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mercredi 9 mars 2011

THE DO ~ Le Trianon. Paris.











Première Partie : Christine & The Queens




Ce qu’en a pensé Gilles B. :

« Première date parisienne pour The Do pour fêter la sortie de leur second album, pas encore écouté, avant ce concert. The Do est un groupe que je suis depuis 2007. Ils étaient alors inconnus et avaient ouvert pour I’m From Barcelona. Ce soir, c’est la huitième fois que je vais les voir avec une petite nouveauté, la salle, en l’occurrence, le Trianon, que je vais découvrir, et dont la rénovation récente en fait l’une des nouvelles salles des plus attractives de Paris. On va bien voir. Prudemment, je suis arrivé assez tôt, il y a juste une personne sur place. Longue attente jusqu'à l’ouverture à 19h15. Passé le contrôle, puis après avoir monté un des deux escaliers on se retrouve bloqué devant les portes donnant accès à la fosse. C’est assez incompréhensible, surtout qu’on nous annonce qu’il va falloir attendre jusqu’à 20H pour entrer dans la salle !! Et comme il y a plusieurs portes, une petite incertitude me gagne sur la possibilité d’être le premier à pénétrer dans la fosse (ce qui semblait logique vu l’heure à laquelle j’étais arrivée). Finalement, tout se passe bien et je me retrouve presque plein centre au premier rang. La salle est très belle, assez délicieusement kitsch. Deux balcons forment une sorte d’écrin doux et soyeux avec en prime de grands lustres, bref une salle chaude et accueillante, reste à voir ce que cela va donner avec un groupe sur scène. Pas de crash barrière, c’est une bonne chose, car j’aime être appuyé directement sur la scène et puis j’ai toujours eu l’impression que la relation artiste/public était beaucoup plus forte dans ces conditions.

En attendant, c’est une artiste du nom de Christine & The Queens qui ouvre ce soir pour The Do. Christine est seule sur scène, les Queens, son groupe imaginaire qui n’a pas fait le déplacement, est remplacé par un simple Lap Top. Son spectacle c’est en gros une parodie de Florence & The Machine qui se veut humoristique, musicalement c’est assez électro. Personnellement, je n’aime pas du tout, sa prestation ne me fait pas rire, un humour qui me passe au-dessus de la tête. Et puis, comme d’habitude, j’ai beaucoup de mal avec ce côté «touche Française» de bon aloi ne m’intéresse pas. J’ai vraiment l’impression que ce genre d’artiste ne vise que le public Français et ne peut pas s’exporter, un peu comme Hallyday, c’est l’exception Française musicale et moi je suis désolé, mais cela ne passe pas.

Je le savais par lecture interposée, mais le choc est assez rude pour moi, The Do ne sont plus maintenant 3 mais 6 personnes. Alors qu’elle va être le résultat de tout ce changement ? Pour être parfaitement honnête j’ai été plutôt déçu par cette nouvelle mouture du groupe, non seulement par le fait qu’ils sont 6 sur scène, mais surtout par leurs nouvelles compositions qui je l’avoue m’ont laissé pour la plupart d’entre elles très perplexe. C’est tout d’abord avec deux morceaux déroutants que le spectacle commence. Je savais The Do orienté vers le bizarre et le non conventionnel, mais toujours avec beaucoup de poésie et de candeur. Ce soir, je n’ai ressenti que de la froideur. Sur le premier morceau, The Calendar, Olivia chante avec l’aide d’un mégaphone serti de petites ampoules, je ne retrouve pas vraiment sa voix éraillée et plaintive qui fait son charme, mais c’est surtout l’influence un peu free jazz des morceaux qui ne m’attire pas vraiment. Je suis aussi un peu troublé par le fait de voir tant de musiciens, il semble que ce soit la rançon de la gloire et The Do comme Cocoon a cédé à la tentation. Le son est parfait, ample et très diversifié par le nombre d’instruments présents, mais la magie a disparu, la magie et ce petit côté amateur que j’aimais bien. J’ai trouvé, mais peut-être est-ce mon imagination qu’Olivia semblait un  peu plus distante que par le passé. Dan est égal à lui-même, souvent derrière les claviers et parfois aussi à la basse. J’ai tout de même le handicap de ne pas avoir écouté l’album ce qui rend la tache plus difficile ce soir. Il faut attendre un bon moment avant que The Do joue enfin un ancien morceau, en l’occurrence On My Shoulders, dans une version à deux vitesses qui commence dans un tempo très soft avant de prendre son allure de croisière telle qu’on la connaît dans la version standard. Ce qui a beaucoup changé aussi c’est l’adjonction des cuivres joués par une jeune femme blonde en arrière-plan. La seconde partie du concert est  plus consacrée au premier album, Aha sera certainement mon morceau préféré de cette soirée, j’ai tout de même regretté l’absence sur la setlist du magnifique Unissasi Laulelet chanté en finnois par Olivia. Et puis j’ai été  un peu désorienté par le fait qu’Olivia ne joue plus de guitare électrique, juste quelques morceaux à la guitare acoustique.

