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vendredi 17 octobre 2008

Swell ~ La Maroquinerie. Paris.









Première partie: JONQUIL + EMILY JANE WHITE




Ce qu’en a pensé Gilles :

« Encore une soirée découverte pour moi, la venue d'Emily Jane White étant le révélateur de ce concert. De nombreux échos positifs, ceux de Robert entre autres, la salle (la Maroquinerie), tout cela a fait que ma curiosité a été éveillée, et me voilà devant le porche de la salle, il n'est pas encore 19 heures, et il n'y a bien entendu personne, malgré un concert sold out depuis quelques semaines déjà. Je croise Emily Jane White, portant un superbe Tee Shirt rose de Nick Cave & The Bad Seeds, grand sourire, elle me dit bonjour, tiens, c'est sympa ca !! Michael arrive, direction le bar pour un petit verre de vin blanc (bon, ça devient mon péché mignon avant les concerts à la Maro). Arrivent Robert et Brigitte. Coup d'œil à l'entrée, toujours peu de monde. On se décide quand même à lever l'ancre du bar, et 10 minutes plus tard, c'est l'ouverture des portes. On s'installe à notre place favorite, assis sur la scène, légèrement décalés sur la gauche.

D'après l'affiche qui se trouve à l'entrée de la salle, un troisième groupe est prévu. Il s'agit de Jonquil, groupe d'Oxford, qui fait son apparition assez tôt dans la soirée, la salle n'est que partiellement remplie, Livie vient tout juste de nous rejoindre devant, nous sommes au complet. On sent le groupe assez rigide, pas trop à l'aise, ils n'osent pas trop regarder le public. En fin de compte, malgré un début poussif, je n'ai pas trouvé cela si désagréable que cela. Du Foals en plus lyrique et moins hypnotique. Dommage que les membres du groupe manquent de charisme, car je ressens de bonnes choses tout de même (Whistle Low, excellente chanson). Court set pour des Anglais, qui, s’ils n'ont pas cassé la baraque, ont tout de même eu le mérite de proposer un set pas inintéressant.

La salle s'est remplie maintenant, nul doute que la majorité du public est venue pour Emily Jane White. Deux chaises devant nous, un tabouret au milieu de la scène, derrière ce tabouret, un piano électrique, et enfin, sur la droite, une contrebasse. Le décor est posé, dépouillé, austère et à cordes ! Que dire d'Emily Jane White ? Enormément de charme, pas réellement belle mais elle dégage quelque chose. Bon, pour moi elle est belle tout simplement ! C'est un tout, on le ressent dès le début, cette nana a de la classe, elle attire beaucoup de sympathie. Deux jeunes femmes prennent place devant nous, respectivement au violoncelle et au violon, Emily s'installe - toute de noire vêtue - sur son tabouret, elle semble toute petite. Le concert sera suivi religieusement par le public. Qu'en ai-je pensé ? Des ressemblances avec Cat Power parfois, voire Alela Diane. En tout cas, des ambiances très austères, une belle voix. Je n'ai pas accroché sur tous les morceaux, il aurait fallu que je les connaisse mieux, que je les écoute auparavant. D'après mes camarades Michael et Livie, elle a interprété beaucoup de nouveaux morceaux qui ne sont toujours pas sortis. Bon set d'une heure, il faut que j'approfondisse la chose, mais, en tout cas, j'ai ressenti du talent et surtout une personnalité fort sympathique. Je retournerai la voir, sans aucun doute.

