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mardi 6 novembre 2007

!!! (chk chk chk) - Le Trabendo. Paris.








Première partie : Holy Fuck
Ce qu’en a pensé Gilles :
« Heureux !!! La perspective de revoir la bande d'allumés emmenée par Nick Offer me faisait saliver d'avance et pour mon plus grand plaisir, les Rock'n'roll Motherfuckers (Eric, Vincent et moi-même) étions réunis ce soir, en compagnie de Patricia. Concert sold out, j'étais légèrement inquiet de la défection quelques semaines plus tôt du second chanteur / percussionniste John Pugh, pour cause de carrière séparée avec un autre groupe. Et ma seconde inquiétude venait du fait que j'avais tellement dit aux amis que !!!, il fallait les voir sur scène car les disques ne reflétaient pas du tout ce qui ce passait en live (pour info,le concert du Bataclan en début d'année figurait dans mon top 5 des meilleurs concerts de 2006/2007...).
Comme d'habitude, direction le devant de la scène, côté gauche... ce qui revient à être en plein centre de la scène, vu la configuration assez étrange de la salle. Installées sur le devant de la scène, 2 tables surmontés de claviers et autres pédales électroniques se font face. Là, j'ai un peu les boules, je ne déteste pas la techno ou autres dérivés du genre, mais cela peux facilement devenir pénible et lassant (Yelle... au hasard). On va voir ca. Le groupe s'appelle Holy Fuck (pas mal !), est Canadien (il me semble avoir dit un an plus tôt lors d'un compte rendu de The Dears que l'avenir du rock serait Canadien...) et composé de 4 allumés : deux claviers (& bidouillages divers), un bassiste ressemblant à l'insupportable Mike Rutherford, et un batteur myope. Le tout mélangé donne un électro rock inspiré, avec... et c'est pour moi le point fort du groupe une rythmique infernale (le bassiste et le batteur) qui prouve bien que les machines ne remplaceront jamais l'être humain. Les deux allumés aux claviers et autres instruments électroniques bizarres et parfois vintage (le sol est jonché d’instruments multiples et divers) se renvoient la balle en permanence, soutenus par un beat énorme. Peu ou pas de bandes enregistrées, me semble-t-il. Peu de vocaux non plus, et on n'en ressent pas du tout la nécessité, chaque morceau est une invitation à la danse/transe, le batteur joue comme si sa vie en dépendait, il perdra ses lunettes en cours de show, pas grave, il allume ses fûts de plus belle, roulements de batteries à gogo, un spectacle à lui tout seul, impressionnant !! Vraiment une découverte pour ma part...
Dans quel formation va se présenter !!! après le départ de leur second chanteur ? Eh bien la réponse est vite donnée, pas de nouveau chanteur mais bien une nouvelle chanteuse, black, du nom de Shannon. Je l'ai trouvée bien, assez efficace même si je préférais la présence scénique du binôme Nick Offer / John Pugh qui offrait un spectacle bien plus déjanté. Le début du concert nous permet de constater l'attitude extraordinaire de Nick Offer : ce mec est un fou furieux remettant au goût du jour des danses bizarres et incongrues... il faut le voir pour le croire, c'est un spectacle à lui tout seul !
Et la musique dans tout cela ? Je dirais presque que l'on s'en fout !! Les morceaux de !!! ne sont pas spécialement innovants ou intéressants, non. Ce qui fait la différence c'est l'usage qu'ils en font en live. On reconnait bien au début Myth Takes, mais l'ambiance est encore relativement calme, malgré l'explosivité de Nick qui va et vient d'un bout à l'autre de la scène pour essayer de mettre le feu au Trabendo (il est vrai que le public était relativement réservé). Mais insensiblement, on sent , on ressent même dans tout notre corps que la mayonnaise commence à prendre, c'est imperceptible, les morceaux se rallongent, les guitares en boucle accélère le tempo avec des stridences qui rentrent dans notre cerveau pour ne plus former qu'un mur sonore (l’un des 2 guitaristes se contente de lancer une note puis, à genoux, il maltraite ses pédales pour des séquences sonores dignes de « feu » Sonic Youth), les percussions suivent elles aussi le rythme... non, ce n'est pas une séance vaudou, pas encore ! Nick Offer hurle maintenant dans son micro, tout s'accélère d'un coup, que se passe-t-il ? Ce n'est pas possible, c'est bon , c'est TROP BON, c'est JOUISSIF, vite il faut évacuer alors on hurle, on jouit ! Oui j'ai bien dit que je JOUISSAIS, c'est rare, c'est bon, ce sont des minutes que l'on aimerait pouvoir immortaliser autrement que dans ses souvenirs, mais ce n'est pas possible, ce sont des instants très rares. Et cela va durer 30 minutes, 30 minutes de transe sonore ou l'on jouira plusieurs fois, sans retenue, ivres de bonheur... Des instants rares, ces moments qui font basculer d’un simple bon concert à un concert inoubliable, ces quelques minutes que l'on recherche systématiquement à chaque fois que l'on va voir un groupe en scène, cette quête de l'instant magique que nous, vieux habitués des concerts recherchons inlassablement... et que nous avons trouvé ce soir.
La fin du show verra Shannon embrasser langoureusement et vigoureusement un jeune spectateur du premier rang sur lequel elle avait flashé. 75 minutes de bonheur, dont 30 de pure extase, on en redemande, c'était le dernier concert européen de !!! et, ma foi, après le premier choc que j'avais subi au Bataclan au printemps dernier, c'est une seconde déflagration de musique et de plaisir que nous avons subi ce soir. On ressort heureux, on pose devant le Trabendo pour une photo de groupe, puis chacun repart de son coté, l'esprit encore rempli par cette frénésie sonore. »





