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vendredi 5 décembre 2008

Brisa Roche ~ L'Observatoire. Paris.







Première Partie : Bo


Ce qu’en a pensé Gilles :

« Me voici de retour à l'Observatoire, et décidemment je n'ai pas de chance, il fait encore une fois un temps pourri : l'attente promet d'être de nouveau glaciale et humide. 20h00, il n'y a personne devant la salle, je prends mon mal en patience, Michael, lui, est coincé dans le RER. Quelques photos du fronton de l'Observatoire et à 20h30 pile, c'est l'ouverture des portes, nous ne sommes guère qu'une petite quinzaine à attendre. J'entre le premier, direction l’une des deux entrées... surprise ! Ce soir, et pour la première fois, la salle est en configuration debout, pas de gradins et c'est tant mieux. Je n’ai pas trop de mal à garder une place pour Michael qui arrive 10 minutes plus tard, c'est clair que ce ne sera pas la grande affluence, pas très rock'n'roll le public de Cergy, et si on enlève les copains des copains qui ont des invitations, il ne doit pas y avoir beaucoup de billets payants ce soir. Allez, il devait y avoir une bonne quarantaine de personnes (50 si je suis optimiste)... Toujours dommage pour l'artiste, surtout que les tarifs sont particulièrement attractifs (12 euros) !

21h 00, la première partie se présente sur scène, alors là j'ai un dilemme, est-ce BO (comme indiqué sur le billet) ou BEAU (comme indiqué sur la set list) ? Mystère et boule de gomme (en fin de compte il semble bien qu'il s'agisse de BO). Bon, autant dire que je n'ai pas accroché du tout. Comme tout le monde, je connais son morceau Yokohama (qu'il a d'ailleurs joué assez rapidement vers le début). Musicalement, cela ne m'inspire pas, même si je dois reconnaître que le garçon a des talents certains de guitariste... mais son humour entre les morceaux, eh bien ça craint vraiment, c'est français quoi ! Quarante minutes tout de même.

La salle ne s'est guère remplie, on se croirait dans une salle de patronage avec sur un des côtés une longue table qui semble faire office de buvette... Elément surprenant sur la scène (et embêtant tout de même), les claviers de Lena Deluxe sont placés sur une sorte de promontoire, ce qui fait qu'elle sera vraiment surélevée par rapport à notre vision, bizarre... Les musiciens apparaissent un par un ; toujours vêtue de blanc, Lena a toujours son caractère mutin et charmant, elle aussi habillée d'une robe blanche... Les premières notes hypnotiques se déversent sur nous, et enfin Brisa Roché arrive, elle porte la même tenue qu'à l'EMB il me semble. Le son est parfait, on attaque dans un psychédélisme troublant avec High, toute la première partie du concert sera d'ailleurs sous le sceau du psychédélisme. Problème récurent avec Brisa, l'éclairage tantôt blafard puis blanc et aveuglant, impossible de voir clairement Lena qui, en plus, est en retrait par rapport au reste du groupe... mais seulement physiquement, car musicalement il me semble qu'elle donne véritablement le ton du concert. Une chose évidente que je constate ce soir, c'est la parfaite maîtrise des morceaux, le groupe est soudé et homogène, et l'interprétation est pratiquement parfaite. Après un bon Baby Shut Your Eyes, c'est le traditionnel Whistle (nous sommes trois à siffler dans la salle !). Mais le contact avec le maigre public s'établit tout de même. Oh pas d'histoires de sardines comme à la Maroquinerie il y a un an, non juste quelques petites phrases, histoire de détendre l'atmosphère. Le groupe joue là son avant-dernier concert avant la fin de cette longue tournée. Après les moments psyché et légèrement bab, place aux moments de nostalgie. Heavy Dreaming est comme d'habitude remarquable, et le set s'achève de nouveau sur une touche très 60/70's avec le superbe Ali Baba que les musiciens termineront alors que Brisa a déjà quitté la scène. En rappel, nous aurons droit à une version "désaccordée" de Heavy Dreaming, et un morceau avec BO, mais pas de Mystery Man, l’un des rares morceaux du premier album qu'elle joue encore de temps en temps.