La salle se vide, une partie du public va au bar, une autre s'en va carrément, il est clair que ce soir beaucoup de gens sont venus pour Emily. De Swell, je ne connais rien hormis le nom, c'est dire ! Livie, elle, connaît ou plutôt croyait connaître. Si je dis cela, c'est juste que la pauvre n'a pas reconnu le groupe ! Swell, dans sa composition actuelle, c'est trois personnes, deux guitares et un batteur. Dès l'entrée du groupe sur scène, je sens que ce n'est pas gagné, un guitariste binoclard en face de nous qui commence par bidouiller son Laptop installé sur un petit pupitre, derrière lui, une rangée de pédales. Je m'explique : quand je dis derrière lui, c’est en fait juste devant nous... mais derrière lui quand même, vu que ce mec passera TOUT le concert le dos tourné au public, bidouillant son ordi, tripotant ses pédales, regardant juste le batteur de temps à autre. Exceptionnel, cet individu : pas UNE fois, il n'a regardé le public. Et en plus, il se mettait bien à l'abri de tout éclairage. FOUTAGE DE GUEULE !! Le reste du groupe ne vaut guère mieux, un chanteur guitariste au look de Joe Cocker qui, lui, ferme constamment les yeux, et dira en tout et pour tout 1 ou peux être 2 mercis. Enfin, un batteur qui, si au début il me semblait efficace avec sa frappe chirurgicale et précise, a fini par me saouler au bout d'une demi-heure : trop métronome, trop mécanique, trop chiant quoi ! Deux éclairs de génie dans ce concert (heu j'exagère, deux éclairs de lucidité) quand on aura droit à quelques semblants de solos bien incisifs. Et c'est tout. Une musique lancinante faite pour les neurasthéniques, à aucun moment je n'ai réussi à vibrer ou tout simplement à ressentir quelque émotion. Et le pire, c'est qu'ils ont joués presque 1h20, et c'est vers 23h40 que le concert s'est achevé. Michael, lui, était parti dès le second morceau, comme une partie du public, il n'a rien loupé. A mes cotés, Livie qui avait pris le parti de s'asseoir et de tourner le dos à l'autre guignol de guitariste, est catastrophée par la prestation du groupe qu'elle ne reconnaît pas. Moi j'avoue que je ne connaissais pas, ils ont sûrement fait de bonnes choses, mais en tout cas pour ma part, c'était la première et dernière fois que je les verrai.

Mais la soirée n'est pas tout à fait finie. On sort tranquillement après nous être remis de nos émotions... un tour au merchandising, où je finis par craquer sur un tee shirt d'Emily, on remonte les marches et surprise, on croise Emily Jane White, qui s'arrête d'elle même pour discuter avec nous. Cette fille est divine, absolument adorable !!! La conversation commencée en anglais se finit en français, Emily ayant passé trois ans à Bordeaux. Moi, je ne sais pas trop quoi lui dire (je vais quand même pas lui dire que je la trouve séduisante, même si c'est vrai !!) en tout cas ma camarade Livie, elle, est beaucoup plus volubile que moi. Une soirée qui se termine donc de la plus belle des manières. On sort prendre l'air, puis on se quitte, il est déjà plus de minuit. Demain rendez-vous au même endroit pour un concert qui s'annonce bien différent. »





Voici Emily Jane White, jolie jeune femme de San Francisco, guitariste et pianiste, qui a maintes fois joué seule dans les bars enfûmés et bruyants de la ville, et réussi (souvent) à charmer le public le plus retors à la musique folk. On le sait maintenant : il y a de la place entre Joni Mitchell et Alela Diane. Le sillon folk américain est à présent creusé et peut accueillir de belles voix lovées dans des arrangements de saisons. Dark Undercoat", premier album, guitare, jeu de reverb, piano et voix d'ange, textes que ne renierait pas Cormac Mac Carthy. Un folk en clair obscur, sombre et mélancolique,…et matiné d'optimisme. Des compositions d'une beauté et d'une maturité époustouflantes !

(www.myspace.com/emilyjanewhite)




(Swell) est un groupe de San Francisco crée en 1989. Leur premier opus éponyme paraît en 1991, mais c'est avec leur second format ….Well ?, puis le majestueux (1994) que la formation s'installe durablement dans le paysage musical du milieu des années 90, une référence (et une âme) incontournable : folk / rock (pop ?) gris et flou d'une justesse et d'un équilibre inouïs. Groupe incontournable de l’Amérique urbaine et désolée (aux côtés de Sebadoh, Red House Painters, Bonnie Prince Billy, Smog), Swell marque son retour, après des années de silenceA, avec un album plus posé que les précédents. Sur ce glacier de noirceur et de force, hanté par la voix grave de David Freel, la mélancolie, d’une guitare folk ou gonflée au larsen, donne corps à une musique magique.

