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jeudi 15 mai 2014

THE HORRORS ~ La Gaité Lyrique. Paris.












 LUMINOUS WORLD TOUR 2014
 

Support Act : THE PROSPER ORNAMENTS



Ce qu’en a pensé Émilie : 

« Il est déjà 19h45 lorsque Guillaume et moi arrivons à la Gaîté Lyrique, mais même si le concert est complet, nous obtenons une place pas trop loin à droite sans difficultés. Nous aimons bien cette salle, autant l’intérieur cubique que l’architecture extérieure. Pendant la première partie, nous étions davantage vers le centre, mais pour The Horrors, le côté s’avèrera beaucoup plus agréable. Non pas que cela remue, loin de là, mais les lumières, de face, sont aveuglantes.

On attaque rapidement la soirée avec le quatuor anglais de The Proper Ornaments, que je ne connaissais pas. Ils nous offrent une pop 60’s ma foi bien troussée. Les chœurs à la Beach Boys, c’est quelque chose que j’aime beaucoup lorsque c’est bien fait, et ça l’était, donc un bon moment que cette première partie, tout à fait dans le ton de la soirée. Car ceux qui, comme nous, ont connu The Horrors avec She Is The New Thing ou Sheena Is A Parasite, risquent fort d’être surpris s’ils ont loupé un épisode : le quintette lorgne maintenant bien plus du côté de Joy Division que de celui des Eighties Matchbox B-Line Disaster. 


L’attente fut un peu longue après la première partie, vers 21h30 The Horrors montent enfin sur scène. Tout d’abord les quatre musiciens (ce qu’ils ont l’air jeune, je n’y avais jamais fait autant attention, je dois commencer à me faire vieille du haut de mes 29 ans). Malheureusement, le batteur Coffin Joe m’est caché par les amplis et les claviers de Tom Furse, et j’ai un peu de mal à distinguer à gauche le guitariste Joshua Hayward, mais j’ai par contre une vue parfaite sur le dansant bassiste Rhys Webb, dont l’enthousiasme ne faiblira pas pendant le concert. On ne peut pas en dire autant du chanteur Faris Badwan, qui monte sur scène en dernier sous les acclamations d’un public en grande partie féminin et dont l’intérêt ne semble pas uniquement musical (« Faaaarrrriiiiisssss !!! »). Même si ce genre de comportement qui semble ignorer totalement le reste du groupe m’irrite au plus haut point, je ne saurais les blâmer, Faris se plaçant sans problème parmi les chanteurs les plus sexys que j’ai eu l’occasion de voir sur scène. Et cela en ne cherchant aucunement à plaire particulièrement, enfin si l’on excepte sa tenue (tout de noir vêtu avec une touche de rouge, et la classique veste en cuir qu’il ôtera par la suite). Il nous remerciera bien à l’occasion, mais sera peu causant dans l’ensemble. Ce n’est pas gênant, Faris a toujours été comme ça sur scène, pas vraiment avec nous (c’est la huitième fois que je le vois ce soir, six avec The Horrors et deux avec Cat’s Eyes).

Etonnamment, le groupe attaque direct avec le monument qu’est Sea Within A Sea, qui aura moins d’impact qu’en fin de set. Pas forcément fan du nouvel opus, Luminous, que je ne trouve pas mauvais mais plutôt ennuyeux, je suis contente de voir le groupe s’orienter vers le deuxième album en enchaînant avec Who Can Say puis l’excellente Scarlet Fields. Il n’y aura au final que quatre extraits du petit dernier, un peu bizarre pour un concert plus ou moins promo, dont la plutôt réussie So Now You Know, qui a tendance à vous rester dans la tête un bon bout de temps. Le son est plutôt bon, même si la voix de Faris est en retrait, et je ne pense pas que le réglage du micro en soit le seul responsable. Les nouveaux morceaux s’intègrent bien, mais restent en deçà des compositions de Primary Colours,  comme la somptueuse Mirror’s Image. Je suis pour l’évolution musicale au sein d’un groupe, mais une ou deux chansons de Strange House auraient été bienvenues, pour casser la monotonie d’un set trop linéaire, qui devient rapidement assez poussif bien que les musiciens semblent heureux d’être là. On ne s’ennuiera cependant pas tant que cela, puisque le set principal s’achèvera au bout de dix titres seulement, sur Still Life, single du précédent album Skying. Et Faris nous l’a bien fait comprendre en remettant sa veste malgré la chaleur qui régnait dans la salle.

