Blogger Template by Blogcrowds

mardi 19 février 2008

The Gutter Twins - La Maroquinerie. Paris.










Ce qu’en a pensé Gilles :

« Je ne savais pas trop à quoi m'attendre en allant voir ce concert : si je connaissais bien sûr les 2 principaux protagonistes du groupe, qu’est-ce que ça pouvait donner réunis sous le nom de The Gutter Twins, mystère ! J'ai bien écouté quelques morceaux sur Myspace, mais difficile d'avoir une opinion. C'est donc rempli de curiosité que j'allais à la Maroquinerie… Normalement Philippe M devait être là, et effectivement je le trouve près de la porte d'accès à la salle. Quelques personnes seulement sont déjà arrivées, il est 18h40, la température extérieure s'est radoucie, on en profite pour discuter des concerts à venir. Robert Gil nous rejoint, il me présente le responsable de la Maroquinerie, quelqu’un d’extrêmement sympathique, on discute de la programmation de la salle, qui pour moi est tout simplement la meilleure de toutes les salles parisiennes… et cela sans flatterie aucune, c'est tout simplement la réalité : j’ai pu y écouter tout un tas de groupes que j'avais déniché en CD sur des labels obscurs, et que je ne pensais jamais voir en concert. Nous avons eu une discussion vraiment sympa, et je tenais tout simplement à le remercier. On aperçoit Mark Lanegan sortant de la salle, pour revenir quelques minutes après, et ne plus en retrouver l'entrée ! Le gars est impressionnant, il véhicule quelque chose de très spécial. On nous prévient gentiment à l'entrée que attention, ce soir "ils" vont jouer très fort. A bon entendeur salut !! Nous, cela nous réjouit plutôt...

Ouverture des portes vers 19h45, pas mal de monde déjà, on se place au premier rang, décalés d'un mètre sur la gauche. Ce soir, comme pour le concert de I'm From Barcelona, une partie de la scène est avancée d'un bon mètre, c'est bien car ce mètre de recul nous permettra certainement de mieux entendre les voix (c’est le problème lorsque vous êtes au premier rang, la voix est souvent couverte par les instruments). Et puis cette configuration est sympa, cela fait plus intime, on voit les gens sur les 2 côtés. Le public est ce soir assez diversifié. 21h00, toujours rien, on commence à s'impatienter, la fumée dans la salle provenant de la scène ajoute une atmosphère lourde. Les set lists sont apportées, je regarde, aucun morceau que ne connaisse ! Pas grave…

Il est maintenant 21h20, et The Gutter Twins fait son apparition, avec tout d'abord les batteur, bassiste et guitariste, puis enfin les 2 compères, Greg Dully et Mark Lanegan. Dully, c'est simple c'est un portrait tout craché d'un acteur qui s'appelle Eric Roberts (le frère de Julia) : même visage, avec bien sûr pas mal de kilos en plus, mais c’est vraiment frappant. Et ce qui m'a surtout impressionné c'est de voir Mark Lanegan de près. Ce gars là, c'est un sphinx, il n'est pas vraiment de notre monde, un pied en appui sur la base du pied du micro, la main gauche sur le micro, le regard est impressionnant, c'est celui d'un homme qui est déjà ailleurs, le visage constamment tourné sur sa droite ne fixe personne, ou peut-être un monde que nous ne voyons pas. Je regarde ses mains, impressionnants les tatouages qu'il y a dessus, sur les phalanges, la paume, partout. C'est le Robert Mitchum du Rock'n'roll. Greg Dulli, lui, est beaucoup plus volubile (Mark ne décrochera qu'une ou deux phrases inintelligibles de tout le concert). Premier morceau et premier choc si l'on veut, on ne nous a pas menti, c'est ultra fort, véritablement impressionnant de puissance. Que dire du style de musique ? Eh bien c'est extrêmement plombé il faut l’admettre. Pas du métal attention ! Non, il y a de la finesse qui ressort de tout cela et aussi par moments des touches de QOTSA dernière période, une intro à la batterie m'y a fait penser avec en plus un son froid et chirurgical. Plus on avance dans le concert, plus on entre dedans, sans connaître aucun morceau, ce qui est assez difficile la plupart du temps mais ce soir, les compos sont bonnes, donc... Greg Dulli m'apparaît au fil du concert véritablement comme le maître d'oeuvre des Gutters Twins. Il donne l'impulsion. Après quelques morceaux, il passe aux claviers et là ncore le miracle opère, c'est somptueux (un très beau Bête Noire). e que je n'avais pas remarqué au tout début du concert, c'est qu'il fume comme un pompier, cigarette sur cigarette,ce qui ajoute à l'atmosphère déjà lourde qui règne dans la salle. Le son des guitares, ajouté à la voix rauque et basse de Mark Lanegan, arrive à me faire mal aux oreilles (il faut dire qu'on est dans l'axe exact des amplis). Moi je suis conquis, le groupe derrière est tout simplement bon et sans excès, on sent que ce soir cela joue hors catégorie, dans la cour des grands, tout simplement…

