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mardi 15 février 2011

COLD WAR KIDS ~ Le Bataclan. Paris.









 

Première Partie : Wye Oak




Ce qu’en a pensé Gilles B. :

« Cold War Kids a toujours été un groupe un peu à part, jamais véritablement dans la hype, déroutant par sa musique, mais toujours explosif et surprenant sur scène. Pourtant cette fois il y a de quoi être inquiet, car il faut bien l’avouer leur troisième et dernier album est loin d’être bon. Il est tout simplement anecdotique et terriblement lisse. On ne retrouve plus rien de ce qui faisait l’alchimie de ce groupe. Pour un peu, on penserait même que ce n’est pas eux qui ont joué et composé ce méfait. Mais bon je me fie en priorité aux prestations «live» des groupes et celles de CWK sont toujours excellentes. Ma première rencontre avec eux au Trabendo en 2007 m’avait agréablement surpris. En 2008 au Bataclan ils l’avaient confirmé de belle manière avec un concert explosif d’où ma présence inévitable ce soir.

Le concert affiche sold out depuis plusieurs semaines déjà. Cependant, il n’y a que deux ou trois personnes lorsque j’arrive devant le fronton du Bataclan. Ce soir Livie, Sabine et Marine m’accompagnent. Les portes ouvrent assez tôt. L’entrée est cool pas besoin de cavaler pour aller au premier rang, j’opte pour le plein centre. Il n’y a pas de crash barrière et c’est un bonheur.

Le duo qui arrive sur scène m’est totalement inconnu, il s’appelle Wye Oak. Une jeune femme blonde assez jolie à la guitare, c’est Jenn. Lui c’est Andy qui officie à la batterie tout en jouant des parties de claviers en même temps, le tout accompagné par une boîte à rythmes. L’ensemble est sympa. Jenn se débrouille bien à la guitare. Musicalement, il est difficile de situer le groupe, mais j’ai pu constater de belles fulgurances soniques qui accompagnaient des compositions assez mélodiques. C’est assez lumineux. On est en plein dans un univers folk rock, plutôt rock que folk d’ailleurs. A voir certainement dans une salle plus intime. En tout cas, j’ai passé 30 minutes agréables. A suivre.
 

Venons en maintenant à nos héros, à savoir : Cold War Kids. Inutile de le cacher plus longtemps, le concert ne restera pas dans les annales. Ce sera une semi-déception tout simplement. Je dis semi-déception, car comment ne pas être déçu par ce que nous avons entendu ? Il faut bien avouer que l’ennui n’était pas loin. La cause principale étant, à mon avis, un album, presque entièrement raté (Mine Is Yours). Un album dans lequel on ne retrouve rien de ce qui fait l’originalité de Cold War Kids, des mélodies bancales et bizarres, pas académique pour un sou, mais qui définissent le son du groupe en lui donnant son originalité et son cachet. Heureusement, malgré tout, que le jeu de scène particulier de Matt Maust le bassiste, et de Jonnie Russell le guitariste reste toujours un grand moment de plaisir des yeux. Dommage aussi que Matt Maust ne porte pas son improbable couvre-chef comme il en a l’habitude. Et puis un autre signe qui ne trompe pas, le comportement du public. Curieux pour un concert sold out, c’est presque la première fois que je vois une telle distance entre les spectateurs du premier et ceux du second rang. Avantage pour moi, mon espace vital est largement préservé. Du coup, je vis cette première partie de concert de façon quasi irréelle, regardant plutôt qu’écoutant le groupe. C’est fade et même si la voix de Nathan Willett est bien présente il n’y a pas matière à s’enflammer. N’oublions pas, comme le faisait remarquer Joëlle (Pixbear), que le producteur de leur dernier opus n’est autre que celui des derniers Kings Of Léon. Pas vraiment étonnant de voir le groupe s’orienter vers une mauvaise direction ! Bref du dernier album je n’ai retenu qu’une seule compo passable sur scène, c’est peu. Un semblant d’énergie semble réveiller la salle lorsque l’intro de Hang Me Up To Dry retentit, mais même à ce moment on ne sent pas le Bataclan en ébullition, loin de la. Il faudra attendre la fin du concert pour que la flamme se ranime un peu. Auparavant, seules les facéties du bassiste karatéka Matt Maust vont nous distraire. On va reprendre espoir avec le magnifique Hospital Beds. Voilà enfin ce que l’on attendait de Cold War Kids. Mais, c’est presque la fin, et le concert prend fin rapidement au bout d’une grosse heure.

