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mercredi 15 décembre 2010

MELISSA AUF DER MAUR ~ BIRDPEN ~~ Le Trabendo. Paris.







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Opening : BIRDPEN



Ce qu’en a pensé Gilles B. :

« J’avoue que je ne suis pas particulièrement un grand fan de Mélissa, mais j’ai toujours éprouvé de la sympathie pour elle. En 2004, je n’avais pas été la voir à l’Élysée Montmartre et cette année j’avais aussi fait l’impasse, pour plusieurs raisons, sur son passage à la Flèche d’Or. Cette soirée est donc en quelque sorte une séance de rattrapage. Le désintérêt manifeste du public est tout de même très étonnant, car le Trabendo ne sera rempli qu’à moitié de sa capacité. Je n’ai donc pas trop de mal à me placer au premier rang de la fosse sur la gauche.

La très bonne surprise de cette soirée viendra de la première partie avec une belle prestation d’un groupe que je ne connaissais pas, il faut bien l’avouer, n’étant pas fan d’Archive (sans que cela d’ailleurs remette en question le talent du groupe). Non, ce n’est, tout simplement, pas mon truc. Si je parle d’Archive, c’est pour introduire le groupe qui se présente devant nous, Birdpen dont Davis Penney, chanteur et guitariste d’Archive, tient ici les rênes avec Mike Bird l’autre éminence grise du groupe (d’où le nom Birdpen). J’aime être surpris et c’est le cas ce soir. Ce qui m’accroche tout d’abord c’est le côté lancinant, lourd et presque hypnotique de leur musique. Avec deux guitares, parfois des samplers, une grosse basse et surtout un très bon chanteur qui affiche un peu le look du guitariste des BRMC (les cheveux sûrement). Leur musique est puissante avec des thèmes qui se répètent et qui finissent par vous envoûter. Ajouter à cela un final apocalyptique, le tour est joué, je suis devenu accro ! En 38mn, Birdpen aura su séduire le public du Trabendo avec simplicité et talent.

Après cet excellent hors-d'œuvre, pas vraiment le temps de respirer, car on nous propose très rapidement un court métrage un peu surréaliste dans lequel apparaît Mélissa Auf Der Maur. Quelques bons passages, mais bon…

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre avec Mélissa Auf Der Maur n’étant pas, comme mon ami Vincent, un fan de la première heure. Je suis juste, pour ma part, curieux bien sûr, mais aussi dans le souvenir d’un album pas désagréable même s’il n’était pas révolutionnaire. Je parle de son premier album dont elle jouera pas mal d’extraits ce soir. Je ne sais pas trop quoi dire de ce concert, musicalement j’avoue que je ne m’y suis pas retrouvé, chansons trop uniformes avec un tempo et surtout une attitude scénique un peu fatigante à la longue. La gestuelle de Mélissa qui lorgne du côté du hard lasse un petit peu, c’est dommage, car j’aime bien la personne qui va, pas mal, dialoguer avec nous ce soir. Heureusement, il reste toujours de bons morceaux comme Real A Lie ou bien alors Taste You  et Followed The Waves évidemment, mais je reconnais que je n’ai pas vraiment apprécié les morceaux du dernier album. Et puis je n’ai pas trop apprécié, tout simplement, le groupe qui l’accompagnait. Sinon, à noter, une reprise assez surprenante, en rappel, du When The Music’s Over des Doors dans une version intéressante, car Melissa n’a pas cherché à copier ses illustres aînés. Ce soir, c’était une version très personnelle pas dépourvue d’intérêt.

Pas grand-chose d’autre à ajouter sur ce concert que j’avoue avoir apprécié très modérément. Le peu d’ambiance y était, aussi pour quelque chose je pense. Mais j’ai au moins découvert Birdpen et rien que pour eux, la soirée valait le coup. »









photos de gilles b 

Birdpen est un groupe de rock anglais et ils se sont formés en  2003. Il est composé de David Penney, guitariste et chanteur du  collectif Archive, Mike Bird et James Livingstone Seagull. En 2005, Dave  Pen rejoint les rangs du groupe Archive et participe à l'album Lights.  Dès lors, il poursuit son activité au sein des Deux groupes,  apparaissant avec BirdPen en première partie des concerts d'Archive.  Après avoir autoproduit cinq EP depuis 2003, BirdPen sort son premier  album On/Off/Safety/Danger, disponible le 23 mars 2009 en France.