Toute cette première partie de concert est consacrée exclusivement à « Saturnalia », album à paraître prochainement et que j'achèterai sans hésiter, avec juste une petite entorse avec une reprise, Down The Line, morceau épique sur scène. Les 2 compères se retirent après 1h05 de show, il reviennent quelques minutes plus tard et c'est reparti de plus belle avec cette fois-ci des reprises des Twilight Singers (avec au passage un superbe Papillon) et des morceaux de Mark Lanegan. En point d'orgue et pour nous achever définitivement, Methamphetamine Blues (cela ne s'invente pas), exceptionnel ce soir. Une jolie jeune femme typée asiatique se glisse à côté de moi lors des rappels, et me demande le nom du groupe !!!!!!! Elle et sa copine passaient par là apparemment, et elles ont pris deux places sans savoir ce qu'elles allaient voir. Surprenant !! Voilà, le concert s'achève au bout de 1h30 Ç grosse découverte pour moi, j'avoue que j'étais légèrement sceptique avant… Je suis conquis maintenant. Va-t-on les revoir ? Qui sait, en attendant j'irais au prochain concert de Mark Lanegan, cette fois ci en compagnie de Isobel Campbell, autre duo, autre univers…

Petit tour au stand merchandising, je prends trois tee shirts, on ressort contents, avec la sensation d'avoir passée une excellente soirée, tout les problèmes de la vie quotidienne ont été évacués… On rejoint la voiture en parlant plus fort que de coutûme, il est vrai que, ce soir, on est ressortis de la Maroquinerie avec les oreilles qui sifflaient ! »




photos de lorène lenoir

The Gutter Twins, est une collaboration musicale entre Greg Dulli (Afghan Whigs, The Twilight Singers) et Mark Lanegan (Queens of the Stone Age, Isobel Campbell, Soulsavers, Screaming Trees). Premier album intitulé « Saturnalia», le 4 mars prochain, via Sub Pop. Lancée par Mark Lanegan à un journaliste en 2002, la rumeur d'une collaboration avec Greg Dulli devient aujourd'hui réalité.







Greg Dulli: Vocal & Guitar.
Mark Lanegan: Vocal








The Stations (Saturnalia – 2008)
God's Children (Saturnalia – 2008)
The Body (Saturnalia – 2008)
Live With Me (Saturnalia – 2008)
Seven Stories Underground (Saturnalia – 2008)
All Misery/Flowers (Saturnalia – 2008)
Idle Hands (Saturnalia – 2008)
Fringes (Saturnalia – 2008)
Bête Noire (Saturnalia – 2008)
I Was in Love with You (Saturnalia – 2008)
Down The Line (Jose Gonzalez Cover)
Who Will Lead Us ? (Saturnalia – 2008)
Each to Each (Saturnalia – 2008)
Front Street (Saturnalia – 2008)

ENCORES
The River Rise (Mark Lanegan - Whiskey For The Holy Ghost - 1994)
Papillon (Twilight Singers Play Blackberry Belle- 2003)
No Easy Action (Mark Lanegan - Field Songs - 2001)
King Only (Twilight as Played by the Twilight Singers - 2000)
Methamphetamine Blues (Mark Lanegan - Here Comes That Weird Chill - 2003)
Number Nine (Twilight Singers Play Blackberry Belle- 2003)



