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samedi 7 mars 2015

MARK LANEGAN BAND ~ L'Alhambra. Paris.








   PHANTOM RADIO TOUR 2014

Support Act : LYENN - DUKE GARWOOD

Ce qu’en a pensé Émilie :  

« 7ème concert de Mark Lanegan ce soir pour moi, le quatrième avec le groupe. Et accessoirement, mon premier concert de 2015. Bizarrement, je ne suis pas plus enthousiaste que cela, trouvant le dernier album en date, Phantom Radio, trop lent à mon goût. Je l’aime bien, mais Bubblegum et surtout Blues Funeral resteront, je pense, un cran au-dessus dans mon esprit. Comme j’ai malgré tout apprécié le concert dans cette même Alhambra pour la tournée Imitations, je ne doute pas que je passerai quand même une bonne soirée, mais je crains fort de ne pas parvenir à la perfection absolue, par exemple, du Rock en Seine 2012. Je ne le sais pas encore, mais j’ai extrêmement  tort. 

J’arrive pour l’ouverture des portes, comme le concert est complet, il y a déjà une longue queue devant l’Alhambra, mais je me placerai sans problème au deuxième rang de la « fosse », les gens semblant plutôt enclins à se diriger vers les places assises. Comme d’habitude, Lyenn puis Duke Garwood ouvrent le set. La blague de Lyenn sur le fait qu’il soit notre apéritif ce soir (qu’il a déjà faite en 2013 dans cette même salle) sonne éculée, mais je rirai quand même lorsqu’il nous dira « Désolé de vous saper le moral, mais je vais continuer ». Un bon set, même sans la surprise des impressionnants cris qu’il pousse systématiquement à la fin. Dommage par contre qu’il jouait tout à gauche de la scène, la batterie pour le set de Garwood encombrant le milieu, car étant pour ma part à droite, je ne l’ai que plus ou moins vu.

Car oui, Duke Garwood, que je vois comme Lyenn pour la troisième fois ce soir, est maintenant accompagné d’un batteur, Paul May. Celui-ci reste discret, mais apporte définitivement de la profondeur aux morceaux, j’ai mieux aimé ce set que les deux précédents. Je ne suis pas fan (trop calme pour moi), mais j’ai toujours apprécié de profiter des talents de guitariste de Duke. Difficile cependant de rester concentrée tout du long, malgré un public respectueux qui applaudit copieusement entre chaque morceau, car près de deux heures et demie s’écouleront entre l’ouverture des portes et l’arrivée du Mark Lanegan Band sur scène. Ça fait définitivement un peu trop long…


Mais enfin, vers 21 heures, Jeff Fielder fait son entrée sur la scène de l’Alhambra, immédiatement suivi par Mark. J’ai frôlé la crise cardiaque, je pensais qu’il restait quelques personnes avant son entrée à lui :D La raison est toute simple : les deux premiers titres, When Your Number Isn’t Up (qui est fantastique en introduction !) et Low seront interprétés en duo. Mark boîte énormément, il aura du mal à rejoindre son micro, et lorsqu’il nous remerciera (presque entre chaque morceau !), sa voix ressemblera à un croassement, mais lorsqu’il chante, son timbre est toujours aussi merveilleux. Le son est parfait, et le restera lors de l’arrivée de la totalité du groupe. Même si la setlist continue pour l’instant son incursion dans les morceaux lents, Morning Glory Wine est tellement exceptionnelle avec les claviers d’Aldo (on aurait dit un orgue) que finalement je ne leur en tiens pas rigueur. De toute façon, dès The Gravedigger’s Song, le concert prend une tournure résolument rock qu’il ne quittera quasiment plus. Mark zappera purement et simplement le couplet en français de ce morceau (timidité de sa part ?). Comme il n’est pas très à l’aise dans la langue de Molière, je lui pardonne volontiers. La setlist est finalement parfaite, les nouveaux morceaux joués sont parmi mes préférés de Phantom Radio, et en live ils prennent clairement une autre dimension. Il reste cependant suffisamment de Blues Funeral pour que je ne bougonne pas en ressortant (je suis pourtant spécialiste pour ça), et le set inclura même un titre d’Imitations que nous n’avions pas eu en 2013, Deepest Shade. Par ailleurs, même si tout est relatif avec lui, je pense que Mark était vraiment content d’être là ce soir, puisqu’en dehors de ses nombreux remerciements, il présentera le groupe en qualifiant Aldo de « seul et unique ». Quand on sait que parfois, il ne se donne même pas la peine de parler à ses musiciens, cela veut dire beaucoup. Pour ma part, j’ai presque pleuré sur One Way Street, la première chanson solo de Mark que j’ai entendue de toute ma vie, et ce même si elle est fréquemment jouée live. Quant au final sur Death Trip to Tulsa (et son exceptionnelle partie électronique), il était grandiose.