Il y aura tout de même un rappel, constitué de l’unique Moving Further Away, étirée au possible dans un style un peu Sonic Youthien, Joshua étant un gros fan de la formation New Yorkaise. Un joli final (même si la partie « Oh, I surrender, this is » a une fâcheuse tendance à me faire penser à Murray Head). Mais le concert aura à peine dépassé une heure, ce qui avec quatre albums au compteur, est quand même un peu du foutage de gueule. Je ne pourrais même pas dire que j’étais déçue, le Bataclan en 2011 ayant été exactement dans le même genre (quelques mois avant, j’avais eu pile la même setlist au Rock en Seine, c’est dire). Je me doutais donc bien que j’allais certainement assister à un concert très court et sans Strange House, mais ça ne passe pas beaucoup mieux en étant prévenue avant. Certes, c’est mon problème si j’adhérais davantage au premier album (d’ailleurs ce n’est pas exactement ça, je trouve Primary Colours bien plus abouti, mais les titres de Strange House rendent mieux en live). Le Trabendo en 2009, avec trois morceaux du premier album en rappel, frôlait la perfection. Tant pis, je retenterai l’expérience au Rock en Seine en août. Au moins, là, il n’y aura pas la déception d’avoir déboursé presque trente euros pour une heure de set (même le double en fait, puisque j’ai poussé Guillaume à venir mais il aura aimé encore moins que moi, préférant même la première partie). Il semblerait que les organisateurs ont enfin eu la bonne idée de les programmer de nuit après deux sets en journée, j’espère que le groupe saura davantage me convaincre, car même si ce concert n’était pas vraiment mauvais, je ne peux pas dire qu’il me restera longtemps en mémoire.
»





photos de robert gil



The Horrors est un groupe de punk/garage originaire de Southend on Sea, au Royaume-Uni formé durant l'été 2005,  avec un style rock-gothique et ils ont évidemment une vague d'influences importante.






The Horrors EP (2006)
Strange house (2007)
Primary Colours (2009)
Skying (2011)

Luminous (2014)


THE HORRORS

Faris Badwan – lead vocals (2005–present)
Tom Cowan – synthesizer, bass (2005–present)
Joshua Hayward – guitar, piano (2005–present)
Joe Spurgeon – drums and percussion (2005–present)
Rhys Webb – bass, organ (2005–present)



THE SETLIST
THE HORRORS

 
Sea Within A Sea (Primary Colours - 2009)
Scarlet Fields (Primary Colours - 2009)
In and Out of Sight (Luminous - 2014)
Endless Blue (Skying - 2011)
I See You (Luminous - 2014)
Mirror's Image (Primary Colours - 2009)
Falling Star (Luminous - 2014)
So Now You Know (Luminous - 2014)
Who Can Say (Primary Colours - 2009
Still Life (Skying - 2011)


Encore


Moving Further Away (Skying - 2011)





 Time Set : 1h10

AFFICHE / PROMO / FLYER
 





mercredi 23 avril 2014

JELLO BIAFRA & THE GUANTANAMO SCHOOL OF MEDICINE ~ Le Cent Quatre (104). Atelier 400. Paris.









