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mardi 13 novembre 2007

The Brunettes - Le Point Ephémère. Paris.





Première partie : Hopper


Ce qu’en a pensé Philippe M. :

La circulation est intense en ce jour de début de grève dans les transports qui doit démarrer à 20h. Aux abords de la gare du Nord je suis bloqué par les forces de l’ordre qui empêche le passage, j’arrive enfin au Point Ephémère, ancien entrepôt du canal Saint-Martin, et trouve une place le long du canal. Je profite de mon avance pour faire un tour dans le quartier, ensuite je vais au bar boire un café pour me réchauffer. Je décide de faire la queue devant l’entrée, je reste longtemps seul, il commence à pleuvoir de plus en plus fort et le vigile qui est à la porte me propose de rentrer pour m’abriter, je le remercie et peux de temps après la salle est ouverte. D’après ce qui est installé sur scène il y aura une première partie.



21h arrive un groupe Français de la Région Parisienne du nom de Hopper, formé en 1999 et composé de 4 membres, Dorothée : guitare – vocaux, Aurélia : guitare – vocaux, Jean : batterie, Jean-Yves : basse. Agréable surprise ils jouent un rock écorché dans lequel je me retrouve rapidement, les deux chanteuses guitaristes se passent le mot, inversent les rôles tantôt Dorothée au chant et Aurélia à la guitare ou le contraire, la complémentarité est parfaite. C’est un peu la même chose pour les deux autres musiciens qui donnent à l’ensemble une ambiance aérienne, leur musique passe du folk au punk sans difficulté, la machine est bien rôdée. Ils ont vraiment la pêche, c’est communicatif avec le public présent qui les connaît bien, nous ne sommes pas très nombreux, un peu plus d’une trentaine et tout le monde est content. Je découvre cette formation et je suis emballé, à la fin de la prestation d’environ 35mn les musiciens viendront saluer les copains présent dans la salle et j’en profiterai pour acheter leur premier album (A Tea With D. paru en 2004) le second est prévu en début d’année 2008, nous en avons eu quelques extraits en avant première.


Vers 22h The Brunettes rentrent en scène et entament B.A.B.Y (Brunettes Against Bubblegum Youth) premier titre au style très sixties, qui rappelle les Girls Group de Phil Spector puis Obligatory Road Song dans la même veine. Ensuite The Record Store suivi de Wall Poster Star c’est parti très vite. Mais qui sont-ils ? Ils viennent de Nouvelle Zélande formés en 1998 à la suite de la rencontre de : Heather Mansfield : vocals, organ, clarinet, melodica, xylophone et de Jonathan Bree : vocals, guitars, accompagnés pour la tournée d’un batteur, d’un guitariste + (clavier, synthés, trumpet) d’un bassiste, d’un clavier + (sax). Nous aurons droit à quelques belles pépites tel Her Hairagami Set où la voix de Heather prend toute sa mesure, tout en fluidité, avec l’ajout des cuivres la puissance sonore s’intensifie et le son prend de plus en plus d’importance au court du set, les 6 musiciens sont réellement en osmose. Le public est peu nombreux tout au plus une cinquantaine de personnes mais la particularité de la salle fait que l’on peut rester dans la salle de restaurant et voire par un circuit interne de caméra le concert sur écran. Enfin pour ceux qui sont dans la salle nous sommes gâtés et le show a pris son rythme, ils ont envie de bien jouer, les morceaux prennent toute leur ampleur en live, l’harmonie des voix rehaussée par le soutient des instruments est magnifique.

Les titres se suivent et j’apprécie Mars Love Vénus ou encore Small Town Crew, leur genre est assez inclassable mais il ressort quand même une touche sixties très présente à mon goût avec une pincée de pop. L’ensemble du groupe dégage une générosité qui fait plaisir à voir et à entendre Marg Kate & Ashley clôt le set, applaudissements nourris malgré le peu de monde et les voilà qui reviennent en disant qu’ils ne peuvent plus jouer trop longtemps sinon nous ne pourrons rentrer chez nous à cause de la grève des transports. Structure & Cosmetics commence les rappels suivi de Polyester Meets Acetate, 1h20mn de plaisir. Dernier au revoir, ils nous promettent de revenir l’année prochaine au printemps, sur ce Heather et Jonathan descendent dans la salle pour saluer des amis et discuter avec les spectateurs encore présent. Sur une petite table se trouve du marchandising, je fais mon choix, Jonathan me voyant avec le cd à la main me propose une petite dédicace, échange de paroles, il me dit qu’il a adoré Paris, ils sont logés dans un petit hôtel du quartier qui lui plait beaucoup, ils profiteront de la journée du lendemain pour visiter encore la ville. Puis je me tourne vers Heather qui fait de même, je les en remercie et regagne le bar où il y a pas mal de monde, je suis étonné.