Pendant le rappel, Mark nous dira, la main sur le cœur, que notre accueil signifie beaucoup pour lui. J’en ai été très touchée. Duke a rejoint le groupe pour les trois derniers morceaux de la soirée. Comme toujours, Methamphetamine Blues est accueilli avec grande joie par un public conquis, mais I Am The Wolf sera encore plus exceptionnelle pour moi. Alors que sur CD, je la trouvais sympa mais trop lente, sur scène, le texte prend toute son ampleur (« I am the wolf without a pack, banished so long ago… »). Ce morceau, que je trouve fort représentatif de la personnalité de monsieur Lanegan, aurait pu servir de clôture au set, mais nous aurons encore le droit à The Killing Season, un peu en dessous mais très bonne malgré tout. Les mots me manquent pour décrire cet excellent concert. Comme lors de sa dernière visite, Jeff Fielder nous a pris en photo (même si avec ma petite taille, j’ai peu de chances de figurer en bonne place dessus, j’espère réussir à la trouver cette fois), puis nous a annoncé que Mark viendrait d’ici une quinzaine de minutes à la table de merchandising.

J’y ai donc couru bien évidemment (désolée Gilles de ne pas avoir dit au revoir ;-)), et même si un splendide poster d’un loup près d’une baleine échouée m’a fait de l’œil, j’ai résisté au prix (un peu prohibitif, il faut bien l’avouer) de 35 € auquel il était affiché et, me contentant d’un bonnet à 10 €, j’ai fait dédicacer ma place par le grand Mark. Le personnel de l’Alhambra était bien plus cool que la dernière fois, les gens prenaient des tonnes de photos, avant même d’être près de Mark, je trouve ça un peu malpoli même si je peux les comprendre. Pour ma part, fortement intimidée comme d’habitude même si je le rencontrais pour la troisième fois, je me suis contentée de lui dire que j’avais trouvé le concert magnifique. J’ai ajouté un « See you at Rock en Seine » qu’il n’a pas dû entendre, les gens parlaient fort autour de nous, et ma voix est tellement minuscule ! Mais ce n’est pas grave, j’ai ma précieuse place dédicacée, et des souvenirs plein la tête d’un concert magnifique pour lequel je peine à trouver les superlatifs adéquats. C’était mon premier cette année, et je sais déjà qu’il se classera parmi les meilleurs du cru 2015. J’ai honte d’avoir émis des doutes sur la qualité de la setlist avant de venir. Un énorme merci Mark, Jeff, Aldo, Frédéric, Jean-Philippe, Duke et Paul pour cette magnifique soirée. On se voit à Rock en Seine les gars !
  »

 


Mark William Lanegan est un chanteur - compositeur de rock, américain de Ellensburg, Washington, à la voix rauque, successivement membre de The Jury, Screaming Trees, Mad Season, Queens of the Stone Age et The Gutter Twins. Tout droit venu de Seattle, il a travaillé avec des musiciens tels que Kurt Cobain, Layne Staley (au sein de Mad Season), Isobel Campbell, Twilight Singers (dont le leader Greg Dulli est l'autre membre des Gutter Twins), Mondo Generator, Melissa Auf Der Maur,Jeffrey Lee Pierce du Gun Club, Martina Topley-Bird, Masters of Reality, The Desert Sessions, Mike Watt.




