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mercredi 26 novembre 2008

Blood Red Shoes ~ Le Trabendo. Paris.






 
 
Première Partie : Peggy Sue and the Pirates



Ce qu’en a pensé Gilles :
« Quel cruel dilemme pour cette journée du 26 novembre 2008 ! Jugez plutôt : outre Blood Red Shoes au Trabendo, il y a, à quelques centaines de mètres à peine, Lemmy et sa bande qui investissent le Zénith pour prêcher la bonne parole du Rock'n'roll (j'ai d'ailleurs revendu ma place à JP, avec un pincement au cœur), et à La Cigale un groupe qui est rare en live, j'ai nommé Stéréolab. Il a fallu prendre une décision, et c'est le Trabendo que j'ai choisi. Déjà une petite dizaine de personnes lorsque j'arrive, Michael est là, puis Eric nous rejoint peu avant l'ouverture des portes. Direction la fosse côté gauche, on sera dans l'axe de Laura Mary Carter. La bonne nouvelle, c'est Cécile qui me la donne, en m'annonçant par téléphone qu'elle et Alice seront présentes ce soir. Je retrouve aussi avec plaisir Michaela, la piquante photographe. Notre petit groupe est au complet, sans compter les gens que l'on rencontre au fil des concerts. Le Trabendo est bien rempli, même si il n'affiche pas sold out - dommage car l'album des BRS est l’un des tout meilleurs de l'année (« Box Of Secrets »).

Surprenante première partie ce soir, avec Peggy Sue & The Pirates, deux jeunes femmes accompagnés d'un batteur. Anachronique, mais au final pas si mal que cela : ritournelles simplistes, parfum d'amateurisme mais j'ai bien aimé la voix de la brune à la guitare (et ses yeux par la même occasion). Voilà, rien de transcendant, mais un petit quelque chose qui m'a touché, par moments...

Cécile et Alice viennent d'arriver, on passe un bon moment ensemble avant le concert. La scène est dégagée, il ne reste que l'ampli de Laura Mary Carter, trop reculé à mon goût, deux lampadaires comme unique décor (hormis le rideau noir, sur lequel est inscrit « Blood Red Shoes »), et enfin la batterie de Steve Ansell qui, elle, est beaucoup trop avancée. Il me reste du concert de la Maroquinerie un sentiment d'inachevé, un bon concert mais où l'on aurait oublié les condiments. Que va-t-il en être ce soir, surtout que d'après certains échos, le groupe a interrompu un ou deux concerts en Allemagne suite à des propos sexistes des spectateurs envers Laura Mary. C'est vrai que dans le monde du rock, il y a longtemps que l'on n'avait pas vu une jeune femme aussi jolie, simple et extraordinairement féminine, qui vous distille des accords aussi assassins et incisifs. La connerie masculine, hélas, existe toujours en matière de sexisme (pas qu'à ce niveau d'ailleurs !).

Robe à fleurs, le ventilateur faisant onduler ses cheveux, on ne verra pas beaucoup le visage et les yeux de Laura Mary ce soir, mais on l'entendra. Bien sûr, cela aurait pu être plus fort, mais je dois reconnaître que la guitare additionné aux frappes forcenées de Steve Ansell m'ont parfois irrité les oreilles. Toujours le problème récurent avec BRS, c'est Laura Mary qui fuit le regard du public, se concentrant uniquement sur son instrument, ou allant jouer devant Steve, toujours les cheveux devant les yeux. Car musicalement, on retrouve la force de l'album, le son de la guitare est assez impressionnant, un son d'outre tombe avec de l'écho, de la reverb surement, enfin un son caractéristique du groupe. Say Something, Anything presque parfait, idem pour Getting Boring By The Sea, mais il y a toujours ce problème de distance entre Laura Mary et le public qui fait que l'on ressent un malaise, voire un manque, tout simplement. Steve, par contre, m'a paru assez fatigué, il faut dire que le groupe tourne depuis pas mal de temps. La bonne nouvelle vient de trois (je crois) nouveaux morceaux, presque plus secs encore que ceux du premier album ; j'ai bien notamment aimé Count Me Out. Un mot sur l'éclairage, on n'est pas gâtés ce soir, malheureusement, avec une Laura Mary toujours dans la pénombre, mais je pense hélas que c'est voulu. Le groupe s'éclipse pour revenir quelques minutes plus tard nous assener en deux morceaux, un super finale. Tout d'abord, un instrumental assez magnifique où les deux protagonistes échangent leurs instruments... et là le miracle a lieu : on voit enfin une Laura Mary telle qu'on souhaiterait qu'elle soit, c'est à dire heureuse, souriante et libérée. Ses sourires et sa joie ont fait plaisir à voir ! Steve Ansell, lui, était aussi particulièrement à l'aise à la guitare, dans un style différent de sa partenaire. Et pour finir, un tonique et décapant ADHD qui verra la salle enfin se remuer.