TOUR 2014
 

Support Act : Le Sel

   Ce qu’en a pensé Émilie : 

« Après Kaiser Chiefs hier soir, j’enchaîne ce soir avec Jello Biafra & the Guantanamo School of Medicine. Troisième fois que je les vois, mais la salle m’est inconnue : il s’agit du 104. Je n’aurai que du positif à en dire : vigiles très sympas (le monsieur m’a dispensé de la fouille en me disant que c’était inutile pour un si petit sac), staff accueillant qui m’empêchera de passer tout droit devant la salle en elle-même (c’est un labyrinthe là-dedans !), salle cubique à l’acoustique très correcte même si le son était quand même un peu fort (mais c’est peut-être le mesureur de décibels qui me donnait cette impression, il ne vaudrait mieux pas qu’ils fassent venir The Jim Jones Revue ou My Bloody Valentine dans cette salle d’ailleurs). Les gradins sont rangés sur le mur du fond, la configuration ce soir étant bien sûr intégralement debout. 

Ma place indiquait 21 h, pourtant lorsque je suis arrivée à 20h45, la première partie avait déjà commencé, dommage. C’est un quatuor français du nom de Le Sel, un chanteur/guitariste, un bassiste, un batteur et plus étonnant vu que la formation lorgne plutôt du côté du punk, un clavier. Le chant en français (le braillement devrais-je dire) ne m’attire pas des masses, mais ne me rebute pas non plus, la musique est sympa, le clavier apporte vraiment une touche d’originalité bienvenue. Pas de militantisme chez Le Sel (en tout cas pas dans ce que j’ai assimilé de leurs textes), mais l’envie de jouer est là, on passe un bon moment, dans une ambiance plutôt rétro.


  Il est déjà 22 h lorsque les guitaristes Ralph Spight et Kimo Ball, le bassiste Larry Boothroyd et le batteur Paul Della Pelle prennent leurs positions respectives sur scène. Ladite scène est très haute, je ne me risque pas à tenter un premier rang et je reste dans le fond à droite, confortablement (enfin tout est relatif) posée contre le mur. Contrairement au Glazart où j’avais à peine vu Jello et pas du tout le groupe, ce soir ma vue sera correcte du haut de mon mètre 60, la seule gêne provenant des allers-retours incessants des gens vers le bar. La prochaine fois, j’opterai pour la gauche ! De mon côté le public est d’un âge bien avancé (certains ont peut-être vu les Dead Kennedys en concert, comme je les envie !) et finalement pas très punk comparé à la foule bigarrée du Glazart. Je serai même une des personnes les plus remuantes dans mon coin, et je suis très très loin de pogoter. Mais vers le centre, ce sera une autre affaire. Jello Biafra fera comme d’habitude une entrée en scène théâtrale, chapeau et canne, chemise rouge et noire, le grand jeu ! L’ouverture sur la dansante The Brown Lipstick Parade est une très bonne idée, on est aussitôt dans le bain. Les titres de GSM s’enchaînent avec en intermède les longs discours de Jello, pendant lesquels tout le monde ou presque en prend pour son grade (le capitalisme, Barack Obama, le Front National, François Hollande…). Le premier titre des Dead Kennedys sera California Über Alles, copieusement applaudi par un public qui attend visiblement impatiemment le revival 80’s, même si les morceaux récents sont aussi très bien accueillis. Je ne m’en cache pas, j’ai une (grosse) préférence moi aussi pour les morceaux des DK. Jello transforme son hymne en hommage à Edward Snowden, il faut bien actualiser un peu le propos.  Plus tard, le chanteur nous encouragera à raisonner les personnes de notre entourage attirés par les discours de l’extrême droite, avant de balancer un Nazi Punks Fuck Off finalement un peu contradictoire mais tellement jouissif. Cela dit, Jello ferait bien d’appliquer les conseils qu’il nous donne avec ses amis des DK, qui ne sont certainement pas membres du FN mais avec lesquels il ne privilégie visiblement pas le dialogue (mais eux non plus d’ailleurs ne font pas d’efforts de ce côté).
 