 
With Screaming Trees

    •    (1986) Clairvoyance (Velvetone)
    •    (1987) Even If and Especially When (SST)
    •    (1988) Invisible Lantern (SST)
    •    (1989) Buzz Factory (SST)
    •    (1991) Uncle Anesthesia (Epic)
    •    (1992) Sweet Oblivion (Epic)
    •    (1996) Dust (Epic)

 Solo
    •    (1990) The Winding Sheet (SubPop)
    •    (1994) Whiskey For The Holy Ghost (SubPop)
    •    (1998) Scraps At Midnight (SubPop) (avec ses amis des Queens of the Stone Age)
    •    (1999) I'll Take Care of You (SubPop) (album de reprises)
    •    (2001) Field Songs (SubPop)
    •    (2003) Here Comes That Weird Chill (Beggars Banquet)
    •    (2004) Bubblegum (Beggars Banquet)

  •    (2012) Bubblegum (4AD)
•    (2013) Imitations (Vagrant Records) 
 •    (2014) Phantom Radio (Vagrant Records)

Contributions, projets 
    •    (1987) 448 Deathless Days (Steve Fisk)
    •    (1990) Harmony in Defeat (King Krab)
    •    (1992) Jamboree (Beat Happening)
    •    (1993) Satisfied Mind (The Walkabouts)
    •    (1994) Volume 9 (Various Artists)
    •    (1995) Ball-Hog or Tugboat (Mike Watt)
    •    (1995) Over and Thru the Night (Steve Fisk)
    •    (1995) Above (Mad Season)
    •    (1996) Twisted Willie (Various Artists)
    •    (1999) More Oar: A Tribute to the Skip Spence Album (Various Artists)
    •    (2000) Rated R (Queens of the Stone Age)
    •    (2001) Human Beans (earthlings?)
    •    (2001) Sing a Song For You (Various Artists)
    •    (2001) Free the West Memphis Three (Various Artists)
    •    (2001) Desert Sessions 7 & 8 (Various Artists)
    •    (2001) Deep in the Hole (Masters of Reality)
    •    (2001) Give the People What We Want (Various Artists)
    •    (2002) Songs for the Deaf (Queens of the Stone Age)
    •    (2003) Quixotic (Martina Topley-Bird)
    •    (2003) A Drug Problem That Never Existed (Mondo Generator)
    •    (2003) Blackberry Belle (Twilight Singers)
    •    (2004) Time is Just the Same (Isobel Campbell)
    •    (2004) Auf der Maur (Melissa Auf der Maur)
    •    (2004) Leave No Ashes (Burning Brides)
    •    (2004) Demolition Day (Mondo Generator)
    •    (2004) She Loves You (The Twilight Singers)
    •    (2005) Sunday Night: The Songs of Junior Kimsbrough (Various Artists)
    •    (2005) Lullabies to Paralyze (Queens of the Stone Age)
    •    (2005) Dog Train (Sandra Boynton)
    •    (2006) Ballad of the Broken Seas (Isobel Campbell et Mark Lanegan)
    •    (2006) Death By Sexy (Eagles of Death Metal)
    •    (2006) Return of the Golden Rhodes (The Baldwin Brothers)
    •    (2006) A Stitch in Time (The Twilight Singers)
    •    (2007) It's Not How Far You Fall, It's The Way You Land (Soulsavers)
    •    (2007) Era Vulgaris (Queens of the Stone Age)
    •    (2007) About A Son [Original Soundtrack] (Various Artists)
    •    (2007) I'm Not There [Original Soundtrack] (Various Artists)
    •    (2008) Saturnalia (The Gutter Twins)
    •    (2008) I am the Golden Gate Bridge (Creature with the atom brain)
    •    (2008) Sunday at Devil Dirt (Isobel Campbell et Mark Lanegan)
    •    (2008) Future Chaos (Bomb the Bass)
    •    (2008) Adorata (The Gutter Twins)
    •    (2009) Fate to Fatal (The Breeders)
    •    (2009) Transylvania (Creature with the atom brain)
    •    (2009) Consolation (Gary Heffern)
    •    (2009) Broken (Soulsavers)
    •    (2009) Summer's Kiss: A Tribute To The Afghan Whigs (Various Artists)
    •    (2010) Hawk (Isobel Campbell et Mark Lanegan)