!!! est un groupe américain qui s'est formé pendant l'été 1995 de la fusion d'une partie des deux groupes Black Liquorice et Popesmashers. Après une tournée ensemble réussie, ces deux groupes ont décidé de mélanger le disco-funk avec des sonorités plus agressives, et après l'intégration du chanteur Nic Offer venant du groupe de hardcore Yah Mos, !!! est né.
Ce nom de groupe à but anti-conformiste a l'inconvénient d'être « le plus dur des noms de groupe pour Google », et bien que leur label ait tenté de leur faire adopter chk chk chk sans succès, les recherches via Internet sont plus fructueuses en utilisant cette dernière écriture.








Mario
Andreoni (guitar, percussion)
Tyler Pope (guitar, electronics)
Allan Wilson (percussion, sax, drums, keys)
Nic Offer (vox)
Dan Gorman (percussion, keys, trumpet)
Jerry Fuchs (drums)
Justin Van Der Volgen (bass)
Shannon Funchness(vox)











01: Sunday 5:17 A.M.(Louden up now - 2004)
02: Myth Takes (Myth takes - 2007)
03: All My Heroes Are Weirdos (Myth takes - 2007)
04: Must Be The Moon (Myth takes - 2007)
05: Dear Can (Louden up now - 2004)
06: Me And Giuliani Down By The Schoolyard (Louden up now - 2004)
07: Bend Over Beethoven/Cokie (Myth takes - 2007)
08: Heart Of Hearts (Myth takes - 2007)
09: Intensify (!!! - 2002)







La durée du concert : 1h15



AFFICHE / PROMO / FLYER



















!!! au Trabendo (Paris)





!!! (chk chk chk) – Le Trabendo. Paris.









Première partie :
Holy Fuck
Ce qu’en a pensé Eric :
« 22h00 au Trabendo : !!! jouent depuis 45 minutes déjà leur funk hardcore excitant, et tout le monde a un grand sourire aux lèvres, en s'agitant dans tous les sens, quand ÇA se produit... la vague sonore enfle comme un tsunami, la section rythmique redouble d'intensité, les exhortations de Nick Offer montent d'un ton... on sent la tension qui explose dans le public. C'est l'hystérie générale ! C'est... L'ORGASME pur et simple... comme dans une vie de rocker on en a vécu une petite dizaine seulement sans doute. On me parlait récemment de l'existence de techniques permettant la jouissance sexuelle sans aucun contact physique... Ne cherchez plus, allez voir !!! sur scène. Car le pire, c'est que, durant les 30 minutes et 3 morceaux qui suivirent, ils renouvelèrent la "performance" 3 fois ! Mais revenons en arrière de trois bonnes heures...
C'est très rare que j'aille à un concert sans rien connaître de la musique d'un groupe, mais l'enthousiasme de Gilles B suite au passage précédent de !!! à Paris était tellement communicatif que je n'ai pas hésité à tenter l'expérience - malgré les rumeurs alarmantes des semaines précédentes quant à la défection de l'un des 2 chanteurs du groupe. Il y a une bonne ambiance à l'entrée du Trabendo, avec un Vincent particulièrement en forme pour revenir sur les mauvaises surprises de ces derniers jours (Amy Winehouse, Siouxsie). On rigole, on rigole et on oublie le froid. Une fois dans la salle, bien installés devant la toute nouvelle barrière qui fournit un certain confort au premier rang, on continue à bien s'amuser, en gardant toutefois un oeil vigilant sur les Anglais qui commencent à envahir la salle (toujours un signe inquiétant, ça !).