Le rappel va nous réconcilier partiellement grâce à We Used To Vacation et surtout le magnifique Saint John qui vont récolter les suffrages du public. Malgré tout, on ne sent pas le Bataclan vraiment en liesse, beaucoup de retenue et peut-être de circonspection ? La grosse surprise sera, qu’après s’être retirés au bout de 1 h 15, durée moyenne de leurs concerts, de les voir revenir pour un second rappel imprévu. Nathan Willett nous le précise : «Nous ne faisons jamais deux rappels, ce soir est une exception». J’ai du mal à comprendre pourquoi vu l’enthousiasme modéré du public. En tout cas c’est une bonne surprise. Le groupe repart pour deux morceaux supplémentaires, j’aurais espéré Rubidoux mais ils ne le joueront pas, par contre on aura droit à Tell Me In The Morning. Presque 1 h 30 de concert. La durée est satisfaisante, le contenu beaucoup moins. Le second album du groupe a été partiellement éclipsé ; trois titres pas plus. Heureusement que Robbers & Cowards a été à l’honneur vers la fin du set.

Véritablement un concert bancal. Le groupe a fait le boulot sans plus malgré un second rappel inattendu, mais je n’ai pas constaté d’enthousiasme fulgurant de leur part, la routine s’installerait elle ? Cette troisième prestation, comparée aux deux précédentes, m’a donc passablement déçue. J’espère qu’ils vont se ressaisir dans leur direction musicale, car il faut bien l’avouer leur dernier album va bientôt prendre la poussière dans mes étagères. »






 Cold War Kids est un groupe de rock indépendant américain originaire de Fullerton en Californie.

(http://www.myspace.com/coldwarkids)


  Albums
Robbers and Cowards (2006, Downtown Records)
Loyalty To Loyalty (2008, Downtown Records)
Mine Is Yours (2011)

EP
Mulberry Street (2005, Monarchy Music)
With Our Wallets Full (2006, Monarchy Music)
Up in Rags (2006, Monarchy Music)
We Used to Vacation (2006, V2)
Up in Rags/With Our Wallets Full Gatefold LP (2006, Monarchy Music)
Live from SoHo (2007, exclusivement sur iTunes)
Benefit At The District (2007)
Transmissions (2008, exclusivement sur iTunes)
Behave Yourself EP (29 décembre 2009)








 Nathan Willett – Vocal, Piano, Guitar
Matt Maust – Bass
Jonnie Russell – Guitar
Matt Aveiro – Drums








La Setlist du Concert
COLD WAR KIDS



Royal Blue (Mine Is Yours - 2011)
Finally Begin (Mine Is Yours - 2011)
Mexican Dogs (Loyalty to Loyalty - 2008)
Red Wine Success (Robbers and Cowards - 2006)
Skip The Charades (Mine Is Yours - 2011)
Hang Me Up To Dry (Robbers and Cowards - 2006)
Every Man I Fall For (Loyalty to Loyalty - 2008)
Louder Than Ever (Mine Is Yours - 2011)
Cold Toes On The Cold Floor (Mine Is Yours - 2011)
Audience Of One (Behave Yourself EP - 2010
Coffee Spoon (Behave Yourself EP - 2010)
Santa Ara Winds (Behave Yourself EP - 2010
Buldozer (Mine Is Yours - 2011)
Hospital Beds (Robbers and Cowards - 2006)
Flying Upside down (Mine Is Yours - 2011)

Encore 1

I’ve Seen Enough (Loyalty to Loyalty - 2008)
We Used To Vacation (Robbers and Cowards - 2006)
St John (Robbers and Cowards - 2006)

Encore 2

Tell Me In The Morning (Robbers and Cowards - 2006)
Goodnight Tennessee (Mine Is Yours bonus - 2011)


La durée du concert : 1h30

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vendredi 11 février 2011

THE BLACK ANGELS ~ La Cigale. Paris.