(http://www.myspace.com/birdpen)



Melissa Auf der Maur est une musicienne de rock née à Montréal, Québec, Canada. Bassiste de groupe HOLE de 1994 à 1999, puis des Smashing Pumpkins, continu sa carrière en solo.  Melissa a également collaboré avec Marilyn Manson, Cure, Rufus Wainwright, Nine Inch Nails, Muse, Ryan Adams, A Perfect Circle, Queens of the Stone Age et... aussi Indochine. Le nom de famille, Auf der Maur, signifie littéralement « sur le mur » en allemand (auf der Mauer) et est d'origine Schwytzoise (en Suisse).


 



Discussing Robots - Dig That Hole EP (2003)
Fake Kid EP (2005)Be Yourself EP (2006)
One in Fifty-Four EP (2007)
Breaking Precedent EP (2008)
On/Off/Safety/Danger (2009)    



With Hole
1998 - Celebrity Skin
1997 - Gold Dust Woman (single)
1999 - Be a Man (single)

With The Smashing Pumpkins
2002 - Rotten Apples - Greatest Hits - (only on track "Rock On")

Hand of Doom
2002 - Black Sabbath Tribute

Solo
2004 - Auf der Maur
2008 - This Would Be Paradise - Ep
2010 - Out of Our Minds




BIRDPEN






•    David Penney : chant, guitare, clavier
    •    Mike Bird : guitare, clavier
    •    Steve Barnard dit 'Smiley' : batterie


+1 Bassiste en concert






MELISSA AUF DER MAUR





Melissa Auf Der Maur: Vocal, Bass

+ Band:

Adam Michael Tymn (guitar & bass)
Christopher Sorensen (guitar)
Patrick Luc Sayers (drums)





 La SETLIST du Concert
BIRDPEN


 No Escape (New)
Saver Destroyer (New)
Nature Regulate (New)
Off (On/Off/Safety/Danger - 2009)(Archive Cover)
Machines Live Like Ordinary People (On/Off/Safety/Danger - 2009)
Only The Names Change (New)



La durée du concert : 0h38



 La SETLIST du Concert
MELISSA AUF DER MAUR





01.   Intro (The Hunt) (Out Of Our Minds - 2010)
02.   Isis Speaks (Out Of Our Minds - 2010)
03.   Lightning Is My Girl (Auf Der Maur - 2004)
04.   Real A Lie (Auf Der Maur - 2004)
05.   Lead Horse (Out Of Our Minds - 2010)
06.   Taste You (Auf Der Maur - 2004)(French lyrics)
07.   I Need I Want I Will (Auf Der Maur - 2004)
08.   Out of Our Minds (Out Of Our Minds - 2010)
09.   Father's Grave (Out Of Our Minds - 2010) (Melissa alone, music and Glenn Danzig's voice on tape)
10.   22 Below (Out Of Our Minds - 2010)
12.   Paranoid (Black Sabbath Cover)(Peter Steele tribute)
13.   Followed The Waves (Auf Der Maur - 2004)

Encore

14.   Skin Receiver (Auf Der Maur - 2004)
15.   When The Music's Over (The Doors Cover)



La durée du concert : 1h30

AFFICHE / PROMO / FLYER












































lundi 13 décembre 2010

COCOON ~ Le Casino de Paris.