La soirée se termine donc sur une bonne note, mais je rejoint l'avis d' Eric lorsque nous en discuterons plus tard dans la voiture, il manque l'étincelle qui pourrait tout simplement mettre le feu : musicalement, il n'y a rien à dire, les compos sont toutes bonnes, leur musique est incisive et urgente, il manque juste ce petit quelque chose... J’attrape l’une des deux set lists, puis on traîne quelques minutes dans la salle, le temps d'acheter un nouveau tee shirt du groupe, et un CD du premier groupe de Steve Ansell (Cat On Form). Quoiqu'il en soit, je retournerai les voir lors de leur prochain concert, et, en attendant, on se consolera avec la sortie prochaine, je l'espère, de leur second album. »


photos de michael


Blood Red Shoes est un groupe de rock originaire de Brighton, en Angleterre. Un duo, un live saignant. L'Angleterre est frappée par la règle de 2, façon White Stripes ou Black Keys. Purs produits de la génération. Les Blood Red Shoes doivent leur nom aux chaussures blanches couvertes du sang de Ginger Rodgers qui, selon une histoire vraie datée des années 40, s’est un jour esquinté les pieds jusqu’à la torture à force de répéter la même prise. Quans ils chantent tous les deux, il est inutile de chercher à chasser le souvenir de Franck Black et Kim Deal.

(http://www.myspace.com/bloodredshoes)













Laura-Mary Carter : Vocal & Guitar
Steven Ansell : Vocal & Drums







Try Harder (I'll be Your Eyes - 2007)
Say Something, Say Anything (Box of secrets - 2008)
You Bring Me Down (Box of secrets - 2008)

New Song (New Song)
It's Getting Boring By The Sea (I'll be Your Eyes - 2007)
It Is Happening Again (New Song)
Doesn't Matter Much (Box of secrets - 2008)
Take The Weight (Box of secrets - 2008)
Forgive Nothing (Box of secrets - 2008)
Count Me Out (New Song)
This Is Not For You (Box of secrets - 2008)
I Wish I Was Someone Better (Box of secrets - 2008)

Encore

Instrumental (New Song)
ADHD (Box of secrets - 2008)






La durée du concert : 1h05


AFFICHE / PROMO / FLYER





Blood Red Shoes - Its Getting Boring By The Sea




Blood Red Shoes - You Bring Me Down




Blood Red Shoes - I Wish I Was Someone Better




Motorhead ~ Le Zénith. Paris.







Première Partie





Ce qu’en a pensé Jean Pierre. :

« Motörhead ! Quelques souvenirs me reviennent : fin des années 70, début 80, le Bataclan, la bousculade, l’avion accroché au plafond, le son puissant et les fumigènes ! Retour à fin 2008... Je suis arrivé assez tôt au Zénith, vers 17h ce jour là, la circulation était fluide. Il n’y a encore pratiquement personne devant les barrières, quelques jeunes qui font la queue et 2 ou 3 bières par terre... les concerts de hard auraient-ils changé ? Donc : attente ! Arrivée de Gilles peu de temps après, discussions... le temps passe vite ! Ouverture des portes, petite course, et on se retrouve devant la scène, du côté droit, presque devant Lemmy. Sylvie vient nous rendre une petite visite devant.

Première partie : Danko Jones, inconnu pour moi ! Il faut dire que le Hard, je ne le suis plus depuis quelques décennies... Le chanteur dans sa jeunesse a du trop regarder Kiss, et surtout Gene Simmons, mais sa langue est a priori moins longue que celle du musicien de Kiss ! Côté musique, c’est du hard avec beaucoup d'énergie et pas beaucoup de conviction : aussitôt vu, aussitôt oublié !

Motörhead débute son set par Iron Fist : le ton est donné, cela sera carton ! Comme à leur habitude, les titres s'enchaînent comme un rouleau compresseur : Be me Baby, Rock oust, Metropolis, Over the top... Au début du concert, une vidéo affiche les pochettes des albums dont sont extraits les morceaux : bonne idée pour ceux qui n'ont pas tous les albums... j'en fais partie ! Je suis étonné, mais cela ne pousse pratiquement pas derrière nous, le public de Motörhead a peut-être vieilli... Parlons un peu de Lemmy : de près, on s'aperçoit que le poids des ans et une vie bien agitée l'ont quand même marqué. La gestuelle est moins spontanée par moments, la tonsure sur le dessus de son crâne s'élargit comme le déchirement de la couche d'ozone au dessus de L'Australie... Je l'ai trouvé fatigué. La fin du concert approche, il se termine par Bomber, un titre que le groupe ne jouait depuis des années. Le rappel commence : Whorehouse Blues, joué acoustique, avec la voix rocailleuse de Lemmy : surprenant ! Et le final, ce sont les deux bombes Ace of Spades et le destructeur OVERKILL, qui clôturent un concert de rock comme on les aime. Lemmy et Phil Campbel lancent des médiators à l’effigie du groupe, que l’on récupère, Gilles et moi.