Le premier groupe s'appelle Holy Fuck, nous révèle Vincent avec un air gourmand. Et en plus ils sont Canadiens, nous apprennent-ils (... comme une bonne partie des bons groupes actuels, me direz vous...!). Mais surtout, ils nous offrent une bonne demi-heure d'excellentissime musique, quelque part entre Chemical Brothers et My Bloody Valentine (le genre), soit une sorte de transe de dance-floor, instrumentale, mais articulée autour d'une rythmique rock puissante et déjantée : la palme revenant au batteur, "frog prince" terrassant, mêlant une technique sans faille à une énergie très juvénile. Quelques décollages soniques intenses pour notre plus grand bonheur, beaucoup de délires et de bidouillis électroniques aussi drôles qu'excitants, et au total encore une preuve que la musique se renouvelle sans cesse, et trouve toujours de nouveaux terrains d'excitation. Superbe première partie.
Quand les 7 membres de !!! déboulent sur la scène "agrandie" du Trabendo et entament leur premier morceau, on a tout de suite l'envie irrésistible de sourire. Imaginez une résurrection des Talking Heads de l'époque "Remain In Light", les mélodies en moins (personne n'est parfait !), mais la folie furieuse en plus, à la place de l'intellectualisme narquois de Byrne & Co ! Ou encore une petite dose de hardcore injectée dans de la house ! Le Trabendo, bien bourré ce soir d'un public jovial et bigarré (on retrouve ma voisine naine du concert d'Arctic Monkeys, toujours au premier rang ; on discute avec un étudiant en architecture originaire de Washington DC qui demande au photographe de service de lui dessiner - non pas un mouton - mais son appareil photo !), est tout de suite saisi par le démon du funk, ça se trémousse partout sur les riffs des deux guitares bien tranchantes comme on les aime, avec une section rythmique diabolique en action (pas moins de deux batteurs !). Mais le clou du spectacle, c'est bien sûr Nick Offer, ex-chanteur hardcore, qui a ramèné son "jusqu'au-boutisme" radical sur le dance-floor, et se révèlera un diabolique manipulateur de foule, faisant monter la pression de manière assez extraordinaire. Nick passe les trois quart de son temps au contact frontal avec le premier rang (nous, en l'occurence !), en équilibre sur la barrière, ou sur les côtés pour aller chercher les danseurs les plus récalcitrants : une véritable BÊTE ! D'ailleurs, on le verra mimer une masturbation derrière le rideau latéral lors du rappel, lorsque l'énergie sexuelle dans la salle deviendra quasiment insupportable.
Sur plusieurs morceaux, Nick est secondé par une petite chanteuse black hip hop, qui injecte dans la musique un modernisme urbain bien venu, et qui sera au final celle qui ira le plus loin ce soir : nous la verrons agripper la tête d'un jeune et mignon spectateur du premier rang, la plaquer sur son bas ventre en l'enserrant entre ses cuisses, puis basculer en avant dans la fosse dans cette position peu ambigüe, avant de lui rouler une longue pelle au milieu des premiers rangs éberlués. Hot Hot Hot !
Il est 22 h 00 au Trabendo, et quelque chose s'est libéré entre le groupe et son public. Le concert bascule vers une jouissance à la fois sexuelle et cérébrale monstrueuse. Tous les visages sont convulsés, le son est devenu démentiel, chacun des 3 morceaux qui reste devient l'occasion d'une nouvelle cérémonie païenne. C'est le dernier concert européen d'une tournée de 7 mois pour !!! et ce soir, il faut que tout finisse en beauté. On est tous là à jurer que l'on a rarement vécu une telle transe, et pourtant, ça recommence encore. Et encore. On n'a pas envie que ça s'arrête. Mais ça va s'arrêter, inévitablement : un dernier pic d'extase, et ils partent. La petite black ne veut pas non plus nous quitter ainsi, elle se jette à nouveau sur son petit fan du premier rang, et lui roule une galoche longue d'une bonne minute : quand leurs bouches se séparent, on voit les fils de salive, c'est très émouvant tout ça ! Patricia a seulement la chance de serrer la main du beau guitariste qui quitte la scène, dommage (?)...

22 h 30 : on n'en croit pas nos oreilles ni nos yeux. Vincent déboule du fond de la salle, il est extatique lui aussi : "EXCELLENT ! Tous les concerts devraient être comme ça !". Il parle de vague sur laquelle on pouvait surfer. Je sens qu'il va nous faire un compte-rendu épique, légendaire ! On n'a pas envie de partir, parce qu'on sait qu'on vient de vivre l'un de ces concerts exceptionnels qui vont rejoindre le panthéon de nos nuits les plus inoubliables.