Première Partie : Chris Garneau



Ce qu’en a pensé Gilles B. :

« La question que l’on pouvait légitimement se poser était de savoir ce qu’il allait advenir de Cocoon après le raz-de-marée que leur premier album avait fait naître. Moi le premier et pourtant je supporte le groupe depuis pratiquement le tout début. Je me posais des questions. J’ai eu beaucoup de mal à digérer le fait que le groupe ne se produise plus en duo, ou du moins sauf exception, comme ce fut le cas à la Maroquinerie il y a deux ans, beaucoup de mal à digérer leur passage à quatre sur scène. Et puis les premiers essais en live des nouveaux morceaux, toujours joués à cette époque, ne m’avaient pas vraiment convaincu. Il faut dire que leur premier essai My Friends All Died In A Plane Crash s’était transformé en coup de maître ajoutant en plus une nouvelle facette à la scène rock & folk française. Mais depuis la sortie de leur second essai et après de nombreuses écoutes avec dans ma tête l’idée que ce serait autre chose, on ne refait pas deux fois un coup de maître, ou très rarement, j’ai réalisé que Cocoon n’était pas le groupe d’un seul album et qu’une suite existait, une suite qui d’ailleurs nécessitait l’emploi d’un groupe au complet, les nouvelles chansons n’étant pas conçu pour être interprétées à deux.

Comme tout fan qui se respecte et d’autant plus que le concert se déroule au Casino de Paris, une des seules salles où l’on n’est pas vraiment certain de se placer devant la bonne entrée, j’arrive, bien entendu tôt, il n’y a donc que 3 personnes qui attendent déjà dans le hall. Pour une fois que l’on va pouvoir attendre au chaud ! Bien non, on nous fait sortir 5 minutes plus tard… Aller je ne bouge plus de l’entrée du milieu, au moins celle-là je suis certain qu’ils vont l’ouvrir.  Après m’être bien gelé dehors, comme il est bon de se retrouver à l’intérieur dans cette salle cossue du Casino de Paris. Je me place très légèrement sur la droite. La salle se remplit rapidement, concert sold out depuis bien longtemps et premier tour de chauffe parisien pour le groupe.

Heureusement qu’il s’est présenté à la fin du concert, car je n’avais pas reconnu Chris Garneau depuis son concert à La Cigale lors d’une soirée Fargo il y a deux ou trois ans. Je ne sais pas trop ce qui a changé, pour déjà ne pas l’avoir reconnu physiquement. Il se produit seul, derrière son piano électrique, et ce soir j’avoue l’avoir apprécié. J’ai apprécié sa voix et son espèce de timidité. Oui, sa voix m’a fait penser à celle d’Emily Jane White par moment. Concert intimiste, mais écouté avec beaucoup de retenue par les spectateurs présents qui lui ont réservé un bel accueil tout à fait mérité. Il finira son set par la reprise de Sugar de Jenny O.

Ce qui frappe en premier sur la scène c’est le piano placé transversalement sur le côté gauche, celui de Morgane sans aucun doute. Mais où est passé le petit piano électrique rouge sur lequel se trouvaient les peluches et autres Panda ? Disparu tout simplement. Le côté petits animaux en peluche n’existe plus chez le nouveau Cocoon et les pandas ne sont pas non plus les bienvenus, une page et une époque sont tournées. Dorénavant, place à un décor sobre, mais assez chaud, les amplis sont recouverts de sortes de filets de pêche et suspendues au plafond il y a des vieilles lampes comme on en trouvait dans le temps pour éclairer les ateliers. Mais surtout on a droit à un éclairage de toute beauté, pas agressif qui met bien en valeur les musiciens et l’ambiance qui en découle. Exit, aussi, les diverses projections qui accompagnaient le spectacle. Cocoon maintenant ce sont  six personnes sur scène, un violoniste et un violoncelliste les ayant rejoints. C’est une évidence que Cocoon a enfin trouvé son assise, non plus en tant que duo, mais comme un groupe complet, les deux autres musiciens, la basse & la batterie (je ne compte pas les cordes) étant maintenant bien intégrés. Cela se ressent sur les morceaux du dernier album comme Sushi qui commence le concert. Je n’aimais pas particulièrement Sushi lorsqu’il le jouait sur la précédente tournée, dorénavant il passe très bien. D’ailleurs, c’est la constante de ce concert, les nouveaux morceaux passent avec mention l’épreuve du live, c’est particulièrement le cas pour des morceaux comme Comets ou bien Dee Doo, il est clair que Cocoon a évolué. Sur scène le groupe a pris de l’ampleur que ce soit au niveau de la musique ou tout simplement de leur présence scénique. Beaucoup moins de discours de la part de Mark, surtout moins de temps mort. Il est clair que Cocoon est conscient de son évolution et qu’il est devenu difficile de faire des concerts en «amateur» comme l’on pouvait le ressentir avant, mais les nouveaux morceaux sont une totale réussite en live. Malheureusement beaucoup de ceux de All My Friends Died In A Plane Crash souffrent de la comparaison. On My Way est toujours proposé dans une version assez agréable, mais ce qui fut pour moi terrible ce soir ce fut l’interprétation de Chupee qui ne ressemble, à mon avis, plus à grand-chose. Pour preuve, ma voisine après le concert me dira être surprise de ne pas l’avoir entendu ce à quoi je lui rétorquerai qu’il l’avait joué juste avant le rappel !!! Bref un concert avec des hauts (beaucoup heureusement) et quelques bas (Chupee étant le meilleur exemple). Morgane s’essayera à la guitare sur un morceau dont je ne me rappelle plus le titre. Quant à Mark, je le verrai, il me semble pour la première fois, avec une guitare électrique en main, une Télécaster. Il interprètera, nonchalamment, quelques intros, passant de Nirvana à  Led Zeppelin. Une petite surprise avec une reprise de  Alicia Keys / Jay Z que le groupe avait joué lors de l’enregistrement d’un Taratata pas encore diffusé. En rappel le groupe se fendra d’un Hey Ya traditionnel.