Le premier rappel débute assez bizarrement avec les trois jeunes femmes rassemblées en arc de cercle devant le micro pour interpréter Moon Mermaids un morceau un peu intemporel qui ne m’a pas vraiment séduit ! Le morceau suivant, Dust It Offne ne va pas me convaincre non plus. Heureusement, le groupe revient pour un dernier et ultime rappel avec The Bridge is Broken. 1 h 30 de concert qui me laisse assez dubitatif. Je n’ai pas vraiment ressenti de communion entre le groupe et le public, pas beaucoup d’échanges, on saura juste que leurs familles respectives étaient présentes ce soir. Olivia était bien jolie avec ses cheveux longs, son short et ses collants fantaisie, mais cela n’a pas suffi à me convaincre !

Un tour au merchandising : 15 euros le CD j’irai l’acheter ailleurs, ce ne sera pas plus cher. Curieusement, alors que j’écris ce compte rendu quelques jours après le concert, j’écoute en même temps leur dernier album et contrairement à l’impression du live, j’apprécie beaucoup les deux premiers morceaux, joués sur scène, particulièrement d’ailleurs The Calendar. À suivre donc, quoi qu'il en soit, mon impression reste la même, un concert en demi-teinte qui ne m’a pas véritablement séduit.»






photos de gilles b




The Dø est un groupe de musique indie pop formé à Paris en 2005. Il est composé du duo Olivia Merilahti (chanteuse et musicienne franco-finlandaise) et Dan Levy (musicien et compositeur de musique de film), accompagné sur scène toujours par un batteur. Oscillant entre folk et rock, leur univers musical pourrait ressembler à Blonde Redhead ou Joanna Newsom, mais c’est trop de comparaisons inutiles. La recherche de sonorités nouvelles dans un cadre de chansons en anglais et en finnois. Signe des temps, The Do s’est fait connaître avec une musique de pub télé. Leur premier album A Mouthful atteint dès sa sortie en 2008 la première place des ventes en France, les consacrant comme le premier groupe français anglophone à atteindre cette position.


 Albums
  2005 - Empire of the Wolves / Soundtrack
2008 - A Mouthful (2008)
2010 - A Mouthful [U.S. Release]
2011 - Both Ways Open Jaws

 EP
2010 - Dust It Off





Olivia B. Merilahti : vocals, guitar, backing
vocals
Dan Levy : bass, backing vocals
+
Band


La Setlist du Concert
THE DO
 The Calendar (Both Ways Open Jaws - 2010)
Gonna Be Sick (Both Ways Open Jaws - 2010)
Smash Them All (Night Visitors) (Both Ways Open Jaws - 2010)
Too Insistent (Both Ways Open Jaws - 2010)
Slippery Slope (Both Ways Open Jaws - 2010)
On My Shoulders (A Mouthful - 2008)
The Wicked & The Blind (Both Ways Open Jaws - 2010)
Bohemian Dances (Both Ways Open Jaws - 2010)
Leo Leo (Both Ways Open Jaws - 2010)
Aha (A Mouthful - 2008)
Tightrope (Janelle Monáe Cover)
Playground Hustle (A Mouthful - 2008)