La durée du concert : 1h30

AFFICHE / PROMO / FLYER



The Gutter Twins - King Only - Live at the Bowery Ballroom, NYC. - 14/01/2008

samedi 16 février 2008

Cocoon - L'Observatoire. Cergy-ST








Première Partie: ALEXANDRE KINN

Ce qu’en a pensé Gilles :


« Moins d'un mois après leur passage à la Maroquinerie, lors de leur premier concert sold out parisien, c'est à Cergy Pontoise que je retourne voir un groupe pour lequel je me suis pris d'affection, j'ai nommé Cocoon. Encore une fois, le concert est sold out : assez étonnant car ce soir ils jouent en grande banlieue. Pour ma part, ce sera aussi la découverte d'une nouvelle salle. Départ de Franconville vers 19h30, j'arrive sans trop de difficultés 20 minutes plus tard à Cergy Saint Christophe. Pas de problème pour trouver la salle, qui se trouve en plein centre ville. Une vingtaine de personnes attendent déjà par un froid glacial. Pas de queue organisée, tout le monde se masse dans l'Allée des Petits Pains, qui a l'avantage d'être piétonne ou semi-piétonne (de fait, aucune voiture ne viendra nous déranger). 20h20, je commence à être gelé, les portes ouvrent, c'est un peu le bordel, quelques légères bousculades mais tout rentre vite dans l'ordre, je pénètre dans le hall de l'Observatoire, beaucoup de gens sont comme moi, ils ne savent pas où est l'entrée, on suit un couloir qui nous mène directement dans la salle. C'est une sorte d'amphithéâtre, je vais m'assoir au troisième rang, presque au milieu, juste en dessous de la console. Je profite de l'attente pour essayer de compter le nombre de places assises : à mon avis, environ 350. Ce qui est drôle, c'est que personne ne va devant, il y a un espace de plus de 2 à 3 mètres entre la scène et les sièges mais tout le monde est raisonnable, beaucoup plus calme que le public parisien, différent aussi, sûrement moins branché et moins démonstratif. Je suis même surpris de ne voir personne avec un verre de bière à la main, il est vrai que je n'ai pas vu s'il y avait un bar.

La première partie est assurée par Alexandre Kinn : j'en ai déjà entendu parler, ou plutôt je devrais dire que j'ai vu son nom sur des flyers ou sur des sites internet. Il arrive sur scène avec 2 musiciens, lui même assurant les guitares et pedal steel, ses 2 compères se chargeant eux de la batterie et de la contrebasse (et basse). Il porte un tee shirt vintage Jimi Hendrix Expérience : marrant mais au moins cela annonce le style de musique ! Un style que j'ai trouvé assez proche de John Butler, toutes proportions gardées bien sûr, moins électrique... mais beaucoup de ressemblance quand même ! Bon ce qui passe mal pour moi, ce sont bien évidemment les textes en Français. Ce n'est pas une critique, mais j'ai du mal avec ma langue natale... Pour le rock'n'roll s'entend !! Ça ne passe pas, à de rares exceptions. Mais ce soir, Alexandre Kinn propose un show non dénué de charme. La musique est bien jouée, le son est excellent dans cette salle, surtout quand l'ambiance est relativement intimiste (ce qui est le cas avec seulement 3 musiciens). Le public apprécie, et Alexandre le remercie en s'excusant pour sa voix légèrement fatiguée, dû certainement à un début d'angine ou quelque chose comme ça. Bref bon concert d'environ 1 bonne heure, avec il me semble un reprise d'Hendrix en avant dernier morceau. Et en final, une très bonne compo joué à la pédal steel.