Voilà, le concert aura duré 1 h 20. Pour ma part j’ai trouvé que Cocoon avait énormément mûri,  par rapport à leur prestation de la Cigale en 2009 que j’avais trouvée un peu bancale. Par contre, je regrette encore et toujours le côté duo amateur de leurs débuts. Il est certain que la poésie de leurs toutes premières chansons est évanouie pour de bon. Mais je pense qu’il fallait que le groupe progresse, rester à deux n’était sûrement pas la solution s’ils voulaient grandir. En tout cas, la prochaine étape sera l’Olympia au mois d’Avril 2011, je serai la bien évidemment. »





photos de gilles b


Cocoon est un groupe de pop / folk français chantant en anglais, créé en 2006. Cocoon, en duo, a su s'imposer, en à peine une année, dans le paysage musical français, en participant à leur manière au revival folk.  Cocoon, sur la base d'un clavier et d'une guitare sèche, compose des mélodies folk-pop envoûtantes et délicates, dans une tradition de song-writing épuré et poétique. 



  
EP
2006 : I Hate Birds
2007 : From Panda Mountains

Albums
2007 : My Friends All Died In A Plane Crash
2010 : Where The Oceans End









Morgane Morgane Imbeaud (chant, claviers,)
Mark Daumail (chant, guitare, banjo, ukulélé, beatbox)
+
1 Bassiste & 1 Batteur












La Setlist du Concert
COCOON

Sushi (Where The Oceans End - 2010)
Owls (My Friends All Died in a Plane Crash - 2007)
Mother (Where The Oceans End - 2010)
Oh my way (My Friends All Died in a Plane Crash - 2007)
Baby seal (Where The Oceans End - 2010)
Sea lion II (I will be gone) (Where The Oceans End - 2010)
Hummingbird (My Friends All Died in a Plane Crash - 2007)
Super powers (Where The Oceans End - 2010)
Comets (Where The Oceans End - 2010)
Dee doo (Where The Oceans End - 2010)
Oh y god (Where The Oceans End - 2010)
Cliffhanger (My Friends All Died in a Plane Crash - 2007)
Dolphins  (Where The Oceans End - 2010)
Empire state of mind (Alicia Keys / Jay Z Cover)
Chupee (My Friends All Died in a Plane Crash - 2007)

Encore 1

Tell me (My Friends All Died in a Plane Crash - 2007)
In my boat (Where The Oceans End - 2010)

Encore 2

Vultures (My Friends All Died in a Plane Crash - 2007)
Cathedral (Where The Oceans End - 2010)



La durée du concert : 1h20

AFFICHE / PROMO / FLYER