Ni folk, ni rock ou pop, le son Swell est devenu une marque à part entière et un modèle déposé d'équilibre et de justesse auquel viennent se mesurer les meilleurs artisans de la scène US d'aujourd'hui.
C. Conte – Les Inrockuptibles, avril 97






















EMILY JANE WHITE









Emily Jane White : Vocal & Guitar



















David Freel (guitare, chant)
Monte Vallier (basse)
Sean Kirkpatrick (batterie)










EMILY JANE WHITE




Dark Undercoat ( Dark Undercoat - 2008)
Two Shots To The Head ( Dark Undercoat - 2008)
Never Dead
Stairs
Time On Your Side ( Dark Undercoat - 2008)
Ghost Of A Horse
Liza
Dagger ( Dark Undercoat - 2008)
Victorian America
Frozen Heart
Wild Tigers I Have Known ( Dark Undercoat - 2008)
Bessie Smith ( Dark Undercoat - 2008








La durée du concert : 1h00



Good Good Good (South Of The Rain And Snow - 2008)
Trouble Loves You (South Of The Rain And Snow - 2008)
Something to do (For All the Beautiful People - 1998)
Bong Star ( B Side - 1997)
Down (... Well ? - 1991)
Saved By Summer (South Of The Rain And Snow - 2008)
Song Seven (41 - 1994)
Tell Us All (South Of The Rain And Snow - 2008)
What I Always Wanted (Too Many Days Without Thinking - 1997)
Sunshine Everyday (Too Many Days Without Thinking - 1997)
South Of The Rain And Snow (South Of The Rain And Snow - 2008)













La durée du concert : 1h17

AFFICHE / PROMO / FLYER




















Emily Jane White - "Dark Undercoat"



(Swell) - Get High



Swell - At Long Last


jeudi 16 octobre 2008

Jimmy Barnes ~ Le Trabendo. Paris.










Première Partie : ELLY MAY & MAHALIA BARNES



Ce qu’en a pensé Vik :

« Il y a pour chacun de nous des événements dont la saveur nous reste durant des années, comme l’odeur de la mer ou la sensation d’un rayon de soleil inattendu… Et puis finalement, un jour, on les retrouve par surprise. Pour mémoire, je parle de Cold Chisel, un groupe mythique, un groupe australien de hard rock des années 70, que je n’ai jamais vu malheureusement sur scène. Par contre, je garde un excellent souvenir de leur chanteur Jimmy Barnes, d’origine écossaise (ayant précédemment remplacé Bon Scott, lors de son départ comme futur AC/DC) lors de sa grande prestation à l’Arapaho, une ancienne salle de concert dans le 13ème arrondissement de Paris, le 29 mars 1994. Do I need to say anything more ? Une voix gutturale, puissante et sauvage, d’une violence colérique dont le souffle vous emporte au cœur du rock australien hurlé. Jimmy Barnes, c’est un kangourou sauvage, l’un des plus populaires, une véritable icône en Australie. Qui connait le succès avec son groupe jusqu’à la fin de celui-ci, en Décembre 1983, et ensuite dans sa démarche en solo, avec 13 albums, dont le dernier, "Out In The Blue" qui justifie encore une tournée sous le même nom. Plus de vodka (exit les deux bouteilles par jour), une opération à cœur ouvert, et le voilà, toujours debout après son voyage au bord du gouffre. Les légendes du rock ont la peau dure. Une légende dans son pays, oui, mais pas en France !

J'arrive vers 18h00, sous un soleil déclinant, à mon rendez-vous avec Philippe D. et... pas de queue qui se profile devant moi en zig zag. Pas de drapeau « Welcome Back, Jimmy » à l’horizon. Je constate avec amertume que le Trabendo n’affiche pas complet ce soir, malgré cet unique passage en France depuis 14 ans. Douloureuse attente qu’on attaque en respirant profondément, en s’armant de patience. C’ets l’occasion de revoir Marco, Cathy et certains potes de Crossroads, qui ont maintenant les cheveux gris. Pour se détendre, on parle musique. Impatients, et ravis de cette seule date, tout le monde raconte son concert. C’est assez sympa, parce que même si un concert est le même, pour chacun de nous il est différent. Je suis moi-même très excité, et je me demande comment sera le set. La seule chose à faire, c’est d’attendre en regardent sa montre. Le temps passe, et enfin on rentre pour se réchauffer. Pas le temps de traîner, une bière et la soirée commence.

19h45 : la salle n’a pas fini de se remplir, et c’est une agréable surprise, avec la présence de la jeune Elly-May Barnes (fille de Jimmy) en première partie, accompagnée par les musiciens de son père. Elle a quand même du mal à chauffer le public et à faire disparaître les rêves de rock’n’roll des spectateurs, avec la reprise du Satellite of love de Lou Reed et du I will always love you de Dolly Parton… mais elle est mignonne, vêtue d'une robe jaune très sexy, et elle chante bien. Un set agréable, avec quelques cris des groupies (??) qui chantent avec elle.