Opening Act : Wall of Death

Ce qu’en a pensé Gilles B. :

« Les anges noirs sont de retour !! Et moi je suis aux anges ! Bon disons le franchement !  Les Black Angels ont sorti en 2010 l’un des trois albums essentiels de l’année avec Phosphène Dream.  Non seulement ils ont su préserver la marque lourde et psychédélique qui les caractérisent, mais en plus ils ont su se diversifier en apportant une touche plus rock traditionnel tout cela sans jamais se désavouer ou faire des concessions. Bonne nouvelle pour eux, la Cigale est sold out depuis environ deux semaines, preuve que le groupe gagne peu à peu en reconnaissance et ce soir, un petit signe de plus, car beaucoup de mes amis sont présents : Gilles P, Vincent et Philippe M la vieille garde, mais aussi Marine, Céline et sa bande, et d’autres encore.

17 h. Je suis devant la salle avec pour priorité le premier rang. 18 h 40. Nous décidons de nous installer un peu sur la droite pour pouvoir profiter de la section rythmique et de Stéphanie, pour une fois, et éviter le putain de clavier d’Alex qui cache généralement une partie de la scène lorsque l’on se met à gauche.

La première partie s’appelle Wall Of Death. Je pensais, à tort, qu’ils étaient Anglo-Saxons, non ils sont Français et honnêtement ils ne seront absolument  pas ridicules. Le trio fonctionne bien même si l’on peut reprocher une certaine monotonie dans les compositions, mais ça sonne bien, le Farfisa rend bien devant nous, et sonne psychédélique. Avec les 38 minutes de concert ils ont su faire patienter le public de la Cigale.

J’attends pas mal de ce concert, c’est vrai que les «anges noirs» m’avaient légèrement déçu lors de leur dernier concert au Nouveau Casino, mais attention, avec eux il ne faut pas s’attendre à des extravagances ou à un jeu de scène extraordinaire, non leur credo est tout autre : ambiance et musique avant tout.

La salle est maintenant plongée dans le noir, seul en arrière-plan s’affiche la superbe pochette de Phosphène Dream qui est la seule concession au décorum. C’est presque traditionnellement que le groupe attaque bille en tête par Bad Vibrations, tout est dans le titre ! On est plongé dès cet instant dans un trip psychédélique qui durera pendant 1 h 30. Il faut bien l’avouer je suis déçu par le niveau sonore de ce début de concert, trop faible à mon goût, la musique est même couverte, par moment, par les gens derrière moi qui manifestent leur enthousiasme. Mais cela va s’arranger rapidement la machine va se mettre en route. Car avec The Black Angels c’est insidieux et sans m’en rendre compte je suis vite hypnotisé par la ligne de basse, la rythmique des guitares, le son particulier du groupe, et puis comment ne pas parler une fois de plus de la frappe hypnotique et pas vraiment académique de Stéphanie Bailey. Mais le gourou est devant nous avec son éternelle casquette et sa barbe cachant un visage pourtant juvénile. Alex Maas va une fois de plus alterner le chant, les parties de basse et de claviers et bien sur les maracas. Un gourou qui par instant, en lançant un simple cri, met en orbite la lourde rythmique et procure à la fosse des poussées d’adrénaline extrêmement jouissives. Une fois de plus ce sont Passover et Phosphene Dream qui sont à l’honneur ce soir, Directions To See A ghost étant lui un peu plus délaissé. C’est un véritable best of qui nous est proposé ce soir, difficile de privilégier un morceau par rapport à un autre, car pour moi un concert des Black Angels c’est une suite presque ininterrompue et lancinante de morceaux qui n’ont pas d’autre but que de vous propulser dans un autre univers. Alors je vais quand même citer quelques moments forts avec tout d’abord Black Grease lourd et lent comme il le faut, inquiétant aussi parfois, Bloodhounds On My Trail aux parfums de marais et de bayous nauséabonds, Young Men Dead bien sûr que l’on pourrait qualifier de morceau référence et sinon parmi les nouveaux ma préférence va vers Entrance Song et Phosphène Dream sans oublier aussi ce soir un furieusement jouissif Telephone où la fosse va s’agiter d’un coup et d’un seul. À noter d’ailleurs que ce soir le concert était plus agité que les autres concerts habituels. De Directions To See A Ghost je retiendrai une grande version de You On The Run. Seule petite déception, ils n’ont pas joué River Of Blood mais on leur pardonnera aisément. Ce qui est en tout cas flagrant c’est que les Black Angels ont su se démarquer de leurs premières influences telles le Velvet ou les Doors, dorénavant ils possèdent en live leur son propre, définissable entre tous, lourd et obsédant avec en arrière-plan la voix venant d’outre tombe d’Alex Maas. Et puis je ne vais pas oublier le light show réussi surtout quand les flashes de lumières éclairaient en arrière-plan la superbe pochette de Phosphène Dream, même s’il m’a pourri mes photos.