Avec Three Strikes, c’est la nouvelle mode des prisons privatisées que Jello dénonce crûment. Il troquera ensuite son tee-shirt « Shock-U-Py! » contre un « Stop au gaz de schiste » copieusement applaudi, le titre des Dead Kennedys Chemical Warfare venant illustrer le propos. J’adore cette chanson ! Mais c’est bien Shock-U-Py! qui viendra clore le set principal, Jello nous encourageant alors à saboter les grosses entreprises, sans usage de violence. Pour le coup, je ne partage pas forcément l’intégralité de son point de vue, on ne sait jamais ce que ce genre de propos tenu devant une foule peut donner comme résultat. Étrangement d’ailleurs, alors que Jello incite les gens à penser par eux-mêmes, personne ne le contredira ce soir sur aucun point. C’est le côté un peu paradoxal de ce type de concert militant. Cela dit, je suis d’accord avec Jello sur pas mal de points, et je suis heureuse de venir l’écouter déblatérer sans fin sur moult sujets, mais je n’aimerais pas non plus que tous les concerts que je vais voir se déroulent de cette façon. Mais musicalement la formation n’est pas en reste et Shock-U-Py! nous offre, au milieu d’un set orienté punk, un grand moment de rock’n’roll. Don’t hate the media, become the media !

Le rappel s’ouvre sur une B-side des DK que je ne connaissais pas (honte à moi !), Police Truck, que Jello espérait ne plus avoir à jouer, mais il ne faut pas rêver (le titre dénonce les violences policières). Après Pets Eat Their Master, le groupe quittant la scène après avoir serré des mains au premier rang, j’ai comme un doute : va-t-on partir sans Holiday In Cambodia ? Pas mal de gens quittent la salle, certainement la peur de manquer le dernier RER, il est déjà 23h15. Mais le groupe revient, et lorsque Ralph demande ce que l’on souhaite avoir, le public fait clairement comprendre qu’il attend comme moi le mythique morceau des DK. On commencera cependant par Hollywood Goof Disease, après que Jello nous ait gratifiés de son opinion sur tout le foin qui est fait autour du bébé princier en Angleterre (il adore ça et dévore tous les magazines qui en parlent, non je déconne !). Et on a enfin notre Holiday In Cambodia, magistral, Jello torse nu et tee-shirt sur la tête, je dégage mes bouchons et profite à fond du moment. 


Alors que nous pensions avoir atteint le summum, le quintette revient pour un troisième rappel ! Après avoir chaleureusement remercié ses musiciens, son équipe et le groupe de première partie, Jello nous informe qu’il espère qu’aucun d’entre eux ni aucun d’entre nous ne rentrera dans cet état… et oui, le groupe attaque Too Drunk To Fuck ! Et c’est le délire le plus total pour Jello, qui termine le morceau en nous annonçant voir un Jésus gigantesque plus grand que la Tour Eiffel (notez l’adaptabilité au public) qui lui pisse dessus. La conclusion de cette tirade dantesque : si tous ces cathos intégristes montaient vraiment au paradis, on pourrait l’avoir sur Terre, le paradis en question ! Point de vue radical copieusement applaudi par un public conquis (ou trop bourré pour comprendre un mot d’anglais de plus), comme d’habitude Jello grossit le trait au maximum, mais on ne peut pas nier qu’il y a beaucoup de vrai dans ce qu’il dit. On a normalement dépassé l’heure du couvre-feu, mais Jello et sa bande, déchaînés, enchaînent sur un ultime Crapture.

Que dire de plus ? Deux heures de concert (Jello étant un vrai perroquet, cela ne fait que 19 morceaux au total, mais ça reste excellent), un groupe en grande forme qui est loin de se reposer sur la carrière discographique des Dead Kennedys, qui ne représentera qu’un tiers de la setlist, un Jello remonté à bloc qui slammera à plusieurs reprises malgré ses 55 printemps, en résumé, on approche la perfection ! Merci Jello, merci The GSM, merci le 104 !
»