Après une vingtaine de minutes du set, une autre fille de Jimmy, Mahalia Barnes, entre sur scène, et prend le micro, accompagnée à la guitare, pour Je t'aimais, je t'aime, je t'aimerai, une reprise de Francis Cabrel ! Elle chante dans un français parfait, et reste fidèle à la version originale. Un salut, et voilà, le set se termine. Trop court pour pouvoir vraiment apprécier, mais sympa. Je retiens deux voix magnifiques. Les deux jeunes sœurs vont rester sur scène pour supporter comme choristes le set de leur père.

20h45 : Plus de lumières dans la salle, sauf quelques éclairages bleus et rouges sur scène. Un « Good evening, bonne soir, it’s a long time, I'm glad to be back, ... », annonce de sa voix âcre un Jimmy Barnes, qui semble en effet heureux, avec son grand sourire. En chemise et jeans noir, il démarre, sans bruit, sur un formidable Lay Down Your Guns, aux premiers roulements de la batterie de son fils Jackie Barnes, et accompagné de quatre autres musiciens de bon calibre : une ouverture étonnante du concert. Rock’n’Roll is not dead, ce soir, dans un Trabendo certes pas complet, mais avec une atmosphère parfaite ! Dommage pour les absents… On continue avec I'd Die to Be With You Tonight de 1985 et, c’est difficile, il faut bien l'avouer, de ne pas aimer ou de trouver des défauts. Le son est bon, le groupe, sévère et tranchant, suit, et Jimmi est en grande forme, avec une voix magnifique (je pense à celle de Bon Scott). Pas d'artifices, pas de vidéos, pas de jeux de lumières : des riffs de guitare secs, sur une batterie et une basse, efficaces, une base rythmique essentielle. Du bon rock, qui sent la poussière rouge, sans raffinement, comme seuls les Australiens savent en faire. La suite ne fait qu'augmenter la joie du public : une alternance de morceaux extraordinaires de Cold Chisel, datant des années 80 tels que Rising Sun, Choir Girl, Resurrection Shuffle, Four Walls, Flame Trees, et pour finir avant le rappel (20 chansons, 1h45 !), les grands hits, tout de suite reconnaissables, Khe Sanh et Working Class Man, tant attendus. Avec un sourire, de grosses gouttes de sueur perlant à son front, sa chemisette noire trempée, Jimmy salue et s’en va reprendre des forces.Il a revisité sa carrière, rugissant pour le bonheur de tous, telle une véritable bête de scène. Parfait. Nous avons eu droit à un Best of Cold Chisel, avec quelques chansons extraites de sa carrière solo, dans un bel équilibre. Et aussi un duo avec sa fille Elly-May, sans oublier Good times, une reprise des Easybeats des années 60. Personne ne semble échapper à cette folie, à ce plaisir enthousiasmant, tout le monde est sensible à cette énergie… Ces traces de pas qui retournent vers le passé ont laissé une subtile mais profonde émotion dans les cœurs nostalgiques des spectateurs présents. Jimmy, après trente ans, avec des influences Joe Cocker, a encore intacte sa voix puissante, si particulière ! Oui, il aurait été un chanteur parfait pour AC/DC.

Jimmy, décontracté, réapparaît rapidement sur scène, sous les acclamations du public, invitant les autres musiciens à le rejoindre, « Hey kids, come on ! », pour un final plus que passionnant. Il veut regarder ses fans droit dans les yeux, et leur offrir les chansons qu’il aime, dans un ton bluesy. Il mentionne à plusieurs reprises un fan qui le suit à travers l'Europe. Puis il donne le tempo à ses musiciens et il repart avec les lignes « Ain't nobody gonna steal this heart away...», l’ouverture de When the War Is Over (encore un titre de Cod Chisel datant de 1982), poursuit avec la reprise de I Put On Spell On You de Screamin' Jay Hawkins, avant de finir en beauté sur un Goodbye, de 1979, marquant la fin de son Out In The Blue Tour. Un beau rappel de 5 titres. Une standing ovation unanime pour cette performance et ce groupe tout aussi talentueux, suivie par beaucoup de cris. La salle se rallume…

L'énergie de Jimmy a été primordiale pendant ce show de 2h06, sur chacun des titres, tous revus et corrigés, avec le travail subtil de la guitare de Marck Punch à gauche et de Danny Spencer à droite, et avec une atmosphère étonnante - et apaisante - de jeunesse. Bien que sa musique n'ait rien perdu de sa puissance, elle est moins dure et plus hard rock/soul. Un bon concert, un grand exploit avec une sélection de morceaux devenus inséparables de l'esprit australien, et aussi une affaire de famille. Génial... pour seulement 200 personnes présentes (environ) !

