. Et puis leur discrétion n’a d’égale que leur virtuosité, car ce sont d’excellents musiciens. Il m’a semblé que ce soir Mally Harraz avait plus de percussions que d’habitude autour d’elle. C’est maintenant l’heure du dernier morceau, Anna s’adresse à nous: « Je vais chanter une chanson d’Édith Piaf, voulez vous que je la chante en français ou en anglais ?» Les réponses fusent de toute part, la salle est partagée. Et moi au milieu de tout ça je lance un «both», Anna me sourit en acquiesçant et nous allons avoir droit à une version de Jezebel qui débutera en anglais pour se terminer dans la langue de Molière. Dans chaque concert on trouve un point d’orgue, ce soir ce fut certainement cette version de Jezebel. Pas de second rappel, le set aura duré 1 h 5. Je réussis à avoir une set list. Direction la sortie et le stand de merchandising où j’achète le Tee Shirt de la tournée européenne. Certainement mon dernier concert d’Anna Calvi cette année, je manquerai malheureusement l’Olympia du mois de novembre, la faute à une autre artiste émergente du nom de Lana Del Rey…

Cette escapade dans le nord et plus particulièrement Lille fut une belle réussite, on espère tout simplement pouvoir revenir ici de temps en temps. »




photos de gilles b


Anna Calvi est une musicienne anglaise, née dans une famille de musiciens, qui joue dans le groupe du même nom, après avoir été brièvement la chanteuse et guitariste du trio londonien Cheap Hotel entre 2006 et 2008. Découverte en 2010 en Grande Bretagne et encensée par le NME qui la compare à PJ Harvey et Siouxsie, Anna Calvi a sorti son premier album en janvier 2011.



Album
Anna Calvi (17 janvier 2011)

Singles
Jezebel / Moulinette - 2010
Blackout - 2011



     Anna Calvi : Vocal & Guitar, Violin, Bass, Piano
 Mally Harraz : Percussions, Harmonium, Guitar
Daniel Maiden Wood : Drums
+
Christian Sutherland : Guitar


La Setlist du Concert
ANNA CALVI

Rider to the Sea (Instrumental) (Anna Calvi - 2011)
No more Words (Anna Calvi - 2011)
Blackout (Anna Calvi - 2011)
I'll be your man (Anna Calvi - 2011)
First we kiss (Anna Calvi - 2011)
Surrender (Elvis Presley Cover) (B-Side to the Blackout Single - 2011)
Morning Light (Anna Calvi - 2011)
Wolf Like Me (TV on The Radio Cover)
Suzanne and I (Anna Calvi - 2011)
Moulinette (B-Side Single Jezebel - 2010)
Desire (Anna Calvi - 2011)
Love Won't be Leaving (Anna Calvi - 2011)

Encore

The Devil (Anna Calvi - 2011)
Jezebel (Edith Piaf Cover) (Single - 2010)







La durée du concert : 1h05

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