A l’extérieur il pleut je ne vais pas traîner, en route je me remémore la soirée et me dit qu’ils ont vraiment du mérite pour traverser le monde et venir jouer pour si peu d’auditeurs à travers L’Europe.



photos de philippe midy

Découvrir Hopper est souvent suivi d’un choc, tant visuel que sonore. Difficile de ne pas tomber instantanément sous le charme d’Aurélia et Dorothée. Le charisme mystérieux et sensuel des deux chanteuses guitaristes trouve son parfait reflet dans l’originalité de leurs voix. Celle d’Aurélia, claire, puissante, et charnelle répond parfaitement au timbre chaud, âpre et ardent de Dorothée. Oscillant entre douceur et colère, elles se passent la note, inversent les rôles, échangent les humeurs, sans perdre le fil du dialogue. Quand l’une susurre, l’autre tonne. Quand l’une frôle, l’autre cogne. L’alchimie est unique.

(Source myspace)

The Brunettes, groupe indie-pop inspirée du punk new-yorkais des 70s et des girl groups des 60s, fondé en 1998 en Nouvelle-Zélande, est essentiellement tenu par Heather Mansfield et son compagnon Jonathan Bree.





















Dorothée : guitar / vocals
Aurélia : guitar / vocals
Jean : drums
Jean-Yves : bass








Heather Mansfield : vocals / organ / piano / melodica / harmonica
Jonathan Bree : guitars / vocals

Plus quatre musiciens en tournée.










Good Vibrations For Neighbourhood Militants (A Tea With D. - 2004)
Rock’n’Roll High (Deer Girl - 2008)
???
Shield
Malcolm (Deer Girl - 2008)
Rainy Days Small Like Glue (Deer Girl - 2008)
???
Colours (A Tea With D. - 2004)
???
Tell Everybody (Deer Girl - 2008)









La durée du concert : 0h30



B.A.B.Y (Brunettes Against Bubblegum Youth) (
Structure & Cosmetics - 2007)
Obligatory Road Song (
Structure & Cosmetics - 2007)
The Record Store (Mars Loves Venus - 2004)
Wall Poster Star (Structure & Cosmetics - 2007)
Her Hairagami Set (Structure & Cosmetics - 2007) Holding Hands, Feeding Ducks (Holding Hands, Feeding Ducks - 2002)
Alien
Mars Loves Venus (Mars Loves Venus - 2004) The Moon In June Stuff (Holding Hands, Feeding Ducks -2002)
Small Town Crew (Structure & Cosmetics - 2007) Credit Card Mail Order (Structure & Cosmetics - 2007)
Marg Kate & Ashley Structure & Cosmetics (Structure & Cosmetics - 2007)
Polyester Meets Acetate (
Mars Loves Venus - 2004)



La durée du concert : 1h20

AFFICHE / PROMO / FLYER





The Brunettes: "Structure & Cosmetics" - Live


lundi 12 novembre 2007

BLOC PARTY - I'M FROM BARCELONA ~ Le Zénith. Paris.








These New Puritans. DIOYY?




Ce qu’en a pensé Eric :



Une annulation au dernier moment de mon voyage sur Lyon, et me voilà retrouvant Gilles B devant le Zénith pour la 3ème soirée consécutive du Festival des Inrocks. Il fait froid ce soir, et le public est très clairsemé dans un Zénith en petite configuration... ce qui nous permet quand même d'accéder au premier rang, malgré notre arrivée tardive... Donc ne nous plaignons pas !

19 h 00 : These New Puritans débarquent et ont effet des têtes de moines, d'autant qu'ils n'ont pas l'air d'être là pour rigoler. Le son est médiocre, d'assez faible niveau, hormis les basses du synthé, ce qui limite quand même l'intérêt de la chose. Pour ce que nous pouvons en discerner, certains morceaux apparaissent assez intéressants, quelque part entre du Devo modernisé (electro) et du Wire trépané ("on n'entend pas la guitare !") : des rythmes syncopés et une voix lugubre et désincarnée, avec un phrasé très hip hop par instants. Le concept parait intéressant, mais c'est tout ce qu'on peut en dire, vues les conditions sonores, et une certaine paralysie (le stress de jouer devant une salle vide ?) qui semble avoir gagné les (très jeunes) musiciens. 25 minutes.