MARK LANEGAN BAND 

Mark Lanegan : Vocals
Jeff Fielder : Lead guitar
 Duke Garwood: Guitar & Sax
Aldo Struyf (Keyboards, guitar)
Frédéric Jacques : Bass
 Jean-Philippe De Gheest : Drums

THE SETLIST
MARK LANEGAN BAND

When Your Number Isn’t Up (Bubblegum – 2004)
Low (Field Songs – 2001)
Morning Glory Wine (Bubblegum – 2004)
No Bells On Sunday (No Bells On Sunday EP – 2014)
The Gravedigger’s Song (Blues Funeral – 2012)
 Harvest Home (Phantom Radio – 2014)
Quiver Syndrome (Blues Funeral – 2012)
One Way Street (Field Songs – 2001)
Gray Goes Black (Blues Funeral – 2012)
Deepest Shade (Imitations – 2013 The Twilight Singers Cover)
Hit The City (Bubblegum – 2004)
Ode To Sad Disco (Blues Funeral – 2012)
Riot In My House (Blues Funeral – 2012)
Harborview Hospital (Blues Funeral – 2012)
Floor Of The Ocean (Phantom Radio – 2014)
Torn Red Heart (Phantom Radio – 2014)
Sleep With Me (Here Comes That Weird Chill EP – 2003)
Death Trip To Tulsa (Phantom Radio – 2014)


Encore

Methamphetamine Blues (Bubblegum – 2004)
 I Am The Wolf (Phantom Radio – 2014)
The Killing Season (Phantom Radio – 2014)



 Time Set : 1h25

AFFICHE / PROMO / FLYER
  




jeudi 1 janvier 2015

jeudi 11 décembre 2014

WINTER CAMP FESTIVAL : THE AMAZING SNAKEHEAD - THE WYTCHES ~ La Flèche d'Or. Paris.











 
 ANNABEL DREAM READER TOUR 2014



Support Act : THE AMAZING SNAKEHEAD - PS I LOVE YOU - SAPIN


Ce qu’en a pensé Émilie :  

« Ce que j’avais hâte de revoir les Wytches après une excellente prestation dans les studios de Canal + ! Le cadre intimiste de la Flèche d’Or sera parfait pour nos retrouvailles… Euh, j’en fais un peu trop, c’était il y a seulement trois mois. Mais c’est que je les adore, ces petits gars de Brighton, auteurs selon moi avec Annabel Dream Reader d’un des meilleurs albums de 2014. Les portes ouvrent en retard, ce qui me laissera le temps de converser avec Nicolas, rencontré en 2012 lors du Trabendo de Mark Lanegan. Qui m’abandonnera ensuite car il attend quelqu’un, fan de Sonic Youth que je n’aurais finalement pas l’occasion de rencontrer : à peine rentrée dans la minuscule salle, je me suis faufilée sur la seule place restante au premier rang, tout à gauche, près des appareils de deux photographes pros, et du fameux pilier escaladé par Ricky Wilson en avril dernier. La salle est déjà bien remplie, il me faudra même un certain temps pour m’apercevoir que Gilles est là, à l’opposé de moi, à droite. 

On commence la soirée par le quatuor Sapin, qui joue une sorte de… country. En plus violent quand même, puisqu’il y a deux guitares électriques, une basse et une batterie. Réfractaire au genre, je me surprends cependant à sautiller au gré de leur musique joyeuse et finalement, plutôt originale pour un groupe français. Les gars sont sympas et ont l’air heureux d’être là, notamment le bondissant bassiste qui a un petit air d’Harry Potter avec ses lunettes rondes. On passe sans problème un moment agréable avec ce groupe au patronyme qui colle bien avec l’approche de Noël. Bon, j’ai ri lorsque le chanteur nous a annoncés « On s’appelle Sapin », et pourtant c’était écrit sur ma place, mais au moins c’est un nom qu’on n’oublie pas…