On retrouve Sylvie, qui nous dit que de l’autre côté, cela poussait beaucoup plus... Détour au stand merchandising pour l’achat d’un tee shirt, avec un slogan qui rappellera un certain blog ! »






Danko Jones est trio hard rock métal alternatif de Toronto, Canada, formé en 1996. En décembre 2007, Danko Jones ont annoncé que leur quatrième album, Never Too Loud sera publié en février 2008.Espérons tout de même que cet opus fasse du bruit, car Danko Jones mérite plus que jamais de se hisser au HIT ! Ces onze nouveaux titres ont été enregistrés à Los Angeles sous la houlette du producteur Nick Raskulinecz (Foo Fighters, Coheed & Cambria, Marilyn Manson). Il s'agit de leur album le plus diversifié à ce jour. Quelques-uns de leurs célèbres amis y ont d'ailleurs contribué comme John Garcia, connu pour sa participation dans Kyuss et Hermano, et la légende punk rock Pete Stahl (Scream). Attendez-vous, comme toujours, à un riff-o-rama jouissif où AC/DC, Thin Lizzy et Kiss servent d'ingrédients de base.


(http://www.myspace.com/dankojones)


Motörhead
est un groupe de heavy metal britannique fondé en 1975 par son bassiste Lemmy Kilmister, seul membre permanent du groupe des origines à nos jours. Évoquant à la fois le son lourd du heavy metal et les tempos très rapides du punk rock, le tout sur des structures musicales issues du rock 'n' roll des années 1950-1960, la musique de Motörhead est souvent considérée comme étant à l'origine du speed metal et du thrash metal. Si cette parenté peut se discuter, il est indéniable que l'influence du groupe s'étend sur toute la scène hard rock et metal jusqu'à aujourd'hui.

Lemmy a toujours refusé de voir son groupe étiqueté sous une bannière ou une autre, clamant qu'il s'agit simplement de rock 'n' roll. Cette attitude est typique de la philosophie du groupe, qui s'exprime notamment au travers des paroles des chansons. Très soignées, ces dernières abordent des thèmes typiques du heavy metal - guerre, combat du "mal" contre la "bien-pensance", drogues, sexe et vie « Rock and Roll » sur la route - en jouant avec les clichés du genre et en les contournant habilement. Lemmy a d'ailleurs déclaré dans une interview que la personne qui avait le plus influencé sa carrière était son professeur d'anglais au collège, lorsqu'elle lui avait fait découvrir la littérature et l'écriture.

(http://www.myspace.com/motorhead)







































Danko Jones : Vocal & Guitar
John Calabrese aka JC : Bass
Damon Richardson : Drums











Lemmy Kilmister- Vocals, bass
Phil Campbell- Guitar
Mikkey Dee- Drums











Code Of The Road (Never Too Loud - 2008)
Samuel Sin (I'm Alive And On Fire - 2001)
Play The Blues (Born A Lion - 2002)
Sticky Situation (Sleep Is The Enemy - 2006)
Baby Hates Me (Sleep Is The Enemy - 2006)
First Date (Sleep Is The Enemy - 2006)
Sugar Chocolate (I'm Alive And On Fire - 2001)
Sugar High (Sleep Is The Enemy - Bonus -2006)
Invisible (Sleep Is The Enemy - 2006)
Never Too Loud (Never Too Loud - 2008)
Lovercall (Born A Lion - 2002)
Cadillac (I'm Alive And On Fire - 2001)
Mountain

La durée du concert : 0h45





Iron Fist (Iron Fist - 1982)

Stay Clean (Overkill - 1979)
Be My Baby (Kiss Of Death - 2006)
Rock Out (Motorizer - 2008)
Metropolis (Overkill - 1979)
Over The Top (The Rarities - 2005)
One Night Stand (Kiss Of Death - 2006)
I Got Mine (Another Perfect Day - 1983)
Guitar Solo
The Thousand Names Of God (Motorizer - 2008)
Civil War (All Overnight Sensation - 1996)
In The Name of Tragedy (Inferno - 2004)
Another Perfect Day (Another Perfect Day - 1983)
Just 'Cos You Got The Power (No Sleep At All - 1988)
Drum Solo
Going To Brazil (1916 - 1991)
Killed By Death (No Sleep At All - 1988)
Bomber (Bomber - 1979)

Encore

Whorehouse Blues (Inferno - 2004)
Ace of Spades (Ace Of Spades - 1980)
Overkill (Overkill - 1979)


La durée du concert : 1h30

AFFICHE / PROMO / FLYER





















(Mediator de Lemmy)



Danko Jones - Code Of The Road






Motorhead - Ace Of Spades (Live 2004)





Motörhead - Rock Out





Motorhead - Overkill (Live 2004)



Motorhead - Overkill