Voilà, presque une heure et quinze minutes de concert, Michael et moi restons devant pour récupérer les set lists. Un tour au merchandising où Michael (fan français n°1 de Brisa Roché et de Lena Deluxe !!) ira discuter et faire la bise à ses deux protégées. La semaine se termine donc agréablement avec Brisa. Un petit souhait pour son prochain album, pourquoi pas une orientation un peu plus pop, mais en restant toujours dans des ambiances très sixties ? On verra bien, mais en attendant, dehors il tombe des cordes, et je m'empresse de regagner ma voiture pour repartir vers Franconville, l'esprit reposé (c'est toujours ainsi après un bon ou un très bon concert...). »






photos de gilles b


Née en Californie, la chanteuse vit aujourd'hui en grande partie à Paris. Brisa Roché a commencé sa carrière musicale en chantant dans les clubs jazz de la ville, aujourd'hui elle fait de la pop-rock entre PJ Harvey et Bjork, en se forgeant un style musical inspiré des influences Rock, Jazz ou Roots.

(http://www.myspace.com/brisaroche)

























Brisa Roche: Vocals
Pirzo : Drums
Lena Deluxe : Keyboards
Jay in Space : Guitar
Richard Horon : Bass














La durée du concert : 1h10

AFFICHE / PROMO / FLYER





Brisa Roché - Mystery Man





Brisa Roché - Whistle
Live la Rotonde du Botanique à Bruxelles le 12 mars 2008



Brisa Roché - The Building





vendredi 3 octobre 2008

Babara Carlotti ~ L'Observatoire. Cergy-ST.








Guest : LOANE

FESTIVAL VOIX / PUBLICS




Ce qu’en a pensé Gilles :

« Après une dure semaine de travail, difficile de ressortir de chez soi par ce vendredi presque glacial, annonciateur d'un hiver précoce. Mais la perspective de revoir Barbara Carlotti l'emporte, même si je sais que l'attente sera glaciale dans le quartier de l'observatoire à Cergy St Christophe. J'imagine déjà mes amis rigoler en se disant que, bon, il est encore amoureux de la dame. Eh bien, certainement, oui ! Barbara Carlotti, c'est du charme avec une classe folle. Et surtout du talent et une voix magnifique. En attendant, j'arrive une fois de plus trop tôt sur place, il est vrai que les 20 km d'autoroute sont avalés tranquillement. Devant l'entrée de la salle, juste deux jeunes femmes venues elles pour voir Loane. L’un des membres du service d'ordre nous confirme que Barbara Carlotti sera en première partie. En vérité, je pense qu'il n'y a pas véritablement de première partie, juste deux artistes qui se partagent cette soirée à égalité. Il est un peu plus de 20h lorsque les portes s'ouvrent enfin, il était temps, je commençais à geler sur place. La mauvaise surprise ce soir vient du public peu nombreux, et c'est bien dommage. Nous ne serons que 50 ou 60 à prendre place dans les travées de l'Observatoire. Ambiance feutrée, bien loin de celle des habituels concerts de rock. Mais j'aime bien cette atmosphère.

