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mardi 5 février 2008

Koko Von Napoo - Le Glaz'Art. Paris.




Première partie : Poster Moderne, Cascadeur.

Ce qu’en a pensé Gilles :

« Nouvelle salle et nouveaux groupes, beaucoup de découvertes en perspective pour cette soirée organisée dans le cadre du festival des Inaperçus. Koko Von Napoo, je les ai tout simplement découverts par l'intermédiaire d'un CD gratuit figurant dans un n° des Inrockuptibles. Et j'ai aussitôt été séduit par le morceau Polly. J'ai donc pris mon billet (11,70 euros, ce n'est vraiment pas cher), et me voilà donc en ce mardi pluvieux et froid en route direction Porte de la Villette. La salle se situe entre le périphérique et les boulevards extérieurs. Je tourne un peu puis je décide d'aller me garer au parking du Parc de la Villette (n'est ce pas Patricia ?). 5 minutes à pied, et me voila à faire le pied de grue devant la salle. Il est presque 20h00, personne dehors... mais je remarque que des gens empruntent une petite porte située sur le côté. Ben oui, c'est tout simple : l'entrée se situe derrière ! Je vois Robert Gil qui arrive, j'entre donc avec lui, une bonne dizaine de personnes attendent l'ouverture des portes. On en profite pour discuter des concerts passés et futurs. Robert est vraiment un mec sympa que je découvre au fur et à mesure des rencontres lors des concerts. 20h30, ouverture de la salle, je découvre un lieu sympa, pas une véritable salle de concert, plutôt un endroit assez cosy, avec des banquettes et des fauteuils un peu partout, une atmosphère chaude et douillette, et vers le fond de la salle, un grand bar. C'est assez difficile à décrire, il faut tout simplement la voir. En tout cas l'intérieur est à l'opposé de l'environnement extérieur gris et triste. On profite de l'attente pour discuter et regarder les photos sur toile de Natydred qui sont exposées sur tous les murs de la salle : superbe travail, des clichés de PJ Harvey, Iggy, Alice Cooper, etc. Magnifique ! (expo visible au Glaz'art jusqu'au 2 mars les soirs d'ouverture de la salle). La petite inquiétude, c'est que on ne sera certainement pas sorti avant minuit, dur dur demain au boulot !


Le programme, c'est tout d'abord Cascadeur, dernier vainqueur du prix d'automne CQFD, qui fait son apparition non pas sur scène mais entre par le fond de la salle. Je vois quelqu’un vêtu d'un peignoir, tel un boxeur montant sur le ring, la capuche est baissée mais laisse apparaitre un casque de pilote ou de cosmonaute de l'armée de l'air Chinoise, je me dis à cet instant que c'est le Bob Log Français. Et pour être honnête, je crains le pire. Cascadeur s'installe sur la scène parsemée d'instruments bizarres, des claviers pour la plupart. Il accroche soigneusement son peignoir sur un buste-porte manteau placé derrière lui, se place devant son clavier - toujours le casque sur la tête - et c'est parti... Et c'est assez surprenant ! Oui, je m'attendais à du bizarre, voire du grotesque, non... Cascadeur est un véritable artiste, excellent musicien de surcroît. Ses gestes sont lents et posés, sa musique, elle, est difficile à classifier. Une voix ressemblant parfois à Tom Yorke ou celle de Antony (Antony & The Johnsons - merci Robert !!). On se laisse prendre par les mélodies douces et pleines de poésie et toujours cette voix. Pop folk ? Sais pas, indie certainement. Un petit bonjour à ses parents qui sont dans la salle, Cascadeur se dévoile peu à peu, le contact se fait doucement avec le public. Le casque est enlevé au bout du premier morceau. On se laisse charmer tout au long du concert, univers onirique et baroque, qui parfois me rappelle un autre personnage singulier, Rufus Wainwright. Le show durera 60 minutes, une découverte de plus... et même si ce n'est pas véritablement l'univers musical que je préfère, je dois bien reconnaitre que Cascadeur a du talent.


