


Ce qu’en a pensé Gilles :20h pétantes, la première partie commence (à l'Olympia l'horaire est réglé comme sur du papier à musique). C’est un duo du nom de Minuscule Hey, deux petites figurines posés sur le devant de la scène donnent le ton : du rock minimaliste (nous avons de la chance, on aurait pu avoir droit à n'importe quelque folkeux ou folkeuse de service)... Minimaliste disais-je, avec la dualité basse et guitare, le tout agrémenté par le tempo d'une boite à rythmes. Le look du guitariste est marrant, coupe au bol, lunettes, Devo est passé par la. Les early eighties aussi car la musique est typiquement datée de cette période. Ils sont tout les deux dans leur truc, musicalement ce n'est pas désagréable mais cela manque néanmoins d'inspiration, on ne trouve pas d'originalité particulière, pas de morceaux qui ressortent. Mais le chanteur a une bonne voix grave, le son est bon, elle de son côté joue avec un côté assez théâtral, on dirait même par moments des expressions de mime que l'on voit sur son visage. Une grosse demi-heure, bien accueillie par le public. Je sais pas trop quoi en penser au final, il y a certainement du talent mais aussi un manque d'originalité dans les compositions. Souhaitons leur bonne chance de toute façon.
Je me retourne, la salle est maintenant pleine y compris le balcon où s'entasse aux premiers rangs des gens pas vraiment rock'n'roll, il s'agit en l'occurrence des familles d'Olivia et de Dan (comme il nous le confirmeront pendant le concert).
21h, la scène est en place, avec au beau milieu l'imposante batterie surmontée de sa rangée d'ustensile de cuisine, un peu l’une des marques de fabrique du groupe. La seule nouveauté, si je ne m'abuse, réside dans l'adjonction d'un gros logo The Do suspendu derrière la scène. Et aussi un nouveau batteur, particulièrement impressionnant, il nous le démontre dès son entrée sur scène, avant que Dan et Olivia n’arrivent à leur tour. The Do peut irriter, tout d'abord à cause de la voix d'Olivia, mais c'est sa voix aussi qui est paradoxalement l'atout majeur du groupe. Et dès qu'elle se met à chanter, on tombe sous le charme. Car jamais elle ne force, cela vient naturellement, et l'on est surpris de tomber immédiatement sous le charme. La différence notoire par rapport aux différents concerts de The Do que j'ai vus auparavant, c'est tout d'abord l'éclairage. majestueux ce soir, et bien adapté au groupe : des couleurs chaudes mais jamais agressives, c'est une avalanche de tons en accord avec l'univers coloré qu’Olivia fait transparaître dans ses tenues et son maquillage. Ce début de concert a tout l'air d'un best off, Playground Hustle l'introduction idéal bien sûr, puis At Last où l'on constate que, si Olivia n'est pas une virtuose de la guitare, elle se débrouille plutôt bien, et la magie opère tout doucement. De son côté, Dan jure par ses
manières plus grossières, mais c'est le complément idéal d'Olivia. Quand je repense à la première fois où je les avais vus, il y a maintenant 1 an et demi, que de progrès ! Tout d'abord, c'est fou de voir comment ce duo arrive à prendre possession d'une scène aussi grande que celle de l'Olympia et à l'occuper comme s’ils étaient 5 sur scène. Olivia a désormais une maturité sur scène (d'autre diront du professionnalisme) qui est impressionnante. Ont-ils perdu en fraicheur ce qu'ils ont gagné en expérience ? Pas sûr, car pour avoir discuté avec Olivia il y a quelques mois, il me semble que The Do a bien les pieds sur terre et a su rester clairvoyant.Petite (toute petite) déception tout de même, la version de The Bridge Is Broken que j'ai connue meilleure (celle du Nouveau Casino par exemple). Mais c'est quand même impressionnant de voir qu'ils arrivent à dompter une salle de 2400 places sans coup férir. Le spectacle est relativement traditionnel, si ce n'est que nous n'aurons pas droit à la reprise de Crazy (Gnarls Barkley) qu'ils jouaient habituellement. Par contre, un nouveau morceau si je ne m'abuse (Smash Them All) qui ne m'a pas entièrement convaincu. Mais ce soir, regarder Olivia est un plaisir constant, elle arpente la scène de long en large, s'allonge sur le devant, elle est mutine et sexy à la fois, juste ce qu'il faut. Elle est tout simplement singulière. Ce soir elle n'a peut-être jamais chanté aussi juste. Dan, lui, comme à son habitude, fait plus ou moins le pitre, mais on l'aime pour cela aussi. Car musicalement on ne peut rien leur reprocher, c'est compact et cohérent, et en même temps plein de sons diversifiés. Bref, The Do, on aime ou on n’aime pas, mais ils ont du talent. Pendant les rappels, il y aura une petite fantaisie du manager (je crois que c'est leur manager) qui déguisé en super héro (ou en Super Dupont plutôt) ira se percher sur la mezzanine avec un mégaphone. Final traditionnel avec AHA qui conclut généralement tout leur concert.
The Do a prouvé ce soir qu'ils peuvent dompter une grande salle sans problème. Bien sûr, je regrette un peu le temps où on pouvait les voir dans des salles de petite contenance où le contact était beaucoup plus... j'allais dire charnel, et c'est presque cela ! Mais il ne faut pas être nostalgique, le succès qu'ils ont, ils le méritent amplement. Reste maintenant à confirmer lors du prochain album, mais quoi qu'il en soit, je continuerai à les suivre. Un beau concert donc, pas exceptionnel, mais tout simplement une confirmation de plus après une année de concerts dans toute la France. »

(http://www.myspace.com/thedoband)



At Last ! (A Mouthful – 2008)
The Bridge is broken (A Mouthful – 2008)>
> Queen not kong (A Mouthful – 2008)
Bohemian Dances
Trave Light (A Mouthful – 2008)
Unissassi laulelet (A Mouthful – 2008)
How Could I ?
On My Shoulders (A Mouthful – 2008)
Smash Them All
When Was I Last Home (A Mouthful – 2008)
Tammie (A Mouthful – 2008)
Encore 1
Stay (Just A Little Bit More) (A Mouthful – 2008)
Aha (feat. Elvis) / (présentation de l'équipe technique)
(A Mouthful – 2008)
Joanna
La durée du concert : 1h30




