photos de robert gil


Eric Reed Boucher, connu sous le pseudonyme de Jello Biafra, est un chanteur, activiste, politicien et militant écologiste dans le Colorado, aux États-Unis. Il est le fondateur et président du label musical Alternative Tentacles et l'ex-chanteur du groupe punk hardcore Dead Kennedys. Il est membre du Parti Vert des États-Unis. Il a été candidat aux primaires du Green Party en 2000, et a terminé quatrième aux élections municipales pour la mairie de San Francisco en 1979. Le nom de scène d'Eric Boucher renvoie à la marque Jell-O et au nom d'un pays appelé Biafra, qui a brièvement existé après avoir tenté de se séparer du Nigeria en 1966. Après quatre années de combats et une terrible famine, le Biafra a été réuni au Nigéria. Boucher a donc formé son nom de scène en opposant le nom d'une compagnie d'un produit alimentaire de piètre qualité à un autre nom évoquant une grande période de famine. Jello Biafra and the Guantanamo School of Medicine est un punk hardcore groupe mené par Jello Biafra . Ils ont sorti leur premier album, The Audacity of Hype en Octobre 2009. 





Avec Dead Kennedys
    •    Fresh Fruit for Rotting Vegetables - septembre 1980
    •    In God We Trust Inc. - décembre 1981
    •    Plastic Surgery Disasters - novembre 1982
    •    Frankenchrist - octobre 1985
    •    Bedtime for Democracy - novembre 1986


Spoken Word
    •    No More Cocoons - 1987
    •    High Priest of Harmful Matter − Tales From The Trial - 1989
    •    I Blow Minds For A Living - 1991
    •    Beyond The Valley Of The Gift Police - 1994
    •    If Evolution Is Outlawed, Only Outlaws Will Evolve - 1998
    •    Become The Media - 2000
    •    Machine Gun In The Clown's Hand - 2002
    •    In The Grip Of Official Treason - 2006


Jello Biafra & the Guantanamo School of Medicine
    •    Audacity of Hype - 2009 
 •     Enhanced Methods of Questioning - 2011
  •     White People and the Damage Done - 2013



JELLO BIAFRA & THE GUANTANAMO SCHOOL OF MEDICINE
Jello Biafra : Vocals
Ralph Spight (ex-Victims Family, Freak Accident) - Guitar
Kimo Ball (Freak Accident, Carneyball Johnson, Mol Triffid, Griddle) - Guitar
Andrew Weiss - bass
Paul Della Pelle - drums



THE SETLIST
JELLO BIAFRA & THE GUANTANAMO SCHOOL OF MEDICINE

The Brown Lipstick Parade (White People And The Damage Done - 2013)
John Dillinger (White People And The Damage Done - 2013)
New Feudalism (The Audacity Of Hype - 2009)
Panic Land (The Audacity Of Hype - 2009)
Barackstar O’Bummer (Shock-U-Py! EP – 2012)
Mid-East Peace Process (White People And The Damage Done - 2013)
California Über Alles (Dead Kennedys Cover) (Fresh Fruit For Rotting Vegetables - 1980)
Electronic Plantation (The Audacity Of Hype - 2009)
Burgers Of Wrath (White People And The Damage Done - 2013)
Nazi Punks Fuck Off (Dead Kennedys Cover) (In God We Trust, Inc. EP - 1981)
Three Strikes (The Audacity Of Hype - 2009)
Chemical Warfare (Dead Kennedys Cover) (Fresh Fruit For Rotting Vegetables - 1980)
Shock-U-Py! (White People And The Damage Done - 2013)

Encore 1


Police Truck (Dead Kennedys Cover) (Give Me Convenience Or Give Me Death - 1987)
Pets Eat Their Master (The Audacity Of Hype - 2009)

Encore 2

Hollywood Goof Disease (White People And The Damage Done - 2013)
Holiday In Cambodia (Dead Kennedys Cover) (Fresh Fruit For Rotting Vegetables – 1980)

Encore 3

Too Drunk To Fuck (Dead Kennedys Cover) (Give Me Convenience Or Give Me Death - 1987)
Crapture (White People And The Damage Done - 2013)



 Time Set : 2h00

AFFICHE / PROMO / FLYER