Pour ma part ce fut un très bon concert supérieur à leur set du NC en septembre dernier avec un public très réceptif. Inutile de dire que j’aurais tout de même préféré un son plus plombé, d’après Gilles P on n’a guère dépassé les 100DB ce soir hélas. Une fois de plus merci à Kata pour la setlist car c’était la foire d’empoigne pour l’obtenir. Je ressors satisfait, d’autant plus que le groupe a joué pendant 1 h 31 exactement ce soir ce qui est excellent. »






photos de gilles b

The Black Angels est un groupe de psyché rock d’Austin (Texas) formé en mai 2004. Leur nom est inspiré de la chanson du Velvet Underground : « The Black Angel’s Death Song ». The Black Angels remettent au goût du jour la scène U.S. de la période musicale des 60’ s avec brio, classe et élégance.




Albums
    •    Passover (Light in the Attic, 2006)
    •    Directions To see a Ghost ( Light in the Attic, 2008)
•    Phosphene Dream ( Light in the Attic, 2010)
EPs
    •    The Black Angels (Light in the Attic, 2005 EP)
    •    Black Angel Exit (Light in the Attic, 2008 EP)

 



Stephanie Bailey - drums & percussion
Christian Bland - guitar, drone machine/organ
Kyle Hunt - keyboards, percussion, bass, guitar
Alex Maas - vocals
Nate Ryan - bass, guitar






La Setlist du Concert
THE BLACK ANGELS


01.   Bad Vibrations (Phosphene Dream 2010)
02.   The Sniper at the Gates of Heaven (Passover - 2006)
03.   The Sniper (Phosphene Dream 2010)
04.   Haunting at 1300 McKinley (Phosphene Dream - 2010)
05.   Surf City (Revisited) (Directions to See a Ghost - Bonus - 2008)
06.   The First Vietnamese War (Passover - 2006)
07.   Better Off Alone (Passover - 2006)
08.   Phosphene Dream (Phosphene Dream - 2010)
09.   Yellow Elevator #2 (Phosphene Dream -  2010)
10.   Black Grease (Passover - 2006)
11.   Mission District (Directions to See a Ghost - 2008)
12.   Science Killer (Directions to See a Ghost - 2008)
13.   The Prodigal Sun (Passover - 2006)
14.   Entrance Song (Phosphene Dream - 2010)
14.   Young Men Dead (Passover - 2006)
15.   Telephone (Phosphene Dream - 2010)

Encore


16.   Too Much Hate (New Song)
17.   Bloodhounds on My Trail (Passover - 2006)
18.   You On the Run (Directions to See a Ghost - 2008)
19.   Manipulation (Passover - 2006)


La durée du concert : 1h27

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