Nouvelle pause sur une banquette en attendant le second groupe : Poster Moderne. Là aussi, le nom fait peur, très année 80 comme patronyme. On verra bien... Arrivée du groupe sur scène : une chanteuse entourée de 4 musiciens, les tenues très glam, voire disco m'inquiètent fortement. J'ai véritablement un avis mitigé sur ce groupe, on passe d'une pop me faisant étrangement penser à un groupe qui s'appelait Altered Images (donc une musique que j'apprécie), à des moments qui ne sont pas vraiment mon style et qui pour moi sont limite variétés, genre Yelle et compagnie (le morceau Mets Toi De Dos). A d'autres instants, c'est vers la techno pop que le groupe s'oriente (Vive La Fête), ou alors vers des rythmes me faisant terriblement penser à Indochine. A noter une reprise assez surprenante de Money For Nothing (Dire Straits). Le public, lui,participe dans sa grande majorité, pas mal de gens sont venus spécialement pour ce groupe a priori. Franc succès pour un court set de 35 minutes, je n'arrive pas à me faire clairement une opinion, c’est intéressant par moments, mais aussi parfois assez lourdingue... Mais je vais suivre quand même, car il y a de bonnes idées dans tout cela.


Nouvelle attente, le problème de ce genre de programmation, c'est que le troisième groupe pâtit de l'horaire tardif (on bosse demain messieurs les organisateurs, moi c'est debout à 5h00). Donc une partie des spectateurs s'en vont, la salle se videra certainement d'un bon tiers, Robert lui aussi s'impatiente. Bref il est presque 23h45 quand Koko Von Napoo monte sur scène. Le groupe est composé de 3 filles et d’un garçon. La batteuse, Kiddo semble très très jeune, et derrière ses fûts, on croirait le petit chaperon rouge échappé de je ne sais quel conte animé, elle est touchante car je la sens appliquée, un grand sourire venant parfois éclairer son joli visage. Toupie (chant/guitare et claviers), elle, donne l'impression d'être la meneuse du groupe, assistée en cela par Renarde (claviers et chœurs), on pourrait presque croire que ce sont deux sœurs. Et puis pour finir, Kokoboy (basse), le seul garçon de la troupe. Le concert commence par des problèmes techniques sur la voix de Toupie mais cela s'arrange rapidement. Le son est métronomique, Kiddo a les yeux fixés sur ses cymbales comme si sa vie en dépendait, le premier morceau (Jonbon) fait clairement référence aux 80's, pop electro. J'ai le sentiment d'où je suis placé (au deuxième rang derrières deux jeunes filles surexcitées) que quelque chose ne va pas. Est-ce l'horaire tardif (presque minuit) ou autre chose ? Je sens le groupe pas vraiment à l'aise. On sent une certaine froideur, je ne sais pas trop pourquoi. Moi en tout cas, j'aime bien, beaucoup d'influences 80's comme je l'ai déjà dit (New Order) mais aussi une partie plus rock, moins électro. Et surtout un morceau, qui mérite pour moi le qualificatif de single en puissance, c'est bien sûr Polly : il y a tout là dedans, de la pop parfaite, une mélodie, la voix de Toupie, les synthés accrocheurs, bref un morceau qui reste gravé dans ma tête et que je n'arrête pas de chanter. Sur le dernier morceau, Saadie, le final est marrant... car je regarde Kiddo qui frappe sur sa cymbale en essayant de garder le rythme, et lorsque le final s'achève, elle est soulagée et complètement vidée. Moi je trouve cela touchant, le groupe n'est pas encore bien rodé, ils n’ont pas beaucoup de morceaux (9 ce soir), mais un style de musique dans lequel je me reconnais (la pop simple et mélodique + les voix féminines).

Je ramasse la set list, Robert lui, est déjà parti depuis un quart d'heure, il est 0h20, dehors curieusement la pluie et le vent se sont apaisés, il fait presque doux, je reprends tranquillement ma voiture... Ce soir, je ne n'aurai même pas 3 heures de sommeil, mais qu'importe, on ne vit qu'une fois... »



Koko Von Napoo, Ils sont quatre, trois filles et un garçon, établis à Paris un peu par hasard. Gagnant du Prix CQFD 2007, leur musique est à la fois pop et sexy, classieuse et déjantée. Ces jeunes parisiens misent à fond sur le retour à la mode des années 80.

(Source : www.lesinrocks.com)


Toupie (chant)
Renarde (batterie)
Kiddo (clavier)
Kokoboy (basse)






La durée du concert : 0h35

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