Encore 1

Moon Marmaids (Both Ways Open Jaws - 2010)
Dust It Off (Both Ways Open Jaws - 2010)

Encore 2

The Bridge Is Broken (A Mouthful - 2008)



La durée du concert : 1h30

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mardi 8 mars 2011

THE JOY FORMIDABLE ~ Studio 104. La plaine Saint Denis.










STUDIO 104.



Ce qu’en a pensé Gilles B. :

« C’est peu dire que je suis excité par ce concert de The Joy Formidable plutôt impromptu. Une semaine plus tôt, je découvrais que le groupe allait participer à l’émission le Live de La Semaine de Canal+. Le lendemain, je recevais la confirmation de ma  place pour cet enregistrement et me voici devant le Studio 104 par une belle fin d’après-midi annonciatrice d’un printemps plus que tout désiré.

Le live de la semaine c’est tout d’abord un passage obligé par la prestation en live des guignols de l’info, pas désagréable d’ailleurs avec la marionnette de Jacques Chirac toujours aussi désopilante, surtout il faut le dire grâce à la voix d’ Yves Lecocq. 20 h 10, changement de plateau. Sur scène la batterie est toujours sur la droite, éclairages plus nombreux et présence de nombreuses caméras. J’opte pour un gradin en bas presque complètement sur la droite, ainsi j’éviterai les caméras. La régie a prévenu «attention ! Ce groupe joue fort». Et cela presque d’un ton admiratif. La majorité du public ne connaît le groupe ni d’Ève ni d’Adam, mais je reconnais quand même pas mal de fidèles. Michael a réussi à trouver une invitation, tant mieux.

Il est 20 h 30 quand le groupe apparaît sur le côté du plateau et passe devant moi. Évidemment, mes yeux suivent tout d’abord la jolie Ritzy Brian particulièrement ravissante dans une mini robe mauve qui lui va à ravir. Elle est un peu plus maquillée que d’habitude, plus de noir autour des yeux, j’aime tout simplement. Mais, l’important et objet de ma présence est surtout une mise en bouche sonique et bienfaitrice. Comme à La Flèche d’Or il y a quelques semaines le groupe attaque en semi douceur avec le très bon The Everchanging Spectrum, le son est parfait, on sent que la régie bride un peu la sono au niveau des guitares, car le son qui me parvient provient surtout des amplis placés légèrement en biais, surtout celui de Ritzy. C’est pratiquement la  première fois que je vois le groupe avec autant de recul et ce qui me frappe en premier lieu c’est la justesse de la voix de la chanteuse qui au fil des trois dernières années a gagné énormément en précision. Ce premier morceau est très long et illustre bien le style particulier du groupe, des passages aériens et presque doux suivis par de la furie sonique. Rhydian est déjà à genoux devant son ampli de basse. Ce que j’ai pu constater ce soir et que je ne voyais pas forcément lors des autres concerts c’est l’usage assez parcimonieux, tout de même, mais toujours à bon escient de quelques samples lancés par Matt le batteur (sur The Greatest Light par exemple). Matt qui est toujours aussi efficace est spectaculaire, un peu moins isolé ce soir, car à La flèche d’Or il était vraiment sur l’extrême droite de la scène (un vilain mot trop entendu ces temps-ci). Comme par contraste, le groupe attaque sur un morceau court et rapide avec l’excellent The Magnifying Glass suivi par le traditionnel Austère dont les Ouh Ouh Ouh Ouh Ouh ne sont pas repris par le public qui majoritairement ne connaît pas le morceau, mais c’est en frappant dans ses mains que ce dernier se manifeste. Bonne version comme d’habitude. Je commence un peu à trépigner, car je n’ai pas l’habitude de voir un groupe que j’aime assis et à distance, enfin une distance toute relative. Ce que j’aime, c’est de voir le chauffeur de salle, juste à ma droite, celui qui nous a expliqué le déroulement des Guignols puis du Live prendre son pied, imité par le chef de plateau, une femme d’un certain âge qui manifestement apprécie elle aussi ce trio inconnu venu du Pays de Galles pour nous remettre dans le droit chemin de la musique sonique. Le tout dans la bonne humeur, car c’est un plaisir de voir Ritzy Brian dans sa gestuelle digne du meilleur guitar héro, sans frimer, juste pour le plaisir. Quand je la vois pliée en arrière avec la Fender qui hurle c’est tout de même drôlement jouissif !!! Et c’est bon aussi de voir ce groupe qui après presque trois années de tournées incessantes n’a pas perdu une once de fraîcheur, un groupe qui prend son pied en jouant sa propre musique. Que demander de plus ? Et bien un Craddle qui va être pratiquement parfait ce soir, grosse version suivie un peu plus tard d’un Whirring au dessus du lot. Le public à l’initiative d’un petit groupe derrière moi s’est enfin levé pour 7 minutes incandescentes et parfois «bruitiste» avec toujours ce final très particulier, j’aime tout simplement. Un remerciement, la promesse de venir jouer dans des festivals (lesquels ???  lesquels !!!) Le groupe quitte la scène après presque 45 minutes de concert et 8 morceaux joués. Ils ne reviendront pas hélas, il faut dire que le Live de la Semaine est un concert un peu particulier et formaté.