Un membre du service d'ordre invite les gens à aller se désaltérer au bar (eh oui il y en a bien un !) ou à aller fumer une cigarette. Moi, je prends simplement mon mal en patience. Le personnel installe le matériel de Cocoon, c'est évidemment rapide, la configuration est la même qu'à la Maroquinerie, j'aperçois la set list qui me semble identique (elle le sera). Il est environ 22h15 lorsque Morganne et Mark apparaissent sur scène. Le son est irréprochable, le concert commence par Take Off suivi de On My Way. Entre chaque morceau, Mark parle au public, raconte des anecdotes (le fait que l'on confonde Morganne avec Lorie !!!), ou alors parle avec Morganne sur la façon de commencer un morceau... car généralement, il se plante ! Pour Cliffhanger, ce sera l'invitation à ne PAS voir ce film de Stallone ! Ce qui est surprenant ce soir, c'est la relative passivité du public qui se contente d'applaudir à la fin de chaque morceau mais ne manifeste pas un enthousiasme débordant. Morganne et Mark essaieront à plusieurs reprises de le faire réagir plus vigoureusement, mais que c'est dur ce soir ! Pourtant les gens apprécient, mais en silence, assez respectueusement. Le fait aussi d'être éloigné de 3 mètres du devant de la scène y est pour beaucoup. Toujours les 2 reprises (Hey Ya ! et Rehab), je ne suis pas certain que les gens connaissaient ou aient reconnus Hey Ya !... Je n'ai pas vu beaucoup de peluches ce soir sur les claviers de Morganne, juste le gros Panda ainsi que celle qui change de couleur. On sent bien la complicité entre Morganne et Mark. Et quand Mark posera la question : "Vous aimez ?", une personne au premier rang répondra tout simplement "c'est magnifique".

Ce soir encore mon morceau préféré restera Christmas Song, mais je dois dire que j'aime aussi particulièrement Chupee. J'ai omis de le dire mais nous avons eu droit bien entendu à la projection des photos, un cliché pour chaque chanson. Le premier rappel, toujours constitué de deux morceaux ne figurant pas sur l'album (Baby Seal et Oklahoma), et enfin en final et second rappel, le superbe Owls qui verra le groupe s'éclipser non pas par derrière mais par le devant de la scène : Cocoon passe devant nous, la chanson se termine dans un murmure, je remarque à ce moment-là que la jolie Morganne est pieds nus. Silence religieux avant les applaudissements nourris de la salle.

Voilà, pas de grosse surprise ce soir, c'est vrai, le show était pratiquement identique à celui de la Maroquinerie, mais j'ai encore une fois bien aimé. Il faudrait certainement essayer de faire quelques changements ou variantes au cours de la tournée, cela serait bien, je trouve. En tout cas j'ai déjà mon billet pour le concert de Vauréal le 14 juin prochain : nouvelle salle et qui sait, nouvelle set list ? Le retour se fera tranquillement, même pas 15 minutes pour faire 25 kms, c'est vraiment agréable !! »




Cocoon a su s'imposer, en à peine une année, dans le paysage musical français, en participant à leur manière au revival folk. Le point de départ de leur reconnaissance a été la victoire du très convoité concours CQFD 2007 ancienne formule des Inrockuptibles. Depuis, leurs délicates chansons ont aussi séduit les programmateurs de concerts à Paris comme en province. Cocoon, sur la base d'un clavier et d'une guitare sèche, compose des mélodies folk-pop envoûtantes et délicates, dans une tradition de song-writing épuré et poétique. Leurs deux voix qui s’entremêlent viennent cristalliser leur aisance à repousser les limites de l’harmonie. Glissant avec superbe et discrétion sur folk, noirceur, pop et humour, la musique de Cocoon rappelle les sublimations minimales d’Elliott Smith.



Morgane Morgane Imbeaud (chant, claviers,)

Mark Daumail (chant, guitare, banjo, ukulélé, beatbox)







Take Off (My Friends All Died In A Plane Crash – 2007)
On My Way (My Friends All Died In A Plane Crash – 2007)
Cliffhanger (My Friends All Died In A Plane Crash – 2007)
I Don't Give A Shit (From Panda Mountains EP – 2007)
Hummingbird (My Friends All Died In A Plane Crash – 2007)
Microwave (My Friends All Died In A Plane Crash – 2007)
Hey Ya! (Outkast Cover)
Paper Boat (My Friends All Died In A Plane Crash – 2007)
Christmas Song (My Friends All Died In A Plane Crash – 2007)
Seesaw (My Friends All Died In A Plane Crash – 2007)
Vultures (My Friends All Died In A Plane Crash – 2007)
Super hero
Rehab (Amy Winehouse Cover)
Tell Me (My Friends All Died In A Plane Crash – 2007)
Chupee (My Friends All Died In A Plane Crash – 2007)
ENCORES 1
Baby Seal
Oklahoma
ENCORES 2
Owls (My Friends All Died In A Plane Crash – 2007)


La durée du concert : 1h15

AFFICHE / PROMO / FLYER