DIOYY ? Does It Offend You, Yeah ? Pas vraiment, même si le niveau sonore, définitivement corrigé après le premier groupe, provoque des sensations douloureuses du fait d'infra-basses dévastatrices ! DIOYY? est un groupe schizophrène, qui passe de l'electro informe (pas forcément ce qui m'excite le plus, malgré une indéniable puissance...) à une revisite techno du Devo (encore ! C'était la soirée...) de "Whip It", le tout en s'imaginant jouer dans Nirvana.... donc avec chaos final, plutôt marrant d'ailleurs quand le bassiste s'effondre sur le kit de batterie, l'explosant dans tous les sens. Assez sympathique en fait, même si je doute fortement que ce soit là l'avenir - ou même le présent - de la musique ! (30 minutes)

20 h 45 : I'm from Barcelona nous promettent la fête pour leur dernier concert de cette tournée et ça va être la fête : dès le deuxième morceau, Emanuel undgren exécute le stage diving le plus spectaculaire que j'aie jamais vu, je crois, de plusieurs mètres de hauteur et de longueur... sur une foule certainement pas assez dense pour que tout le monde s'en tire sans bobo ! Et pourtant, il n'y aura que quelques écorchures, et Emanuel remonte sur scène pour 3/4 heures de fun furieux. Combat ininterrompu de ballons, canons à confetti, refrains hilarants et addictifs repris par le Zénith tout entier, impossible de ne pas partager cette gaîté communicative que IFB se sont visiblement donnés pour mission de propager sur la planète ! A priori (Gilles a trouvé le moyen de les compter, même s'ils n'arrâtaient pas de bouger !), 23 personnes sur scène, pas mal d'instruments en tous genres, un bordel noir vu que tout le monde est plus occupé à renvoyer les ballons au public qu'à jouer et chanter juste. Mais comme le public est lui-même plus occupé à rattraper ces ballons et à se marrer, il n'y a pas de problème, n'est-ce pas ?

Final gigantesque, qui n'en finit d'ailleurs pas, puisque le show s'étend en "after show" techno sur scène, en distribution de poignées de main par Emanuel (Gilles et moi avons été honorés !), puis en vente de t-shirts et slips kangourous à la marque IFB. Inénarrable, et un sacré moment de bonheur... même si, quand on se donne la peine d'écouter les textes d'Emanuel, on ne peut pas ne pas remarquer une vertigineuse angoisse existentielle, qui explique beaucoup de ce geste "suicidaire" de se jeter dans la fête à corps perdu.
Après la tornade, les roadies se muent en femmes de ménage pour enlever les kilos de confetti qui noient la scène, et pour pouvoir installer le matériel de Bloc Party... Comme nous sommes à quelques centimètres du S.O. (très peu d'espace entre la barrière et la scène ce soir, curieusement), nous entendons que Kele Okereke se livrera à un slam pendant l'avant-dernier morceau du concert, lors du rappel. Tu parles d'une spontanéité, la différence avec l'impulsivité désespérément joyeuse d'Emanuel Lundgren est frappante ! Mais la suite me fera changer d'avis, car Bloc Party, dont je n'arrive pas à trouver la musique intéressante malgré son succès populaire croissant (des dizaines de minettes énamourées se pâment autour de nous au premier rang !) se révèlera un beau groupe de scène, avec même une classe et une générosité rares.

Il est 22 h 15 quand Kele et ses 3 acolytes attaquent leur set, et nous devons nous résigner à une clôture tardive des hostilités ce soir. Il est immédiatement clair que Kele, avec sa sensualité radieuse, sa gentillesse et sa drôlerie (je pense par exemple au dialogue imaginaire qu'il entamera avec deux spectatrices assises sur les gradins au fond du Zénith, aux quelles il reproche de discuter "de choses sans doute très importantes" au lieu de prendre du plaisir à écouter Bloc Party !), et surtout son charisme immédiat, est bien une star-née - tranchant d'ailleurs avec la pâleur d'endives de ses trois acolytes, Anglais transparents au look typique de musicien indie. Impossible de le quitter des yeux pendant les 80 minutes d'un concert souvent puissant, parfois lumineux, toujours tranchant et rageur. Le son est devenu, au fil des morceaux, excellent : fort et clair. La voix de Kele s'est heureusement éloignée sur les nouveaux morceaux (je ne connais pas le second album) de son modèle, Robert Smith, pour trouver son propre style, mais l'émotion déchirante continue à pointer ça et là, en dépit de son grand sourire. On finira, après le "fameux" slam (tour complet de la fosse tout en continuant à chanter, bravo !) sur un "Helicopter" vraiment épatant : il faut que j'avoue que ce sera la seule chanson que je reconnaîtrai vraiment, et que tout le reste, à part deux ou trois - belles - exceptions, ne m'a pas fait changer d'avis sur la musique de Bloc Party. Matt Tong, le batteur, se paye lui aussi un petit slam alors que les lumières se sont rallumées, juste pour le fun ! Très beau concert, révélant un vrai groupe de scène, toujours intéressant même quand on n'est pas fan.