Dehors, on croise encore une fois la petite black qui se rue vers le bus du groupe les bras pleins de bouteilles de vin rouge. On espère secrétement que son jeune amoureux de cette nuit est déjà dans le bus, à l'attendre, et que pour eux deux, la fête va continuer. »








lundi 5 novembre 2007

The Shins - La Cigale. Paris,

 

 

 

Ce qu’en a pensé Gilles :

Troisième fois que je vais voir The Shins cette année après leur passage à l'Elysée Montmartre puis à Rock En Seine, avec Vincent. La Cigale affiche encore sold out ce soir pour la venue du groupe de Portland. Et c'est en compagnie de Gilles P que j'allais assister à ce concert. Nous sommes arrivés assez tôt devant la salle, pas beaucoup de monde, notre place au balcon sera assuré, plein centre au premier rang, vue imprenable. Notre espoir ce soir est que le son soit bon,indispensable pour bien apprécier The Shins. En guise de première partie, un groupe inconnu du nom de Vampire Weekend. Le trio vient de New York avec un chanteur ma foi bon communicateur et parlant pas trop mal le français. Musicalement, j'ai cherché pendant pas mal de temps ce a quoi cela me faisait penser et c'est de Gilles P qu'est venu la réponse: The Nits tout simplement. Bonnes mélodies, excellent accueil du public pour 1 set de 35mn. A priori 1 album doit sortir l'année prochaine. 

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The Shins débarquent sur scène, James Mercer porte cette fois un chapeau qui lui donne un petit coté sympa et cache sa calvitie. On regrettera l'absence de la délicieuse Anita Robinson (Viva Voce) qui poussait les chœurs au concert de l'Elysée Montmartre. Intro désormais traditionnel avec le beau Sleeping Lessons avec une intro bien allongée. La première constatation qui se confirmera par la suite est au niveau du son, assez fort certes mais malheureusement pas fluide, les instruments ne sont pas assez détachés les uns des autres d'ou un son assez bourrin parfois la ou il aurait fallu de la subtilité et de la clarté.

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Ce qui est dommage avec The Shins, c'est que scéniquement parlant, il ne se passe pas grand chose, très peu d'interaction avec le public, pas beaucoup de folie, c'est dommage quand l'on voit les superbes compositions que le groupe sait produire. Mais ce n'est pas pour autant que le concert est mauvais, loin s'en faut, j'ai passé tout de même de beaux moments avec les morceaux les plus lents et je dois dire que la version de New Slang m'as particulièrement ému.

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Bien sur, la part belle a été faite au dernier album "Wincing The Night Away" (9 morceaux joués) avec toujours le très beau Phantom Limb.Surprise lors du rappel, dès les premières notes, Sabine a toute de suite reconnu l'intro très caractéristique de Breathe (Pink Floyd - Dark Side Of The Moon), bonne version qui a fait plaisir à Gilles P. Le concert se terminera par des morceaux plus anciens et assez nostalgiques (Caring Is Creepy, The Past and Pending) pour finir en beauté avec So Says I. 80 minutes de concert, pas de grosse surprise, c'est bien rodé mais cela manque de folie et quelque part on reste quand même sur notre faim. Voila, j'ai préféré le concert de l'Elysée Montmartre quelques mois plus tôt, ce soir ce n'était pas mauvais, non, juste un assez bon concert avec quelques très bon moments.

 

photos de Robert Gil

 


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Le groupe américain The Shins a été formé à la fin des années 1990.Leur musique est généralement qualifiée de indé rock , surfant sur plusieurs genres musicaux tels que la pop (dans la lignée des Beach Boys), les musiques country et folk.

wiki_en


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ALBUM

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James Russell Mercer – Voice / Guitar Martin Crandall – Guitar / Bass / Keyboards Dave Hernandez – Bass / Guitar Jesse Sandoval – Drums + musicien additionnel

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setlist

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Sleeping Lessons (Wincing the Night Away - 2007)
Kissing the Lipless (Chutes Too Narrow - 2003)
Girl on the Wing (Oh, Inverted World - 2001)
When I Goosestep (Wicker Park - 2004)
Turn a Square (Chutes Too Narrow - 2003)
Girl Sailor (Wincing the Night Away - 2007)
A Comet Appears (Wincing the Night Away - 2007)
Girl Inform Me (Oh, Inverted World - 2001)
Saint Simon (Chutes Too Narrow - 2003)
Gone for Good (Oh, Inverted World - 2001)
New Slang (Oh, Inverted World - 2001)
Australia (Wincing the Night Away - 2007)
Turn on Me (Wincing the Night Away - 2007)
Know Your Onion! (Oh, Inverted World - 2001)
Pam Berry (Wincing the Night Away - 2007)
Phantom Limb (Wincing the Night Away - 2007)

Encore

Breathe (Pink Floyd cover - The Dark Side of the Moon - 1973)
Caring Is Creepy (Oh, Inverted World - 2001)
The Past and Pending (Oh, Inverted World - 2001)
So Says I (Chutes Too Narrow - 2003)

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Time Set : 1h20

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AFFICHE / PROMO / FLYER

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