Un quart d’heure après la fin du spectacle, Jimmy et sa fille Elly-May vont directement au stand de merchandising, avec le sourire, pour une séance de dédicaces, et de se laisser prendre en photos avec des fans. J’en profite pour me faire signer un autographe sur les setlists récupérées au mix, et lui remettre des flyers du blog RNRM. La salle se vide tranquillement.

... I`m goin’ nowhere and I’m in a hurry
And the last plane out of Sydney's almost gone »





photos de marco


Jimmy Barnes est un chanteur rock australien. Sa carrière, à la fois comme un artiste solo et comme chef avec le groupe rock Cold Chisel, a fait de lui l'un des plus populaire artiste et aussi les meilleures ventes de musique australienne de tous les temps. Le 14 Novembre 2007 est sorti son 13e album studio, Out dans le bleu, qui s’est placé n 3 dans les charts.

(http://www.myspace.com/jimmybarnessexytime)














Solo

Bodyswerve 1984
* For the Working Class Man 1985
* Freight Train Heart 1987
* Barnestorming 1988
* Two Fires 1990
* Soul Deep 1991
* Heat 1993
* Flesh and Wood 1993
* Psyclone 1995
* Hits Anthology 1996
* Love and Fear 1999
* Soul Deeper 2000
* Raw 2001
* Double Jeopardy 2002
* Live (Unplugged) at the Chapel 2002
* Soul Deeper Live at the Basement 2003
* Double Happiness 2005
* In the Heat of the Night 2006
* 50 (box set) 2007
* Max Sessions 2007
* Out In The Blue 2007







Jimmy Barnes: lead Vocals, Guitars
James Gillard: Bass (Ex - Eurogliders, Kasey Chambers)
Jackie Barnes (his son): Drums
Danny Spencer: Guitars &
harmonica (on Khe Sanh) (Ex - Rogue Traders)
Marck Punch: Guitars (Ex - The Wiggles, Kasey Chambers, Corrine May)
Toni Featherstone: Piano (Ex - Dekadance, John Justin & The Thunderwings, Diamond Dogs, The Slow Club, The Badloves )
Mahalia & Elly May Barnes (two of his daughters): Background Vocals


























Lay Down Your Guns (Two Fires - 1990)
I'd Die to Be With You Tonight (For The Working Class Man - 1985)
Change Of Heart (Psyclone - 1995)
Everything Is Changing (Out in the Blue - 2007)
Rising Sun (East - Cold Chisel - 1980)
I'm Still On Your Side (Freight Train Heart - 1987)
When Two Hearts Collide (Out in the Blue - 2007)
No Second Prize (Bodyswerve - 1984)
Lover Lover (Hits - 1996)
Choir Girl (East - Cold Chisel - 1980)
Used To The Truth (Psyclone - 1995)
Merry Go Round (Breakfast At Sweethearts - Cold Chisel - 1979)Out In The Blue (Out in the Blue - 2007)
Good Times (Single - 1986, Lost Boys Soundtrack - 1987)
Resurrection Shuffle (Daylight single B-Side 1985)Four Walls (East - Cold Chisel - 1980)Driving Whells (Freight Train Heart - 1987)Flame Trees (Twentieth Century - Cold Chisel - 1984)
Khe Sanh (Cold Chisel - 1978)
Working Class Man (For The Working Class Man - 1984)

Encores

When the War Is Over (Circus Animals - Cold Chisel - 1982)
Too Much Ain't Enough Love (Freight Train Heart - 1987)
Rain
I Put On Spell On You (Cover Screamin' Jay Hawkins) (Soul Deeper - 2000)
Goodbye (Astrid Goodbye) (Breakfast at Sweethearts - Cold Chisel - 1979)

La durée du concert : 2h06


AFFICHE / PROMO / FLYER














































ELLY MAY BARNES & JIMMY BARNES