Ainsi se termina, à 23 h 35, ma troisième et dernière soirée du Festival des Inrocks, marathon épuisant et frustrant : trop de groupes pas intéressants jouant trop longtemps, et, à l'inverse, pas assez de temps pour que les grands groupes donnent un véritable concert - même si Bloc Party a, ce soir, prouvé que c'était possible, sans doute parce qu'au Zénith, il n'y a pas de contraintes absolues d'heure de clôture.







BLOC PARTY - I'M FROM BARCELONA ~ Le Zénith. Paris.









These New Puritans. DIOYY?


Ce qu’en a pensé Gilles :




« Dernière soirée du festival des Inrocks édition 2007, cela se passe au Zénith, avec en tête d'affiche Bloc Party, soutenu par I'm From Barcelona. Bon, cela fait deux fois que je revends ma place pour Bloc Party à cause d'un autre concert le même soir, cette fois-ci, c'est la bonne, je vais enfin les voir. Non pas que je sois un grand fan, loin de là, leur second album m'ayant particulièrement déçu, mais je voulais voir ce que cela donnait en live. De plus, la présence de I'm From Barcelona garantissait une bonne soirée. Temps pourri ce lundi, Eric m'attend devant l'entrée, il est 18h30 les portes sont déjà ouvertes, et il y a... presque personne !! Incroyable, on rentre tranquillement, on prend le temps de boire une bière et de manger un sandwich, on entre dans la salle et on se positionne au premier rang, légèrement sur la gauche sans aucun problème. En parlant de problème, Eric et moi en aurons un pendant presque tout le concert, ce sont les deux pies Américaines qui n'ont pas arrêté de jacasser derrière nous, usantes et pénibles, heureusement qu'elles se déplaceront vers le centre plus tard dans la soirée !
Ouverture du bal avec These New Puritans, un groupe dont j'avais déjà pas mal entendu parler, et dont j'attendais avec curiosité le set : malheureusement, la bouillie informe du son nous a privé de toute sensation, impossible de juger objectivement leur musique, sinon que cela semble assez saccadé (Devo), avec un chanteur passablement habité, pour le reste franchement, impossible de le dire... 25 courtes minutes, honte au sonorisateur, ce n'est vraiment pas professionnel.
La salle n'est guère plus remplie pour la venue de Does It Offend You,Yeah ? (un style de nom de groupe à la mode ces temps-ci). Le son est encore pourri, j'ai mal aux oreilles du fait des infra-basses, musicalement cela ne m'a pas intéressé du tout, juste une reprise de Devo qui nous a valu les exclamations de nos deux pipelettes ricaines. Ce groupe ne me laissera aucun souvenir.
Bon ! Maintenant il est temps de passer aux choses sérieuses, tout le public est maintenant présent, et cela ne représente guère à mon humble avis que 2000 à 2500 personnes au maximum ! Jamais vu un (petit) Zénith aussi vide ! Mais I'm From Barcelona va enfin faire basculer cette soirée dans la joie et la bonne humeur. La scène est pleine de pieds de micro : combien seront-ils ce soir ? Eh bien après plusieurs tentatives, j’ai compté 23 personnes sur scène ! Soit 4 de plus qu'à la Cigale. Le show démarre comme d'habitude par Treehouse, des tonnes de ballons et de confettis voltigent déjà au-dessus de nos têtes, le groupe est complètement décomplexé, qu'il joue devant 200 ou 2000 personnes, c’est pas grave, c'est la teuf et nous on participe à 100%, on saute pour taper les ballons, on rigole quand les 2 gros nounours black du service d'ordre sont eux aussi obligés de "jouer" au ballon, et par dessus, la musique simple et festive du groupe nous communique sa joie de vivre. Je constate a priori quelques changements dans le groupe, de nouveaux arrivant(e)s, c'est la loi de cette troupe, de l'amateurisme avant tout, Emanuel Lundgren restant le seul titulaire à part entière de I’m From Barcelona... ce même Emanuel qui d'un coup prend son élan, nous sommes surpris, nous tournons la tête et le voilà faisant un stage diving énormmmmmme, de la scène du Zénith jusqu'à la fosse, croyez nous, c'était véritablement impressionnant... et tellement surprenant car on ne l'avait pas vu venir ! A priori, Emanuel s'est quand même fait légèrement mal !! Pas grave, le show continue. Au milieu du set, c'est We're From Barcelona, c'est bon, on crie on fait des « La La La ». Au dessus de nous, des bulles de savons sont déversées par des souffleries, bref c'est une gigantesque surboum ce soir et c'est bon, joyeux, on a de grands sourires, c'est cela I'm From Barcelona. Gros succès, puis vente de tee shirts sur le devant de la scène vite interrompue par l'organisation, dommage j'aurais bien acheté un quelque chose. Et c'était le dernier concert de la tournée de IFB commencée sept mois plus tôt à la Maroquinerie. Tout simplement bravo et merci.
Place maintenant au balai pour tenter de nettoyer tout le bordel qu'il y a sur la scène, peine perdue ! Il y en a quand même un qui a réfléchi qu'avec un ventilateur, ce serait plus facile d'évacuer les confettis et autres débris divers se trouvant sur la scène. Le patron des roadies vient annoncer à son personnel que, attention, pour l'avant-dernier morceau, le chanteur a décidé de plonger dans la foule, il faudra donc bien le protéger et le surveiller... mouais, pas très spontané tout cela, on verra tout à l'heure. La scène est enfin clean, arrivée du groupe sur scène, et, bonne surprise, après un léger temps de rodage, le son est presque excellent, surprenant !! Bon, j'avoue que j'étais assez pessimiste sur le devenir de ce concert, eh bien je me suis trompé : Bloc Party en live, c'est nettement mieux qu’en studio. La faute - ou plutôt grâce - à son leader Kele, qui m'a fait une forte impression... Le groupe c'est surtout lui, un excellent showman, dialoguant souvent avec le public, en lui demandant tout d'abord de se rapprocher pour danser, de se lever dans les gradins. En tout cas, il aurait pu faire la gueule devant le peu de monde ce soir, eh bien non, grand sourire ! Kele va réussir à produire un excellent show, je dis bien Kele... car le guitariste, bon au demeurant et s'acquittant correctement de sa tâche, ne laisse pas transparaitre beaucoup d'émotions, il fait juste son métier dira-t-on poliment. Si les compositions de « A Week End In The City » m'avaient laissé de marbre sur CD, il est clair qu'en live les morceaux prennent une autre dimension. J'ai donc pris pas mal de plaisir à les écouter, réévaluant de fait l'opinion que je me faisais du groupe, et, même si je pense que je n'achèterai pas leur prochain album, il est fort possible que je retourne les voir en concert. Et je n'ai pas ressenti ce soir l'impression de monotonie que m'avaient laissé les disques (avec la voix lassante à la longue). La dernière surprise viendra du fait que le groupe jouera quand même 80mn ce soir, ce qui, dans le cadre du festival des Inrocks, n’est pas mal du tout.
Voilà, on ressort plus optimiste qu’il y a quelques heures, décidemment, rien ne vaut le live pour apprécier un groupe ou un artiste à sa juste valeur. »