Lorsque le roadie de PS I Love You commence à jouer après avoir fini d’accorder sa guitare, je comprends que je suis déjà en présence de la moitié de ce duo guitare-batterie, et quelle moitié ! Le gars est un guitariste de génie, capable de continuer à jouer tout aussi bien la guitare brandie derrière la tête ! Malheureusement, le son, très fort et pas très bon, cache un peu selon moi les capacités guitaristiques du monsieur. Alors qu’il est à un mètre de moi, je n’entends pas du tout sa voix, et la guitare est noyée sous un tas de bidouillages probablement voulus, mais qui pour moi gâchent un peu le plaisir. J’ai finalement préféré Sapin, mais le set était malgré tout agréable, ne serait-ce qu’en regardant les doigts du Canadien galoper sur le manche de son instrument à une vitesse proprement incroyable.


L’excitation monte ensuite d’un cran pour moi lorsque je réalise (oui, il me faut toujours un certain temps…) que Kristian Bell, chanteur des Wytches, va se retrouver sous peu à un mètre de moi lui aussi, une place encore meilleure que celle que j’occupais aux Studios 104. J’espère que j’entendrai davantage sa voix que celle du chanteur de PS I Love You… En attendant, le batteur Gianni Honey vient lui-même faire son soundcheck. Le verdict tombe rapidement dès l’entrée en scène du trio sur Digsaw, la voix de Kristian est en retrait, même si cela aurait pu être pire. J’ai viré mes protections auditives malgré un volume sonore conséquent, décidée à profiter à fond d’un set qui ne sera pas, je le sais, plus long que celui de l’Album de la Semaine : The Amazing Snakeheads sont la véritable tête d’affiche de ce soir. Mais peu importe, je suis à fond, même si je ne reconnais pas tous les morceaux (petites nouveautés ? Je dois avouer que jesuis peu sûre des morceaux joués, ayant dû reconstituer le set de mémoire car le groupe joue sans setlist, malheureusement pour moi qui aurait sûrement pu récupérer celle de Kristian sans problème.) Le public, bien que poli, semble plus perplexe qu’enthousiaste. Il faut dire que le décalage avec The Amazing Snakeheads qui passent ensuite est flagrant : Kristian ne communique pas avec le public, se contentant de quelques « Thank you », là où Dale Barclay va se révéler être un monstre scénique proprement impressionnant. Et le son crade du trio de Brighton (volontaire, au vu des enregistrements en studio), s’il est tout à ma convenance, contraste fortement avec la perfection absolue du son des Écossais : même avec mes bouchons d’oreille, je profiterai parfaitement de chaque instrument, voix comprise. La comparaison donc ne va pas en faveur de mes petits favoris du soir, Kristian lui-même nous dira laconiquement « Vous êtes venus voir The Amazing Snakeheads » (euh non, moi je suis venue pour vous les gars !), mais peu importe, moi j’ai adoré ce set à tendance grunge, plongé dans la pénombre, et ce même avec un Kristian un peu en retrait. J’aime ce déluge de décibels à travers lequel transparaissent des mélodies imparables, et les lignes de basse impeccables de Dan Rumsey. Revenez vite faire un set digne de ce nom dans la capitale, les gars !