20h40, quatre musiciens font leur apparition, suivi, de près par Barbara qui enchaîne tout de suite Les Femmes En Zibeline. Une fois de plus, je suis frappé par la justesse de sa voix, juste, chaude et précise. Et envoûtante bien sûr. Elle est tout simplement vêtue d'une élegante robe noire au décolleté discret, et porte de jolis escarpins. Et toujours ses magnifiques cheveux blonds entourant son visage. Dès la fin du morceau, l'humour revient au naturel, elle nous salue de sa voix grave et suave, elle aura vite fait de mettre l'audience de son coté par sa gentillesse, son humour décalé, et bien entendu son talent. A ses côtés un petit pupitre, sur lequel elle lance les samples avant certains morceaux. J'ai noté ce soir un son proche de la perfection, encore meilleur qu'à l'Européen, il me semble. Morceaux nostalgiques suivi de morceaux ironiques, Barbara alterne les atmosphères, toujours avec élégance (encore une chose qui la caractérise, l'élégance). La salle froide au premier abord (remarquez, vu la température extérieure... !) se décoince rapidement, on rit aux blagues classieuses de Barbara. Si toute la première partie du concert fut "traditionnelle", mais terriblement attachante, avec des morceaux comme Anaïs ou Tunis, superbement interprété (j'ai trouvé que Barbara avait ce soir une intonation parfaite, encore plus qu'à l'habitude), et d'autres plus légers comme Le Chant des Sirènes ou Mademoiselle Opposum, et son ambiance surannée et son atmosphère désuète, mais qui donne invariablement envie de taper du pied ou même de faire un pas de danse. Et puis on découvre avec Vous Dansiez le côté gentiment moqueur de Barbara... Comme à son habitude, elle demande qui veut venir danser avec elle sur scène, une personne de l'audience, Daniel je crois, va la rejoindre. « C'est simple, vous me suivez », lui dit-elle. Il répond qu'il la suivrait partout au monde (tu m'étonnes !!!). Un autre danseur monte sur scène, cette fois il s'agit d'un complice qui effectuera une danse bien singulière avec Barbara, beaucoup d'humour, d'autodérision et surtout énormément de plaisir, cela se voit et se ressent. Le concert se poursuit avec le même niveau d’excellence, avec un Charlie The Model résolument pop, puis Cannes, l’un de mes morceaux favoris. Avec Paris Plage, son complice s'installe devant nous en maillot de bain des années trente, parasol et huile solaire, toujours une certaine forme de dérision gentille. Mais où j'ai été scotché ce soir, c'est quand Barbara nous a interprété l'Idéal : que dire de cette version, sinon qu'elle était tout simplement parfaite ? Oui, parfaite de justesse dans la voix, émouvante et mélancolique. Sortie de scène sur le final au piano de l'Idéal, nous en redemandons, le public semble conquis, même ceux qui ne connaissaient pas la belle.

Pour le rappel, Barbara nous demande ce que l'on veut qu'elle interprète parmi un répertoire pop sixties. Une personne demande un morceau du spectacle « Imbécile » mais à priori, elle ne peut pas interpréter de morceaux de cette pièce de théâtre chantée. Moi je demande les Zombies avec Une Rose Pour Emilie, elle dit qu'elle va la jouer, mais avant, c'est parti pour les Suprêmes et Baby Love, un couple se lève et va danser dans la petite fosse en bas des gradins. Puis s'adressant à nous, elle demande qui était le monsieur qui voulait Une Rose Pour Emilie, je lève la main et nous aurons droit à une version acoustique, sans amplification, le groupe est descendu dans la fosse, et c'est une fois de plus un instant magique, pas un bruit, juste la guitare de Jean Pierre Petit et la voix naturelle de Barbara. Un simple merci, et la troupe quitte la salle sous les applaudissements.

Les lumières tamisées se rallument, je demande la set list à une jeune femme qui est sur scène. Je suis encore sous le charme, je sors de la salle puis, pendant 5 minutes je reste planté dans le hall. Il m'est impossible de rester, non pas que je ne veuille pas voir Loane mais je voulais juste garder ce concert dans ma tête, cette sensation d'apaisement et de plaisir tout simple que l'on ressent à certains moments. Encore une fois, je n'ai pas attendu dans l'espoir de la voir, timidité et pudeur, certainement. Je suis zen en rentrant ce soir, pendant le retour, je me remémore chaque instant magique de ce concert. Honnêtement, j'ai aimé TOUS les morceaux sans exception. Beau, émouvant, tendre, mélancolique, joyeux, nostalgique, bref je suis passé par toute une palette de sentiments. Merci encore, Barbara, pour ces 90 minutes de bonheur pur et simple. Et rendez vous dans 2 mois à Beauvais. »




photos de gilles b.

La chanteuse française Barbara Carlotti a grandit en Corse. Ses influences musicales sont nombreuses, voguant d’Etienne Daho à Billie Holiday, en passant Sarah Vaughan ou Blossom Dearie. En 2003, elle autoproduit un mini-album intitulé Chansons. Son premier véritable album, Les Lys brisés, arrive dans les bacs en 2006.Songwriting à l’inspiration vagabonde, entre pudeur et abandon lyrique, Barbara Carlotti dévoile au fil de ses chansons douces-amères le champ contre-champ de l’amour absolu, les belles imprudences et les égratignures du cœur. Cette blonde ombrageuse assume avec élégance et d’une voix sans apprêt, la sobriété classique et les gimmicks rutilants de la pop. Premiére signature francaise du prestigieux label Beggars Banquet .





La durée du concert : 1h30

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Barbara Carlotti - Trop tard



Barbara Carlotti - Cannes - Live au Zèbre