Bloc Party est un groupe britannique de indie rock, formé en 2003. Le groupe se fait connaître fin 2004 par deux EPs successifs (Bloc Party EP et Little Thoughts EP) qui font fureur dans les boîtes britanniques et européennes grâce à un punk rock d'un nouveau genre. En Février 2005, le groupe a sorti leur premier album Silent Alarm, qui est aussitôt acclamé par la critique et fait par NME “Album de l'Année”. Leur deuxième album studio, A Weekend in the City, en 2007, a atteint le sommet de numéro deux au Royaume-Uni et le nombre douze en Billboard 200.

(http://www.myspace.com/blocparty)

















* Kele Okereke : Vocal & Guitar
* Russell Lissack : Guitar
* Gordon Moakes : Bass et Vocals
* Matt Tong : Drums & Vocals













Song for clay (disappear here) (A week end in the city – 2007)
Positive tension (Silent alarm – 2005)
Hunting for witches (A week end in the city – 2007)
Waiting for the 7.18 (A week end in the city – 2007)
Banquet (Silent alarm – 2005)
This modern love (Silent alarm – 2005)
The prayer (A week end in the city – 2007)
Luno (Silent alarm – 2005)
The marshals are dead (B Sides – 2004)
Uniform (A week end in the city – 2007)
So here we are (Silent alarm – 2005)
Like eating glass (Silent alarm – 2005)

ENCORES

Flux (New Single – 2007)
Sunday (A week end in the city – 2007)
She's hearing voices (Silent alarm – 2005)
Helicopter (Silent alarm – 2005)

La durée du concert : 1h20




AFFICHE / PROMO / FLYER



Bloc Party - Banquet (Updated Version)