Ni une ni deux, je réclame une setlist. Puis avec les potes on se retrouve dehors à bavarder avec l’espoir de voir le groupe. Un quart d’heure plus tard, nous ne sommes plus que trois fidèles à attendre un peu désespérément, mais il semble que le groupe soit parti avant notre sortie du studio 104, j’ai quand même  croisé leur manager qui m’a fait un petit signe de tête amical. Une petite  frustration, car il n’y aura pas de photo ce soir avec Ritzy, il restera dans mon esprit l’image de leur belle prestation, des réflexions avec quelques fans sur le chemin parcouru en trois ans, Canal + puis bientôt les Black Sessions de Lenoir. J’espère que le groupe saura grandir avec intégrité. Je leur souhaite  de plus en plus de succès en sachant que dans ce cas, ils seront vraisemblablement de moins en moins accessibles, mais peu importe, ce groupe est une sorte de fontaine de jouvence pour moi et cela n’a pas de prix. »










The Joy Formidable est un trio rock provenant de North Wales(Royaume-Uni) et résidant actuellement à Londres. Leur style musical est une etiquette Dream pop, Indie Dirge pop, avec une comparaison  à des groupes tels que les Pixies ou les Smashing Pumpkins. Ils firent leur première apparition scénique au festival In The City en 2006 sous le nom de Sidecar Kisses.

(http://www.myspace.com/thejoyformidable)


•    The Big Roar (January 2011)
EP
 •    A Balloon Called Moaning (February 2009)
    •    First You Have to Get Mad – live album (November 2009)








 Ritzy Bryan (Vocal/Guitar)
Rhydian Dafydd (Vocal/Bass)
Matt Thomas (Drums)









La Setlist du Concert
THE JOY FORMIDABLE



The Everchanging Spectrum Of A Lie (The Big Roar - 2011)


The Magnifying Glass (The Big Roar - 2011)

Austere (The Big Roar - 2011)

I Don’t Want To See You Like This (The Big Roar - 2011)

The Greatest Light Is The Greatest Shade (The Big Roar - 2011)
Craddle (A Balloon Called Moaning - 2009)

A Heavy Abacus (The Big Roar - 2011)

9669 (A Balloon Called Moaning - 2009)

Whirring (The Big Roar - 2011)









La durée du concert : 0h45

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