Je dois reconnaître que j’ai bien failli partir ensuite, même si je connaissais deux choses des Amazing Snakeheads : le très bon Here It Comes Again, et leur réputation en ouverture de The Jim Jones Revue, gage de qualité pour moi. Mais je dois passer au stand de merchandising des Wytches, et je risque d’être juste pour le dernier métro si je reste pendant le set entier, et je n’aime pas voir des bouts de concert… Oui mais voilà, la salle est encore plus pleine qu’avant, alors de toute façon, atteindre le stand de merch à cet instant relève clairement de l’impossible. Alors je suis restée, et grand bien m’en a pris. Le quatuor écossais en effet, est impressionnant sur scène. Dale Barclay est aussi éloigné que possible de Kristian Bell comme frontman : de par son look, quasiment de skinhead, chemise en soie qu’il ôtera rapidement pour dévoiler son torse nu et un tatouage « Wild at heart » sur son bras, le ton est donné ; mais aussi de par sa voix, tendance Johnny Rotten, mais capable aussi d’alterner avec un registre plus doux, frôlant la schizophrénie. Dale est aussi le seul à ne pas carburer à la bière ce soir, montant sur scène
 avec… sa bouteille de Jameson. La demoiselle près de moi, en dehors de son joli décolleté, de ses talons de 10 centimètres peu adaptés à un concert rock et de son tambourin (dont j’entendrai chaque sonorité, c’est vous dire si le son est parfait), ne se fera remarquer que par le titre The Bullfighter, pendant lequel elle remplacera Dale au chant, de fort belle manière ma foi. Bon, elle a aussi joué de la guitare sur un morceau vers la fin, mais ce n’était pas forcément indispensable. Le batteur et le bassiste, eux, assurent un set carré, mais tout le monde, de toute façon, n’a d’yeux que pour Dale, qui arpente la scène tel un lion en cage. Descend dans le public. Nous demande si on comprend ce qu’il dit. Non, à dire vrai, à part les « fucking » à foison, son accent prononcé m’empêche d’assimiler un seul mot de ce qu’il dit. Peu importe, son charisme suffit à emporter le morceau. Dès l’intro, Jesus Freaks, qui doit durer dans les vingt secondes, on comprend que ce gars n’est pas tout seul dans sa tête. Ça pourrait être catastrophique, mais au final, j’ai devant moi un frontman au charisme ravageur, à qui il n’aura pas fallu deux morceaux pour retenir la spectatrice hésitante que j’étais au départ (fatiguée, enrhumée, et par-dessus le marché, pas venue pour eux à la base). Un sacré groupe donc, que j’espère avoir l’occasion de croiser à nouveau.

Leur set n’étant finalement pas beaucoup plus long que celui des Wytches, j’ai ensuite eu le temps de me faire plaisir au stand de merch de ces derniers (tee-shirt, 45 tours de Burn Out The Bruise, badge). Ceci après avoir, tristement rattrapée par ma timidité, abandonné l’idée d’aller demander des dédicaces à mes trois chouchous de la soirée, qui visiblement, ont maté le concert des Écossais deux mètres derrière moi ! Je quitte enfin la Flèche d’Or à plus de minuit après cette excellente soirée, la dernière de 2014 (musicalement parlant) pour moi. Si le line-up de ce Winter Camp Festival est aussi bon l’année prochaine, j’irai sûrement y refaire un tour ! »

 


The Wytches est un trio Anglais de surf/rock/punk/grunge/garage psychédélique formé à Peterborough en 2011.

(http://www.thewytches.com/)
(https://www.facebook.com/thewytches



Annabel Dream Reader  - 2014




THE WYTCHES

Kristian Bell (Lead vocals, guitar)
Dan Rumsey (bass, backing vocals)
Gianni Honey (drums)

THE SETLIST
THE WYTCHES 

Digsaw (Annabel Dream Reader - 2014)
Burn Out The Bruise (Annabel Dream Reader - 2014)
Beehive Queen (Annabel Dream Reader - 2014)
New song
Gravedweller (Annabel Dream Reader - 2014)
The Holy Tightrope (B-side - 2014)
Weights And Ties (Annabel Dream Reader - 2014)
New song

 Time Set : 0h40
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THE SETLIST
THE AMAZING SNAKEHEAD

Jesus Freaks (Intro)
Where Is My Knife (Amphetamine Ballads - 2014)
Nighttime (Amphetamine Ballads - 2014)
Storm A Coming (New song)
Here It Comes Again (Amphetamine Ballads - 2014)
Swamp Song (Amphetamine Ballads - 2014)
The Bullfighter (New song)
Heading For Heartbreak (Amphetamine Ballads - 2014)
Flatlining (Amphetamine Ballads - 2014)
Can’t Let You Go (New song)
Memories (Amphetamine Ballads - 2014)
I’m A Vampire (Amphetamine Ballads - 2014)



 Time Set : 0h40


AFFICHE / PROMO / FLYER